Genre et Jeu vidéo (3) : Des muscles et des couilles

Suite de la série de Mar_Lard sur les jeux vidéo, qui aborde cette fois la question des représentations de la masculinité.

Au cas où les lecteurs et lectrices régulier.es de ce blog se poseraient des questions, je [la tôlière] suis en période de concours mais je reviens bientôt, et j’ai bien l’intention de me rattraper! Pardon pour les éventuels commentaires laissés en souffrance, j’y réponds dès que je peux.

On l’a vu dans les deux articles précédents, la féminité telle qu’elle apparaît dans les jeux vidéos est particulièrement codifiée et exacerbée; encore aujourd’hui les créateurs ont du mal à se défaire des poncifs de la bimbo et de la demoiselle en détresse(1). Cependant les archétypes de genre n’affectent pas seulement les représentations féminines ; un rapide tour d’horizon des personnages masculins permet également de dégager des motifs récurrents et pas moins impressionnants dans leurs stéréotypes. Le jeu vidéo est ainsi l’un des médias les plus appliqués à maintenir une représentation dichotomique du genre : un masculin et un féminin bien distincts, aux attributs clairement définis, opposés et exacerbés à l’extrême.

Vous l’aurez compris, aujourd’hui nous allons parler de la masculinité dans les jeux vidéos.

On a du pain sur la planche.(2)

Précisons tout d’abord que nous allons nous intéresser ici principalement aux jeux destinés à un public occidental : les jeux adressés spécifiquement au marché japonais/coréen reflètent une esthétique de la masculinité très différente, suffisamment particulière pour mériter un article à part(3).

Dans le schéma occidental, masculinité = virilité, la virilité étant ici réduite à son expression la plus stéréotypée :

La puissance…

Skyrim

La violence, l’agressivité…

God of War

Les muscles saillants, la force physique…

Brütal Legend

Le stoïcisme, l’impassibilité présentée comme force mentale…

Dante’s Inferno : Le héros établit la taille de ses couilles en cousant une croix chrétienne à même sa chair à vif

L’attitude rebelle et aventurière, soulignée par un teint basané et une barbe mal rasée…

Uncharted

Et bien sûr la possession de nombreuses, belles femelles.

Duke Nukem Forever

Notez comme la plupart des exemples ci-dessus réunissent plusieurs sinon tous ces traits ; de nombreux jeux n’hésitent pas à les accentuer au maximum pour donner naissance à des caricatures hyper-virilisées frôlant le grotesque.(4)

Contra 4

Darksiders

Gears of War

Les éditeurs japonais proposent légèrement plus de variété, notamment grâce à Nintendo qui mise sur une image plus enfantine, familiale et amicale(5) :

Mario

The Legend of Zelda

Kid Icarus

Mais en règle générale, ils se conforment à l’idéal occidental lorsqu’il s’agit de titres « matures » destinés à l’international :

Metal Gear Solid

Castlevania : Lords of Shadow

Asura’s Wrath

Voici d’ailleurs comment la fameuse série Street Fighter représente un personnage de soldat américain :

Le jeu vidéo emprunte également beaucoup aux comics, univers voisin en matière de virilité hypertrophiée :

Même dans les jeux vous permettant de customiser votre avatar, il est souvent difficile de créer un personnage qui déroge à cette règle. Dans World of Warcraft par exemple, mâles = tas de muscles ; c’est d’ailleurs ce qui les distingue des femelles.(6)

Plus qu’une tradition, l’ultra-virilité est un argument de vente, soigneusement mis en avant à travers la jaquette du jeu et tout le marketing qui l’entoure :

Les FPS (jeux de tir à la première personne, le genre le plus populaire aujourd’hui) sont particulièrement coutumiers du fait. Observez ces saisissants collages de jaquettes :

Et cette tendance ne va pas en s’amenuisant, bien au contraire ; certains personnages font ainsi l’objet de véritables liftings entre deux opus d’une série pour rester dans la course à l’hyper-virilité(7). Observez l’évolution de Chris Redfield : à gauche tel qu’il apparaît dans Resident Evil : Code Veronica (2000), et à droite dans Resident Evil 5 (2009).

Tour de bras, teint basané, armement, bosse dans le pantalon…

Plus frappant encore, la métamorphose du Prince de Perse entre Sands of Times (2003) et Warrior Within (2004) :

Il aura suffi d’un an pour transformer le jeune prince aux traits fins, plutôt sensible et timide avec la gent féminine, en une machine de guerre furieuse qui emploie ses premières lignes de dialogue à traiter une femme de salope (7:10). Les fans n’étaient pas ravi(e)s.

De manière générale la gamme d’émotions du Héros Viril Typique est assez restreinte. Motivé par la rage et la vengeance – souvent pour la mort violente d’un personnage féminin(8) (God of War, Castlevania : Lords of Shadow, Dante’s Inferno…), le patriotisme, l’honneur et le sens du devoir (Call of Duty (littéralement), Halo, Prince of Persia, Metal Gear Solid…), le simple goût de la compétition (Madworld, Uncharted, F-Zero…) voire les trois à la fois (Darksiders, Gears of War…), il ne ressent souvent pas la joie, sinon dans le massacre cruel et sanglant de ses ennemis. L’excellent webcomic aptement nommé « Manly Guys Doing Manly Things – The Punchline is Machismo » s’amuse de ces clichés : l’auteur nous dépeint ici une « joyeuse réunion » entre Kratos de God of War, War de Darksiders et Sten de Dragon Age.

« Ah ! Sten, mon ami ! Je suis heureux de te voir en si bonne forme ! » « Kratos ! Quelle heureux hasard que cette rencontre ! » « Et regarde ! Le Cavalier est là aussi! » « Mes amis ! Quelle journée fantastique ! » « Vraiment ! Les mots ne peuvent exprimer mon bonheur ! » « Mon coeur déborde de joie ! »

Cela va sans dire, mais ce Héros Viril Typique est évidemment hétérosexuel. Toujours. D’ailleurs les concepteurs de jeux prennent grand soin de rappeler ce fait, que ce soit en incluant une conquête romantique pour le protagoniste (pléthore d’exemples ici), en jetant de multiples femmes dans son lit (The Witcher, God of War…) ou en le distanciant explicitement du terrible spectre de l’homosexuel. Ainsi, certains FPS poussent le « réalisme » jusqu’à inclure dans leurs dialogues quelques bonnes blagues homophobes afin de reproduire la chaleureuse ambiance macho de l’armée. Exemple plus marquant : la polémique qui entoura Bioware, éditeur pourtant célèbre pour son progressisme en matière de représentations LGBT, avec la publication de Mass Effect 1 & 2. Les jeux permettaient d’incarner un homme ou une femme et offraient nombre d’options romantiques : hétérosexuelles, lesbiennes, extraterrestres même…mais pas gays.

(9)

Les créateurs ont expliqué cela par le fait que Shepard, le/la protagoniste de Mass Effect, était un personnage avec certains aspects prédéfinis…Une justification étonnante quand on sait que ce même personnage est entièrement customisable : libre à vous de décider de son sexe, son apparence, son histoire, son caractère, ses choix moraux…En clair, le seul et unique « aspect prédéfini » de Shepard, c’est qu’il n’est pas gay. Surtout pas.(10)

Notez que TOUS les exemples cités ci-dessus sont des personnages principaux contrôlés par le joueur : ils sont ses avatars, ses incarnations vidéoludiques. De nombreux jeux vont jusqu’à gommer toute identité propre du personnage principal masculin pour que le joueur puisse s’y projeter au maximum :

Halo

F.E.A.R

Metro 2033

Ces personnages sont masqués pendant la totalité ou l’essentiel du jeu et n’ont que peu ou pas de dialogue/personnalité…si ce n’est pour établir leur virilité. Parfois ils n’ont même pas de nom propre, mais un titre (Masterchief dans Halo, Point Man dans F.E.A.R…). Dans le cas des jeux à la première personne, il n’est pas rare que la représentation du personnage dirigé se limite au soldat sans visage sur la jaquette (voir FPS ci-dessus). Ces avatars ne sont littéralement que des réceptacles ultra-virils destinés à accueillir le joueur.

Ce qui m’amène à répondre à une objection que l’on m’a beaucoup faite à propos du premier article de cette série et que l’on peut résumer par « Mais les personnages masculins sont tout aussi sexualisés/idéalisés ! »(11) Il se trouve d’ailleurs que ce sujet a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps : un long article d’Une Heure de Peine et une excellente vidéo de The Movie Bob (en anglais)(12) détaillent les arguments que je vais développer ici.

A savoir : ces personnages ultra-virils correspondent certes à des fantasmes sexuels, mais ce sont encore et toujours des fantasmes masculins. Kratos n’exhibe pas son abondante musculature, sa puissance et sa férocité pour plaire à un hypothétique public féminin :

Il est ainsi pour flatter le joueur masculin qui va s’incarner en lui et devenir, le temps d’une partie, un dieu viril invincible. Croyez bien que la plupart des femmes ne trouveront pas Kratos sexuellement attirant, mais plutôt repoussant…(13) Cette excellente planche de Shortpacked ! résume la situation :

« J’en ai assez de t’entendre râler que les femmes sont objectifiées sexuellement dans les comics ! Les mecs le sont aussi ! Ce sont de grosses bêtes de muscles impossibles ! » « D’abord, recherche « fausse équivalence » sur Google. » « Etre une grosse bête de muscles impossibles est un fantasme de pouvoir masculin. Ça n’a rien à voir avec ce qu’une femme comme moi trouve attirant. » « Laisse-moi te montrer ce que je veux dire. Pour que je fantasme sur Batman, il doit être bâti pour la dextérité, pas la puissance. Rendons le plus mince. » « Et tu sais quoi ? C’est important que ses yeux soient visibles. Ils devraient être grands et intenses. Rajoutons des joues rougissantes et des lèvres à baisers. » « Ce dessin me dérange. » « Bienvenue dans ma vie de tous les jours. »

Pour rester dans l’univers God of War, le troisième opus de la série nous offre une scène tout à fait révélatrice : Kratos s’introduit dans la chambre de la déesse Aphrodite et la trouve occupée au lit avec deux de ses servantes. Après quelques plans appuyés et des gémissements dignes d’un film pornographique, les trois femmes (aux seins dénudés pour le plaisir du joueur) interrompent leurs activités et Aphrodite invite Kratos dans son lit : « Sais-tu depuis combien de temps je n’ai pas eu la visite d’un vrai homme ? », dit-elle en se tordant dans des poses sensuelles pour la caméra. Le joueur peut alors choisir d’accepter son offre ; s’ensuit un mini-jeu où il doit pilonner la déesse grâce aux boutons de sa manette, pendant que les deux servantes délaissées observent la scène avec envie en se tripotant mutuellement (« Quand est-ce que ce sera notre tour ? »). Aphrodite conclut : « Tu as vraiment un don des dieux, Kratos ».

(Vidéo NSFW) God of War III – Aphrodite Sex Scene

Si là, on ne nage pas en plein dans le fantasme masculin hétéro…

Au cours du colloque Genre & Jeu vidéo de Lyon, un chercheur émettait l’hypothèse que les jeux vidéos avaient évolué vers ce modèle d’hyper-virilité exacerbée pour compenser le caractère essentiellement non-viril de l’activité (rester statique et sédentaire, affalé devant un écran) : permettre au joueur d’incarner des avatars ultra-masculins permettrait en quelque sorte de les « rassurer » quant à leur propre virilité. Toujours est-il que ces représentations sont problématiques, pour deux raisons :

  • Tout comme les bimbos hypersexualisées, elles s’adressent encore et toujours au public masculin, contribuant ainsi à faire des jeux vidéo un loisir peu attirant pour les femmes.

  • Elles perpétuent des idéaux masculins de virilité inatteignables, destructeurs et aliénants pour les hommes comme pour les femmes.

On est donc dans un environnement fictionnel où les hommes sont incarnés et les femmes mises en scène. Pour illustrer ce propos, penchons-nous sur la représentation de la fameuse héroïne Lara Croft dans le trailer polémique évoqué plus haut, et comparons-la à son équivalent masculin, Nathan Drake d’Uncharted.

(Cette vidéo comporte des scènes d’une grande violence et une tentative de viol)

La souffrance et la vulnérabilité de l’héroïne sont mises en scène voire sexualisées par ses poses et ses abondants gémissements. En une minute, cette bande-annonce lui fait subir toutes sortes d’attaques pour le plaisir du spectateur – et pour lui donner envie d’acheter. Interrogé sur ces choix créatifs, le producteur Ron Rosenberg explique :

« Quand tu vois [Lara] face à ces obstacles, tu te prends d’affection pour elle, peut-être plus que tu ne te prendrais d’affection pour un personnage masculin…Quand les gens jouent Lara, ils n’ont pas vraiment envie de se projeter eux-mêmes dans le personnage. Ils sont plutôt « J’ai envie de la protéger ». Ca instaure cette dynamique « Je pars à l’aventure avec elle et je vais essayer de la protéger. » Cette capacité à la voir comme une humaine est plus attirante pour moi que la version sexualisée d’auparavant. En partant de rien, elle devient une héroïne…on la construit petit à petit et juste quand elle prend confiance en elle, on la brise à nouveau. Elle est vraiment transformée en un animal acculé. C’est un grand pas dans son évolution : elle est forcée à se battre ou mourir. »

Bon. On le voit, les créateurs ne considèrent pas un instant que le joueur ou la joueuse puisse vouloir incarner le personnage de Lara : au lieu d’être le sujet actif de son propre jeu, elle est l’objet passif du regard et des attentions du joueur. Ce dernier est censé adopter la position de protecteur – sous-entendu masculin – du personnage féminin…(14)

Qu’en est-il donc du héros masculin de Uncharted ?

A priori, Nate est dans une situation tout aussi délicate…Et pourtant. Marchant droit dans le désert, il adopte une pose résolue, surplombant l’environnement hostile. Il s’empare d’une mitraillette, instrument de pouvoir, et continue là où un autre a échoué. Il reste calme et conserve même une attitude rebelle et arrogante face au danger de mort. Le tout pendant que la voix off – la sienne – parle de la force et du courage de réaliser ses rêves.

A n’en pas douter, Nate est un héros – un personnage aspirationnel pour les joueurs, plaisant à incarner. Lui aussi traverse des épreuves d’une grande violence pendant ses aventures – il est battu, drogué, capturé…mais il les traverse toujours avec flegme et classe, avant de conclure d’un sourire rebelle et d’un one-liner digne d’Indiana Jones.

Les joueurs peuvent se rêver en Nathan Drake, héros aventurier…mais qui voudrait se rêver en Lara Croft, animal traqué ?

Pour poursuivre dans cette veine, reprenons les personnages masculins « neutres » évoqués plus haut, ces simples coquilles vides dédiées à l’incarnation du joueur : un personnage principal féminin n’est jamais neutre(15). Même lorsqu’elles ne sont pas visibles pendant le gameplay, comme Faith de Mirror’s Edge ou Samus de Metroid, les héroïnes sont abondamment mises en scène lors de cinématiques ou dans le marketing qui entoure le jeu. Ce sont des entités séparées du joueur, avec un physique, une histoire, une personnalité prédéfinie. Lorsque l’on joue à Halo, on devient Master Chief ; lorsque l’on joue à Metroid, on suit Samus dans ses aventures. On ne l’incarne pas : on l’accompagne – on la regarde. Car au fond, les créateurs créent toujours leurs jeux pour des hommes hétéros, ceux qui aiment être virils et regarder de belles femmes.

La prochaine fois nous nous pencherons sur le modèle de masculinité alternatif, nettement plus adressé au public féminin, proposé par les jeux du marché asiatique. Pour souligner à quel point la différence est grande, il n’est pas meilleur exemple que le jeu Nier, où les créateurs ont cru bon de proposer deux versions du héros ; l’une destinée au public occidental…

…et l’autre au public asiatique :

A bientôt pour parler de jeunes éphèbes androgynes, donc !

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1 Deux exemples polémiques actuellement : ce trailer pour Hitman : Absolution aux femmes ultra-sexualisées et à la violence fétichisée, et ce reboot de la fameuse série Tomb Raider mettant en scène la vulnérabilité et la souffrance de l’héroïne « pour donner envie au joueur de la protéger », selon son créateur. (^)


2 Avant qu’on ne me reproche le choix de l’illustration (c’est qu’en préparant cet article j’ai fait face à des vagues de « mais Duke Nukem c’est pas pareil, c’est une parodie assumée ») :
– Oui, le Duke est une caricature. Il a été créé précisément pour incarner le héros de jeu vidéo viril, macho poussé à l’extrême. Ce qui en fait l’illustration parfaite pour cet article.
– Le fait que Duke Nukem soit une « parodie assumée » ne veut pas dire qu’il ne se conforme pas aux clichés discutés ici. Au contraire, il les pousse à l’extrême : il s’adresse aux joueurs qui aiment « jouer les machos », même si c’est pour rire. Par pitié qu’on ne vienne pas me dire sérieusement que Duke Nukem est une œuvre de dénonciation du machisme. (^)


3 Les fans de J-RPG voient de quoi je veux parler. (^)


4 Sérieusement, comparez : on dirait des dessins de Rob Liefield. (^)


5 Encore que, la « féminisation » de Link provoque la grogne d’une partie des joueurs occidentaux… (^)


6 Comme le montre cet article, les femelles étaient bien plus proches des mâles en termes de musculature à l’origine ; elles furent modifiées après que des joueurs se soient plaints qu’elles étaient « laides ». Cette anecdote permet de constater à nouveau à quel point les exigences corporelles sont différentes selon le genre, même pour des races de monstres fantastiques. (^)


7 Ce traitement est d’ailleurs loin d’être réservé aux personnages masculins : observez l’inflation mammaire progressive d’Ivy de Soul Calibur (^)


8 Voir le site Women in Refrigerators pour ce phénomène étudié dans les comics (^)


9 Et avant qu’on ne me sorte « Les Asari sont une espèce asexuée » : elles ont une apparence féminine, de top-modèles qui-plus-est, ainsi qu’une voix de femme ; elles se conforment aux conceptions classiques du genre féminin ; elles sont désignées par des pronoms féminins. Les déclarer officiellement asexuées n’était qu’une excuse pour inclure une romance lesbienne dans Mass Effect 1 sans l’appeler par ce nom ; dans Mass Effect 2 c’est devenu un moyen de camoufler l’absence criante de romance gay. (^)


10 Et quand enfin Bioware a intégré une option gay dans Mass Effect 3, au tour des joueurs de piquer une crise… (^)


11 Pour citer ce pigiste (tweets du 18 juin) : « Intéressant. Il y a quelques temps, j’ai écrit un article se plaignant que les personnages masculins dans les jeux vidéo étaient tous des bites sur pattes. Il y eut beaucoup de réponses, mais très peu soulignant que la représentation des personnages féminins était tout aussi mauvaise. Aujourd’hui, je me plains de la pauvreté des personnages féminins, et immédiatement beaucoup de commentaires d’hommes qui pleurnichent parce qu’ils sont mal représentés aussi. » (^)


12 Movie Bob a réalisé d’autres excellentes vidéos sur le thème « Genre & Jeu vidéo » : celle-ci, proche de mon premier article, sur la représentation des femmes (et l’accueil réservé aux féministes par la communauté gamer), et celle-ci sur le harcèlement sexuel des gameuses et le sexisme de la communauté geek/gamer. (^)


13 Ce qui ne veut évidemment pas dire qu’aucune femme ne peut être attirée par cet archétype viril : chacun ses goûts et tout pour le mieux. Simplement que si une joueuse en vient à apprécier Kratos, c’est un effet collatéral : elle n’est pas la cible principale visée lors de la création du personnage. (^)


14 Pour plus d’informations sur les innombrables problèmes posés par ce trailer et les explications du producteur, voir ici et ici (anglais). (^)


15 Il existe une seule et unique exception à cette règle : Chell de Portal, qui comme son alter-égo masculin Gordon Freeman de Half-Life dispose d’un physique standard, n’a pas de voix et se caractérise uniquement par son nom et son visage. (^)

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118 réflexions sur “Genre et Jeu vidéo (3) : Des muscles et des couilles

    • Vous vouliez dire « poncifs », peut-être? 😉

      Un argument, peut-être? Une idée à défendre? Des faits à démontrer? Des corrections à apporter?

