Bingo féministe et « mansplaining »

Hier, Sophie Gourion, une féministe que j’apprécie et que je suis sur Twitter, a eu un long débat à propos du marketing genré. Elle a écrit, il y a quelques mois, un article pour Slate sur cette stratégie « qui consiste à segmenter l’offre produit en fonction du sexe », »une façon indirecte de démultiplier les intentions d’achat, deux produits sexués devant ainsi se substituer à un seul produit mixte au sein d’un ménage ». Une des personnes avec qui elle discutait n’y voyait pas de sexisme et, surtout, pas un sujet de préoccupation pour les féministes; d’où ce tweet (écrit par un homme):

Précisons que cette personne, avec qui j’ai discuté ensuite, se considère comme féministe et que mon objectif n’est pas de lui contester cette appellation. Ce qui me dérange, dans ce tweet, c’est son ton paternaliste, et surtout, surtout, sa façon d’expliquer à une féministe, qui réfléchit et écrit beaucoup sur le sujet, ce qu’est « le vrai combat du féminisme ».

On trouve en fait dans ce tweet un combo: il mêle un bel exemple de mansplaining et une case du bingo féministe. Je m’explique.

Le terme mansplaining est ce qu’on appelle un mot-valise, formé des mots anglais man (homme) et explainer (qui explique). On en trouve une bonne définition sur ce blog, qu’on pourrait traduire ainsi:

Le mansplaining ne désigne bien sûr pas seulement un homme qui explique; de nombreux hommes parviennent tous les jours à expliquer des choses sans insulter en quoi que ce soit ceux/celles qui les écoutent.

Le mansplaining, c’est quand un mec vous dit à vous, une femme, comment faire quelque chose que vous savez déjà faire, ou pourquoi vous avez tort tort à propos de quelque chose quand vous avez en fait raison, ou vous parle de « faits » divers et inexacts à propos d’un sujet que vous maîtrisez un milliard de fois mieux que lui.

Des points bonus s’il vous explique que vous avez tort de dire que quelque chose est sexiste!

Pensez aux hommes que vous connaissez. Est-ce que l’un d’eux fait preuve de ce mélange divin de privilège et d’ignorance conduisant à des explications condescendantes, inexactes, délivrées avec la conviction inébranlable qu’il a raison (…) parce qu’il est l’homme dans cette conversation?

Ce mec-là est un mansplainer.

(EDIT: Sur twitter, @celinelt, dans un éclair de génie, propose de traduire mansplaining et mansplainer par « mecsplication » et « mecspliquer ».)

Tu crois que je suis en train de faire du mansplaining? Je vais t’expliquer pourquoi tu as tort.

Alors, vous voyez ce que je veux dire? On en connaît toutes et tous, des comme ça. Un très bon exemple nous est offert par un commentaire au précédent article paru sur ce blog. Rappelons qu’il s’agit d’une série sur les jeux vidéo, écrite par une spécialiste de la question. Morceaux choisis du commentaire:

Darksiders… Franchement. Pose ton stylo. Réfléchis. Est-ce que tu vois un putain de cavalier de l’apocalypse comme un fringant jeune homme fluet?
Même Strife est plutôt dans le genre baraque, le problème c’est plus Fury aux courbes exacerbées sans raison. En revanche Uriel est assez loin de ce genre de clichés.
… Cela dit. Franchement. Atta. Les motivations de War, c’est blanchir son nom. Il est où le patriotisme? Le goût de la compétition? Honneur devoir?

Ensuite.
Metro 2033. Mais… Vache… Est-ce qu’on a joué au même jeu? Artyom? Assoir sa virilité? AAAAAAAAAAAH. Mais écoute sa voix de geek mélancolique, c’est pas possible, faut arrêter à un moment. Je sais pas. C’est viril de collectionner des cartes postales?

J’ai lu. Mes yeux se sont agrandis et j’ai eu un grand QUOI? incrédule.
Atta. On incarne le Master Chief mais on suit Samus dans ses aventures. Euh… Alors. Explique moi la différence entre Metroid Prime et Halo (Oui je sais Metroid est mieux, mais c’est une question d’opinion), Les deux sont des autistes, on les entend jamais. Ce sont des FPS. On avance et on tire sur des trucs. Ca change quoi qu’il y ait du XX ou du XY dans l’armure? Hint: RIEN.

A mon sens, si on veut commencer à fouiner dans le stéréotype masculin dans le jeu vidéo, il faut le chercher là où il n’a aucune raison d’être particulière, où ça ne correspond/participe pas à la construction d’un personnage à la persona développée. [ndlr: ???]

Vous avez saisi l’idée. Le tout forme un pavé destiné à prouver qui a la plus grosse qu’il en sait bien sûr plus long que Mar_Lard sur les jeux vidéo.

Bon sang, merci beaucoup de nous avoir mansplainé tout ça!

Pour en revenir au tweet cité plus haut, il s’agissait de mettre un pont final à une discussion en expliquant à une féministe qu’elle se fourvoyait, parce que lui savait ce que le « vrai combat du féminisme » devrait être. Il me l’a redit plus tard, ce n’est pas quelque chose qui lui a échappé: il est persuadé de savoir, mieux que nous, ce que doit être le féminisme, même s’il emploie indifféremment les mots « sexe » et « genre », et parle de « genre sexué », ce qui ne veut rien dire. Bref.

Qu’une chose soit bien claire. Comme je critiquais cette attitude, il m’a accusée de vouloir exclure les hommes du combat féministe. Loin de moi cette idée, les hommes sont indispensables à ce combat, puisque les féministes se battent pour l’égalité des genres. En revanche, je refuse qu’un homme m’explique comment, quand et pourquoi être féministe. De même, je me considère comme anti-raciste mais en tant que blanche, il est hors de question que je me substitue aux premier.es intéressé.es dans ce combat.

Le problème avec les femmes, c’est juste qu’elles ne comprennent pas le féminisme aussi bien que moi

Sophie a d’ailleurs gagné des points bonus: non seulement on lui expliquait, à elle, féministe, ce qu’est le féminisme, mais en plus elle aurait tort de percevoir ces stratégies marketing comme sexistes (« des points bonus s’il vous explique que vous avez tort de dire que quelque chose est sexiste! »). Là aussi, je le répète: tout le monde a voix au chapitre, mais en ce qui concerne le sexisme envers les femmes, la perception des femmes est plus légitime que celle des hommes. Et il est horripilant (pour rester polie) de s’entendre expliquer qu’on a tout faux et qu’on ne devrait pas voir les choses de cette manière.

Le coup du mansplainer qui explique à une féministe comment être féministe, c’est un classique. Un cliché. Une étape obligée. Tou.tes les féministes connaissent cela. C’est même une case dans le bingo féministe, qui répertorie toutes les réponses les plus communes destinées à clouer le bec aux féministes. Ces réponses peuvent être le fait d’hommes ou de femmes. Citons les incontournables « Moi, je vais te dire ce qui ne va pas dans le féminisme » et « Les féministes se plantent, c’est l’égalité qu’il nous faut ». Parce que j’avais réagi au tweet ci-dessus en qualifiant ce twitto de mansplainer, j’ai eu droit à cette réponse charmante, de la part d’une femme cette fois:

Ah, on progresse dans le bingo: je passe donc par la case « Tu donnes une mauvaise image des féministes ». Je gagne combien de points, dites? Qualifier une féministe de « harpie », là aussi, c’est d’un classique… mais je dois vous faire un aveu: c’est la première fois que ça m’arrive. Allez, j’ai bien droit à un bonus?

