Vu, Lu, Entendu (28/11 – 4/12)

– Une vidéo qui a beaucoup circulé mais que j’aime bien (bon, apparemment, il n’y a que moi et mes préjugés qui n’avons pas tout de suite compris de quoi il s’agissait, j’espère que vous serez plus rapides).

– Sur le blog Sociologie sauvage, un article en plusieurs parties intitulé « Comment se construisent les inégalités de genre« .

– Un article en anglais sur les stéréotypes de genre dans le domaine de l’éducation, plus particulièrement sur les stéréotypes négatifs qui éloignent les petites filles des sciences.

– Un autre article en anglais qui veut nous faire croire exactement le contraire, à savoir que l’école favoriserait les petites filles, plus sociables, en laissant de côté les petits garçons, turbulents et aimant la compétition. L’auteur lance un appel émouvant: il faut sauver nos fils. La réussite scolaire des garçons est un vrai problème, je ne nie pas cela, mais l’analyse qu’en fait ce journaliste est d’une totale mauvaise foi et occulte délibérément la réalité de ce que sont les inégalités qui découlent des stéréotypes de genre et de la façon dont ils déterminent la scolarité et le choix des études des filles et des garçons.

– Toujours à propos de l’éducation, et toujours en anglais, le site d’une organisation britannique, Astell Project, qui promeut l’enseignement des questions liées au genre dans les écoles.

« Les Hijras, un corps d’homme dans une âme de femme »: ce très beau titre résume la situation des Hijras en Inde, qui ne sont ni hommes, ni femmes. C’est cependant le pronom elle qu’on utilise. Elles seraient des centaines de milliers, et incarnent la transgression ultime, dans un pays où changer de genre est aussi inconcevable que changer de caste.

– Vous en avez peut-être entendu parler: une Afghane de 19 ans est emprisonnée pour 12 ans parce qu’elle a été violée, avec l’enfant né ce de viol. Oui, vous avez bien lu, elle est en prison parce qu’elle a subi un viol. Le seul moyen d’être libérée qu’elle s’est vu proposer est d’épouser son violeur. Elle a d’abord refusé, mais on a appris cette semaine qu’elle avait finalement accepté, et que le président Karzaï permettait donc sa libération. « Environ la moitié des 300 à 400 femmes détenues en Afghanistan sont emprisonnées pour des « crimes moraux », comme les relations sexuelles hors du mariage ou l’abandon du foyer conjugal, selon des rapports des Nations unies et de différentes organisations de recherche. » Et sur Rue 89, un article sur cette libération et le documentaire de Clémentine Malpas, interdit de diffusion en Europe sous prétexte de protéger les femmes qui y figurent, grâce auquel on connaît l’histoire de Gulnaz.

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