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      • « les créateurs ont du mal à se défaire des pontifes de la bimbo et de la demoiselle en détresse » (muahaha lol etc 🙂 )

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      • Faut dire qu’un article qui dénonce les poncifs… aurait du mal à ne pas contenir « trop de poncifs ».
        (plaisanterie à part)
        Faudrait que les féministes étudient ce biais : les gens qui attribuent aux féministes les propos d’autrui que les féministes dénoncent et critiquent.

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      • En fait il se fiche de moi pour avoir, effectivement, confondu le mot « pontife » et « poncif » dans l’introduction.
        C’est corrigé !

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  1. Cette série d’articles est vraiment intéressante, j’ai eu envie de citer Mirror’s Edge avant d’arriver à la fin de celui-ci. Pour le coup on est bien sur la représentation d’une femme indépendante. J’avais omis les phases narratives dans mon analyse mais, j’imagine qu’il doit être un des jeux les moins désagréables pour les joueuses sensibles à ces problématiques. D’autant que le flingue, attribut viril substitutif, n’y joue qu’un rôle accessoire. Autre vaste thématique.

    Une perspective intéressante réside aussi dans l’appropriation par les filles des FPS multijoueurs, comme Counter-Strike, ou Call of Duty. La « carapace » du soldat peut aussi recouvrir une femme : à l’armée, tout le monde porte les mêmes fringues. Les mécanismes sociaux de la team sont peut-être genrés, mais pour ma part je continue à me demander pourquoi les épreuves ne sont pas mixtes 😀

    Toujours très instructif, merci.

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  2. Je pense que vous avez raison sur cette mécanique, qui est un dispositif sexiste fonctionnant sur des stéréotypes vécus ou assumés par les producteurs, les éditeurs, les dessinateurs…

    Cependant, il reste un point à élucider : le joueur lui-même.

    Je suis un garçon, mais je ne peux pas m’identifier à Kratos. Le jeu est appréciable, mais j’accompagne le personnage, je ne m’identifie pas à lui – pourrais-je m’identifier à cette montage de barbaque cruelle et brutale ? Je peux m’identifier à Alan Wake, je peux m’identifier à Ico et celle qui l’accompagne (même si dans ce jeu la répartition des rôles est typique de ce que vous dénoncer), mais je peux tout à fait m’identifier à Samus dans Metroid ou Lara Croft dans le premier opus. Pourquoi ? Non pas parce que je m’identifie au genre du personnage, mais je m’identifie à lui selon ses motivations et ses réactions, selon ce que l’histoire dit de lui (très dur pour moi de jouer à un jeu de guerre).

    La construction du genre du personnage peut être interprété comme une incarnation stéréotypée de ses motivations et ressorts intimes (garçon = force, courage, gna gna ; fille = faiblesse, ruse, pleurs, gna gna).

    Il est possible, bien que la construction du message soit absolument sexiste, que sa réception soit plus nuancée (peut-être est-ce un voeu pieu, auquel cas les jeux sont construits en fonction des préférences des récepteurs… Large débat).

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  3. Je ne vais faire que polémiquer sur les exemples de Samus et Faith parce que je suis plus un inconditionnel du jeu que du sujet de fond de cet article. Donc peu de pertinence de ma part je pense.

    Je trouve que le personnage de Samus, dans les trois premiers Metroid seulement, est plutôt neutre. Non sexualisé. Car on n’apprend que c’est une femme qu’à la fin du 3e (qui est un remake du 1er, OK). C’est à dire que pendant TOUT le jeu, rien ne présage de son sexe. Surtout que les textes en anglais ne laissent pas transparaitre le sexe.
    J’ai trouvé que c’était une idée géniale pour marquer les esprits! Un peu comme une pub sur la sécurité routière qui commence calmement et qui finit par quelque chose de choquant. Beaucoup de joueurs ont dû se dire: ah ouais, c’est vrai que rien n’empêche que ce soit une femme…
    De nos jours, il est vrai qu’ils se basent (les développeurs/scénaristes/marketeux) sur le fait qu’elle soit une femme pour vendre (finies l’armure grotesque et la vue à la première personne, bonjour la classe et la passivité du joueur l’admirant! – Other M). Et l’argument des cinématiques et du marketing devient valable. C’est bien dommage mais l’effet de surprise est totalement passé, on ne pouvait le garder.

    Toujours sur les cinématiques, argument « peu » valable avec Faith. Certes le marketing s’est aussi appuyé sur le fait que c’était une femme et l’a exposée en long en large et en travers. Mais les cinématiques cartoon/comic ont un style tellement particulier qu’on ne peut les accuser de sexualiser l’héroïne.

    Pour ce qui est de leur personnalité, je préfèrerai toujours jouer un personnage avec des caractéristiques personnelles bien définies qu’un personnage vide comme Mario ou Link (bon, Samus m’a l’air un peu vide aussi, mais pas Faith).

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    • Un joueur bien défini ? ouais, ils ont tous la même « définition ». Il ne s’agit que de variation sur le même thème : l’ultra-virilisme.

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    • L’exemple de Faith ne cherchait pas à montrer qu’elle est sexualisée, juste qu’elle n’est pas neutre : elle a une apparence et un comportement bien définis. Ce n’est nullement un mal en soit, mais l’auteur cherche ici à montrer que les héros féminins ne sont jamais « neutres ». Elles ont toutes un visage et un comportement précis.

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      • Exactement, merci de l’avoir si bien expliqué.
        Le personnage de Faith est bien sûr très positif en termes de représentations féminines dans les jeux vidéo, un grand pas dans la bonne direction : ici, je l’employais seulement comme exemple pour souligner qu’un personnage féminin n’est jamais neutre. Certes, on joue Faith à la première personne, mais elle est son propre personnage. Les personnages neutres, vides, destinés à incarner le joueur lui-même (les soldats joués dans Call of Duty par exemple) sont toujours masculins.

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      • « Les personnages neutres, vides, destinés à incarner le joueur lui-même (les soldats joués dans Call of Duty par exemple) sont toujours masculins. »

        Faux : voir tous les RPG, qui par définition sont des jeux dans lesquels les personnages sont destinés à incarner le joueur lui-même. La plupart du temps le joueur a le choix du sexe au moment de la création du personnage.

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  4. A noter quand dans Dante’s Inferno, il s’agit d’une référence historique (romantisée certes) réelle étant donné que les croisés s’étaient (la première vague de fanatiques du moins) réellement cousu des croix sur le torse et le dos. Cet épisode est notamment raconté dans « les croisades vues par les arabes » de Maalouf.

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  5. Le sujet n’est pas nouveau, mais toujours d’actualité (et pour longtemps…), du coup j’ai pris un certain plaisir à lire ces trois parties de « Genre et Jeux Vidéos ».

    Je me permet un petit contre-exemple, qui il me semble n’a pas été mentionné. Tu montres à un moment une image de Snake (MGS) dans la catégorie balèzes mal rasés. Pourtant, je trouve que les Metal Gear Solid sont justement un bon exemple concernant les jeux mettant en scène des personnage masculins très « fanservice ». Je suis désolé, mais moi le premier truc qui m’a fait tilter quand j’ai vu Snake ou Raiden, c’est la façon dont était modélisé leur posterieur. La combinaison moulante de Raiden dans MGS2 est du même acabit que celle de Samus, et je ne parlerai pas des talons hauts qu’il arbore dans d’autres MGS. Qui plus est, la série possède pas mal de personnages à la sexualité ambigüe, ou franchement homosexuels.
    Alors oui, c’est sûr que Snake est loin d’être un éphèbe façon de Square Enix, mais il y a quand même une sacrée dose de fanservice qui touchera d’avantage les filles ou les garçons homosexuels dans les Metal Gear Solid… et ça n’empêche pas d’en faire une série de jeux mondialement connue :’p

    Mais on est d’accord, ça reste une sacrée minorité de jeux, à ma connaissance.

    J’ai hâte de lire la suite. 🙂

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    • C’est tout à fait vrai : les Metal Gear Solid jouent avec le fanservice et les représentations classiques des genres d’une façon extrêmement intéressante 🙂 Vous citez Raiden, mais on peut aussi parler de Vamp, Volgin ou The Boss…
      Ici, je soulignais simplement que le design et l’attitude de Snake (en tout cas dans ses premières incarnations, c’est moins vrai dans MSG4) correspondaient exactement au cliché occidental du « badass » décrit dans cet article 😉

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      • ouais seulement ça tient pas la route ton argumentaire, même sur le premier MGS (j’imagine que tu parles du reboot sur Playstation, et pas du jeu sur Nes), parce que Hideo Kojima a créé son jeu comme un gigantesque piège à joueur, un happening qui réfléchit sur le jeu et sur le joueur lui-même, donc c’est « cliché occidentaux du badass » sont voulus comme tel, un peu comme dans Duke Nukem qui est oui, une moquerie sur les jeux Bad Ass, mais qui poussent la réflexion et la mise en abyme bien moins loin que ne le fait Kojima le génie.

        L’article est pas mal mais trés trés orientée. Dans Warrior Within par exemple, le Prince dit salope à la femme parce qu’elle vient de lui saigner la joue quand même, donc ça n’est en aucun cas une référence au fait que la femme soit une « salope », c’est juste un gros mot sans référentiel précis, comme il aurait pu dire « pute » ou « connasse », il se trouve que « bitch » est le mot préféré outre-atlantique à utiliser comme gros mot « son of a bitch », d’ailleurs « salope » dans le sens que tu sous-entend c’est « slut », pas « bitch ».

        Et tu ne dois pas être une grosse gameuse j’imagine, parce que tu amalgames un peu tout et n’importe quoi en terme de référentiel viril. Dans Darksiders par exemple, il ya énormément d’humour sur ce côté de War (c’est un peu une moquerie de God of War du moins, je l’ai perçu ainsi). Et je parle même pas de Brutal Legend dans lequel le héros passe de longue pour un gros beauf, et la seule qui a les pieds sur terre, c’est la fille. Surtout, accuser le créateur de Psychonauts, et Stalking (ou on incarne une poupée russe pour rappel) de « machisme » ou de véhiculer les clichés de l’hyper virilité, c’est vraiment ne rien comprendre du tout au jeu vidéo.

        « Les joueurs peuvent se rêver en Nathan Drake, héros aventurier…mais qui voudrait se rêver en Lara Croft, animal traqué ? »

        Moi ? Cliché numéro 3, les joueurs ne se rêvent qu’en mec immortel ? Première nouvelle… Arrêtez les gameuses de faire un peu de cas des généralités, moi justement ce qui m’attire dans ce nouvel épisode de Tomb Raider c’est de pouvoir incarner (pas vivre à côté, je suis pas spectateur, spectateur c’est à la télé, au ciné, au théâtre, dans le jeu vidéo on prend la place donc on incarne) Lara dans son épopée Homérique, car oui, je vois plus ce nouvel opus comme une délcinaison féminine de l’Odyssée, en plus d’être un parcours initiatique qui va conduire Lara à devenir la femme d’action qu’elle est dans les précédents opus (puisqu’il s’agit d’un prequel si mes souvenirs sont bons).

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  6. A noter que dans Crysis 2, Il y a une petite allusion comme quoi Prophet pourrait être homosexuel (« Et ce genre de relation, ça crée des liens… Euh, enfin bref ! »).
    Et Psycho dans Crysis Warhead est montré comme un être humain au final très sensible. Ca m’avait beaucoup étonné pour ce genre de personnage. On n’est pas trop habitué à ce genre de scènes dans un FPS (SPOILER !) : http://www.youtube.com/watch?v=e4OsAw8JeVA

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    • Moui, c’est très très macho quand même comme « émotions »…
      On pleure un peu le camarade tombé au combat, mais comment on gère le deuil ? Par la vengeance…

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      • Il se trouve que ce personnage brise à ce moment une de ses propres règles morales. Et même si on ne s’étend pas vraiment sur le sujet, il est quand même sous-entendu que cette réaction est mauvaise.
        D’ailleurs, je ne vois pas vraiment en quoi la vengeance est macho. Ca m’a surtout l’air très humain.
        Le soldat coréen qu’on voit ici n’est même pas le responsable direct.

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  7. Vous connaissez probablement très bien les questions de représentation masculine dans la société et le jeu vidéos, mais pour la connaissance du jeu vidéo en lui-même, c’est pas toujours ça.

    Dans Mass Effect de Bioware, oui, le héros n’est jamais gay.
    Par contre dans Dragon Age, toujours de Bioware, c’est tout à fait possible (on peut même être bi)
    http://dragonage.wikia.com/wiki/Romance
    De même dans Jade Empire (toujours de Bioware), un peu plus avare en options
    http://jadeempire.wikia.com/wiki/Romance
    Bioware est d’ailleurs connu depuis au moins 10 ans pour avoir permis des relations amoureuses LGBT dans ses jeux, et l’équipe de développeurs a fait l’objet, justement à cause de ça, de menaces, de plaintes et d’appels au boycott, principalement aux USA.

    C’est également le cas dans Fable de Peter Molyneux (le premier, les suivants je ne sais pas), qui n’est pas cité dans l’article, mais quand on signe un article à charge, on pourrait aussi mentionner les exemples à décharge. On peut y être hétérosexuel, ou gay, ou bi (on joue un homme, donc pas de carrière lesbienne possible).

    Deus Ex – Human Revolution n’est pas un FPS strict, mais un FPS/RPG (Fallout New Vegas aussi). Et pour un rpg, la représentation du héros principal sur la jaquette est logique (par contre le personnage est effectivement très « viril »).

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    • Ah que j’aime les comms qui fleurent bon la condescendance.
      « Les jeux vidéo ? Il est évident que tu n’y connais rien, femelle » ❤

      Sur Bioware, vous êtes sûr d'avoir lu l'article ? Car vous semblez avoir raté une petite phrase : "Bioware, éditeur pourtant célèbre pour son progressisme en matière de représentations LGBT…"
      Ouep, je connais très bien Dragon Age et Jade Empire (merci quand même d'avoir si gentiment voulu faire mon éducation), c'est pourquoi je les mentionnais indirectement dans cette phrase…pour souligner à quel point l'absence d'option gay dans Mass Effect 1 & 2 était criante en comparaison, et révélatrice. En gros, Shepard est "pré-défini" comme un personnage de bad-ass et, jusqu'à Mass Effect 3, cette badasserie est perçue comme incompatible avec une potentielle homosexualité. Un exemple tout à fait pertinent ici, donc.

      Ensuite, cet article n'est pas "à charge" – il pose des constats qui visiblement vous dérangent, ce n'est pas la même chose. Je me suis contentée de décrire un archétype extrêmement répandu, et j'ai pris soin d'inclure des contre-exemples (les personnages Nintendo entre autres). J'ai effectivement omis de citer le jeu précis que vous auriez aimé voir, Fable, comme j'en ai omis d'autres par nécessité de place; pardonnez-moi ce crime de lèse-majesté.

      Quant au collage FPS, je n'en suis pas l'auteure : si je l'avais réalisé moi-même je n'aurais effectivement pas inclus Deus Ex, qui n'est pas un FPS. Il rentre toutefois dans le motif de virilité marketée décrit à ce moment de l'article, donc ce détail me paraissait assez mineur. Pas assez pour vous visiblement qui semblez avide de me prendre en défaut – afin de pouvoir rejeter en bloc cet article et ses constats un peu inconfortables, peut-être ?

      TL;DR : Perdu, essaie encore.

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      • Ok pour Deus Ex.

        Par contre pour Bioware, je vous suis pas. Vous connaissez Bioware, apparemment, vous savez qu’ils ont des années d’avance sur la concurrence sur le sujet, et là, sur UN SEUL ET UNIQUE jeu où ils sont pas tout à fait aussi progressistes que d’habitude, vous les clouez au pilori (et vu le ton du sujet, la différence vous semble épaisse comme une feuille de papier).

        J’avais fait la même remarque dans le premier article à propos des armures « dénudées » de Guild Wars. 2-3 armures plus dénudées pour les femmes sur plusieurs dizaines, et hop, c’est un exemple que le jeu est tout aussi sexiste que les autres.

        Je ne rejette pas les constats de ces articles, que je partage dans leur globalité, mais certains des exemples choisis sont contre-productifs, à mon avis. Pour Uncharted, la référence à Indiana Jones est tellement évidente que le physique du personnage n’a également rien à voir avec le sujet l’article.
        Madworld est un jeu qui fait énormément référence aux comics et au pulp, donc le physique du personnage est également « imposé ».

        C’est peut-être difficile à imaginer, mais votre sexe m’importe peu (un pseudo n’a pas de sexe). Il me semble que vous ne connaissez pas grand chose aux jeux vidéos (ou plutôt aux devs), pour les exemples que j’ai cité au dessus, auquels on pourrait rajouter Brütal Legend, et ça n’a rien à voir avec votre sexe (il y a suffisamment de femmes qui jouent aujourd’hui pour que la phrase « femme==nulle en jeux vidéos » ne soit plus crédible).

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      • Et le ton qui fleure la condescendance, c’est parce que je suis fatigué des féministes qui semblent plus intéressées à l’idée de pointer ce qui ne va pas plutôt que de faire des propositions et de saluer les efforts vers l’égalité.

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  8. L’article est intéressant, mais tombe dès les premières lignes dans le parti pris. Vous parliez de penser, de s’interroger, mais au final je ne vois qu’une suite d’aphorismes. Vous ne partez que de constats, parfois justes, parfois tellement partisan qu’à moins d’être soit même partisan (fanatique?) du féminisme et de la bisexualité il est impossible d’y voir une interrogation. Vous vous interrogeriez s’il y avait une véritable didactique dans ce billet, et citer Nintendo en contre-exemple n’en fait pas une de votre texte. C’est comme si je disais « Fumer tue, mais ma voisine qui a fumé toute sa vie est morte du sida ». Ok mais où tu veux en venir alors?
    Nous devrions pouvoir sentir votre curiosité, pouvoir refaire à partir de cette lecture tout votre raisonnement. Mais non, ceci est au mieux un pamphlet. Il dénonce, comme si le terrain était déjà conquis. Il ne l’est pas.
    Je n’exprime pas ici un désaccord avec vos idées, ni avec les exemples pris. Vous avez une plus grande culture que moi des jeux-vidéo. Ce que vous dites est vrai globalement. Mais vous ne cherchez pas plus loin que le bête exposé de vos convictions, sans jamais les remettre en cause pour mieux les affirmer, sans jamais exposer une véritable anti-thèse, pas un contre exemple, une vraie anti-thèse développée avec ses exemples propres, que vous pourriez contrer pour conforter votre pensée. Je reste très déçu sur la forme qui fait mentir le titre du blog.

    Voilà pour ce modeste commentaire. J’espère que vous le prendrez bien, je ne l’est pas du tout écrit pour vous être désagréable ou pour cracher une quelconque haine faute de mieux.

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    • Comme le titre de mon blog est mon fait et non celui de Mar_Lard (dont je suis fière de publier les articles) je réponds avant qu’elle ne le fasse. Pas sur les jeux vidéo, car je n’y connais pas grand-chose et je laisse cela à Mar_Lard, mais sur une phrase que vous écrivez:

      « Vous ne partez que de constats, parfois justes, parfois tellement partisan qu’à moins d’être soit même partisan (fanatique?) du féminisme et de la bisexualité il est impossible d’y voir une interrogation. »

      1) en quoi partir de constats empêche-t-il de construire une argumentation, j’aimerais bien qu’on me l’explique, à moi, féministe-forcément-fanatique.

      2) j’aimerais aussi que vous m’expliquiez ce que peut être un « partisan fanatique de la bisexualité », et en quoi vous retrouvez un tel fanatisme dans cet article. Un hommage à la gay pride parisienne, peut-être? Ce que Mar_Lard décrit, c’est la prédominance d’une conception de la virilité qui passe forcément par l’hétérosexualité.

      3) l’accusation de fanatisme me manquait presque. C’est une agréable variation par rapport au cliché de la féministe hystérique, merci.

      4) le sous-titre du blog est le résultat d’un constat, qui anime ma démarche: la construction sociale des genres féminin et masculin est rarement, pour ne pas dire jamais, interrogée. Elle jouit donc d’une légitimité qui s’appuie sur l’évidence, sur le sens commun, sur l’idée qu’on a toujours fait comme ça et qu’il ne faut donc surtout pas se poser de questions, et encore moins changer. La démarche de Mar_Lard, comme la mienne, est d’interroger ces évidences et de pointer du doigt, notamment, ce qui se cache sous les représentations du genre telles qu’on peut en trouver dans les jeux vidéo. Cette démarche est donc pédagogique, ce qui ne veut pas dire qu’elle est neutre: ce blog est, ouvertement, et fièrement, engagé. Je vous invite donc à réfléchir à la distinction entre engagement réfléchi et argumenté et fanatisme, en lisant, par exemple, la cinquantaine d’autres articles publiés sur ce blog.