Non très chère, ce n’est pas ce que « mansplaining » veut dire

AC Husson

Plus sur le mansplaining: j’ai fait un pearltree rassemblant des articles sur la question.

EDIT 1: J’ai voulu rendre les tweets anonymes, cela marche sur Chrome mais pas sur tous les navigateurs apparemment. Mon intention n’était pas de désigner nommément ces personnes, j’essaie de régler le problème.

EDIT 2: Deux réponses à mon article, ici et . Je m’en suis déjà longuement expliquée dans les commentaires: ces articles essaient de me faire dire des choses que je n’ai pas dites. Il n’est pas question de censurer qui que ce soit, mais d’expliquer en quoi une attitude répandue est condamnable et, par là, assurer justement des conditions équilibrées et saines pour la discussion. Pas la peine donc de crier à l’atteinte à la liberté d’expression, à l’anti-républicanisme (cf. les commentaires de cet article) ou je ne sais quoi encore.

160 réflexions sur “Bingo féministe et « mansplaining »

  1. je suis l’Anonyme sujet de votre article, que je trouve très agressif. Faire une analyse aussi affirmative d’une personne qu’on ne connaît pas autrement que par la lecture de quelques tweets me laisse dubitatif.
    Je ne répondrai pas sur le volet du paternalisme, attitude dans laquelle je ne me reconnais pas et que j’abhorre.
    Sur le fond et pour replacer le debat sur un plan non personnel, je trouve dommage que, en définitive si l’on suit la logique du mansplaining, on
    considère que les hommes soient moins légitimes à intervenir pour défendre le féminisme que les femmes.
    En fait, ce concept de mansplaining est choquant : cela signifie que les hommes ne peuvent pas donner leur point de vue (ou alors seulement sous le contrôle des femmes) sur un sujet qui concerne pourtant l’ensemble de la société, pas seulement les femmes.
    En libéral que je suis, très attaché à la liberté d’expression, je ne peux naturellement que dénoncer vivement ce concept.

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    • On vous reproche votre manque de recul sur votre position dominante -autrement dit, votre attitude de donneur de leçons (« je vais vous expliquer ce que devrait être le féminisme »)- et non pas le fait que vous donniez votre avis sur le sujet.

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      • J’ai du mal a saisir la direction que prend l’article: Vous dénoncer un sexisme du marketing qui segmente un produit par genre et vous faites la publicité d’un concept qui segmente ‘les donneurs de lecons’ en « les hommes qui donnent des lecons aux femmes » ? Je veux bien qu’on soit dans un débat qui oppose les genres par définition, mais autant je pige pas pourquoi ce concept vient vous épauler.

        (Merci de répondre gentiment)

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    • Je ne vais pas m’étendre sur les premières réflexions qui me paraissent hors sujet. Ceci étant dit :

      « on considère que les hommes soient moins légitimes à intervenir pour défendre le féminisme que les femmes. »

      Non, on considère que les femmes sont les plus à mêmes d’expérimenter et donc de dire leur expériences du système de domination qu’on appelle sexisme qui fonctionne de telle manière qu’il désavantage les femmes plus que les hommes. (Travailler sur le sexisme en dehors de ses intersections avec les autres systèmes est ici problématique, mais c’est un autre débat). On considère donc que les hommes qui dans une position de dominant dans le système sexiste viennent expliquer aux femmes que la manière dont elles procèdent pour lutter contre est nulle et non-avenue, c’est un produit de cette même domination. Voilà. Il n’est nulle part question de contrôle, il est question de reconnaissance de privilèges dans une relation de pouvoir.

      Ensuite, je ne suis pas libérale, mais je suis quand même très attachée à la liberté d’expression, je suis encore plus attaché à la prise de responsabilité quant aux libres propos que l’on tient dans l’espace public.

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      • @Scolastik: Tout à fait d’accord sur les intersections entre les systèmes de domination, cette question et son lien avec le « ‘splaining » mériterait un développement beaucoup plus approfondi, même si effectivement il s’agit d’un autre débat.

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    • Je ne trouve pas cet article aggressif… au contraire de votre réponse, dont la formulation m’évoque un certain agacement (« aussi affirmative » « j’abhorre » « est choquant » « contrôle » « je ne peux que »…).

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      • Il a le droit d’être agacé. Être jugé sur 140 caractères (même 140 caractères répétés) est toujours très frustrant.

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      • Je remets ici quelques précisions pour Aude :

        – l’auteur du tweet en début d’article n’est pas jugé, c’est son propos et son attitude qui le sont — on notera d’ailleurs que Thomas Conteur Etattoos, dont un commentaire antérieur est également (et bien plus largement) repris, n’est absolument pas victimisé, y compris par lui-même ;

        – l’échange entre ce M Marlange et Sophie Gourion dans un premier temps, puis avec Genre! dans un second, s’est déroulé sur largement plus de 140 signes ; il avait même duré déjà près de deux jours sur twitter avant l’écriture de cet article… et continue encore !

        On a eu plus que l’occasion de confirmer que l’attitude était bien celle exposée dans cet article mais, encore une fois, il ne s’agit pas de régler un compte personnel avec M Marlange.

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    • Bonsoir

      Même si le féminisme tend effectivement à interroger la place de chacun dans la société et à questionner les préjugés entourant le genre, il n’en demeure pas moins que les femmes restent une classe dominée. En tant que telles, elle vivent une oppression que vous ne pouvez pas connaitre. Cela n’est pas une faute, pas plus que cela n’est votre faute.
      En tant que blanche, cisgenre et hétérosexuelle, je ne sais pas ce que vivent les non blancs, les transsexuelles, les homosexuels. A ce titre, je ne peux me permettre de leur dire ce qui leur parait ou non une discrimination et ce contre quoi il faut lutter. Ma parole sera donc toujours secondaire face à la leur parce que j’appartiens à une classe dominante. Et à ce titre la vôtre l’est dans le féminisme, même si je le répète, vous n’en êtes pas individuellement responsable.
      Je crains que vous ayez un peu oublié que le féminisme c’est aussi et surtout des femmes victimes d’inégalité salariale, de précarité, de violences sexuelles ou non. Personne donc ne peut parler à la place des femmes, ni leur expliquer là où est le féminisme.

      Le terme « harpie » qui n’existe pas au masculin est un terme sexiste. Le féminisme a mauvaise presse car il questionne profondément et durablement la société. Il remet en place tout le monde – vous compris – en les mettant face à leurs conditionnements.
      Il est dommage que vous ne fassiez pas l’effort de constater combien pour votre comportement a été sexiste.

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      • Je ne suis pas d’accord. Je suis homosexuel, mes amis peuvent connaître l’oppression que je vis, à travers moi. Je pense même que leur témoignage peut parfois avoir plus d’impact que le mien, justement parce qu’ils incarnent l’espoir d’une classe dominante qui s’ouvre à une classe dominée, qui s’y intéressent, la comprennent, la défend. J’assiste au quotidien à ce que vivent les femmes. Ne pas le vivre directement ne suffit pas à faire de ma voix une voix secondaire lorsqu’on parle de féminisme. Toutes les voix sont importantes, lorsqu’elles sont motivées, documentées, argumentées… On peut parler de viol sans avoir été violé(e), tout comme on peut parler d’agressions homophobes sans jamais n’avoir soi-même connu l’une d’entre elles. Si l’on veut pouvoir se faire comprendre par ceux qui ne le veulent pas, il faut commencer par les écouter pour mieux pouvoir leur répondre. Je suis féministe, et fier de l’être.