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      • Je ne sais pas ce que vous avez avec Bioware, mais vous taxez cet article de « fanatique de la bisexualité » alors qu’il ne s’agit que d’un seul et unique exemple tiré de la centaine que contient l’article.

        Je n’ose imaginer votre angoisse vis-à-vis de vos fanatiques de proches quand ils citent plusieurs fois votre prénom dans une même discussion.
        (Pas la peine de répondre à cette dernière phrase, c’est un troll)

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  9. J’ai trouvé cet article très intéressant, facile à lire et bien construit pour quelqu’un de néophyte comme moi aux représentations de JV. J’étais en train de me dire : n’est ce pas clairement insultant qu’un héros ne soit représenté que par un numéro, une étiquette global comme tu l’a expliqué un peu plus haut à propos de certains héros masqué, non identifiable, simple « numéro » ?

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    • Paintbrush guy.
      Libre à toi de te sentir insultée, mais le fait est qu’un gros paquet de jeux n’identifient pas le personnage que tu joues comme un homme ou une femme; confère tous les god game où les jeux de stratégie (RTS et TpT) où l’on est pas physiquement présent sur les jeux de bataille, les jeux d’aventure à la prmeière personne comme dont Myst est le parangon, ou des trucs plus expérimentaux Expérience 112 ou QUBE.
      J’y trouve comme un message: ce que l’on incarne n’a aucune importance; « oublie-toi et profite de l’expérience ».

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    • En fait ces personnages là n’ont pas d’identité propre, donc peut-on les « insulter » ? Ils sont là uniquement pour représenter le joueur. C’est pour ça qu’ils ont un nom neutre, sans identité : pour que le joueur puisse se glisser en eux sans problème. Ce ne sont pas tant des personnages que des coquilles vides.

      Là ou il y a souci par contre c’est dans le fait que jamais cette coquille vide n’a forme féminine. C’est ce que j’essaie d’expliquer sur la fin : le neutre dans les jeux vidéo (et ailleurs, mais c’est pas le sujet) est masculin. Lorsqu’un personnage est féminin, sa féminité fait automatiquement partie d’une identité plus vaste, elle est caractérisée comme personnage individuel du joueur : en gros, il est impossible de trouver un personnage neutre qui se trouve simplement, comme par hasard, être aussi une femme – sauf dans le cas de Chell évoqué en footnote. Parce que les créateurs et les joueurs sont majoritairement des hommes hétéros, qui perçoivent « femme » comme « altérité », et ne sont donc pas à l’aise pour s’incarner dans des persos féminins. C’est là qu’on peut voir un problème, à mon avis (d’autant plus que quand tu es joueuse, tu es bien obligé de t’incarner à répétition dans des persos masculins vu qu’ils sont le modèle ultra-dominant, et c’est pas si terrible) : dans le fait que des personnages masculins puissent être vides, anonymes, pour être incarnés, alors que les femmes sont nécessairemment définies par leur féminité.

      Hum, je ne sais pas si c’était très clair, mais j’espère que c’était un minimum compréhensible 🙂

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      • Si c’est pas clair, il suffit de lire une grosse moitié du premier tome du Deuxième Sexe, de Beauvoir. Elle explique on ne peut mieux qui est cet⋅te Autre.

        Non, c’est pas récent. Oui, certain⋅es ont (sans doute) des critiques fort raisonnables à émettre contre certains éléments. Mais sur ce sujet précis, elle dit tout ce qu’il y a à dire.

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  10. Désolé pour le pavé. C’est le global de mes réactions sur l’article.

    Au sujet de la virilité des personnages indiqués, je les prends par ordre d’apparition:

    Kratos. L’hypervirilité, en parlant de ce personnage, me paraît au mieux déplacée. L’idée du personnage est la rage, à son stade le plus primal. Partis d’une représentation historique d’un général spartiate, ils ont effeuillé l’armure au fur et à mesure de leurs recherches pour le rendre d’apparence plus féroce et brutal. D’ailleurs, il est intéressant de constater que pour ce personnage, les motifs de sa haine se perdent dans sa haine elle-même, et qu’elle est tout ce qui lui reste. D’un point de vue classique (et la j’entends littérature grecque classique), Kratos est un héros tragique.

    Darksiders… Franchement. Pose ton stylo. Réfléchis. Est-ce que tu vois un putain de cavalier de l’apocalypse comme un fringant jeune homme fluet?
    Même Strife est plutôt dans le genre baraque, le problème c’est plus Fury aux courbes exacerbées sans raison. En revanche Uriel est assez loin de ce genre de clichés.
    … Cela dit. Franchement. Atta. Les motivations de War, c’est blanchir son nom. Il est où le patriotisme? Le goût de la compétition? Honneur devoir?

    MGS => Kurt Russel. Fin de la discussion. Quant au premier MGS (qui est à mon sens de très loin le meilleur de la série), le devoir… euh… Snake s’est littéralement fait kidnapper par ses supérieurs qui le catapultent en zone ennemie, et une des phrases préférées de Snake reste « tu me cacherais pas quelque chose, colonel? ». Mais j’avoue. Le 2 est une loghorrée gerbante de patriotisme/devoir/honneur dégoulinants.

    Street Fighter: (perso je retiens plus sa coupe de cheveux ridicule). Jeu de baston des 90ies. On fait s’affronter des combattants au corps à corps, toussa… Les personnages plutôt lestes et rapides apparaîtront plus tard.

    Prince of Persia: les fans n’étaient pas ravis de Warrior Within parce qu’il laissait complètement tomber les mille et une nuits avec une bande son de mauvais métal souvent à côté de la plaque. Au niveau de la carrure, le prince ne change pas vraiment, mais son évolution traduit le côté sombre, la dureté que voulait développer le jeu, cf ce qui s’y passe. D’ailleurs… Euh… Une fille s’habille comme ça, harponne ton bateau et en fait donner l’assaut avec des genres de zombies, tu lui sers le thé?

    Red Dead: un jeu qui est un hommage à des décennies de westerns, qui eux-mêmes obéissaient à toutes une série de codes. Y compris dans la tête du héros. Alors? Hein?

    Pour le jeu vidéo qui emprunte aux comics, il aurait peut-être été préférable de parler de titres qui empruntent des thématiques fortes (protip: histoires de super-héros ou affiliés, vu que l’amalgame est très régulier) plutôt que de produits dérivés dont l’apparence du héros est codifiée par la licence dont ils sont issus. Comme Prototype ou Infamous (ou, plus border line, Advent Rising). Manque de bol, aucun de ces personnages ne se rapproche de stéréotypes ultra-virils conventionnels.

    Au fait… Si tu veux rigoler avec les romances, prend celles de Dragon Age 2, parce que les asaris sont hermaphrodites… Typés féminins selon nos critères (avec les voix, toussa, oui), mais hermaprhodites quand mêmes. Et les romances gays apparaissent au fil de la série qui s’était déjà attirées les foudres de la censure dans plusieurs pays à cause des romances avec les asaris, justement. Des romances gays, ils l’ont fait dès qu’ils l’ont pu (cf DaO, aussi) Dans ME, les roulements de cul complètement hors sujets des persos féminins et le côté complètement mâle ultraviril de l’apparence par défaut de Shepard me semblent plus sujets à caution que ça.

    Cela dit… Chuis d’accord. Les situations de cul dans The witcher sont complètement gonzo et surréalistes pour la plupart. Par contre… Euh… Mettre God of War dans le même sac… Euh… C’est pas que ce sont juste des minijeux à la con pour chopper des âmes et upgrader ses armes, mais bon.
    Cela dit, ta pléthore d’exemples dans ton lien, bah ça ne parle que de Battelfield 3. Un peu léger pour une pléthore, je trouve.

    Ensuite.
    Metro 2033. Mais… Vache… Est-ce qu’on a joué au même jeu? Artyom? Assoir sa virilité? AAAAAAAAAAAH. Mais écoute sa voix de geek mélancolique, c’est pas possible, faut arrêter à un moment. Je sais pas. C’est viril de collectionner des cartes postales?
    Ensuite, pour FEAR premier du nom: Où est-ce qu’il assoit sa virilité en parlant? C’est un autiste. Il ne prononce pas un mot de tout le putain de jeu!
    Pour le Master Chief je sais pas vu que j’ia pas fait les Halo, mais pour ce que j’en sais s personnalité est aussi creusée que celle d’une slime de Dragon Quest.

    Poursuivons. La partie avec les nanas qui n’aiment pas les barres de chocolat, que ça c’est un fantasme de mec. De une, ça me paraît un peu facile, et de deux, je suppose que c’est comme les goûts et les couleurs: y’a des filles qui aiment, des filles qui n’aiment pas. Y’a des mecs qui fantasment d’être comme ça, d’autres qui s’en battent les steacks! Ensuite, les exemples utilisés, sont, à mon sens, à côté de la plaque. Parce que justement, ces deux exemples (Kratos et Batman, pour le dernier j’en discute la pertinence vu que c’est un héros de comics et qu’en jeux vidéo c’est un produit dérivé, du coup sa représentation dépasse le cas de la masculinité dans le jv) parlent de personnages dont le chara-design obéit à une logique: leur apparence véhicule leur personnage, elle n’est pas là pour faire de la figuration. Retirer sa carure (et ses tablettes de chocolat) à Kratos ou donner un air gentil à Batman dénature le personnage.

    Pour en revenir au passage des minijeux de cul de Kratos, de mon point de vue, (et de celui des développeurs aussi), ces trucs-là sont une grosse blague. Kratos a eu une femme; donc y’a peu de chance qu’il soit homo.
    Le premier qui me balance que les grecs étaient homos se verra gratifié d’un cours sur les sexualités dans la noblesse de l’antiquité méditerranéenne.
    On peut appeler ça un « fantasme masculin hétéro ». Perso j’appelle ça un gros délire complètement à côté de la plaque de ce qui se passe dans le jeu en lui-même. Même si j’ai une préférence pour le mini-jeu du God of War 2, avec le petit angelot qui fait pipi.

    On en arrive au colloque genre et Jeu de Lyon.
    Je ne discuterai pas le raisonnement, mais la manière dont il fonctionne: si on accepte ce raisonnement, cela signifie que les personnages masculins ultravirils sont créés en fonction de la représentation que le joueur a de lui-même, et non du long cheminement du game doc à la fin de la bêta, autrement dit, du savant mélange entre processus créatif et contraintes externes au projet.
    Ensuite, ce raisonnement pose comme acquis le fait que chaque joueur masculin est à la recherche d’une confirmation de sa virilité. Euh…
    Je m’arrêterais juste à remarquer que dire, dans un contexte sociologique, que 100% des personnes aiment ce type de perso pour une raison précise sous-jacente est au mieux douteux. Même si ce n’est qu’une hypothèse.
    Pour gagner un peu de sérieux, il faudrait y mener une étude en prenant en compte l’âge, l’environnement socio-économique, et la quantité/variété de titres auxquels joue le sujet.

    En revanche, j’aime beaucoup cette phrase, elle résume très bien une quantité hallucinnante de jeux. « On est donc dans un environnement fictionnel où les hommes sont incarnés et les femmes mises en scène. » Le cas Lara que tu pointes est assez intéressant (même si je doute que Toby Gard ait voulu ça, sinon il l’aurait déjà fait) et je trouve les propos de Rosenberg assez dérangeants. Je sais pas si je suis le seul mec à avoir joué comme ça (non, en fait je sais que je suis pas le seul), mais quand je joue un Tomb Raider, je m’en fous de protéger Lara.
    … Est-ce qu’on joue à Devil May Cry pour protéger Dante? C’est Absurde.
    Non, le fond de Tomb Raider c’est explorer des trucs enfouis de par le monde, des cités oubliées, des ruines inconnues, des trucs et des machins. Sexualiser (franchement les seins démeusurés ça compte pas, on la voit toujours de dos quand on avance) Lara est un non-sens total.
    Je lui préfère celle de son premier reboot (Anniversary/Legend/Underworld) où c’est une battante qui envoie chier ceux qui ne font pas comme elle veut pendant que ses potes restent à l’abri en Angleterre. Dans cette optique (qui est celle où Nathan Drake est apparu: TR Underworld fin 2008, Uncharted fin 2007), Lara et Nathan sont beaucoup plus complémentaires, Drake ayant été développé comme tel, et Naughty Dog voulant donner à son jeu une tonalité de film d’aventures dans la lignée d’Indiana Jones. Son comportement dans le crash d’Uncharted 3 ne dépareille pas d’avec le comportement qu’aurait eu la Lara pré-reboot. De ce point de vue, c’est plus le reboot que la licence en elle-même qui pose problème.
    Sachant que dans la façon dont je le comprends, Drake est plus un poseur qu’un mâle ultravriril. Viril okay, mais je vois pas ce qui lui vaudrait l’ultra.

    Mais on est d’accord, la vision de la nouvelle Lara est assez gerbante, et complètement hors sujet. Bref.
    Les coquilles vides.
    J’ai lu. Mes yeux se sont agrandis et j’ai eu un grand QUOI? incrédule.
    Atta. On incarne le Master Chief mais on suit Samus dans ses aventures. Euh… Alors. Explique moi la différence entre Metroid Prime et Halo (Oui je sais Metroid est mieux, mais c’est une question d’opinion), Les deux sont des autistes, on les entend jamais. Ce sont des FPS. On avance et on tire sur des trucs. Ca change quoi qu’il y ait du XX ou du XY dans l’armure? Hint: RIEN.
    Ensuite, avec Mirror’s Edge. La mise en scène du personnage s’inscrit dans la narration d’une histoire. En dénoncer le principe revient à lui reprocher de raconter l’histoire de son protagoniste principal. Au contraire, dans Mirror’s Edge, les hommes sont plutôt placés dans les seconds rôles, les gens qui se soumettent à l’autorité. Bien sur que Faith a une personalité prédéfinie. Mirror’s Edge ne contient pas d’éléments de roleplay, ce n’est pas le propos du jeu. Même chose pour No One lives Forever.
    Un héros qui ne dit rien (comme dans Half-Life, Singularity, Halo, FEAR, Rage, AVP, etc) n’y gagne pas de la personalité pour autant, c’est juste que le personnage en lui-même n’a aucun intérêt par rapport à l’univers qu’il traverse. Il pourrait avoir des seins ou des pecs (ou un bierbuch, pour ce que j’en sais), on n’en sait rien et surtout, on s’en cogne*.

    Comment est-ce que tu veux que je REGARDE quelqu’un qui est dans une armure, quand je vois par ses yeux? Même dans les épisodes NES et SNES? Je voudrais connaître la différence entre elle est n’importe quel perso de sidescroller? J’ai juste vraiment du mal à saisir le raisonnement qui instille une différence entre deux personnages de jeu vidéo sans personalité parce qu’ils sont de sexe différents. Les lettres de leurs chromosomes ne changent littéralement rien au jeu. Je suis désolé. Samus est neutre. Et quid des jeux où on a le choix entre plusieurs personnages avec un choix d’un perso féminin: un truc comme Project Nomads, ODT, Blade of Darkness, ou tous les jeux Bethesda où on customise son perso? Son sexe, sa race, n’a virtuellement aucune importance, pas plus que dans Divinity, Fallout ou Zanzarah.
    Arrivé là, l’exception Portal s’évente comme fumée au vent.

    Et ça « Car au fond, les créateurs créent toujours leurs jeux pour des hommes hétéros, ceux qui aiment être virils et regarder de belles femmes. », c’est une phrase que je trouve insultante, parce qu’elle induit qu’une homme hétéro aime être viril et regarder de belles femmes. Merci, mais non merci. C’est pas ce que je cherche dans le jeu vidéo. Mon coloc non plus, et mes potes gamers non plus.

    Point de vue personnel: regarde à quoi ressemblent les personnages des jeux indépendants. Le mâle hyperviril et la bimbo sursexuée y sont beaucoup plus rares (je sais pas, dans des trucs comme Xeno clash, Braid, Aquaria, Anomaly, Hard Reset, Capsized, E.Y.E, Dustforce, Dear Esther, Amnesia, Bastion, Superbrothers, Limbo, et je pourrais continuer longtemps en ne mentionnat que des titres où le sexe du protagoniste est avéré). Conclusion (que je tire aussi d’interviews avec des indépendants en crowdfunding et de conversations avec des développeurs): l’hypersexualisation est, la plupart du temps, aussi un choix/imposition marketting. Du coup le problème réside plus dans la vision du monde qu’ils veulent véhiculer à leurs produits que celles que veulent développer les créateurs.

    Ce qui ressort pour moi de cet article, c’est qu’il est dans l’épiderme. Pour citer un certain Dahan, il n’est pas dans l’analyse ou dans la reflexion, il est dans la dénonciation, dans le jugement. Du coup, c’est une somme d’exemples sortis de leur contexte, pas une réflexion.

    A mon sens, si on veut commencer à fouiner dans le stéréotype masculin dans le jeu vidéo, il faut le chercher là où il n’a aucune raison d’être particulière, où ça ne correspond/participe pas à la construction d’un personnage à la persona développée.
    Parce que franchement, je ne suis pas inquieté par un problème de représention de mâle ultraviril tant que c’est conscient et assumé: sinon Duke Nukem et Serious Sam ne seraient pas du 36è degré. C’est plus quand ça a autant sa place qu’un roulement de cul ou une minijupe dans la montagne que ça me pose problème.
    Dans leur écrasante majorité, il s’agit de FPS de guerre destinés à un très large public: chef de file, CoD & Battlefield, mais la liste s’allonge indéfiniement. On y ajoute des RPG blockbusters comme Skyrim ou Mass Effect dont les campagnes marketting s’axent sur un mâle dominant, et on arrive à la quasi totalité du cheptel.
    C’est une opinion. Mais le mâle ultraviril et tralala est destiné aux superproductions => large public (façon polie de dires masses). A ce niveau-là, le problème n’est pas tant que le jv véhicule des notions de virilité desctructrices parce que présentées comme seules possibles et idéales, mais l’omniprésence de ces représentations dans la pop culture. Et la je parle de BD, de cinéma, de jeu vidéo, de pub, bref, de tout ce qui touche à l’image. J’en ai déjà discuté avec quelqu’un qui se reconnaîtra sûrement (fougères), mais à mon sens, ce problème de la représentation du mâle par défaut dans le jv ne s’y limite pas, loin de là.

    *
    Dans quelques rares FPS comme Bioshock, surnommé le blockbuster d’auteur, il existe quelques éléments rudimentaires de roleplay (qui sont plutôt une regression depuis les System Shock, d’ailleurs), mais ça ne construit pas la personalité de notre avatar pour autant. Mis à part les quelques mots de voix off au début, le personnage est aussi autiste que les autres. Les jeux d’Arkane comprennent plus de roleplay, mais leur perso principal masculin reste tout de même un muet (et l’apparence de notre avatar dans Arx Fatalis tient plus du plouc mal dégrossi, et la gueule du perso de Dark Messiah reste, tout simplement, inconnue).
    A mon sens, les seuls FPS où les embranchements de personalités sont suffisament nombreux pour proposer des choix intéressants sont les Deus Ex, mais la virilité du personnage (un bras de Sarif industries, oh yeah), se pose dans le contexte cyberpunk de l’univers.

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    • Wow, Quelle hargne.On sent qu’on a osé toucher à la bible, là.

      Je ne pense pas que ça aurait changé grand chose, vu le degré de fanatisme absolu, mais tu aurais quand même pu lire l’article plutôt que de te limiter aux images. Ca aurait peut-être pu t’éviter de répondre à coté les trois quarts du temps.

      Je sais, réponse courte, mais on ne discute pas avec un fanatique, désolé.

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      • Bah, le fanatique va venir discuter avec toi alors.
        J’ai lu l’article; je pense que ça se voit si on me lit.
        Cela dit, je suis curieux: explique-moi où est-ce que je réponds à côté.
        Si j’ai été mal compris, ce sera le seul moyen d’exposer nos idées et nos concepts plutôt que de se balancer des insultes à la figure.

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      • Je n’ai pas lu de la hargne dans le commentaire de Thomas, au contraire c’est une réponse construite, illustrée de nombreux contre-exemples, et jamais insultante. A vrai dire je me demande si vous avez lu son commentaire, vous qui l’accusez de ne pas avoir lu l’article !

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      • Je suis tout à fait d’accord avec Stéfan, je n’ai lu aucune hargne dans le commentaire de Thomas. De l’irritation, certainement mais dans ce cas je la partage, surtout en voyant votre réponse.

        Il met en avant dans sa réponse des points importants qui n’ont pas du tout été soulevés dans l’article et pose les bonnes questions.

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    • D’abord je me suis dit que j’allais prendre mon courage à deux mains et vous répondre point par point.

      Et puis…non, en fait. J’ai mieux à faire que de perdre mon temps et mon énergie contre un mur dont l’opinion était fixée avant de lire cet article et le restera quoi que je puisse dire. Qui ne veut pas voir ne verra jamais : ça s’appelle le déni.

      Version courte, donc : Vous êtes un connard. D’une extraordinaire condescendance. Et vous dites des conneries. Mais ÉNORMES, les conneries. Spectaculaires, et en faire l’inventaire me prendrait l’après-midi. Mais si écrire sérieusement « parler d’hyper-virilité pour Kratos est déplacé » et « un Cavalier de l’Apocalypse ne peut pas être un jeune homme fluet » (deux premières d’une looongue série) ne vous a pas mis la puce à l’oreille tout seul, je ne peux rien pour vous.

      Good day, sir.

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      • Je suis hyper choqué.
        Je vois pas en quoi tu te permets d’insulter quelqu’un qui écrit un commentaire proprement, sans aucune agressivité ni prétention.
        La moindre des choses aurait été de lui répondre poliment comme il l’a été, même si ses propos t’ont choqués.

        Maintenant, c’est vrai que l’article étant long, j’ai plus tout en tête mais il m’a semblé que les arguments du mec ne collaient pas tout le temps.
        Il suffisait de le lui faire savoir gentiment.

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      • vico_O:

        « sans aucune agressivité ni prétention » > C’est là que nos interprétations diffèrent. Le ton doucereux, théâtral, condescendant, façon « gentil monsieur qui donne des conseils à une gamine » (« Pose ton stylo et réfléchis »? Sérieux?): on est pas ici face à quelqu’un qui cherche à débattre (c’est pourquoi j’ai pas essayé) mais face à quelqu’un qui cherche à *m’expliquer* gentiment que j’ai tort. Ceci associé à une jubilatoire masturbation intellectuelle (balancer pléthore d’exemples avec force détails inutiles, pour tenter (en vain) de m’impressionner & de se faire briller…), en mode « Huhuhu qu’est ce que je suis intelligent, heureusement que je lui explique la vie à cette grognasse », font de ce commentaire un merveilleux spécimen de la réponse du parfait connard. A partir de là j’ai considéré qu’il avait révoqué mon obligation de lui répondre poliment.

        Surtout qu’il n’y avait pas grand chose à répondre, car :
        « il m’a semblé que les arguments du mec ne collaient pas tout le temps ».

        C’est peu de le dire. La quasi-totalité de ce pavé est totalement à côté de la plaque, et pour cause : Kyp n’a pas tort de l’accuser de n’avoir pas lu l’article. Il n’a pas lu ce que j’ai écrit, mais ce qu’il voulait lire, pour pouvoir vomir à son grès après. D’ou pléthore « d’arguments » qui répondent à quelque chose que je n’ai pas dit (« Ensuite, pour FEAR premier du nom: Où est-ce qu’il assoit sa virilité en parlant? » > A propos d’un paragraphe ou j’évoque le perso de F.E.A.R comme exemple de protagoniste….MUET.) ou pleins d’agressivité mal dirigée (« Ca change quoi qu’il y ait du XX ou du XY dans l’armure? Hint: RIEN. » > Bah oui, mais ça c’est aux créateurs de jeu qu’il faut l’expliquer, pas à moi hein…).

        Et c’est sans parler des montagnes phénoménales de mauvaise foi : Lara ne serait pas un personnage sexualisé car « (franchement les seins démeusurés ça compte pas, on la voit toujours de dos quand on avance) » (!!!!!)

        M. Thomas maîtrise excellemment le sujet des jeux vidéo, personne n’en doute : seulement, comme énormément de gamers, il réagit de façon très défensive à tout ce qui pourrait être perçu comme une critique envers son média favori. Jusqu’à sortir des énormités comme celles citées ci-dessus. C’est pourquoi je parlais de « déni » : à ce niveau d’aveuglement, il n’y a rien que je puisse dire pour le faire changer d’avis.

        C’est pourquoi je ne vais pas perdre plus mon temps avec cette merde, c’est déjà plus que j’avais l’intention d’y répondre. Mais j’espère que ma réaction est maintenant plus claire.

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      • « Connard » ; « parfait connard » ; « cette merde » eh bien eh bien, ce n’est pas joli joli tout ça.

        Je ne comprends pas en quoi il vous semble à ce point nécessaire d’insulter ce monsieur qui n’a fait qu’exposer ici son point vue de mâle modéré (loin du macho tant décrié) en répondant point par point à votre article.

        Vous l’accusez de faire preuve de dédain, certes, mais pas davantage que celui que vous exprimez.
        Ensuite, il a en effet un avis propre sur la question et vous le blâmez parce qu’il pense avoir raison. Après quoi, vous rétorquez qu’il ne servirait à rien d’argumenter avec quelqu’un que vous ne pourriez convaincre que votre vision des choses est la bonne et non la sienne.
        N’y voyez-vous pas un quelconque paradoxe ?
        Cela dit, avec ce genre de débats on pourrait assister un dialogue entre deux sourds.

        En outre, votre manière d’interpréter son commentaire me laisse perplexe :
        [Ceci associé à une jubilatoire masturbation intellectuelle (balancer pléthore d’exemples avec force détails inutiles, pour tenter (en vain) de m’impressionner & de se faire briller…), en mode “Huhuhu qu’est ce que je suis intelligent, heureusement que je lui explique la vie à cette grognasse”, font de ce commentaire un merveilleux spécimen de la réponse du parfait connard.]

        Car à aucun moment, il n’a laissé paraître l’envie « d’expliquer la vie » à qui que se soi.
        En fait, j’y vois davantage la réaction de quelqu’un de frustré et complexé.

        Pour ce qui est de votre critique à sa réaction envers votre article, j’aimerais revenir sur un point en particulier. Lorsque vous l’accusez de faire preuve d’une énorme connerie lorsqu’il prétend qu’un cavalier de l’Apocalypse ne peut pas être un jeune homme fluet, j’avouerais que j’ai du mal à vous suivre.
        Je ne vois pas où se situe l’incohérence dans le fait que l’on ne puisse que difficilement voir un cavalier de l’Apocalypse du nom de « War » comme un jeune homme à l’aspect androgyne, que l’on retrouve davantage dans les créations nippones parues lors des deux dernières décennies.
        Car il est vrai que les protagonistes/antagonistes androgynes ne sont que minoritaires dans le monde vidéoludique occidental et sont d’avantages représentés dans les jeux du pays du soleil levant.

        Enfin, afin d’éviter toutes méprises, je tiens à signaler que je suis loin d’être quelqu’un aux idées machistes, craintif de voir s’effacer notre modèle de société patriarcale. J’ai été élevé par ma mère (femme aux idées progressistes) et ai grandi avec ma soeur cadette, de plus mes études m’ont amené à me retrouver dans des classes presque exclusivement féminines où jamais je ne me suis senti comme mis à l’écart ou rabroué pour cela.
        Et mes parmi mes jeux favoris comptons les RPG (J-RPG à l’époque) qui, je me souviens, étaient considérés à l’époque comme des jeux de fiottes dans les cours de récréation.

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    • C’est dommage qu’on sente une pointe d’aggressivité dans le propos, parce que tu pointes certains trucs qui méritent de l’être à mon avis. En particulier, les représentations des genres dans le JV sont le reflet de celles qui existent dans le reste de la pop culture.

      J’ai lu il y a très très longtemps un article qui faisait un parallèle intéressant entre la quantité de muscles des héros américains, et la situation politique et économique des USAs durant la période qui les a vu naître.
      Ainsi, durant la grande dépression des années 30 et la 2nd guerre mondiale, les auteurs de comics ont imaginé Superman et Batman, des supers héros balèses et omnipotents (l’un parce que c’est un extraterrestre, l’autre parce qu’il est milliardaire). En revanche, dans les années 60, considérées plus « calmes », on a eu Spiderman, un super héros certes, mais aussi un « simple » étudiant timide avec ses propres fêlures, au physique normal etc…

      Je pense que le début du XXIème siècle correspond à une période « d’angoisse » pour les USAs (et pas qu’eux) avec leurs interventions militaires ratés, la crise, leur déclin face à de nouvelles superpuissance etc… et en parallèle, on a le droit à une résurrgence de super héros au cinéma type Hulk, Transformer, etc… et également dans le JV (avec une nette évolution des héros issus des années 90 type Chris Redfield). Après il ne s’agit que d’une interprétation, nourrie par une source de seconde main que je serais bien incapable de retrouver.

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    • En parcourant en diagonale ce commentaire, mes yeux se sont arrêtés là-dessus :

      « Et ça “Car au fond, les créateurs créent toujours leurs jeux pour des hommes hétéros, ceux qui aiment être virils et regarder de belles femmes.”, c’est une phrase que je trouve insultante, parce qu’elle induit qu’une homme hétéro aime être viril et regarder de belles femmes. »

      Dans ce que tu en dis, je ne vois pas pourquoi c’est la _phrase_ que tu trouves insultante.

      Tu dis être dérangé par l’idée que la cible — mâle hétéro blanc etc. — serait forcément en volonté de s’identifier à des codes de virilité exacerbée, et friands de domination masculine de bas étage. En moins de mot : tu rejettes la confusion entre joueurs et p’tits mectons complexés-de-partout.

      Mais pour se dire insulté par cette phrase de cet article et donc, logiquement, par son auteure, il faut au minimum oublier le sujet de la phrase : « les créateurs ». Marlard ne dit pas « les joueurs sont… », elle dit « les créateurs de blockbusters pondent des jeux qui répondent à telles préconceptions ».

      Donc de deux choses l’une : soit tu te sens insulté parce qu’on critique les créateurs, et tu dénonces un procès d’intention ; soit tu te sens insulté par la bêtise de ces présomptions, qui appartiennent aux créateurs, pas à Marlard !

      Il me semble que, alors que tu partages le fond de l’idée, tu en négliges complètement la surface et le contexte auquel elle se rapporte. Je trouve ça éminemment surprenant.

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    • WowowWOWWWW. Mec, t’as tellement rien compris que ça me fait de la peine que tu aies pris le temps de taper un aussi long commentaire.

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  11. Alors, je l’ai dit sur twitter, du coup, je suis bien obligé d’écrire mon commentaire en essayant d’être intelligent et de ne pas troller, j’ai une putain de pression là …

    Donc je suis assez d’accord en règle général avec l’article. Mais pas sur tout les points de détails. Comme j’ai pas envie de réfléchir à une structuration (qui n’existe peut être pas en plus), je vais juste écrire comme me viennent mes points de désaccord.

    Concernant les modèles masculins présent dans les jeux, ce qui m’amuse, c’est que cela soit le modèle occidental prévu pour le joueur masculin, ou le modèle plus oriental (qui apparemment plaît plus aux femmes occidentales), aucun des deux n’a de lien avec la réalité. (et je n’ai aucune chance de ressembler à aucun des deux, pas assez de muscle, trop de bedaine:) ).

    Du coup, on pourrait dire que dans tout les cas, hommes et femmes dans les jeux vidéos sont ‘stylisés’ d’une façon qui n’a aucun rapport avec la réalité. (Ceci n’est pas un argument pour dire que puisque les hommes ne ressemblent à rien de réelle dans plein de jeux vidéos, les femmes ont le droit de ressembler à rien de réelle non plus). D’ailleurs c’est cette stylisation des choses que je reproche la plupart du temps à pas mal de jeux et qui font qu’au final, je joue beaucoup plus à des jeux sans scénar ou background de perso ou des mmo roleplay (ou si les choses sont merdiques au moins je peux m’en prendre directement à moi même ou à mes camarades).

    Concernant les FPS, je pourrais dire que ce sont des jeux où l’on joue des soldats, des guerriers et qu’il y a un minimum de conditions physiques (moi par exemple, je me vois pas vraiment être militaire du tout..) à avoir histoire de coller au personnage. ( par contre Fallout, même si c’est un mauvais jeu, c’est pas un fps). Mais je dois bien avouer que de toute façon ces jaquettes me dérange pas leur propension à vanter la toute puissance du personnage (qui se trouve d’ailleurs être un mec à chaque fois). Cette volonté de toute puissance du personnage dans le jeu étant typiquement un des trucs qui m’insupporte. Étant un vieux joueur, j’ai commencé les fps avec wolfenstein et doom. La jaquette de Doom 2 est du coup créé bien différemment. Un mec ‘normal’ avec un fusil shotgun ‘normal’ comme doivent en avoir un max d’américain qui se retrouve face à un monstre mi robot mi truc biologique. Ce qui me permet de rebondir sur un truc, la notion de virilité. Pour moi (mais je ne suis qu’un mec), la notion de virilité est une notion qui ne se rattache qu’à des critères anatomique. (Taille, son de la voix, muscles, etc etc). Les modèles classiques masculin des jeux vidéos sont d’ailleurs des modèles très virils qui font que je ne m’identifie que très peux avec eux. (Nan mais sérieux, y a des mecs qui s’identifie a Kratos). Elric, par exemple, qui est pourtant un héros masculin, est tout sauf viril. albinos faible et malingre sans ses potions, il est même d’ailleurs souvent moqué par ses ennemis comme un sous homme sans virilité (bon après ils rigolent moins quand il les a tué)… J’attends d’ailleurs avec une crainte immense de voir un jeu vidéo Elric qui ‘oubliera’ toute cette partie là de sa complexité.

    Mais pour en revenir à tout ce qui peut être le courage, le fait de ne pas abandonner quoi qu’il en coûte, de ne pas reculer, même quand on aimerait mourir parce que ça serait plus simple, ça n’a pour moi aucun rapport avec la virilité mais avec le caractère hardboiled des héros (dur(e) à cuire). Alors le concept d’hardboiled est bien plus complexe et moins manichéen que le héros viril et bourrin. Un héros hardboiled a le droit d’avoir peur, d’avoir mal, de douter, de pleurer. C’est même nécessaire. L’important c’est que quoi qu’il prenne dans la gueule, il se relève. Et il y a des héroines hardboiled (comme par exemple Beckett dans Castle ou l’inspecteur Mallory en polar, Thursday Next ou Honor Harrington). Mais il est vrai que les héroïnes hardboiled ne sont pas forcément légions dans les jeux vidéos.

    Ca me fait penser à Samus et Metroid. Alors moi, je suis un vieux joueur, je l’ai déjà dit. J’ai donc joué à Metroid sur NES, en ne sachant pas que c’était une femme dans l’armure. Et je me suis complétement identifié au personnage. Et quand j’ai su que c’était une femme. Et ben ça n’a rien changé. Et je joue encore parfois (uniquement à la version NES) et ben je continue à m’identifier au personnage. C’est d’ailleurs un point précis que je ne comprends pas lorsqu’on me dit qu’en temps que mec, je n’ai pas la possibilité de m’identifier à un personnage féminin. Parfois limite, j’ai l’impression que je n’en ai pas le droit, que presque ça serait mal. Donc de même qu’il me semble logique qu’une joueuse puisse totalement s’identifier à un personnage mec, il me semble tout à fait logique et normal qu’un joueur puisse s’identifier à un personnage femme. Parce que bon, si je ne devais pouvoir m’identifier qu’aux personnages masculin, trop grand, sans muscle et avec du bide, j’arrêterais de jouer ….

    Pour revenir à des faux arguments de justification des choses (je fais du coup directement référence à un commentaire), dire que Kratos doit être un bourrin ultra musclé parce que c’est un personnage antique, c’est à mon sens de la connerie. Kratos est un bourrin ultra musclé parce que dans l’imaginaire actuel occidental on pense que les mecs dans l’antiquité ils n’avaient que leur bite et leur couteau et que du coup des mecs héroïques de cette époque ils doivent être shootés à tout les anabolisant du monde.

    Par contre pour Street fighter, là tu as cédé à la facilité. Parce que tu présentes Guile, mais si tu regardes Chun li (je parle de l’édition Street Fighter 2 sur SNES), elle est aussi musclée que lui (voir plus). C’est simple dans la vie réelle, ses bras ferraient l’épaisseur de mes cuisses et ses cuisses celle de mon torse. (Mais par contre, différence d’époque peut être, niveau poitrine, elle est plutôt très très mal pourvue, …. ça a bien changé depuis avec les DoA:) ).

    Pour finir, je ne peux qu’être d’accord avec le fait que les modèles masculins et féminins que l’on nous donne à voir dans les jeux vidéos sont bien souvent ridicules de simplifications et d’exagération d’un trait unique (la femme à ultra forte poitrine, le mec ultra musclé et aussi bourrin qu’un bœuf) et que ces dit modèles n’ont donc aucun rapport avec la réalité. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il sont justement tellement sans aucune adéquation avec la réalité, qu’ils sont du coup pris pour ce qu’ils sont, des simplifications ridicules, des choses qui n’influencent du coup personne. ( ce qui n’est pas le cas des personnages de livres qui peuvent parfois être plus complexe dans la représentation qu’ils offrent de la réalité et qui donc à mon sens peuvent être de vrais modèles pour la « vraie vie »). Mais peut être que je surestime les gens ….

    par contre, conclusion deux, la citation du producteur de Lara Croft me choque. Je ne me reconnais pas du tout dans la description qu’il fait des joueurs tels qu’il les voit. Du coup, je viens de voir le trailer, typiquement Croft est du coup une héroine hardboiled. Quoi qu’il arrive, se relever, quoi qu’il arrive faire face. Et après le trailer, je comprends encore moins sa citation…

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  12. Alors, je l’ai dit sur twitter, du coup, je suis bien obligé d’écrire mon commentaire en essayant d’être intelligent et de ne pas troller, j’ai une putain de pression là …

    Donc je suis assez d’accord en règle général avec l’article. Mais pas sur tout les points de détails. Comme j’ai pas envie de réfléchir à une structuration (qui n’existe peut être pas en plus), je vais juste écrire comme me viennent mes points de désaccord.

    Concernant les modèles masculins présent dans les jeux, ce qui m’amuse, c’est que cela soit le modèle occidental prévu pour le joueur masculin, ou le modèle plus oriental (qui apparemment plaît plus aux femmes occidentales), aucun des deux n’a de lien avec la réalité. (et je n’ai aucune chance de ressembler à aucun des deux, pas assez de muscle, trop de bedaine:) ).

    Du coup, on pourrait dire que dans tout les cas, hommes et femmes dans les jeux vidéos sont ‘stylisés’ d’une façon qui n’a aucun rapport avec la réalité. (Ceci n’est pas un argument pour dire que puisque les hommes ne ressemblent à rien de réelle dans plein de jeux vidéos, les femmes ont le droit de ressembler à rien de réelle non plus). D’ailleurs c’est cette stylisation des choses que je reproche la plupart du temps à pas mal de jeux et qui font qu’au final, je joue beaucoup plus à des jeux sans scénar ou background de perso ou des mmo roleplay (ou si les choses sont merdiques au moins je peux m’en prendre directement à moi même ou à mes camarades).

    Concernant les FPS, je pourrais dire que ce sont des jeux où l’on joue des soldats, des guerriers et qu’il y a un minimum de conditions physiques (moi par exemple, je me vois pas vraiment être militaire du tout..) à avoir histoire de coller au personnage. ( par contre Fallout, même si c’est un mauvais jeu, c’est pas un fps). Mais je dois bien avouer que de toute façon ces jaquettes me dérange pas leur propension à vanter la toute puissance du personnage (qui se trouve d’ailleurs être un mec à chaque fois). Cette volonté de toute puissance du personnage dans le jeu étant typiquement un des trucs qui m’insupporte. Étant un vieux joueur, j’ai commencé les fps avec wolfenstein et doom. La jaquette de Doom 2 est du coup créé bien différemment. Un mec ‘normal’ avec un fusil shotgun ‘normal’ comme doivent en avoir un max d’américain qui se retrouve face à un monstre mi robot mi truc biologique. Ce qui me permet de rebondir sur un truc, la notion de virilité. Pour moi (mais je ne suis qu’un mec), la notion de virilité est une notion qui ne se rattache qu’à des critères anatomique. (Taille, son de la voix, muscles, etc etc). Les modèles classiques masculin des jeux vidéos sont d’ailleurs des modèles très virils qui font que je ne m’identifie que très peux avec eux. (Nan mais sérieux, y a des mecs qui s’identifie a Kratos). Elric, par exemple, qui est pourtant un héros masculin, est tout sauf viril. albinos faible et malingre sans ses potions, il est même d’ailleurs souvent moqué par ses ennemis comme un sous homme sans virilité (bon après ils rigolent moins quand il les a tué)… J’attends d’ailleurs avec une crainte immense de voir un jeu vidéo Elric qui ‘oubliera’ toute cette partie là de sa complexité.