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    • Je n’analyse pas votre personne mais vos tweets. Mes arguments reposent sur la discussion que nous avons eue, et celle que vous avez eue avec Sophie Gourion. Mon analyse est « affirmative », oui: cela s’appelle argumenter.

      Il est bien dommage que vous ne vouliez pas répondre sur le volet du paternalisme. Vous ne vous reconnaissez peut-être pas dans cette attitude mais le fait que plusieurs personnes vous la reprochent pourrait, peut-être, vous amener à vous remettre en question. Je ne vois pas quelle distinction vous faites entre la question du paternalisme et le fond de l’article, puisque c’est bien ce dont il est question.

      Il me semble que vous confondez deux choses que j’avais pourtant essayé de séparer dans l’article: le « mansplaining » et le « bingo féministe ». Le « mansplaining » est une attitude qui n’a rien à voir, en soi, avec le féminisme. Donc vous mélangez les choses en écrivant que « si l’on suit la logique du mansplaining, on considère que les hommes soient moins légitimes à intervenir pour défendre le féminisme que les femmes ». Sur la question du féminisme, peut-être avez-vous lu l’article trop rapidement: je m’en suis expliquée clairement, il est essentiel d’impliquer les hommes dans le féminisme, c’est ce que je vous disais déjà sur twitter. En revanche, les hommes ne peuvent et ne devraient pas se substituer aux femmes dans ce combat, et surtout pas expliquer aux femmes ce qui est sexiste ou non, ou ce qu’est « le vrai combat du féminisme ».

      Le concept du « mansplaining » ne signifie absolument pas, comme vous l’écrivez, que « les hommes ne peuvent pas donner leur point de vue (ou alors seulement sous le contrôle des femmes) ». Relisez la définition que je cite: il y a une marge entre le fait de « donner son point de vue » et le fait d’expliquer, de manière condescendante et paternaliste, à des femmes des choses qu’elles savent déjà, dans une attitude fondée sur la conscience de la domination masculine. Et encore une fois, la définition du « mansplaining » n’a rien à voir avec le fait de s’exprimer sur des sujets liés au féminisme, c’est pour cela que je décris votre tweet comme un combo mêlant « mansplaining » et bingo féministe.

      De même, vous déformez mon propos et le concept en criant à l’atteinte à la liberté d’expression. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, essayez seulement de ne pas le faire de manière méprisante.

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      • Sur un plan purement féministe je comprends parfaitement le phénomène dénoncé baptisé « Mansplaining » pour l’occasion.

        Mais du reste, je demeure sceptique sur le coté « genré » de la chose puisqu’il ne semble s’agir au final que de mauvaise foi matinée de condescendance, le genre de choses que n’importe qui quelque soit son sexe et son appartenance sexuelle a un jour à côtoyer dans un débat.

        J’oserais même dire que la probabilité de tomber sur ce genre d’argumentaire sur internet frôle les 420% dès lors qu’on y passe plus d’une heure par jour.

        Du coup au delà du coté amusant de la chose dans le bingo féministe que j’approuve complétement au nom du Lulz, je ne sais pas si on a réellement affaire à un phénomène de domination masculine, ou juste à une des nombreuses applications de la mauvaise foi dans son entier au débat féministe, au même titre que peuvent s’exprimer d’éventuels arguments d’autorité.

        En gros, est-il avéré que les hommes dénoncés au travers de ce phénomène ne se comportent ainsi qu’avec des femmes ?

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        • Rien de tel n’est « avéré », il ne faut quand même pas oublier qu’il ne s’agit pas d’une catégorie d’analyse universitaire! Ce terme permet de qualifier une attitude dont de nombreuses femmes confirment qu’elles ont été les témoins/victimes, point.

          Je ne pense pas, en outre, que M. Marlange était de mauvaise foi en réagissant ainsi (même s’il a pu l’être par la suite): il prétendait réellement expliquer qu’il détenait la vérité du combat féministe, sans prendre en compte le fait que lui-même se trouve, qu’il le veuille ou non, du côté des privilégiés. Car oui, être un homme blanc, qu’on le veuille ou non, cela implique des privilèges. Il existe un bon article sur Sexactu là-dessus: http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/privilege-du-masculin/11783

          On ne peut pas laisser de côté ces données sociologiques, comme je l’ai déjà expliqué. Vous pouvez par exemple lire ma réponse à A/L plus haut. Ce qui ne veut pas dire, évidemment, qu’il faut systématiquement adopter une attitude soupçonneuse à l’égard d’un homme sous prétexte qu’il est un homme. Seulement, il est important que les hommes aient conscience que ce genre d’abus est courant, même s’il n’est pas forcément délibéré. Le commentateur que je cite dans l’article, par exemple, a compris ce que je voulais dire et a présenté ses excuses à l’auteure de la série sur les jeux vidéo dans les commentaires. Ce qui ne constitue en aucun cas un argument quant à la validité de la définition que je donne du « mansplaining », mais prouve au moins qu’il y avait bien quelque chose qui clochait.

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      • J’ai en effet hâtivement rédigé mon message alors que je n’avais pas encore fini de lire les quelques 80 commentaires déjà présents, shame on me. =)

        J’ai découvert le blog complétement par hasard et je dois dire que j’apprécie assez le fait que les articles se placent plus dans l’analyse que dans la dénonciation systématique. C’est constructif et reposant quand on lit en tant qu’homme, on se sent moins « accusé » de but en blanc et ça rend un peu moins vindicatif de savoir que l’auteure ne nous hait pas par principe d’entrée de jeu. ♥

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    • vous vous enfoncez joyeusement ! L’article n’est pas du tout agressif, il vous met le nez dans votre caca de manière très diplomatique et avec délicatesse, si cela sent un peu fort, c’est à cause de votre propre bêtise. Je vous conseille de faire plus attention à l’avenir et d’éviter de déposer publiquement vos petites crottes condescendantes sur le « bon féminisme » cela vous évitera ce type de déboire. Je suis toujours fascinée par l’agressivité des hommes qui sont pris en flagrant délit de sexisme. Ils pourraient se donner la peine de réfléchir en essayant d’adopter un point de vue empathique. Essayez de comprendre l’autre. Mais non, il n’essaye pas une seconde, ils vous répondent qu’ils sont aussi légitimes que les femmes pour parler du sexisme. Grande nouvelle; CE N’EST PAS LE CAS! Les femmes sont plus légitimes pour parler du sexisme que les hommes, les non blancs sont plus légitimes pour parler du racisme que les blancs, les homosexuels sont plus légitimes pour parler d’homophobie que les hétérosexuels, etc. Cette liste n’est pas exhaustive. Un tout petit peu d’honnêteté intellectuelle et de respect vous amènerait à accepter ce fait évident!

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      • Je suis obligée de réagir à votre commentaire, même s’il ne m’est pas adressé. Vous êtes visiblement d’accord avec mes arguments mais je trouve, pour le coup, votre réaction inutilement agressive… Je pense que M. Marlange est de mauvaise foi et il a tendance à me mettre hors de moi, surtout quand il crie à la censure et à l’anti-républicanisme, mais ce n’est pas la peine de s’énerver. M. Marlange accuse mon article, sur twitter comme ici, d’être « agressif » et « risible » et j’aimerais bien de ne pas apporter de l’eau à son moulin 😉

        Une autre petite chose: j’imagine que quand vous écrivez « Les femmes sont plus légitimes pour parler du sexisme que les hommes », vous voulez parler du sexisme envers les femmes? C’est en tout cas ce que je voulais dire dans mon article.

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  2. Le concept du mansplaining est génial, et les mèmes associés également.

    Par contre, je crains que celui ci puisse être vraiment mal dénoncé.

    En revanche ça :

    « De même, je me considère comme anti-raciste mais en tant que blanche, il est hors de question que je me substitue aux premier.es intéressé.es dans ce combat. »

    ça me laisse un peu perplexe…

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    • J’ai peur de mal comprendre:
      « Par contre, je crains que celui ci puisse être vraiment mal dénoncé. » De quoi parlez-vous?
      Quant à la phrase sur l’anti-racisme, je pourrais la reformuler ainsi: on peut comparer la place des hommes dans le combat féministe à celle des blancs dans le combat anti-raciste. Leur implication est essentielle, mais ils ne peuvent se substituer aux premiers ou aux premières concerné.es, ni décider à leur place des modalités de leur combat.

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      • Je parle de pseudo féministes (Je pense par exemple aux «  » »féministes » » » qui hurlent à la suprématie féminine) qui pourraient se mettre à voir de mansplaining partout et à le dénoncer abusivement. Ce serait totalement contre productif.

        J’ avais bien compris la phrase sur le racisme. Mais ça me laisse toujours aussi perplexe.
        C’ est presque laisser entendre que certains racismes sont plus supportables que d’ autres dans la mesure où ils concernent moins de monde.

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        • Effectivement, il ne faut pas que cela devienne une façon d’écarter toute idée avec laquelle on serait en désaccord, ni au contraire que cela justifie une attitude victimaire (vous dites que je suis un mansplainer, c’est seulement parce que je suis un homme, etc.).
          Sur le racisme: ??! Non, absolument pas, je ne sais pas où vous allez chercher cela!

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      • Bonjour!!
        Première intervention ici pour moi alors au passage je souhaite dire que je trouve ce site très bien fait et vraiment constructif, on n’est pas dans le lynchage du mâle comme on peut (malheureusement) le voir par moment (et comme les médias adorent véhiculer cette image de la féministe castratrice et haineuse du mâle).

        Je me permets d’intervenir car je crois comprendre ce que Gloria veut dire à propos du racisme. Si j’ai bien compris, ce qu’elle veut dire c’est que vous sous-entendez, en disant que les blancs ne peuvent pas comprendre pleinement le racisme, qu’ils ne sont eux-mêmes pas victimes de racisme. Je sais que je vais me lancer dans un sujet qui en général m’attire des nuées de pierres, mais le racisme anti-blanc existe, le vrai hein, pas ce truc manipulé par le FN pour faire passer les gentils blancs pour de pauvres victimes, je veux dire la vraie haine envers les blancs parce qu’ils sont blancs. Ce racisme est, je crois, aussi douloureux (mais je ne suis pas noire/bronzée/jaune/rouge/bleu) que celui envers les non-blancs. Et si je me permets d’intervenir de la sorte, c’est parce que j’en ai déjà été victime, j’ai même eu la droit à ma discrimination à l’embauche (dans une société qui n’employait quasi exclusivement que des « non-blancs » << à force de me faire traiter de raciste parce que j'ose dire "noirs" je ne sais plus quoi dire!), à mes insultes raciales, etc. Et je confirme, ça fait mal. Donc je pense que je peux comprendre à une moindre échelle sûrement car il faut bien reconnaître que le racisme anti-blancs dans une société à majorité blanche est plus rare mais il existe et est tout aussi douloureux.

        Donc, vous avez raison dans le fond, mais sur la forme il aurait peut-être fallu juste rajouter "dans un pays à majorité blanche" et là c'est bingo.

        Pitié ne me lynchez pas!

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  3. Au sieur Marlange:
    Etant l’auteur des morceaux choisis un peu plus bas, j’aimerai te faire part d’une opinion.
    Ce n’est pas une histoire de légitimité. Si j’ai pas tout compris de travers, ce qui revient en cause, c’est surtout le pattern de langage de la condescendance (je pense que je me ferai corriger si je raconte n’importe quoi) qui prétend expliquer quelque chose à quelqu’un qui maîtrise son sujet. Dasn cette optique, le mansplaining est une facette des « je-sais-tout », non?

    Qu’elle soit voulue ou non, d’ailleurs. Je sais que me concernant ce n’était pas voulu, cela dit, en y repensant, je me dis que j’aurais mieux fait de me relire et d’arranger mon fatras de réactions épidermiques; j’aurais peut-être été villipendé pour mon opinion, mais j’aurais pu en effacer la condescendance et l’impression de « moi j’sais mieux »; et on aurais pu discuter de façon posée. Marlard, si tu lis ça, tu peux considérer ce paragraphe comme des excuses publiques que je présente ici.

    Expliquer à quelqu’un ce qu’est le vrai quelque chose, dès qu’il ne s’agit pas d’un truc qui s’appuie sur une formule ou une équation (bref, qui ne repose pas sur un binaire vrai/faux), ça revient à dire que ta vision est la seule valable, que les autres sont fausses. Que tu le veuilles ou non, en disant que le vrai problème c’est ça, mécaniquement, induis que les autres sont de faux problèmes, ou d’une importance mineure, y compris le sujet qui la préoccupe*.
    D’où le paternalisme.

    *Accessoirement, pourquoi dans une pub de machine à laver/lessive c’est toujours le petit garçon qui tombe dans la boue et sa maman qui nettoie?

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  4. Ridicule en effet de partir d’un tweet pour justifier toute une théorie complète… En 140 caractères, on essaye d’être direct. Sinon on devrait mettre des si, des ou bien, etc. en permanence. Sur le fond de toutes manières, ce procès en légitimité est bien un choix idéologique ; tous les féministes et tous les féministes ne s’accorderaient pas la-dessus.

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    • Je ne pars pas du tweet pour justifier une théorie: je le commente en m’appuyant sur un concept, et en essayant de montrer comment le comportement de cette personne relève de ce concept. C’est totalement différent. Quant aux 140 caractères, ce n’est pas une justification: c’est son attitude que je conteste, telle qu’elle apparaît dans ce tweet et dans de nombreux autres. Encore une fois, j’en ai discuté avec M. Marlange, il maintient (comme vous avez pu le voir dans son commentaire) sa position, qu’il a développée en plus de 140 caractères.
      Qu’entendez-vous par « choix idéologique »? Je conteste la légitimité de M. Marlange à m’expliquer ce que devrait être le féminisme, en quoi est-ce un « choix idéologique »? Il est suffisamment argumenté dans cet article, il me semble, pour que je n’y revienne pas, et ce n’est pas parce qu’il est possible que « tous les féministes et tous les féministes » ne soient pas d’accord avec moi que ma position n’est pas valide. Si la possibilité d’un désaccord invalidait toute prise de position, j’aimerais bien savoir comment on pourrait réfléchir, argumenter, choisir, s’exprimer. Il va donc falloir trouver plus que le spectre d’un « choix idéologique » pour m’empêcher d’exprimer une opinion.