    Mais pour en revenir à tout ce qui peut être le courage, le fait de ne pas abandonner quoi qu’il en coûte, de ne pas reculer, même quand on aimerait mourir parce que ça serait plus simple, ça n’a pour moi aucun rapport avec la virilité mais avec le caractère hardboiled des héros (dur(e) à cuire). Alors le concept d’hardboiled est bien plus complexe et moins manichéen que le héros viril et bourrin. Un héros hardboiled a le droit d’avoir peur, d’avoir mal, de douter, de pleurer. C’est même nécessaire. L’important c’est que quoi qu’il prenne dans la gueule, il se relève. Et il y a des héroines hardboiled (comme par exemple Beckett dans Castle ou l’inspecteur Mallory en polar, Thursday Next ou Honor Harrington). Mais il est vrai que les héroïnes hardboiled ne sont pas forcément légions dans les jeux vidéos.

    Ca me fait penser à Samus et Metroid. Alors moi, je suis un vieux joueur, je l’ai déjà dit. J’ai donc joué à Metroid sur NES, en ne sachant pas que c’était une femme dans l’armure. Et je me suis complétement identifié au personnage. Et quand j’ai su que c’était une femme. Et ben ça n’a rien changé. Et je joue encore parfois (uniquement à la version NES) et ben je continue à m’identifier au personnage. C’est d’ailleurs un point précis que je ne comprends pas lorsqu’on me dit qu’en temps que mec, je n’ai pas la possibilité de m’identifier à un personnage féminin. Parfois limite, j’ai l’impression que je n’en ai pas le droit, que presque ça serait mal. Donc de même qu’il me semble logique qu’une joueuse puisse totalement s’identifier à un personnage mec, il me semble tout à fait logique et normal qu’un joueur puisse s’identifier à un personnage femme. Parce que bon, si je ne devais pouvoir m’identifier qu’aux personnages masculin, trop grand, sans muscle et avec du bide, j’arrêterais de jouer ….

    Pour revenir à des faux arguments de justification des choses (je fais du coup directement référence à un commentaire), dire que Kratos doit être un bourrin ultra musclé parce que c’est un personnage antique, c’est à mon sens de la connerie. Kratos est un bourrin ultra musclé parce que dans l’imaginaire actuel occidental on pense que les mecs dans l’antiquité ils n’avaient que leur bite et leur couteau et que du coup des mecs héroïques de cette époque ils doivent être shootés à tout les anabolisant du monde.

    Par contre pour Street fighter, là tu as cédé à la facilité. Parce que tu présentes Guile, mais si tu regardes Chun li (je parle de l’édition Street Fighter 2 sur SNES), elle est aussi musclée que lui (voir plus). C’est simple dans la vie réelle, ses bras ferraient l’épaisseur de mes cuisses et ses cuisses celle de mon torse. (Mais par contre, différence d’époque peut être, niveau poitrine, elle est plutôt très très mal pourvue, …. ça a bien changé depuis avec les DoA:) ).

    Pour finir, je ne peux qu’être d’accord avec le fait que les modèles masculins et féminins que l’on nous donne à voir dans les jeux vidéos sont bien souvent ridicules de simplifications et d’exagération d’un trait unique (la femme à ultra forte poitrine, le mec ultra musclé et aussi bourrin qu’un bœuf) et que ces dit modèles n’ont donc aucun rapport avec la réalité. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il sont justement tellement sans aucune adéquation avec la réalité, qu’ils sont du coup pris pour ce qu’ils sont, des simplifications ridicules, des choses qui n’influencent du coup personne. ( ce qui n’est pas le cas des personnages de livres qui peuvent parfois être plus complexe dans la représentation qu’ils offrent de la réalité et qui donc à mon sens peuvent être de vrais modèles pour la « vraie vie »). Mais peut être que je surestime les gens ….

    par contre, conclusion deux, la citation du producteur de Lara Croft me choque. Je ne me reconnais pas du tout dans la description qu’il fait des joueurs tels qu’il les voit. Du coup, je viens de voir le trailer, typiquement Croft est du coup une héroine hardboiled. Quoi qu’il arrive, se relever, quoi qu’il arrive faire face. Et après le trailer, je comprends encore moins sa citation…

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  13. J’aime beaucoup votre série d’article qui est non seulement agréable à lire mais bien documentée, pertinente et accessible à tous (gamers-euses ou non).
    Je reste néanmoins un peu sur ma faim car j’aurais aimé que le raisonnement soit plus poussé et plus détaillé concernant certains jeux mais il est vrai que le sujet mériterai une thèse à lui tout seul.

    Par contre, je n’avais jamais pensé à cette dissociation entre personnages masculins potentiellement neutres alors que les personnages féminins toujours sont toujours personnifiés.
    Ce n’est pas un mal en soi d’humaniser les personnages mais c’est dérangeant de penser que les hommes représentent une telle norme que tout le monde, peu importe son sexe, peut s’y projeter ou bien les développeurs/joueurs sont tellement obnubilés par une représentation sexuée/hétérosexuelle/machiste de la femme qu’ils ne peuvent pas raisonnablement pas en faire un simple avatar.
    Par contre, comme personnage féminin neutre, je proposerai également Manon Baptiste de « Medal of Honor: Underground » (qui est sorti en 2000 sur Playstation). Cela fait longtemps que j’y ai joué mais il n’est ni sexualisée, ni incarnée à la troisième personne et on ne sait pas grand chose d’elle (je ne sais plus par contre si elle a une voix ou pas).

    Concernant le nouveau trailer de Lara Croft, ce qui me choque c’est que jamais un personnage masculin n’aurait été traité comme cela, et sûrement pas avec une tentative de viol (qui est semble réservée aux femmes alors que les hommes n’ont pas besoin de cela pour devenir des personnages héroïques et bad-ass).
    Plus la mise en scène qui a l’air de jouer à fond sur le voyeurisme et la sur-vulnérabilisation de Lara. Non, vraiment ça me choque que l’on traite comme cela le premier personnage féminin indépendant et fort perçu (et non créé) par le grand public.

    A ce propos, j’aurais aimé que vous fassiez une jonction entre cet article et les deux précédents en présentant un contre-exemple à l’hypervirilisation des hommes et aux rôles secondaires/potiches des femmes.
    En fait, j’aurais énormément aimé que vous parliez de la série « Silent Hill » (du 1 au 4) et de ses héros vulnérables et vulnérabilisés pour les besoins du scénario et du gameplay (qui est basé sur la fuite et non le combat) et aux personnalités humaines et complexes, bien loin des clichés inhérents aux hommes et aux femmes habituellement présentés dans les jeux vidéos.
    D’ailleurs le personnage d’Harry a été supprimé dans le film pour être remplacé par une femme car le réalisateur trouvé que la nature de Harry était plutôt féminine (je rappelle qu’Harry, héros du premier Silent Hill, est à la recherche de sa fille adoptive).
    Visiblement, les femmes sont systématiquement assimilées à de la faiblesse (alors que la peur et le dégoût sont avant tout des réactions humaines plutôt que genrées) et aux enfants.

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  14. Pingback: Retour vers le passé #4 « Digital Wanderer

  15. Ce qui se passe avec Lara Croft est ce qui se passe ré-gu-liè-re-ment dans le comics de super héros:

    le personnage féminin se doit d’être brisée, mise plus bas que tout, pour devenir « intéressante » (digne d’un drama, d’une histoire, de quelques pages).

    Je m’excuse, mais moi que Lara Croft ait des gros seins ou un décolleté, ça me dérangeait PAS du tout ! C’était un personnage actif d’une série de jeux vidéo rigolos (que j’ai vaguement joué un jour).

    Mais qu’on doive en faire quelqu’un de fragile pour lui justifier enfin un jeu + sophistiqué, ça me gène BEAUCOUP.

    En fait, l’idée me plairait bien : un jeu de survival, avec de _vrais_ salopards en ennemis, la tension, la trouille, etc, si c’était aussi des mecs se retrouvant démunis face au carnage. Mais non ça n’arrive pas.

    Les concepteurs le disent eux même : ils ont eu l’idée de rabaisser Lara, du temps de sa « jeunesse » et donc quand elle était une petite étudiante frêle et sans expérience… COMME PRESQUE TOUT LE TEMPS ! Bah, j’aurais préféré la Lara connue, s’écrasant avec sa troupe dans une ile pourrie, et qu’on doit incarner pour vaincre l’hostilité et mener tout le monde à bon port, etc.

    World of Warcraft : haaa, ce jeu a un potentiel de bons personnages féminins (et masculins), régulièrement gâchés pour faire la part belle aux muscles et super-puissance d’une poignée de mecs. (comme tout joueur qui lit les quêtes le sait, les bonnes histoires et personnages sont dans les quêtes annexes à la trame principale).

    Au bout d’un moment, des gens s’en émeuvent à Blizzard « boh alors, foutent jamais rien Jaina, Tyrande, Maiev, etc  »

    alors idée de génie : faire un roman (qui introduit la prochaine trame du jeu) entièrement voué à un de ces personnages : Jaina.

    ok. bon ben, le résumé du prochain livre c’est que Jaina va être brisée (« broken ») par un terrrRRRrible événement, qui la changeraAAAAa , sa cité détruite, ses rêves de paix anéantis, et passer de diplomate à guerrière magique-tout-ça-bidule. Bref, le personnage doit encore se bouffer un traumatisme en pleine gueule pour avoir droit à son histoire.

    Thrall, l’équivalent de superman dans Warcraft, lui dans son roman a le droit de _progresser_, de voir ses valeurs humanistes récompensées et confirmées, ses pouvoirs de grandir, de gagner le respect et l’amour d’une dame et d’être le HEROS : il n’est pas brisé, il n’a pas de traumatisme (perdre l’usage de ses jambes, se faire humilier ou voir tout son travail tué en direct) : il n’a qu’une progression continue vers la Lumière.

    Cette dichotomie est omniprésente et plus insidieuse que le fait que les filles soient jolies (et crétines) et les mecs musclés (et crétins) dans les jeux d’actions.

    L’auteur principal, Metzen, dit : vous verrez.
    Le fait qu’il ait été impressionné par l’écriture de Korra, personnage de la nouvelle série de dessin animé « the Avatar », me rassure pas.


    Y a quelques points qui me gênent dans l’article.

    en gros, je me sens forcé d’admettre certains points, alors je dois le dire

    Je n’ai jamais eu l’impression de jouer des coquilles vides pour que je reste distancié, et j’ai jamais eu de soucis avec des personnages affirmés (qui ont un nom, motivation, passif, et moteur de leur histoire etc).

    A l’origine, j’étais intéressé par un traitement de Lara Croft à la Uncharted 3 : une grande aventure avec Lara.

    je n’ai jamais eu de soucis pour « m’incarner dans un personnage féminin », que ça soit Amy Rose dans sonic adventures ou Faith (c’est une femme c’est bien, elle aurait pu être chose, à mon sens c’est une part de sa personnalité, pas là pour me vendre son cul) ou Samus, etc

    Samus ! bon exemple ! Avant, Samus était une guerrière dans une armure. On savait que sous l’armure y avait quelqu’un, et c’était pas le point : c’était un jeu d’action où il fallait tirer sur des monstres. Puis ze bonne idée : le choc : sous l’armure y a quelqu’un. très bien.

    Mais depuis des années, métroid est devenu moins l’armure et la guerre contre les monstres idiots sur lesquels faut tirer dessus, mais l’histoire de Samus (dans un jeu où faut tirer sur des monstres idiots, ça limite le potentiel hein). Depuis, Samus est en combinaison bleu moulante, on nous rappelle constamment que Samus est une femme (ça se voit), elle est meme parfois « fragileuh » et j’en passe. On ne m’a pas « sexualisé » Samus, on me l’a affaibli, mignonnisé pour me vendre elle et non plus le jeu et son action rigolote. Au passage elle n’est devenu que le cliché habituel de la femme brisée-traumatisme blablabla..

    A mon sens, on m’a blessé Samus pour m’imposer ce que je suis censé trouver excitant.

    Le glissement s’est opéré en plusieurs jeux, progressivement. Je considère que c’est dû à un abandon par Nintendo.

    La violence des exigences des joueurs de jeux vidéo :

    dans la beta de la première extension de World of Warcraft étaient ajouté les « elfes de sang ». Des elfes à la tolkien avec tout le tralala.

    Les nanas étaient fines, élégantes et jolies avec un coté garce bcbg (ha ben c’est l’humour américain), les mecs étaient fins, élégants et beau avec un coté bad-boy (ha ben c’est l’humour américain). Cool, enfin la possibilité de jouer un mage elfe raffiné et aux bras fins comme se doit d’être un bouffeur de livres de magie

    pas du tout du tout ! DES (pas les) joueurs se sont plaints fortement sur le forum du jeu pour inventer que les elfes étaient « gay » (je cite), maigrichon, etc

    Blizzard les a « musclé » (en grossissant le modèle 3D du personnage en gros, sur les cotés) et moi ça m’a brisé le coeur.


    Que les joueurs comme moi aiment voir des culs de jolie nana, c’est la réalité, mais acceptez quand je vous dis (et d’autres) que tout le temps, tout le temps, je suis confronté à ces personnages de femmes et d’hommes réducteurs et infantilisés (alors que soit disant adulte) qui ne sont pas moi et que je ne veux pas être. A la télé, en bd, cinéma et jeux vidéo.

    – Kratos me dégoute, spirituellement et physiquement.
    – Ivy, de soul calibur, fut un temps où elle m’apparaissait sexy, et ce n’était qu’un jeu de baston idiot, avant qu’ils l’enlaidissent à un point qui m’a horrifié.

    – Le Prince de Perse de 2004 me déplait, viscéralement. Le seul prince qui m’avait un peu plus est celui de 2009, ou au moins il discute (beaucoup) avec l’héroïne et n’est pas une bête de fureur sur-musclé. Evidemment, c’est le Prince de Perse qui s’est le MOINS bien vendu !

    J’angoisse que Zelda soit un jour transformée en sexy guerriere 110D avec une bad-attitude et un passé horrible. Ce qui signera la mort de Nintendo.


    Que pensez vous de Heavy Rain ?

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    • C’est d’autant plus dommage pour Lara Croft que ça ne correspond pas au « passé » décrit dans le livret qui accompagnait le CD du premier Tomb Raider.

      Dedans, Lara Croft riche héritière un peu creuse voyageait en avion avec son fiancé au dessus de la Cordillière des Andes. Crash, seule survivante, dans la neige, retour compliqué à la civilisation, début de la carrière « Tomb Raider ». Ca avait la classe, comme passé.

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      • Il s’agit du deuxième reboot de la série. Comprendre « On oublie tout et on recommence ». En gros, ça veut surtout dire « On commence une nouvelle série de jeux, mais on réutilise les titres des jeux qui ont bien marché parce que ça fait vendeur ».

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    • Merci pour ce long commentaire et ces nombreuses remarques pertinentes.

      Je ne connaissais pas l’exemple des romans de WoW, c’est très intéressant ! Par contre le fait que vous parliez de Samus me fait penser à un autre exemple que j’aurais pu inclure à la place de Lara Croft dans la dernière partie : Metroid Other M. On prend un personnage féminin fort, on tente de « l’humaniser », de lui donner une histoire…et on fait ça en la brisant, en l’affaiblissant, en la rendant « sensible » – c’est à dire peureuse voire lâche par moments, émotive et nécessitant la protection d’un homme. Encore une fois ce genre de développements personnages peuvent être intéressants, mais 1. pas sur des personnages préalablement établis comme badass… et 2. pas toujours sur des femmes !

      Par contre, je dois vous dire que le jeu de survival ou des personnages masculins seraient mis à l’épreuve de la sorte, avec de la peur, de la tension et de véritables émotions, il existe: c’est la série Silent Hill. Particulièrement le 2.

      Pour le fait que vous ne soyiez pas personnellement dérangé par l’incarnation d’un perso féminin, c’est tant mieux, et vous n’êtes pas le seul dans ce cas – d’ou l’importance de souligner aux créateurs que ce n’est pas un problème. Car je ne dis pas que les joueurs masculins ne veulent/peuvent pas s’incarner dans un perso féminin : je dis que les créateurs semblent les en considérer incapable, tant il refusent de prendre le risque de créer des persos féminins incarnables. Ce sont toujours des persos pré-définis indépendamment du joueur. Et quand Valve a tenté l’expérience avec Chell, on dirait malheureusement que ça pose effectivement problème à certains joueurs : une connaissance game-designer me faisait remarquer qu’il avait entendu de nombreux joueurs designer Chell comme « le bonhomme qu’on contrôle » pour esquiver le fait que ce soit une femme.

      Ca rejoint ce que vous dites sur les elfes « brisés » : les créateurs sont en partie coupable de ne pas proposer de modèles alternatifs, mais malheureusement lorsqu’ils essaient les joueurs (ou une partie, en tout cas) réclament les modèles stéréotypés. C’est le même souci qui s’est posé avec les femelles « laides » de World of Warcraft, je vous renvoie à l’article que je cite en footnote : http://www.wired.com/underwire/2007/05/sexual_dimorphi/

      Enfin, il est clair que la représentation de persos féminins unilatéralement sexualisés est très insultante non seulement pour les femmes (« vous ne pouvez rien être d’autre que des objets sexuels ») mais aussi pour les hommes (« vous n’êtes intéressé que par les seins et les culs »). D’ou l’importance pour les hommes de prendre également la parole sur le sujet pour dénoncer le problème, et heureusement ça se fait de plus en plus.

      Pour Heavy Rain, c’est un sujet compliqué ! Disons que sur les persos masculins il se rapproche de Silent Hill par moments : complexes, humains, faibles parfois, pleins d’émotions. Pour les persos féminins…c’est pas encore tout à fait ça. Cliché de « la femme indépendante mais pas tout à fait », quelques moments problématiques (le strip-tease dirigé par le joueur, qui se fait à bout de pistolet mais n’est pas présenté plus que ça comme une violence/agression sexuelle…), et une possibilité d’obtenir le perso féminin en romance, bien sûr. Mais c’est déjà mieux que la moyenne, et c’est encore heureux pour un jeu qui prétendait explorer des possibilités narratives plus profondes du média.

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  16. En fait je voulais débattre et avoir des propos constructifs (notamment évoquer de NOMBREUX exemples qui donnent à réflechir à l’auteur) mais le fanatisme et la condescendance de vos réponses aux commentaires ne prouvent qu’une chose : vous n’avez pris aucun recul sur le sujet ni abordé dans sa totalité (constat biaisé)…

    Si répondre par des insultes lorsque vous vous sentez acculées est la seule solution, alors je vous laisse dans votre marasme et accessoirement l’ignorance de l’histoire du jeu, et du jeu vidéo en général.

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    • Les trolls « t’y connais rien » et « espèce de féministe fanatique » sont déjà passés, va falloir faire preuve d’un peu plus d’imagination là 😀

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    • Je n’ai vu de réponses méprisantes et insultantes de l’auteur qu’aux commentaires eux-mêmes méprisants et insultants. La différence, c’est que Marlard ne fait pas semblant de vouloir discuter.

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    • Je trouve vos articles intéressants mais il faut aussi préciser que la création d’un personnage répond à une dynamique commerciale qui à pour but d’âtre lucrative (de plaire à un plus grand nombre donc) et ludique (incarner un G-I joe articulé en plastique, jouer à la poupée, érotiser le jeu etc…)

      Il n’y à qu’a voir Sonic, qui n’a été crée que dans l’optique de concurrencer Mario, et donc presque entièrement opposé à lui.
      Les créateurs sont donc parfois contraints à nous pondre des clichés ou revoir leurs copies pour moins de sensibilité et plus d’action (simple markéting)

      Il faut aussi voir dans des productions telles que Silent hill 2, une progression de ce media qui reste encore jeune non ?

      Bon courage pour le prochain article 🙂 .