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  5. Pingback: Bingo féministe et “mansplaining” | Liberté de genre, égalité des sexes et solidarité pour tous | Scoop.it

  6. Je suis navré que vous lisiez du paternalisme, de la condescendance ou du mépris dans mes propos: ce n’est ni mon intention ni ma manière de faire.
    Quant au fond, je ne partage absolument pas
    votre position quant au mansplaining : en tant que citoyen, je continuerai à me prononcer tout à fait librement sur le féminisme, y-compris à l’égard des féministes, femmes ou hommes. Il me paraît odieux, en toutes choses, de brider la discussion sur le sujet à quelque niveau que ce soit, or c’est le but du mansplaining par rapport aux hommes.
    À propos de notre débat d’hier, je maintiens que le vrai combat du féminisme doit porter sur l’égalité des droits, pas sur une uniformisation appauvrissante des produits, services et communications (à condition que ceux-ci, bien entendu, ne conduisent pas à la discrimination ni au dénigrement).
    Si vous ne partagez pas ce point de vue et que vous le prenez mal, j’en suis désolé, mais ravi de pouvoir en débattre.

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    • Le truc c’est que dans la perception que j’en ai (donc imho toussa), un langage publicitaire sexué* conduit souvent à la discrimination et au dénigrement. Le clip/site « Science: it’s a girl thing » est asez atterrant mais relativement représentatif. Pourquoi c’est toujours avec un homme qu’on fait la pub de la perceuse (ou pour la fête des pères)? Idem avec la pub du lave-vaisselle. Ce type de représentation est la manifestation d’archétypes de nature sexistes. Ce n’est pas forcément violent et/ou virulent, parce que c’est perçu par une grande part de la population comme normal: il n’y a pas de processus d’analyse et de déconstruction de la représentation à cause de son caractère habituel.
      Ca ne se restreint pas à la pub et aux problèmes de sexisme, évidemment. Cela dit, les représentations sont des reflets des mentalités, et elles ont une valeur normative, surtout à un jeune âge. On ne peut pas tendre vers l’égalité des sexes si on ne passe pas par une évolution des mentalités qui rendent cette inégalité possible, faire évoluer la loi ne change rien.
      Dans un cadre un peu extrême, c’est ce qui se passe en Afghanistan: la loi punit le viol, mais dans les faits, les juges ne poursuivent pas les coupables mais emprisonnent les victimes et la société attend toujours qu’elles se suicident pour purifier l’honneur de leur famille (et non je n’exagère pas, j’ai en tête des faits très récents).

      Les représentations sont une étape.
      Mais si on transposait ton discours au niveau des libertés, ça donnerait un truc du genre « le vrai combat pour la liberté est dans l’égalité des droits, pas dans la liberté d’entreprendre ou de de s’exprimer. » C’est pour ça que c’est lu comme condescendant: tu ne vois pas l’importance d’une étape de la même manière que d’autres, et tu viens en disant quelque chose qui, si on le formule comme un gosse en forçant un peu le trait traduit une intention du style « arrête ton char, moi j’sais mieux. »

      @ Kiwi: A mon sens, le problème tient plus dans le ton péremptoire que dans le contenu (même si « vrai combat » me gêne). Formuler sous forme de question peut aider: suggérer au lieu d’imposer.

      *Corrigez-moi si je confonds avec genré, ça m’arive encore.

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      • Oui, je serais d’avis de corriger en « langage publicitaire genré » plutôt que « sexué ». Le terme « genre », et tous ceux de sa famille, servent à préciser que le propos porte dans un cadre social, qu’on va notamment au-delà du « biologique ».

        Pour faire simple ;‑)

        Pour faire plus précis, 3ème point à l’adresse suivante : http://fr.wikipedia.org/wiki/Genre

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    • Laissez la gestion du féminisme aux féministes, et les vaches seront bien gardées. Quand l’aide proposée n’est pas acceptée, il faut savoir renoncer, sinon ce n’est plus une proposition d’aide mais de la coercition déguisée. Tu vas faire ça pour TON BIEN même si tu n’est pas d’accord…

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      • Bah là c’est autre chose, il a un avis, subjectif ou pas, partial ou pas et il le donne, avec la possibilité pour les gens de le critiquer ou même de l’ignorer.

        Mais dénier à quelqu’un sur des critères de ce genre le droit de prendre part à un débat de société c’est stupide.

        Sinon on range les féministes avec les homos dans leurs enclos on les écoute protester un peu manière de et on les sort de la naphtaline le temps d’un article de JT parce qu’un politique a sauté son attachée parlementaire ou que Johnny a dit une connerie homophobe avant de les ranger de nouveau dans leur tiroir à marronniers.

        Dire à quelqu’un qui a au moins partiellement des opinions communes avec soi de renoncer à s’exprimer pour des prétextes de ce genre c’est au mieux contre productif, au pire un peu con. Continuez à le critiquer ou juste à ignorer le débat si vous jugez que le débat n’est pas possible mais l’argument qu’un homme n’a pas à donner son avis sans qu’on le lui demande sur un sujet de femme pue justement le sexisme et la victimisation.

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  7. Le problème, c’est qu’en lisant ce tweet, je n’ai pas, de moi-même, eu la certitude qu’il s’agissait d’un homme: c’est-à-dire que pour moi, on peut trouver autant d’hommes que de femmes qui parlent d’une telle manière intransigeante. Ce genre de commentaire reste de toute évidence irrespectueux et désagréable, mais j’ai eu quelque peu l’impression qu’en y appliquant le concept de « mansplaining », on s’est trop basé sur le sexe de cette personne… Après, je n’ai pas lu la conversation, je ne peux donc pas juger exactement, mais pour moi, je ne distingue là surtout qu’une certaine arrogance.
    Je ne dis pas que le « mansplaining » n’existe pas, bien au contraire, mais il existe de toute part des gens qui disent mieux savoir, peu importe leur sexe. Et même si cet homme « est persuadé de savoir, mieux que nous, ce que doit être le féminisme », est-ce parce qu’il est homme, ou simplement parce qu’il est (désolée) imbu de lui-même?
    Je crains seulement que le terme de « mansplaining », sans forcément le vouloir, finisse réellement par discréditer le point de vue des hommes, et que ce soit donc du sexisme… Et qu’on arrive finalement à une condescendance, un paternalisme féminin.
    Ne pourrait-il pas justement être rapproché du terme de « harpie », être vu comme un préjugé, un futur cliché mais pour l’autre sexe? Le terme de « mansplainer » m’apparaît donc, dans cet article comme dans les memes qui l’illustrent, quelque peu discriminant, parce que trop généraliste, et pouvant donc être réducteur pour certaines personnes qui ne sont simplement que des « je-sais-tout ». En fait, c’est surtout qu’à partir du moment où on utilise un mot-valise, un néologisme encore peu connu, je pense celui-ci court le risque de vite devenir un fourre-tout.
    Bref, je me répète un peu, mais au final ma question est: réelle condescendance mâle, « mansplaining » ou simple égo, inaptitude à exprimer son opinion de manière plus respectueuse pour l’interlocuteur?

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    • C’est une question que je me suis posée (j’allais dire: une très bonne question ;-)). On m’a effectivement interpellée plusieurs fois en disant que c’était une attitude qui ne se limitait pas aux hommes, et c’est tout à fait vrai. Mais le phénomène que je décris a un contexte bien précis: un homme s’exprimant à une femme de manière condescendante et lui expliquant ce qu’elle sait déjà, aussi bien ou mieux que lui, ou reformulant ce qu’elle vient de dire, par exemple. Cette attitude, j’en ai fait l’expérience et j’ai été donc été frappée de tomber sur cette description: le concept correspond à ce que j’ai vécu, et apparemment, à ce que beaucoup d’autres femmes ont vécu.

      Je vois deux problèmes principaux avec ce concept. Le premier, c’est, comme vous le dites, que ce terme risque de devenir un fourre-tout qualifiant n’importe quelle attitude masculine dans un contexte de désaccord. Je conçois le second ainsi: comment aurais-je réagi si une femme m’avait dit la même chose? N’ai-je pas bondi trop vite, parce que je savais que mon interlocuteur (ou plutôt, celui de Sophie Gourion) était un homme? Il m’est difficile de répondre à cette question. Présenté comme je l’ai fait, il n’est effectivement pas évident que ce tweet a été écrit par un homme. Mais sur twitter la question ne s’est même pas posée: l’auteur de ce tweet se présente sous son vrai nom. Pas de pseudonyme, pas d’ambiguïté. Il y a même une photo. En fait, une situation proche de ce qui pourrait se passer dans le monde physique: pour la plupart d’entre nous, notre genre est évident, il fait partie de la manière dont nous nous présentons à autrui. Donc oui, ma réaction était forcément conditionnée par le genre de mon interlocuteur, je ne cherche pas à nier cela. Mais si ma réaction était conditionnée, on peut considérer que son attitude est, elle aussi, inséparable du fait qu’il est un homme, s’adressant à une femme féministe. Son ton condescendant s’inscrit dans tout un réseau de données qui font de lui, socialement, qu’il le veuille ou non, un dominant; c’est cela qui est au fondement du « mansplaining ». On ne peut pas extraire des propos, une attitude, une façon de se comporter vis-à-vis d’autrui d’un ensemble de facteurs sociologiques, or c’est la position sociale de cet homme qui 1) lui permet d’adopter une telle attitude, et 2) me fait condamner cette même attitude.

      Je ne suis pas ravie de cette réponse mais je n’arrive pas à m’exprimer plus clairement. J’espère que je réponds quand même à votre question? Ce qui me ravit encore moins, c’est que, comme on m’en a fait la remarque sur twitter, le concept du « mansplaining » et la position que je défends dans l’article présentent le risque d’essentialiser les positions « masculine » et « féminine ». Je ne veux surtout pas cela, mais pour l’instant, je n’arrive pas bien à me détacher de cet écueil.

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      • N’étant pas sur twitter, n’ayant pas vu l’article en lui-même, les commentaires, la communauté, c’est vrai que j’ai abordé cet article d’un point de vue beaucoup plus extérieur, d’où mon sentiment d’une interprétation un peu généraliste.
        Je suppose qu’il faudrait un entre-deux entre nos deux situations, ou tout simplement savoir à quel point ces facteurs sociologiques, le contexte ont influé sur M. Marlange, ce qui malheureusement restera certainement pour toujours impossible, d’où je suppose la frustration!
        Merci beaucoup pour votre réponse en tout cas, qui m’a permis de voir l’inconvénient d’une vision qui s’est faite un peu trop détachée du contexte! 🙂
        Et cette distinction des positions féminines et masculines est sûrement une des plus grandes difficultés du féminisme… En effet, où se trouve la limite entre irrespect indépendant du genre, et sexisme? Jusqu’où notre sexe influe-t-il sur notre manière de pensée, nos positions? Enfin, je sens mon désir de détachement, de parfaite objectivité (quant au sexe de l’interlocuteur) quelque peu idéaliste qui revient! (D’ailleurs, serait-ce vraiment une bonne chose? Il y a aussi des points positifs dans notre différence!)
        Bref, beaucoup de questions, d’indécisions sur un sujet que je maîtrise peu.
        Merci encore! 🙂

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      • Il me semble (mais je me trompe peut-être) que l’on parle essentiellement de mansplaining quand la discussion tourne autour d’enjeux féministes/sexistes/féminins, bref quand il s’agit d’un domaine où, a priori, l’interlocutrice a plus d’expérience que l’interlocuteur à cause de son genre. L’article parle de point bonus, mais à mon avis c’est plus que cela, ça constituerait tout un volet du splaining. Il s’agirait de nier un ressenti plus qu’une réflexion : ceux qui ne connaissent rien d’une situation parce qu’ils ne peuvent pas l’expérimenter disent à celles qui le connaissent ce qu’elles devraient penser.
        C’est quand on te dit qu’en tant que femme tu devrais avoir envie de procréer, quand on te dit que tu as tort d’être blessé par une publicité, que les règles c’est pas si terrible que ça.
        On pourrait imaginer un womansplaining à l’inverse, par exemple quand certaines affirment qu’être violé pour un homme ce n’est pas si terrible, alors qu’elles ne peuvent pas le savoir a priori.

        Mais le womansplaining est rare, en tout cas il n’est pas conceptualisé, et c’est là je pense qu’intervient le second volet du mansplaining (qui est la relation de domination.

        Notre société est patriarcale (je ne vasi pas le démontrer ici) et à ce titre les hommes sont dominants. Par conséquent certains ( pas « tous » ni « beaucoup », « certains ») s’imaginent, plus ou moins consciemment, avoir une supériorité intellectuelle sur les femmes. Et cela peut se ressentir par une certaine coindescendance. un peu comme un adulte s’adressant à un enfant.
        De même que certains Blancs auront une attitude condescendante avec des Noirs.

        Le mansplaining qui nous met hors de nous (les féministes), c’est le combo des deux. Non seulement la personne semble se croire supérieure, non seulement elle n’est pas compétente, mais elle ne peut pas l’être. Parce qu’elle ne vit pas ce que nous vivons, car la soiciété ne la traite pas de la même manière, et plus simplement (je mets un tout petit brin d’essentialisme) parce qu’il n’a pas un corps fichu comme le nôtre.
        C’est pourquoi il existe des réunions féministes non-mixtes : pour s’assurer que les femmes se saisiront elles-mêmes d’enjeux qui les concernent directement.

        La leçon à tirer du concept de mansplaining n’est pas tant « sale homme ne me dis pas ce que je dois faire » mais une invitation à éviter l’arrogance en général, et plus particulièrement lorsque l’on n’est pas compétent et qu’on ne peut pas l’être. Ce qui n’empêche d’avoir un avis pertinent grâce à la réflexion et l’empathie.

        J’ai fat preuve il y a peu d’un genre de « feministsplaining » : ma mère me parlait de l’instinct maternel qu’elle avait ressenti à ma naissance. Moi, forte de mes convictions neuves « ce n’est pas possible, l’instinct maternel n’existe pas ». Il y a beaucoup d’arguments qui vont contre l’existence de l’instinct maternel, mais je n’ai su asséner que ma propre « idéologie » sans vraiment l’étayer (alors qu’il y a de quoi). Et surtout, j’ai nié le ressenti de mon interlocutrice, qui avait pourtant ressenti quelque chose. Tout ça alors que je n’ai jamais été mère, et que je ne suis pas elle.
        Au lieu d’exposer à ma mère des arguments sur comment ce qu’elle ressentait était explicable que par autre chose que cette idée d’instinct maternel, j’ai asséné des croyances avec l’arrogance de mes idées neuves.