      Ps : Moi je trouve que Drake est sensible et plutôt fragile malgré son côté baroudeur « grand public » . Par exemple dans le 3, il se trompe et est mystifié par sa propre quête. Les femmes ont aussi un gros rôle à jouer dans la série Uncharted. Chloé et Elena sont tout aussi déterminée et aventurière

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      • Ben la même chose que Lara pardi ! 😉

        Bon ok j’attends le prochain billet et je me la ferme ! :p… C’est juste que j’ai lu l’ensemble des 3 articles et du coup j’ai pris ça comme un ensemble.

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  17. Pingback: Bingo féministe et “mansplaining” « Genre!

  18. J’aimerais réagir avec des généralités mais aussi en parlant des bons élèves contre la domination masculine dans le jeu vidéo. J’aimerais juste rétablir la balance entre ceux qui fautent et ceux qui font des efforts. Les articles parlent de ces mauvais élèves mais absolument pas des bons ! Je ne dis pas qu’il faut ne pas voir les mauvais, mais parler du mal sans parler du bien, je ne trouve pas ça productif. (ok, vous parlez du « bien » avec les japonais, mais les US aussi font des bons pas de ce côté.) Désolé si j’emploie un côté condescendant ou « mansplaining ».
    Mais d’abord, je voudrais un peu « défendre » les game designers, graphistes derrière ces jeux qui peuvent véhiculer des images maschistes. Souvent, ces mécanismes sont inconscients et lorsqu’on ne s’y attarde pas, on peut s’enliser dans ces modèles culturels de domination masculine. Je ne dirais pas que « c’est pas de leur faute », mais presque. Je les défends mais je les condamne aussi. Ces personnes là doivent aussi faire preuve d’intelligence lorsqu’ils créent, comme tout le monde. D’ailleurs, il est intéressant de savoir que dans le jeu vidéo, le terme « character designer » fait référence aux graphistes et le personnage en tant qu’entité humaine (ou non d’ailleurs) ne dispose pas tout le temps d’une construction complète et bien pensée. Bref, les jeux vidéos sont le reflet de la culture générale, mais ça, tout le monde sait. Qu’ils soient des hommes ou des femmes, vu que la société est empreinte d’une domination masculine, cela se répercute sur la création de ces personnages. Je ne sais pas si vous créez des histoires, des personnages ou dessinez (ou ce genre de trucs), mais il est très facile et rapide de tomber dans ces clichés sexistes, nous sommes tous tentés par cette facilité. Évidemment, lorsqu’on se donne le mal de s’en détacher, cela donne des résultats probants et intéressants. Le domaine graphique, particulièrement, est propre à l’inspiration voire la repompe. Cela donne la reproduction de bien mauvais schémas masculins.
    Un jeu que j’aime bien dans cette création non-maschiste de personnages est League Of Legends ; c’est un modèle qui me semble plus sain et à relever. Même si parfois le graphisme des personnage est outrageusement genré (certains persos féminins ont des seins dignes de SoulCalibur), dans le fond, c’est équilibré. C’est à dire que les personnages féminins sont autant tueurs, assassins, supports, tanky que les personnages masculins. Les mentalités brutales ne sont pas l’exclusivité des personnages masculins.
    C’est pour ça que cet article me dérange un peu. Ok il y a des exemples qui dérangent, mais je trouve que des efforts sont faits en ce sens. Pareil, un jeu comme Team Fortress 2, même si il ne propose pas de jouer l’équivalent féminin des classes de soldat, va proposer des personnages masculins peu typés « grosses baraques invincibles ». Seuls le heavy et le soldier sont musclés, quoique le heavy soit plus gros que musclé. Et la popularité de ce jeu est aussi largement due à son design atypique, qui ne ressemble en rien aux call of duty. Pareil pour des grands succès comme Left 4 dead ou Half life. Dans Half Life, Alix est une scientifique qui est aux côtés de son père et qui peut comme Freeman tuer et établir des stratégies. Portal aussi, où il faut chercher à voir son propre reflet pour se rendre compte qu’on est une femme (et que ça ne change foutrement rien.) Vous citez Gears of War, et il est intéressant de voir qu’Anya, personnage secondaire, passe du statut de « Assistante bien planquée dans sa base » à soldat sur le terrain (et jouable même!).
    Le grand problème selon moi concernant les FPS est de ne pas avoir la réplique féminine non parodique des soldats. Dans la vraie armée, on ne voit pas de différence entre les hommes et les femmes lorsqu’on les voit devant nous, seul le pouvoir apparaît, obstruant le genre. En ce qui concerne la différence de statut, il y’a de grandes avancés à mes yeux.
    Concernant Lara Croft, je crois que ceux qui ont repris la franchise n’ont rien compris au film. Et pourtant, l’histoire du personnage est tellement riche et intéressant… !
    Voilà, je voulais soulever le fait que des efforts sont faits, et qu’on ne parle qu’assez peu de ces efforts fait en matière d’histoire. Je ne fais pas de déni de tout ce qui à été dit, juste un ajout.
    En fait, le problème se tourne autour du réalisme. Ca ne dérange pas de créer des hommes irréalistes et surpuissants, par contre les femmes, elles, doivent correspondre à des modèles de la société, tant sur la forme que le fond. Pourquoi ? Je nous le demande.

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  19. J’ai un joli contre exemple tout de même: Leisure Suit Larry (un jeu d’aventure). Dans le premier volet qui date des années 80, on jouait un homme plutôt chétif, peu séduisant. Le but du jeu était de séduire des filles plutôt girondes mais progresser dans le jeu cela signifiait se prendre râteau sur râteau (car ses techniques de dragues lourdingues ne fonctionnaient jamais) et les volets qui ont suivis ont toujours conservés le côté aguicheur et remettait le joueur dans une optique toute différente (les femmes ne fantasmes pas uniquement sur vos performances athlétiques ou la taille de votre… portefeuille). Réalisé par des mecs, ce jeu est pourtant le meilleur exemple d’un jeu qui parle de l’émancipation des femmes. Les femmes sont jolies et semble être des objets sexuels mais en fait, c’est tout l’inverse qui se produit.

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  20. Un exemple supplémentaire de personnage masculin qui a subit un hypervirilisation : Jim Raynor, de la série Starcraft. Dans Starcraft et Starcraft: Brood War, c’était un personnage héroïque un peu par accident, avec un visage assez doux et un côté « everyman » que je trouvais bien sympathique. Dans Starcraft II: Wings of Liberty, il est devenu un « action-hero » parfaitement stéréotypé, avec la mâchoire carrée qui va avec. Vraiment, du gâchis.

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  21. Un exemple supplémentaire de personnage masculin qui a subit un hypervirilisation : Jim Raynor, de la série Starcraft.
    Dans Starcraft et Starcraft: Brood War, c’était un personnage héroïque un peu par accident, avec un visage assez doux et un côté ”everyman” que je trouvais bien sympathique. Dans Starcraft II: Wings of Liberty, il est devenu un ”action-hero” parfaitement stéréotypé, avec la mâchoire carrée qui va avec. Vraiment, du gâchis.

    Et en parlant de mâchoires carrées, je peux pointer un défaut supplémentaire du système de modélisation faciale de Mass Effect 2 : j’ai essayé de me créer un perso masculin aux traits fins et délicats, j’ai eu vraiment du mal, à cause de la mâchoire carrée obligatoire.

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  22. Pingback: Joystick : apologie du viol et culture du machisme « Genre!

  23. Je ne vois pas vraiment où est le problème avec l’idée de présenter des personnages de jeux vidéos aux propriétés hyper masculine, voir à la limite du caricatural.

    Il y’a de nombreuses raisons et justifications pour cela.

    La première est, avant toute chose, que le publique visé est principalement masculin. Avec un tel type de publique, et surtout, dans un jeu d’action – je souligne le genre du jeu, parce qu’il est important – le besoin est de présenter une figure à laquelle le joueur peut s’identifier immédiatement, s’immerger dans le jeu et éventuellement, le faire un peu rêver.

    La plupart des jeux cités sont des jeux de type beat em all, FPS, d’action, ou autres jeux de combats. Il faut se rendre compte que dans ces jeux, la personnalité et l’histoire du protagoniste sont totalement secondaires et s’effacent derrière les mécanismes de jeu – le gameplay.

    Les différences entre les héros peuvent ajouter juste cette petite touche qui rend la franchise reconnaissable – comme par exemple, les réparties graveleuses et vulgaire de Duke Nukem, qui ajoutaient un charme comique dans le temps – mais ce n’est rien de plus que cela. Le gros du jeu est ailleurs.

    Dans ces jeux où les personnages sont principalement des guerriers, des soldats ou autre personnages de combattant, et sont censés être les meilleurs dans leur domaine, voir de véritables machines à tuer, il faut le physique à l’avenant. Ce ne sont pas des jeux à histoire où il s’agit de donner une véritable profondeur et des sentiments à un héros et renforcer son côté humain. L’idée principale du jeu et le concept du héros doit donc être présentée et synthétisée par son apparence physique. Ce ne serait tout simplement pas le même impacte autrement.

    C’est comme au cinéma. Pour un film d’action basé sur les scènes de combats armées, les explosions de véhicules etc… on va le plus souvent choisir un acteur balaise – dont le registre va être limité ( ou non )…

    A quoi cela servirait-il de donner un physique lambda, ou un physique de minet à Kratos: le jeu est un beat’m all, le scénario tient sur un mouchoir de poche, le héros est juste une machine à tuer cruelle et vindicative. Changer son physique ne servirait à rien et ne le rendrait pas plus attractif à un publique féminin pour autant.

    Evidemment, certains univers de jeu font dans la surenchère machiste un peu primaire; mais il ne faut pas en faire une généralité et prendre la chose au premier degré.

    Pour prendre l’exemple de Duke Nukem: qui pourrait prendre ce personnage au sérieux cinq minutes? C’est justement un personnage pensé comme une caricature des acteurs de films d’actions des années 80-90. Ses traits sont empruntés à Dolph Lundgren ( Ivan Drago dans Rocky 4). Lorsqu’on le voit faire des altères en buvant de la bière et en fumant le cigare, on se rend bien compte que c’est trop idiot pour être sérieux et on prend la chose comme elle est : du délire.

    Le jeu vidéo est devenu une industrie. Régentés par les lois de l’offre et de la demande. Les genre les plus populaires sont ceux qui demandent un investissement intellectuel minime: comme relevant du loisir. Les jeux d’actions seront forcément toujours devant ceux un peu plus complexes, comme les RPG…. d’où la profusion d’icone musculeuses…

    Mais il y’a vraiment peu à faire pour trouver des personnages des deux sexes, au physique et à l’attitude plus équilibrée et complexes dans d’autres type de jeux. Je trouve totalement stérile et de mauvaise foi d’aller critiquer des personnages de jeux d’actions et de violence car ils possèdent les traits appropriés au genre auquel ils appartiennent.

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    • « La première est, avant toute chose, que le publique visé est principalement masculin. Avec un tel type de publique, et surtout, dans un jeu d’action – je souligne le genre du jeu, parce qu’il est important – le besoin est de présenter une figure à laquelle le joueur peut s’identifier immédiatement, s’immerger dans le jeu et éventuellement, le faire un peu rêver.
       »

      NON !

      Il n’y a pas qu’un seul public.

      et c’est faux de dire qu’il est que masculin. Les éditeurs communiquent massivement vers tout le monde.

      et enfin, NON il n’y a pas qu’une seule masculinité.

      D’ailleurs, des montagnes de mumuscles+mentons carrés, ça me fait plutôt voir ailleurs. Aucun homme normal et sain ne ressemble à ça.

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      • Et pourtant, la grande majorité des gamers sont de sexe masculin et c’est d’autant plus vrai si l’on analyse le public des jeux susnommé (beat’em all, action, FPS, TPS, etc.).

        En outre, il en sera souvent de même pour les hommes que toute cette violence révulse. Ils se tourneront généralement vers d’autres styles de jeux.

        Ensuite, il ne faut pas prendre son cas pour une généralité.
        S’il est vrai que beaucoup de jeunes filles élevées à la culture asiatique/nippone populaire adhèrent massivement à un certain esthétisme androgyne, c’est loin d’être le cas de la majorité des femmes.
        En fait, tous les goûts sont dans la nature, mais ce n’est pas spécialement les hommes les plus efféminés qui auront le plus de succès en boîte ou dans le monde réel (pas non plus les plus « virils », mais en fait ceux avec la meilleure rhétorique).

        Enfin, votre conception de ce que doit être un homme normal et sain n’est que purement arbitraire et ne tient compte d’aucun critère subjectif. Tout ceci n’est, au fond, soumis qu’à des préférences personnelles.

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  24. « Cela va sans dire, mais ce Héros Viril Typique est évidemment hétérosexuel. Toujours. D’ailleurs les concepteurs de jeux prennent grand soin de rappeler ce fait »

    => Pas que les concepteurs hélas. Ça vient surtout du consommateur.
    J’me rappelle de la vague de protestation face aux premières vidéos du jeu Infamous 2, de Sucker Punch, pourtant déjà jouable dès l’E3 où cette petite polémique a émergé, où même si la chose n’était pas toujours formulée de façon aussi explicite globalement pas mal de monde trouvait que le héros avait l’air « trop gay ».
    Quelques semaines plus tard de nouveaux screenshots où Cole avait été subtilement relooké sont parus et ça s’est calmé (alors qu’ils ont juste changé sa coupe et durci un peu les traits du visage… faut pas chercher…).

    Juste une petite remarque aussi pour :
    « Même lorsqu’elles ne sont pas visibles pendant le gameplay, comme […] Samus de Metroid, les héroïnes sont abondamment mises en scène lors de cinématiques ou dans le marketing qui entoure le jeu. »

    => C’est devenu vrai, mais à la base c’était pas du tout le cas.
    En 87 sortait Metroid premier du nom sur NES.
    Que ce soit en japonais ou en anglais le boitier du jeu ne faisait mention de Samus Aran que comme un chasseur de prime sans indiquer si c’était un homme ou une femme (ces grammaires ne rendant pas le genre aussi visible que la nôtre).
    Quelques mois après la sortie du jeu, un magasine américain avait lancé un concours de dessins Metroid Prime et avait publié plusieurs fanart où Samus était représenté sans son armure… Et ces dessins représentaient uniquement des hommes (Samus était aussi souvent représentée comme étant entièrement robotique).

    En fait personne avait catché que Samus était une femme à ce stade de la saga, tout simplement parce que le seul moyen de voir Samus sans son armure était de finir le jeu (ce qui relevait en soit d’un bel exploit vu que le machin était bien corsé) suffisamment rapidement pour bénéficier d’une fin ou Samus retire son casque ou toute sa combi, dévoilant sa longue chevelure et sa poitrine exagérée (pour leur défense, vu la résolution du jeu sans ça on aurait pas pu faire la différence avec les pectoraux d’un homme).

    Si certains ont réussi cet exploit, l’info n’avait pas encore trop fuité à l’époque (ère pré-Facebook en même temps 😛 ), Nintendo n’a absolument pas joué là dessus et l’utilisation de Samus en tant que personnage ouvertement féminin n’a commencé qu’à partir de Super Metroid (avec cette pub comme on en fait plus de nos jours par exemple : http://www.youtube.com/watch?v=aG6c2JOuGuk )

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  25. J’ai du mal a comprendre, on reproche a des jeux vidéo ciblant un public masculin, de mettre du contenu plaisant aux hommes. Donc au principe de l’égalité, on devrait habillé tout les hero en rose et leur coller un tutu en plus d’un AK et d’une ceinture de grenade… ca va devenir compliquer pour ce caché dans le noir, ou dans les buissons. Cependant on pourra les faire rose avec des jolie arc en ciel dans le font aussi.

    Arretez vos conneries, laisser le contenu masculin dans les jeux masculin et si des femmes ou hommes montrent qu’ils sont intéressées par un autre style de jeux, la sacro-sainte envie de profit des éditeurs vous l’apporteras. OH…MAIS… sa existe deja…!!

    Les vraix égalités c’est de reconnaître que les gens sont différent, et de proposer des solution satisfaisant tout me monde. Faire un seul et unique contenue visant tout le monde est une aberation

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    • palme du commentaire ouvertement sexiste . ce qui est critiquéc’est le sexisme, les stéréotypes de genres à outrance dans les jeux vidéo . les gens sont différents c’est à dire les femmes ont des tutu rose et les hommes des gros fusils . Ouai .

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  26. Donc, tu râle parce que les personnages masculins sont trop masculins… puis tu râle à propos des androgynes ? Il faudrait savoir.

    Tu fais aussi vraiment beaucoup d’oublis au court de cet article. Mass Effect 3, sorti trois mois avant la publication de cet article, donnait la possibilité de changer la jaquette pour avoir Femshep à la place de Maleshep (même position, même air colérique, tout pareil), et offrait une option de romance homosexuelle pour Maleshep (c’est pas beaucoup, mais c’est déjà ça). Parlons en un peu de Femshep, tiens. En voilà un personnage féminin fort, que tu semble complètement oublier. Elle n’est pas plus faible que Maleshep, et la doubleuse (surtout en anglais) arrive même à être bien plus convaincante et charismatique que la version masculine du même personnage.
    Et tant qu’on est sur les jeux Bioware, n’oublions pas Dragon Age 2 qui, même s’il était médiocre, offrait un pléthore d’options de Romance, gay, hétéro, lesbiennes, et j’en passe. Aucune précision là dessus non plus.

    Quant aux personnages masculins bien baraqués, rebelles et forts, tu semble oublier que personne n’aime ces personnages. Il y a quelques exceptions, mais dans la majorité, les personnages que tu as cité ne sont pas appréciables, et le peu qui le sont ont d’avantage pour eux qu’un tas de muscles. Kratos est intéressant parce qu’il a un background riche et une histoire tragique, à laquelle il est dur de s’identifier mais que l’on peut suivre avec un certain intérêt, Artyom de Metro 2033 (qui n’est pas du tout barraqué d’ailleurs) suit au fil de son aventure une évolution psychologique qui l’amène d’un homme relativement innocent et simple à un meurtrier sans pitié, qui vient à en anéantir une race entière sous les ordres d’autres individus, John Marston passe l’intégralité du jeu à tenter de sauver sa famille, se salissant les mains à s’en incruster le cambouis sous la peau, véhiculant des thèmes comme le sacrifice, l’importance de la famille, la circularité des choses avec une fin que je ne révélerais pas (mais tu devrais au moins la savoir, si tenté que tu ai joué au jeu, ce qui me paraitrait logique vu que tu le critique), et Dante… j’arrive même pas à croire que tu aie inclut Dante à cette liste. As-tu joué au jeu ? J’en doute sincèrement, vu comme tu as complètement prit le personnage à côté de la plaque. La croix qu’il porte à même la chair est un tissu sur lequel est inscrit toute son histoire et tous ses pêchés, l’homme suffisamment criminel pour être éligible à n’importe quel cercle de l’enfer – il a trompé sa femme (luxure), s’est soulé à des banquets (gloutonnerie), est parti en croisade pour l’argent et l’absolution (cupidité), a été colérique toute sa vie (colère), a voulu outrepasser le jugement de dieu (hérésie), a massacré une bande de prisonniers sans défense (violence), a rompu le lien sacré du mariage avec sa femme en la trompant et en déniant les faits (fraude) et a trahit son beau-frère ainsi que dieu (trahison). Le jeu même a comme thèmes le pardon, le fait d’assumer ses actes, l’absolution, et le repenti.

    Je pourrais continuer avec beaucoup de personnages de cette liste mais je crois que tu n’as en fait joué à aucun de ces jeux, et si tu y as joué, tu étais trop concentrée sur la misogynie apparemment constante de ces titres pour te concentrer sur les personnages. Difficile de s’éloigner des stéréotypes masculins des personnages de jeux vidéos quand les féministes comme toi refusent de voir plus loin que le character design, et sont tellement résignées à se plaindre qu’elles râlent à propos de tout, que ce soit un personnage super viril ou même androgyne.

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  27. Votre parti pris me navre…
    Ne prendre que des jeux de bastons comme référence pour déclarer que les jeux vidéos sont hyper virils ne m’apparait pas très honnête intellectuellement. Les jeux type objets cachés, type art of murder, à énigmes, à enquêtes, de simulation, de gestion (…) semblent constitué un « oubli » de votre part. Oubli d’autant plus dérangeant que ses jeux semblent les plus prisés par les femmes. Mais peut être que votre propos était :  » nous n’avons pas de jeu de bastons pour nous les filles ». Alors ma chère retrousser vos manches !
    Quand aux réponses : avenantes et sympathiques lorsqu’il s’agit visiblement de femmes, sans réponses ou exagérément insultantes (« connard », « merde ») lorsqu’il s’agit d’hommes, intéressant…
    Enfin, à la lecture de votre article, une question me taraude, elle pourrait apparaitre, j’en conviens, inconvenante, mais est somme toute indispensable pour comprendre d’où l’on parle : Etes vous lesbienne ?