        Voilà ce que font les mansplainers, les whitesplainers et tous les autres splainers. Il faut se méfier de cette arrogance distillée par une position de dominant, et tâcher de rester humble.

        Désolée si je suis confuse ou si je répète beaucoup d’idées déjà dites, j’ai réfléchi en même temps que j’écrivais, c’est à chaud 🙂

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      • Bon, je crois avoir trouvé partiellement une réponse à mon commentaire plus haut dans ce dernier, mais j’aimerais bien questionner un peu plus, parce que je suis pas non plus satisfait par votre début de réponse (meme si je suis ravi de l’avoir lu, ce n’est pas un jugement de valeur mais juste une envie d’avoir le reste.)

        les deux détails qui me tripotent:
        *Vous admettez que cette réponse aurait pu etre donnée par une femme (donc position sociale différente)
        *Ensuite vous affirmez que c’est sa position sociale qui lui permet d’adopter cette attitude.
        Il y a la un contresens, non ?

        Aussi:
        J’admets que vous ne recherchez pas a essentialiser les positions masculines & féminines, et c’est la que ca touche mon commentaire précédent: Ai-je bien compris ici que vous dénoncez aussi le coté sexiste qu’un concept comme la mecsplication puisse etre tout aussi offensante qu’une remarque machiste? Et justement, quel parallèle cherchiez vous a faire avec la « genrification » des produits?

        Je tiens à rajouter que je ne nie pas du tout que la mecsplication n’existe pas puisqu’en suivant cette définition, la situation est déjà arrivée. Ce que je pense devoir condamner, c’est de l’utiliser dans un débat féministe, car vous y liez nécéssairement l’idée sous-jacente que l’homme donne une lecon « parce que c’est une femme ». Ce que je pense tout d’abord etre un proces d’intentions, et surtout, j’espere que dans les cas ou cela arrive, il s’agit plutot d’un probleme d’égo.

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  8. Pingback: Le féminisme, ce qu’il est, ce qu’il n’est pas. Peut-être. Ou pas. « Pourquoi se compliquer la vie ?

  9. Bonjour,

    Le tweet d’Aymeric Marlange me parait particulièrement sensé : il me semble aussi que l’égalité homme/ femme passe par l’égalité des droits et non pas dans l’uniformité des produits ni de la communication. Les femmes ont le droit de préférer le rose au bleu. Et réciproquement ! Ou alors nous décidons aujourd’hui que tous les hommes doivent aussi porter des jupes !
    Quant à disqualifier son argument sous prétexte que c’est un homme, c’est aussi respectueux d’autrui que les musulmans de la charia qui éliminent les femmes des postes publics parce que ce sont des femmes.
    Ce mansplaining (que je ne connaissais pas jusqu’à lire votre papier) ressemble furieusement au point Goodwin qui sert à clore tout débat dès qu’on n’a plus d’argument raisonné …. Dommage.

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    • La communication sexiste, c’est un débat complexe et différent. Juste une chose: où avez-vous vu parler d' »uniformité », exactement? Lutter contre les discriminations, c’est de l’uniformisation, alors? J’ai lu votre article, et je suis atterrée par ces clichés sur le féminisme. En revanche, je ne suis pas sûre que vous ayez lu le mien: je ne parlais pas d’un argument de M. Marlange mais d’un tweet prétendant expliquer ce qu’est le féminisme, il n’est donc pas question de « disqualifier » l’argument de qui que ce soit. Je m’oppose à son attitude, c’est différent, et je le fais pour des raisons longuement expliquées dans l’article.

      Le point Godwin ne sert pas à clore un débat: il désigne le moment où, dans un débat, l’un des interlocuteurs se discrédite en vérifiant la loi de Godwin (« Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 »). Le concept du « mansplaining » n’a donc absolument rien à voir et ne sert pas à empêcher le débat. Au contraire, prendre conscience de cette attitude permet d’assurer des conditions de discussion dans lesquelles aucun des interlocuteurs ne tente de dominer l’autre en le rabaissant par un discours condescendant et paternaliste.

      Quant à votre comparaison avec les musulmans (« les musulmans de la charia », cela ne veut rien dire), elle est aberrante et totalement hors de propos.

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      • Je vous remercie pour les clichés et je suis navrée de vous avoir attérrée.

        Oui, lutter contre les discriminations peut signifier souhaiter l’uniformité. On ne sait malheureusement plus distinguer différences et inégalités. Et l’égalité hommes/femmes ne doit pas conduire à nier les différences entre les deux.

        Mais qu’importe : mon avis (avec ses clichés atterrants) et celui de Monsieur Marlange (qui n’est qu’un homme) ne peuvent être pertinents…

        C’est dommage que nous ne puissions pas discuter. Dont acte.

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        • Cette attitude de victimes, comme si j’essayais de censurer qui que ce soit, est non seulement infondée mais horripilante. Je le dis et le redis, il n’est pas question de faire taire qui que ce soit mais d’assurer des conditions équilibrées pour la discussion, ce qui n’a rien à voir. Comment exactement ai-je essayé de vous faire taire? Je m’inscris en faux contre une comparaison qui n’a aucun sens et est totalement déplacée dans le contexte, mais si vous évitez de m’accuser d’être Ben Laden, peut-être qu’on pourra effectivement discuter.

          « Lutter contre les discriminations peut signifier souhaiter l’uniformité »: des exemples? Il me semble qu’il s’agit déjà d’une reformulation par rapport à votre commentaire catégorique et à votre article (« Je pense que le féminisme doit viser à obtenir les mêmes droits pour les hommes et les femmes, pas à transformer les femmes en hommes ! Ni les hommes en femmes » => j’aimerais bien savoir où vous êtes allée chercher cela). Vous voyez dans la lutte contre les discriminations un possible souhait d’uniformité et à ce titre, vous réfutez la pertinence de cette lutte, si je comprends bien. Il faudrait donc prouver où vous vous voyez ce désir d’uniformisation, pour balayer d’un revers de main les luttes des féministes.

          Je reviens sur le marketing genré: Sanogyl, par exemple, a lancé des brosses à dents différentes pour les hommes et les femmes. Dire que nos bouches se contentaient très bien jusqu’ici des mêmes brosses à dents, et que cette stratégie ne vise qu’à s’assurer des parts de marché en plus, ce n’est pas « souhaiter l’uniformité », c’est simplement du bon sens et l’expression du refus de cette logique consumériste qui nous prend pour des dindes.

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    • Le marketing genré exclu automatiquement un sexe de ce qui est réservé à l’autre (pour avoir vu un môme sélectionner ses cartes pokémon en fonction du sexe du dresseur dans le dessin animé…) Si un homme a une préférence pour le rose, il va se complexer tout seul pour en choisir si c’est réserver aux femmes, alors qu’il n’aurait jamais eu le problème sans cela, et inversement.
      De même, je fais un 1m75, la taille moyenne d’un homme français, quel sens cela aurait-il pour moi de choisir certains produits « adapté aux femmes » ?

      Enfin, plus on aura l’impression que les hommes ont certains besoins spécifiques et les femmes d’autres besoins, plus l’égalité des droits sera difficile à justifier. Puisque les femmes et les hommes sont si différents dans leurs besoin après tout, pourquoi ne pas avoir des droits différents, tant qu’on y est ?