    Je vous remercie de votre attention et souhaite pouvoir vous lire prochainement.

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    • Ouh, celui là, il me plait…
      Je vais juste réessayer une réécriture, parce que ce commentaire là, il le vaut bien.

      Herm…
      « Ma pauvre enfant, faites donc attention, vous ne trouverez jamais d’un homme qui veuille de vous en parlant sur ce ton…
      Ne parler que de la boxe comme d’un sport hyper viril n’est pas très objectif. Il existe pleins de sports très adaptés aux femmes, tel que le criquet, la danse, la natation.
      Il ne faut les oublier voyons.
      Mais si vous persistez a vouloir boxer, il ne faut pas vous plaindre de recevoir des coups. L’égalité est là, ne vous en plaignez pas.
      Quand aux réponses que votre diatribe génère, quelle débauche, quelle mépris…
      tsk tsk tsk, je suis vraiment très déçu.
      A la lumière de votre texte, une question me taraude. Elle risque de vous choquer, mais ne vous en offusquez pas, elle est tout à fait légitime pour cerner la validité de votre propos: souffrez-vous d’une maladie mentale incapacitante?
       »

      A lire sur le ton « une figure (masculine) d’autorité fait la leçon à un enfant ».
      Alors Thierry, je me permet de te le dire, mais la lecture de ton commentaire, c’est exactement comme ça qu’elle à sonné dans mon crâne.
      Je ne vais pas t’insulter, car j’ai espoir que ce soit de l’ignorance qui t’as fait écrire le torchon qui est plus haut.
      Essaie de réfléchir à tes paroles, et de voir en quoi elles sont l’illustration même du sexisme.
      Mais si tu trouves que ton commentaire n’as pas besoin d’une relecture et que tu ne vois pas en quoi il est déplacé; dans ce cas, tu auras mérité des insultes.

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      • Bonsoir à vous autre Thierry,

        Les phrases que vous prêtez, et que vous tournez en dérision ne sont dites que de vous seul. L’insulte, la dérision, l’anathème sont des choses aisées, l’argumentation et la compréhension de l’autre le sont souvent moins.
        J’aurais préféré que l’auteure me répondent mais puisque ma bêtise semble rendre mes interrogations et mes arguments si inintelligibles je m’en vais donc tenter de vous les expliciter.
        Où veut en venir l’auteure ? -a) Se plaindre que « LES » jeux vidéos sont sexistes. Factuellement faux : Dans 90% des jeux produits, il n’y a pas de genre.

        -b) L’auteure se plaint qu’elle ne retrouve pas son compte dans les jeux de combats, qu’elle aime donc mais qui seraient trop machistes à son goût : d’autres intervenants ont essayé de montrer que l’accusation toute à charge était un peu rapide et simpliste avant de se faire cordialement insulté. Ainsi dans Skyrim et toute la série des Elder Scroll, contrairement à ce que laisse présager la couverture, le personnage principal peut de manière indifférenciée être femme ou homme, dans la hiérarchie de l’univers (pouvoirs, royaumes, guildes) le sexe n’a pas d’importance, il est possible de se marier entre membres du même sexe, enfin la femme n’est pas représentée de manière plus sexy que l’homme. Je pourrais prendre d’autres jeux en exemples…
        -c) L’auteure se plaint qu’il existe des jeux qui ne correspondent pas à la vision idéologique qu’ elle a du monde et voudrait ? (…les voir supprimer ? Sans se demander s’ils n’apportent pas quelque chose à d’autres qu’elle ou demander à ceux à qui ils semblent apporter quelque chose, en quoi ils leurs semblent nécessaires ?)
        -d) L’auteure se plaint « sincèrement » qu’elle ne trouve pas chaussure à son pied en matière de jeux de combat et en ce cas ma réponse non pas condescendante mais logique : vous ne pouvez reprocher à d’autres que vous de ne pas savoir représenter et satisfaire votre imaginaire : faites le.
        -e) L’auteure se fout comme d’une guigne du jeux vidéo, mais entend bien faire du buzz avec quelques vieilles lunes rances, un peu de mauvaise foi, et un soupçon de misandrie.
        Je n’ai pas d’avis arrêté sur ces questions, justement mon interrogation demeure.
        Vous comprendrez alors peut être mon interrogation sur le genre de l’auteure, qui sur un blog qui s’intéresse aux genres ne m’apparait pas si déplacé que cela.
        Je suis moi même à votre disposition si la question vous intéresse.
        Enfin si ma question sur le genre de l’auteure avait un rapport avec mon soupçon de misandrie : oui évidemment. Tous les adjectifs concernant les hommes sont dépréciatifs et ce dans tous les sujets de l’auteure : la question me semble légitime.
        Sur ce, bonjour chez vous !

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        • Peut-être que ce ton sentencieux serait plus justifié si vous preniez deux minutes pour lire une définition du genre. Je ne suis pas l’auteure de l’article (SCOOP: « auteure » > elle se considère de genre féminin), seulement la propriétaire du blog, et vous m’avez bien fait rire. https://cafaitgenre.org/genre/

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      • Je pense que le 1er Thierry a fait une erreur stratégique avec sa question « êtes vous lesbienne » qui, il est vrai, n’apporte pas grand chose à la discussion (à vrai dire je ne vois même pas du tout où il veut en venir). Mais si on fait abstraction de cette question déplacée et donc contre-productive, je ne vois pas ce qu’il y a d’insultant dans son commentaire, qui pointe des faiblesses dans l’argumentation proposée dans l’article.

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      • je ne peut pas répondre à votre réponse, donc je poste ici.
        Je me suis laisser emporter, c’est vrai et je l’assume.
        La dérision n’était là que pour appuyer la lecture que j’ai eu de votre commentaire, et essayer de guider la votre.

        >>a) Se plaindre que “LES” jeux vidéos sont sexistes.
        >>Factuellement faux : Dans 90% des jeux produits, il n’y a pas de genre.
        Je ne suis pas un grand joueur, ni un spécialiste, mais dans tous les jeux auxquels j’ai joué récemment (Skyrim, fallout 3, the witcher, saint row the third pour les plus importants) la question n’est pas si il y a un genre ou non, mais la reproduction de clichés.
        Skyrim (et fallout) vous laisse jouer un homme ou une femme de manière libre, en effet. Je ne les trouves pas genrés non plus.
        Mais je ne pense pas que ce soit forcément d’empêcher ou d’autoriser le jeux dans la paux d’un homme ou d’une femme qui fasse tiquer mar_lar, mais la représentation de clichés sur les femmes.
        The witcher (comme cité dans l’article): dans chaque chapitres, le héro peut séduire une femme et sera récompensé par une belle carte la représentant en général bien peu vêtue. Et ne vous attendez pas à rencontrer un personnage féminin qui fasse autre chose que de travailler à la ferme (la laitière), colporter des ragots (la citadine), arpenter les rues (les ) ou soigner les blessés (infirmières, médecins ou nonnes).
        Saint row: à l’exception de Shanti, « toutes des putes ». Et il ne faut pas hésiter à les vendre ou les faire travailler pour gagner de l’argent. Et même Shanti se débrouille pas mal dans le genre bimbo.

        De mon point de vue, il est là le soucis. Le reproduction de schémas qui justifie ces situations.

        >>-b) L’auteure se plaint qu’elle ne retrouve pas son compte dans les jeux
        >>de combats, qu’elle aime donc mais qui seraient trop machistes à son goût
        Je n’ai absolument pas compris l’article de cette manière. Son auteure s’est plein de la représentation des personnages qui sont fait pour sublimer un genre très normatif et fantasmé. Il ne s’agit pas de goût, mais de représentation sociales de ce que devrait être un homme.

        >>-c) L’auteure se plaint qu’il existe des jeux qui ne correspondent pas
        >> à la vision idéologique qu’ elle a du monde et voudrait ?
        Elle voudrait que les hommes s’en rendent compte, je pense.
        Les schémas reproduis dans les jeux sont directement tirés des schémas comportementaux qui ont cours en société, et même si on peut revendiquer « une certaine liberté » dans un jeux vidéo, ça ne nécessite pas de rabâcher ces schémas à tour de bras. On appelle ça de l’endoctrinement.

        >>-d) L’auteure se plaint “sincèrement” qu’elle ne trouve pas
        >> chaussure à son pied en matière de jeux de combat
        voir le point c

        >>-e) L’auteure se fout comme d’une guigne du jeux vidéo, mais entend
        >> bien faire du buzz avec quelques vieilles lunes rances, un peu de
        >> mauvaise foi, et un soupçon de misandrie.
        Et revoilà l’argument massue. « Elle est frustrée », « Elle est mal baisée », « Elle ne cherche que l’attention ».
        Ca vas de paire avec les « mais on rigolais », les « c’est pas méchants » et les « habillée comme ça!? mais faut pas vous étonner que ça vous arrive voyons ».
        C’est exactement ça, le sexisme. C’est de vouloir expliquer à une femme comment elle devrait interpréter les choses, et pourquoi ces choses sont comme elles sont, mais surtout ne pas les remettre en questions et rester tranquillement dans leur cases.
        Et c’est surtout exactement ce genre de commentaires qui m’a fait sortir de mes gonds hier soir et taper ma réponse initiale.
        Ce n’est pas de la misandrie que de vouloir que nous, personnes de genre masculin (genre, pas sexe!) prenions un peu plus conscience des processus d’appropriations de l’espace publique, quel que soit le média utilisé.

        >> Tous les adjectifs concernant les hommes sont dépréciatifs et
        >> ce dans tous les sujets de l’auteure : la question me semble
        >> légitime.
        On as décidément une lecture très différente de ces textes, car personnellement, je n’y ais jamais senti un ton dépréciatif.
        Mais il est clair que si vous chercher à avoir un rapport de dominant et d’expert, vous ne le trouverez pas.

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  28. Je ne suis pas d’accord quand vous dites qu’on n’incarne pas Samus Aran.
    Pour moi, dans la série Metroid Prime notamment, le personnage s’efface complètement à la manière du Master Chief dans Halo et n’est qu’un réceptacle pour le joueur.

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  29. Merci et bravo pour cette série d’articles très intéressants (ainsi que pour les commentaires rigolos qu’ils ont engendrés)

    En bon fanboy (que voulez-vous… l’adolescence laisse de vilaines traces) je vous ferais remarquer que contrairement à ce qui se passe dans FF8, c’est bien le héros de FF7 qui se fout dans la grosse panade et qui est secouru par sa future nana. Mais si, Tifa, celle avec les gros nichons… BON OK OK OK SI ON A MEME PLUS LE DROIT AUX GROS NICHONS MOI J’ARRETE LES JEUX VIDEO.

    Bon courage pour la suite ! Je me doute combien c’est difficile de lutter pour l’égalité homme/femme quand on est une femme sans être taxée de mal baisée ou de gouine, voire des deux.

    Un homme qui a d’excellentes amies gouines et/ou mal baisées

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  30. On notera que l’essentiel des exemples de jeux choisis dans cet article sont des jeux d’action (tir, baston…), genre généralement plus populaire auprès des garçons que des filles. C’est un peu comme si on écrivait sur la représentation des hommes au cinéma en ne parlant que des films d’action avec Bruce Willis, Stalone et consors.

    Le panorama est à mon avis biaisé par ce choix qui n’est pas représentatif, comme si l’échantillon avait été choisi dans le but d’illustrer un propos dont la conclusion était connue avant l’analyse.

    Les représentations dans les autres types de jeux sont souvent très différentes. Cf. Guybrush Threepwood dans Monkey Island par exemple, qui est l’exact opposé de ce qui est présenté ici. Ou encore les personnages dans les jeux de stratégie, dans lesquels on trouve rarement les attributs décrits/critiqués ici.

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    • C’est faux, les femmes adorent les jeux de bastons, quand ils ne sont pas sexistes. Et de toute façon vous connaissez beaucoup de bons jeux vidéos ( j’ai dit beaucoup) , qui ne sont pas des jeux de baston?
      Bref 90% des jeux , des bons, jeux, des jeux kiffants, des jeux avec des moyens , du game play , sont des jeux de bastons pour mecs, et sont sexistes , et au fait , pourquoi le fait de viser un public masculin , devrait forcément passer par du sexisme? .

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      • Non, c’est ce que tu dis toi qui est faux. Tu fais de quelques exemples une généralité. DE MANIERE GENERALE, le jeu de baston n’est pas un des genres vidéo-ludiques préféré des femmes. Ce n’est pas parce que TOI, tu aimes les jeux de baston, que les les femmes de manière générale aiment les jeux de baston..

        « Et de toute façon vous connaissez beaucoup de bons jeux vidéos ( j’ai dit beaucoup) , qui ne sont pas des jeux de baston? »
        Euh, oui ? Énormément même. Tu veux une liste ? Déjà, le fait que tu évoques « les moyens » (financiers j’imagine) comme critères pour un bon jeu prouve que ta culture video-ludique est assez restreinte.. Le fait que tu penses que 90% des bons jeux sont des jeux de baston me conforte dans cette idée..
        Et enfin, pourrais-tu m’expliquer en quoi les jeux de baston actuels sont « pour mec », et sexiste ?

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      •  » Et de toute façon vous connaissez beaucoup de bons jeux vidéos ( j’ai dit beaucoup) , qui ne sont pas des jeux de baston? »

        FACEPalm ! euh oui, Beyond the Good and Evil, Rayman 3, Final Fantasy VII, Limbo, Braid, Halo 1.2.3, Uncharted, Woodruff, Monkey Island 1.2.3, Day of the Tentacle, Metroid Prime, Prince of Persia, Assassin’s Creed, Perfect Dark, Goldeneye, Splinter Cell, Populous, etc. etc. etc. je continue ou ces suffisants ?

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  31. Artricle très intéressant sur un sujet auquel je commence à m’intéresser. Je ne me risquerais pas à me prétendre « gameuse », au risque d’étaler mon inculture passionée sur ce vaste sujet. J’aimerais seulement apporter un contre-exemple (mais pas une contradiction, je suis d’accord avec l’idée générale) à l’idée qu’une héroïne de jeux vidéos n’est pas « jouée » de manière immersive, mais seulement accompagnée, voire protégée par le joueur… Dans Portal, le personnage incarné est une femme, Chell, et ce jeu est pour moi l’un des plus immersifs auquel j’ai pu joué. Bien sur, la vue subjective joue (sans mauvais jeu de mots), mais n’est-ce pas le cas également dans Metroid? Le principe du jeu est tellement déroutant dans les premiers temps qu’on s’immerge complètement dans le jeu. En plus, on découvre quasiment par hasard, au hasard de deux portails placés en miroir, l’allure et donc le sexe du personnage. Sans aller jusqu’a dire que Portal est un jeu féministe, c’est peut-être un des jeux les plus avancés à ce niveau-là. Ou en tout cas un des moins machiste :p!

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    • Vous avez raison, Portal est certainement à part, dans la mesure où le sexe de Chell n’a aucune importance. C’est juste un détail, finalement. Et comme vous l’avez souligné, on a tellement rarement l’occasion de la voir qu’on ne peut pas accuser les designers d’avoir utilisé son sexe pour faire du fan-service (elle n’apparaît même pas sur les boîtes, il me semble). Non, il se trouve juste que c’est une femme, ç’aurait pu être un homme, ç’aurait changé tellement peu de choses au bout du compte qu’on peut facilement considerer ce jeu comme égalitaire. Et le plus fort, c’est que ç’a été fait comme ça, en passant, sans en faire tout un foin. En toute modestie. Je trouve ça encore plus puissant que si ç’avait été utilisé comme argument marketing.

      Mais, euh, votre commentaire aurait été davantage à sa place sous le premier article, il me semble.

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      • La 1ere fois que j’ai joué à Portal et que j’ai vu mon personnage et constaté que c’était une fille, j’ai pensé « Oh c’est marrant steam m’a mis un perso féminin parce que je suis inscrite sous un compte marqué féminin, j’aimerais bien voir la tête du perso mec ». Il ne m’était pas venu à l’idée que officiellement le perso soit une fille.

        « Et le plus fort, c’est que ç’a été fait comme ça, en passant, sans en faire tout un foin. En toute modestie. Je trouve ça encore plus puissant que si ç’avait été utilisé comme argument marketing. »

        Carrément. En plus Shell n’est pas spécialement mignonne mais pas moche non plus, elle est « normale » et cool en même temps.

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    • Vous avez raison, Portal est certainement à part, dans la mesure où le sexe de Chell n’a aucune importance. C’est juste un détail, finalement. Et comme vous l’avez souligné, on a tellement rarement l’occasion de la voir qu’on ne peut pas accuser les designers d’avoir utilisé son sexe pour faire du fan-service (elle n’apparaît même pas sur les boîtes, il me semble). Non, il se trouve juste que c’est une femme, ç’aurait pu être un homme, ç’aurait changé tellement peu de choses au bout du compte qu’on peut facilement considerer ce jeu comme égalitaire. Et le plus fort, c’est que ç’a été fait comme ça, en passant, sans en faire tout un foin. En toute modestie. Je trouve ça encore plus puissant que si ç’avait été utilisé comme argument marketing. Le PJ de Portal se trouve être une femme parce qu’après tout pourquoi pas.

      Mais, euh, votre commentaire aurait été davantage à sa place sous le premier article de la série, il me semble.

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  32. J’arrive après la bataille on dirait, mais je me permet quand même de répondre. Ca fait peur de voir autant d’agressivité de la part de Marlard en réaction à quelqu’un en désaccord avec l’article.. Vous écrivez un article pour défendre un point de vue, quelqu’un le lit est n’est pas d’accord, explique également son point de vue, et vous le traitez de « connard » et de « merde » ? Comment voulez-vous ne pas passer pour une « harpie féministe » avec ce genre de réaction ?
    En 2 commentaires, vous décrédibilisez totalement les actions féministes. Au plaisir de ne pas vous connaître, vous m’avez l’air d’une vraie sale conne aigrie (traiter une féministe d’harpie et d’aigrie, je suis bourré de clichés dis donc)

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  34. Bon, j’ai pas tout lu. D’une part parce qu’avec tous les autres articles, ça fait beaucoup à lire, et d’autre part parce que y’a une belle tartine rien que dans celui ci.

    Mais comme je suis un homme, et donc, que mon appendice cerebral est actuellement occupé à produire des gamètes, la bienveillante rédactrice du blog ne m’en voudra probablement pas de m’être contenté de regarder les images; comme un bambin qu’on aime bien pour la légèreté de sa réflexion.

    Enfin passons. Si je réagis, c’est non pas pour provoquer un troll sur le fait que le matchisme provoque le féminisme (ET VICE VERSA); mais pour parler du choix des images.

    Première chose: il est clair et évident que certaines images (MW, COD, Crysis, etc.) sont bien choisies et conviennent parfaitement au fond de cet article.

    Seconde chose: mais, il est certaines images dont la présence ici m’interpelle. Je m’interroge même quand à la réelle recherche que l’auteure à pu faire avant de les coller (trop vite?) au milieu de cet article. Je parle d’images comme les jaquettes de Deus Ex (où on voit un mec athlétique, mais pas au point caricatural, dans des vetèments plutôt classes) ou encore celle de Fallout New Vegas (où là, on ne peut même pas juger de la corpulence du modèle; just savoir qu’il est habillé et qu’il porte un masque… Ce qui, quand on connaît l’univers du jeu, n’interpelle en RIEN).

    Une question, pour finir :

    Que pense l’auteure d’images comme celles c-dessous (et, OUI, je les ai triées; NON, je ne remets pas en question que l’univers des jeux vidéo est mysogine) ?


    http://static.fimfiction.net/images/story_images/41012.jpg?1343363227


    SPOILER (reversed) :

    .semmef sed setuot tnos eC

    : )uej ,mon( noitirappa’d erdro’l snaD

    )diortem( sumaS
    )egdE s’rorriM( htiaF
    )livE dna dooG dnoyeB( edaJ
    )2 efiL flaH( ecnaV xylA
    )latroP( llehC

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  37. Je vais essayer de faire court.
    D’une part, je tiens à dire que je suis d’accord, à fond, sur la façon dont les jeux vidéos utilisent des clichés sexistes pour se vendre.
    D’autre part, cet article m’a énervé, vraiment. Maintenant je me suis calmé et j’analyse pourquoi ça m’a tant énervé. Pourquoi quelqu’un comme moi, mec tout à fait réceptif aux théories féministes et désireux d’être de plus en plus conscient du sexisme autour de moi, je fulminais en lisant ce qui est un article argumenté sur un sujet important : la représentation des genres dans le marketing de la culture de masse. Pourquoi, oui, j’ai failli partir dans les gros mots de « féminisme fanatique hystérique » et toutes ces conneries alors que ça n’aurait absolument rien apporté (et que c’est faux).
    Je pense que ça tient au fait que c’est encore une fois un pamphlet (c’est pas un gros mot mais j’aimerais bien qu’au moins ça soit admis), c’est à dire une dénonciation en bloc et en détail. C’est aussi, je pense, un exemple de ce qui m’énerve dans pas mal de mots en « -isme », que je sois sensible à l’idéologie derrière ou pas : le fait que toute petite chose se doit d’être replacée dans un contexte qui est prédéfini par cette idéologie. Du coup les exemples se trouvent à la pelle, et même s’ils sont souvent pertinents, ils ne vont toujours que dans un seul sens.
    Et c’est là qu’on arrive au cliché de l’hystérique féministe, mais aussi à l’anar qui se bat contre des moulins à vent, au syndicaliste qui dit toujours « NON ! au traité de machin ». Et les gamers, qui n’aiment pas voir leurs jeux préférés attaqués, réagissent brusquement, et les féministes les traitent de connards (oui, là dans ta réponse à ce commentaire, tu m’as déçue, Mar_lard. J’ai trouvé assez inutile, tu aurais pu te contenter de « j’ai pas le temps ». J’ai ressenti l’insulte comme un aveu d’échec à te justifier, alors qu’il y avait matière à contester son commentaire, comme il y a matière à contester ton article). Et tout le monde campe sur ses positions.
    Je suis d’avis que même si les coups de gueules et les pamphlets sont très utiles, il faut savoir à qui on s’adresse et quand faire de la pédagogie et pas faire un article comme celui-ci qui m’apparaît plus comme un prêche pour convertis, un trollbait pour les autres.
    Par exemple, il aurait fallu mettre plus en avant le fait que tu parles d’un mouvement général lié aux contraintes financières et au cercle vicieux du « les joueurs veulent du muscle et de la fesse -> ils reçoivent du muscle et de la fesse -> ils en redemandent » etc. Nuancer un peu, par exemple : « oui ce design de perso se justifie parce que quand même dans l’histoire Kratos est animé par la haine et c’est le dieu de la guerre, mais il faut se demander pourquoi on nous sort sans arrêt ce genre de jeu et que c’est le mainstream, alors que les persos nuancés ne se retrouvent que dans les prods plus modeste ou dans l’indé ».
    Tu vois, ce genre de choses, qui ne donnent pas l’impression (note le mot « impression » qui indique que ça n’a pas grand-chose à voir avec ton but réel) que tu ne fais qu’attaquer des trucs qu’on aime, que tu cherches à nous culpabiliser d’aimer bousiller des machins avec des gros guns et des haches dans la peau d’un demi-dieu qui se tape des bonnasses. Alors qu’a priori tu aimes ça aussi, sinon tu n’aurais pas pu aimer le jeu vidéo au point d’amasser tant de connaissances dessus.
    Alors oui, t’en as peut-être marre de nuancer, et ça te semble important que putain, tous ces gens ils devraient comprendre bordel de merde. Alors tu écris un article à charge. Mais la pédagogie (et c’est ce qu’il me semble de plus important en ce moment en matière de féminisme : la pédagogie et montrer au gens que non tu n’est pas hystérique ni parano et que tes idées se tiennent, afin que féministe cesse d’être une insulte pour certains et que les idées germent) c’est une affaire de patience et de répétition, tous les maîtres z’et les maîtresses d’écoles pourront le confirmer 😉

    Bon, j’ai pas réussi à faire court, loin de là. Veuille noter quand même :
    -je suis un mec et je ne t’ai pas parlé sur un ton condescendant, j’espère qu’on sera d’accord là-dessus. Je ne te demande pas de te justifier, juste ce que tu penses de ce que j’écris, sur la façon dont on peut recevoir ce genre d’articles.
    -Je suis sincèrement intéressé par ta réponse et même si nos points de vue divergent (et divergent, c’est énorme, ahem pardon il est tard) je sais que tu es quelqu’un d’intelligent.
    -donc steupl, ne me traite pas de connard. Tu remarqueras que dans ce commentaire je ne critique pas le fond mais la forme. Et dire que la forme n’est pas importante, ça serait renier ton article non ? Hahaha !

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  40. Par rapport aux romances de Mass Effect 1 & 2, ce n’est pas tout à fait vrai. Tu le dis toi-même que les Asari sont des espèces asexuées, c’est pourquoi on a proposé Liara aux deux avatars afin de mettre l’accent sur cette spécificité de cette race. Race aussi conçu pour justement mettre en avant le romantisme au delà de la sexualité. En outre, L’asari parle souvent de ses deux parents asexué qu’elle peine à appeler « père » afin de bien faire comprendre au joueur que leurs relations amoureuses vont au delà du sexe. Dans Mass Effect 1, Liara explique clairement que toute union avec une Asari va au-delà de l’acte sexuel, mais est considéré comme un acte purement mental, leur reproduction est ainsi liée au psychisme. C’est justement pour défendre la cause LGBT, pourquoi alors le jeter la pierre ?

    De plus cette liste est erronée, étant donné qu’on ne peut considérer Samara et Kelly Chambers comme étant une romance à part entière. La Probatrice n’étant même pas une option de romance au cours du jeu (Le mieux que le joueur puisse attendre d’elle est une caresse sur le visage), et pour Kelly mise à part un danse légèrement aguicheuse pendant une scène du jeu, ça ne va pas plus loin. Si on regarde plus loin qu’une simple liste d’option possible et qu’on s’attarde sur les possibilités que le jeu offre vraiment, on voit bien que le jeu pousse le joueur à prendre une direction Hétérosexuel pour chaque avatar. Bioware n’était tout simplement pas prêt à proposer des relations homosexuelles, par peur de la réaction des joueurs. Ce fût une bonne stratégie étant donné les réactions de certains joueurs une fois l’option possible dans Mass Effect 3. Ainsi, Bioware a préféré constituer une Fan-Base plus Mainstream pour le 1 et le 2, puis on proposer l’option une fois qu’il n’avait plus de preuve à faire auprès du grand public. On ne peut pas non plus leur reprocher d’avoir un esprit marketing D’ailleurs, il semblerait qu’en regardant dans les données du jeu, Kaidan Alenko était une option de romance, mais fût retirée de la version finale.

    Ainsi, ne pas proposer Liara en tant que romance pour les deux joueurs relèverait de l’incohérence avec la morale que les développeurs ont voulu exprimer. Je trouve ça dure, et je trouve même que c’est cherché la petite bête de dire que c’est simplement une excuse pour offrir une romance lesbienne dans le jeu. Si les développeurs auraient voulu exciter les joueurs masculins, ils auraient proposé une romance avec Miranda, Ashley ou Jack et non une race extraterrestre. Le but est tout autre qu’une simple envie de voir deux femmes se toucher.

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  41. Juste pour ajouter mes deux francs sur Mass Effect 2 : des options de romance homosexuelle et lesbienne (stricto sensu, aka avec un membre d’une espèce non « asexuée » contrairement aux asari) étaient présentes lors du développement du jeu à travers les personnages respectivement de Thane et Jack – leurs dialogues à ce sujet demeurent dans les fichiers du jeu. Mais ils ont été coupés au montage, sans doute par peur d’une polémique après les attaques conservatrices contre la « romance lesbienne » du 1er épisode avec Liara.

    Ils ont attendu le 3e épisode pour sauter le pas avec Kaidan et Cortez.

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  43. Je trouve cet article intéressant.. il montre bien l’art de voir / chercher un problème là ou il y en a pas. J’avoue ne pas comprendre ou est le mal là dedans.. et j’ai vraiment envie de dire « Et alors? Laissez nous vivre… », non?

    Jouer à un jeu video qui nous ferait incarner un personnage banal d’une vie banale, il est ou l’intérêt?.. ça ferait pas vendre on est bien d’accord jusque là… Le but, c’est de fantasmer!
    Car c’est aussi se voiler la face sur le fait que le public masculin (hétéro, bon ok…) aime en majorité incarner un personnage viril qu’il ne pourra jamais (de toute façon plus aujourd’hui ) être (et oui on parle aussi de commerce et de vente, donc de majorité)
    Et c’est pas prêt de s’arrêter, car plus la virilité fout le camp, et plus on fantasmera dessus.

    Les réactions vives de la communauté gamer peuvent se comprendre par une simple phrase qu’ils pourraient dire : « Aujourd’hui on a déjà plus le droit de rien dire, on nous dicte une façon de penser dans la vie de tous les jours, on aime se réfugier dans nos jeu fétiches ou on peut rêver d’être ce qu’on aimerait être, et on veut maintenant nous les prendre? En disant n’imaginez pas ça? » Allez savoir pourquoi ils ne font pas bon accueil à une critique infondée.

    Car oui c’est un fantasme ! et c’est fait pour ça ! C’est mon droit d’aimer incarner un personnage tout en muscle et de m’identifier à lui si j’en ai envie, si c’est too much je suis assez grand pour m’en apercevoir, merci maman.. on me l’impose pas ça, sinon j’achète pas !

    C’est mon droit de préférer les nouveaux personnages remastérisés plus « virils » et de vouloir protéger une demoiselle en détresse, pour me sentir valorisé (tandis que je le suis pas spécialement à la maison), parce que ça me rend utile/serviable/fier de moi/désirable
    (je n’ai aucune honte à vouloir l’être, on a pas de maquillage nous, aucun artifices pour se sentir mis en valeur)

    Quand l’auteur dit « Les fans n’étaient pas ravi(e)s. » en parlant de prince of persia j’aimerais avoir des sources quand même, car ça sort un peu du chapeau: quels fans? parce que personne autour de moi (copains et copines) ne s’est jamais plaint : Allo? c’est un jeu video dont on parle. Quand on regarde un film d’horreur on sait que c’est de la sauce tomate..

    Mais avec une volonté plus globale de vouloir faire taire les différences hommes/femmes, de les masquer (car oui il y en a) on en arrive à vouloir absolument faire des jeux « mixtes » uniquement, alors que les fantasmes ne sont pas les mêmes d’un sexe à l’autre, et que le contraste des différences c’est un charme de la vie que j’aimerais ne jamais voir disparaître.

    Ramené ça aux jeux videos : oui, j’aime bien les sims, mais pas autant que ma copine… (nombreux sont ceux qui se reconnaîtrons là)

    Tout ça c’est en moi, on me l’a pas imposé de façon inconsciente par je ne sais quel complot patriarco-masculiniste. Mais certains ont compris ce qui m’attirait moi comme beaucoup de consommateurs, c’est pour ça que de tels jeux existent et marchent, pas l’inverse. Longue vie à ces jeux ! Ou gare aux ripostes.

    Et concernant le public asiatique.. on peut aussi parler des muscles exagérés dans les DBZ… comme quoi il existe bien des similitudes de fantasmes avec les occidentaux.

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    • Je vois que le GamerGate relance le débat, plus ou moins.

      Ce que Mar_Lard promeut, ce n’est pas la censure, c’est la diversité. Merde, c’est pas compliqué à comprendre, quand même. Par exemple, le concept de la « Demoiselle en Détresse » ne poserait aucun problème, ça ne serait qu’un ressort dramatique comme un autre, si son usage n’était pas si horriblement excessif, et en plus totalement éculé. Tu veux jouer un héros couillu ? Pas de problème. Mais pourquoi l’enjeu dudit héros est-il si souvent une jeune femme mince, nubile, et sexy qui devra nécessairement lui ouvrir ses cuisses à la fin ? Pourquoi ça ne pourrait pas être son meilleur pote, ou son frère ? Les héros couillus ne sont-ils capables de se battre que pour baiser ? Qu’est-ce que ça dit des gamers, ça ? Ou, plus justement, qu’est-ce que ça dit de ce que les éditeurs pensent des gamers ?

      Une des chouineries d’une partie du GamerGate à l’origine était que certains critiques baissaient les notes de jeux pour des raisons sociétales qui, selon eux, étaient sans importance. Selon eux, il n’y a que le gameplay qui compte. D’accord. OK. Dans ce cas là ils peuvent jouer à Tetris si c’est leur trip, mais dès qu’un jeu a un scénario et/ou des personnages et/ou une représentation d’une société, les critiques sociétales ont une prise parfaitement valide. Si vous n’avez rien à foutre des critiques sociétales, apprenez à lire et examinez le détail de la critique au lieu de réagir à la note comme des lemmings.

      Cette incursion de la critique dans le jeu a été perçu comme un complot des Social Justice Warriors, ce qui a été exacerbé par des allégations de promotion-canapé autour de Zoe Quinn. J’ai des réserves sur cette dernière, mais je ne peux pas m’empêcher de remarquer que tout ça s’est enflammé sur une histoire de cul, et que Zoe Quinn s’en est pris tellement trop plein la gueule qu’il est très difficile de trouver le nom du critique avec lequel elle est censée avoir couché, parce qu’ELLE s’est pris toutes les attaques alors que LUI, personne n’en a rien à foutre. C’est une PARFAITE illustration du slut-shaming, et ça ne présente pas le mouvement GamerGate sous un jour franchement brillant. Je ne peux pas avoir de sympathie pour l’idée qu’un mec ne peut pas refuser du sexe. Je me sens rabaissé par cette idée, en tant que mec moi-même.

      Une objection que j’ai lue à l’argument deux paragraphes plus haut, c’est qu’une mauvaise note peut faire baisser la note générale d’un jeu, et que la rémunération d’un studio par son éditeur peut en pâtir. Les Gaters en concluent qu’il faut bannir les considérations sociétales des notes finales. MOI, j’en conclue que cette dépendance aux notes est le véritable ennemi, le véritable processus à dénoncer. Mais non, la majeure partie des Gaters semblent déterminés à taper sur des femmes à la place.

      Bande de connards.

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  44. Je trouve ces arguments à la fois intéressent et idiot, je m’explique, vous dites en gros qu’un joueur va préférer un personnage masculin plutôt musclé etc… de manière à, je cite « va s’incarner en lui et devenir, le temps d’une partie, un dieu viril invincible »
    donc les questions seront les suivantes :

    N’es ce pas le but du jeu vidéo? Je veux dire, dans le jeu vidéo on est pas limité à être tel ou tel personne, on peux être ce qu’on veux et faire ce qu’on veux sans conséquence dans la vie réel du moins ça l’est pour des jeux offline.

    Plus haut au niveau de ma citation vous dites également « Croyez bien que la plupart des femmes ne trouveront pas Kratos sexuellement attirant, mais plutôt repoussant… ».
    Par rapport à ça peut-être n’est-il pas fait de manière à être particulièrement « beau » peut-être que ce n’est pas le but et si il faudrait adapter par exemple Kratos de manière à ce qu’il conviennent mieux à un public féminin devrais t-on faire la même chose pour des monstres par exemple? serait-ils trop hideux pour ce public féminin?

    Aussi vous montrez différente jaquette pour accuser les FPS d’être des jeux plutôt axé à un public masculin, parmi eux figurent le très bon Fallout : New Vegas, alors il faut déjà que Fallout : New Vegas n’est pas un FPS, mais un jeu de rôle où il est possible d’incarner un personnage masculin comme féminin avec une large possibilité de personnalisation et proposant un scénario semble que l’on incarne un homme où une femme.
    De plus sur la jaquette on peux voir un Ranger de la RNC qui porte la fameuse armure de Ranger de la RNC et ce qu’il y a d’assez marrant avec cette armure c’est que le modèle masculin est quasiment identique au modèle féminin par conséquent il est quasiment impossible de définir le sexe du personnage présent sur la jaquette, en gros ça peut-être un Ranger comme une Ranger de la RNC.

    N’est-il pas compréhensible que le fait que la majorité des joueurs étant masculin, même si l’écart n’est plus aussi vrai qu’avant permet cette direction?
    Aussi la plupart des développeurs sont des hommes, n’es ce donc pas compréhensible qu’ils fassent des jeux qui leur plaisent?

    Puis si on doit considérer ces jeux comme des jeux « sexiste » que devrais faire les développeurs de jeux pour résoudre ce problème?

    Voila, en tout cas c’est vraiment un débat intéressant, bien que certain exemples sont plutôt maladroit, mal choisi? et restent à discuter.
    J’ai toute conscience que le sexisme n’est que trop présent dans nos jeux et les exemples ne manquent pas (https://www.youtube.com/watch?v=3S-xSjsKBd8) pour le prouver, donc c’est pas nécessaire d’en inventer ;).

    Sinon je vais quand même me présenter, je suis un joueur, mais aussi un modélisateur 3D, Graphiste qui rêve de pouvoir créer son propre jeu (peut-être un jour).
    Je n’ai jamais joué de ma vie à God of War, disons que je ne suis pas particulièrement emballé par ce jeu, j’ai par contre beaucoup joué à Fallout New Vegas.

    Voila, amicalement 🙂

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  45. Je trouve ça très gros de parler de sexisme tout en étant aussi caricatural dans son analyse, et c’est ce qui ressort extrêmement bien dans la petite bd : en gros les garçons aiment les héros musclés, poilus et méchants et les filles aiment les garçons sensible avec de « grands yeux »… Mais bien sûr ! C’est bien connu, nous les mecs on aime la bière, voir des matchs de foot à la TV et reluquer les nichons, tandis que les filles aiment faire des bébés et acheter des chaussures… C’est incroyablement offensant que parce que le marketing des jeux vidéos soit dégueulasse (ce qui, au cas ou vous ne l’auriez par remarqué, est une pratique assez courante dans le milieu : le marketing sexiste c’est un truc presque généralisé), vous en déduisiez qu’on est dans le « fantasme masculin hétéro », c’est comme si je disais que parce que les pubs passent leur temps à montrer des femmes passer l’aspirateur, ça veut sans doute dire que ça doit vraiment être leur passion dans la vie.
    Allez, je vais vous balancer un scoop : certaines gameuses (et j’en connais) adorent aussi ce genre de héros bourrin, alors que les héros avec de grosses lèvres à bisous et des yeux de bambi elles trouvent ça super ridicule…

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  46. bon article dans l’ensemble qui m’a fait relativiser, bien que parfois un peu caricaturale et generaliste, mais bon, ça n’alterne pas beaucoup le fond du truc.
    Moi j’aurais juste un truc à dire concernant la comparaison entre nathan et lara, pour moi la difference ne se joue clairement pas sur leur sexe, clairement pas.

    Nathan est un aventurier confirmé, le jeu est plus leger, c’est clairement un jeu d’aventure ayant pour héro un chasseur de trésor experimenté.
    Alors que dans ce Lara Croft, Lara est une etudiante perdue, sans experience ou en tout cas très peu, naufragé sur une ile, elles s’attendaient pas à tout ce bordel (contrairement à Nathan, qui lui connait les risque de son metier, qui a vu pire dans les 2 opus precedents et auparavant) le jeu se veut un petit coté « survie », « angoissant », en gros t’aurais pu te retrouver là à sa place.

    Après oui j’imagine que comme le producteur l’a dit, le fait que ce soit une femme joue un peu, c’est sur, mais c’est clairement pas à la base le meme registre de jeu, comparé le veteran qui connait les bails, et l’etudiante nauffragée, c’est pas très pertinent.

    Et j’avoue que la bd est de mauvais gout, batman n’est pas à son gout mais perso les meufs typées « comics » sont pas à mon goût non plus, donc bon, inutilité.

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  47. Bonjour,
    Encore une fois, GG aux auteures de ce blog. Je souhaiterai compléter/discuter cet article. Il ne devrait pas y avoir d’équivalence entre les représentations des hommes et des femmes dans les jeux vidéo. Chacun sont hypersexualisé. Cependant, il ne s’agit pas de la même forme hypersexualisation. Il faut voir tout le travail de Scharrer sur le sujet qui d’un coté va décrire l’hypersexualisation masculine comme un espèce d’objectif fantasmé à atteindre alors que l’hypersexualisation féminine se tend vers l’objectification sexuelle.

    Ensuite, je salue le travail quand à la recherche iconographique de l’article et pour compléter, il faut voir Fanny Lignon en conférence mais aussi un article de Dill et Till qui ont fait une étude sur les représentations des protagonistes femmes et des hommes du JV sur des couvertures de magasines.

    Voilà voilà 🙂

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