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  10. Pingback: Bingo féministe et “mansplaining” | Genre et féminisme | Scoop.it

  11. Il y a une deuxième carte d’Anti-Feminist Bingo ici : http://hoydenabouttown.com/20080218.1460/antifeminist-bingo-2/

    Si j’essaye de traduire les cases, ça donne :

    – Plus d’hommes que de femmes sont morts sur le Titanic !
    – J’adorerais, moi, qu’une pépée abuse de moi sexuellement.
    – Ce sont les hommes qui font tous les métiers sales et dangereux.
    – Les tribunaux sont tous biaisés en faveur des femmes.
    – Mais les hommes n’obtiennent pas de pouvoir porter de jupes !
    – Le viol, c’est plus aussi dramatique qu’avant.
    – « … hystérique… » (ou harpie ^_^ )
    – Ce sont des hommes travailleurs qui ont bâti ce pays et l’Internet. Vous, les femmes, devriez nous en être reconnaissantes.
    – Les choses changent petit à petit. Le monde exploserait s’il devait changer aussi vite que les féministes le réclament.
    – Parler de culture de légitimation du viol, c’est nier la responsabilité des femmes vis à vis d’elles-mêmes.
    – Le but dans la vie d’un homme est de répandre ses gènes. (« sa semence », en VO)
    – En quoi les problèmes des autres devraient-ils me concerner ?
    – « Tu devrais… »
    – Lève tes fesses et occupe ton temps à des choses plus importantes.
    – Un jour, quelque part, une fois, il y a un⋅e féministe qui a été méchant⋅e avec moi, et ça passe avant tout le reste.
    – Je sais que c’est mal, mais je suis trop vieux pour changer.
    – Je me suis fait agresser pour avoir tenu la porte à une dame.
    – Pourquoi n’y a-t-il pas de recherche sur la Cause Masculine ?
    – … chambre d’écho du féminisme (j’ai pas compris celui-là)
    – Pour autant que la question se pose, la société est matriarcale.
    – Les féministes oppriment l’homme blanc.
    – Les femmes sont les garantes du « repos du guerrier » pour les hommes (je pique la formule à VGE)
    – J’ai un ami qui est une femme et qui pense que tu as tort.
    – Je tonds la pelouse et répare des trucs, donc c’est équitable.
    – T’es grosse et ton mec est une chochotte.

    Du reste, le tweet qui sert de point de départ, provenant d’une personne identifiée homme et adressé à une personne identifiée femme, dit : « laisse moi t’expliquer ce qu’est le but du féminisme ». L’article explique en quoi ceci est un problème.

    Malheureusement, la réaction de l’identifié-homme, de même que celle que l’on voit ici

    http://pourquoisecompliquerlavie.wordpress.com/2012/07/15/le-feminisme-ce-quil-est-ce-quil-nest-pas-peut-etre-ou-pas/

    s’attache à dénoncer une volonté de censure inique, de discrimination inversée.

    En gros, il est question pour nous de pointer le doigt sur la pratique du mansplaining — @celinelt nous propose fort à propos de traduire par « mecsplication » — en tant que volonté masculine de censurer la parole des femmes (i.e. y compris au-delà de la parole féministe) en profitant d’un rapport de domination penchant en faveur des hommes ; et on nous explique que dénoncer cette censure, ce serait un outil de censure !

    Le point important qui est caché sous le tapis ici, c’est qu’on n’a pas dit « ne donnez pas votre avis », on a dit « ne me dictez pas quel doit être mon avis » ; c’est qu’il est fait l’amalgame entre « vous ne pouvez pas dire cette chose précise » et « vous ne pouvez rien dire ». En clair, ce n’est ni plus ni moins que du troll.

    En particulier, puisqu’on accuse notre dénonciation de censure de tentative de censure, il s’agit de ce qu’on pourrait appeler un « troll miroir ». (J’aime encore plus l’expression « troll miroir-magique ».)

    Et pour finir, vous avez le droit, qui que vous soyez, de penser que, par exemple, « non, les discriminations machistes dans la pub ne me paraissent pas être un combat très important » ou que « la suppression de la case Mlle des formulaires ? non, ça ne me préoccuppe pas ».

    Vous en avez le droit !

    Ce qu’on vous demande, c’est de ne pas nous interdire, sous un couvert d’autorité quelconque — cf le Brevet de Féminisme que s’attribue l’auteure de Pourquoi Vivre Sans Peine — de définir les priorités de _nos_ combats et revendications. Parce qu’à ce compte-là, nous seriont toujours coincé⋅es, toutes et tous, derrière ceci :

    « L’accès à l’IVG ou à la contraception ? Vous ne croyez pas qu’il y a plus urgent à régler que des problèmes de bonnes-femmes ? »

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  12. Bonjour !
    Je suis une lectrice anonyme du blog, parmi tant d’autres.
    Tout d’abord bravo pour chaque article de ce blog, toujours très intéressants…
    … et MERCI de mettre un nom sur cette attitude, cette « humiliation banale », qui en est venue à me faire fuir les discussions. Un simple mot, c’est la première étape pour penser un phénomène et parvenir à le combattre.

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    • Merci à vous, votre commentaire m’a donné du baume au coeur! J’ai ressenti la même chose en lisant des articles sur les « mecsplications » et en y reconnaissant une attitude que je n’avais pas de mot auparavant pour qualifier. C’est effectivement une attitude à combattre, mais surtout à expliquer. Mon article suscite pas mal d’incompréhension et est largement déformé (par exemple ici: http://leblogdedoudette.blogspot.fr/2012/07/tu-seras-libre-ma-fille.html). On voit, ou on veut voir dans ce terme une arme à la disposition des féministes pour faire taire les hommes (ce dont elles rêvent, bien sûr, en bonnes castratrices qu’elles sont). Au contraire, identifier et expliquer cette attitude, c’est permettre d’établir des conditions saines et équilibrées pour la discussion… C’est vraiment comme cela que je le conçois. Et bon courage pour l’expliquer à votre tour 😉

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      • Je vais vous expliquer pourquoi vous avez tort 😀 … commencer par un gros troll, ça aide à capter l’attention il parait.

        Parlons un peu de forme, et pas de fond, car le fond de l’article est frais (comme le fond de l’air en cette fin d’automne … début d’été me souffle-t-on dans l’oreillette; mazette … ), et parlons surtout des commentaires.

        Mansplaining, womansplaining, studentsplaining, WTFsplaining, sorti de son contexte, ça ne veut plus rien dire; et pour cause : c’est plus qu’un mot-valise, c’est un concept-valise. Le danger du concept-valise étant que, quelles que soient les bonnes intentions derrières sa création (et là, il n’y a a priori que de bonnes intentions), il finit toujours par être détourné et dévoyé.

        Harpie, c’est certes un mot qui n’a pas son équivalent pour les hommes, et pour cause, il n’y a pas de raison, puisque dans la mythologie grecque les harpies sont « femelles » (et pas femmes). Pour autant, il existe plein de noms d’oiseau (harpie/oiseau … jeu de mot) pour qualifier un homme qui outrepasse ses (trop larges ?) droits (mal acquis ?).

        Hystérique : il y a belle lurette qu’en psychanalyse on ne limite plus ce terme aux seules femmes, nonobstant sa racine grecque qui renvoie de façon évidente à la féminité.

        Personnellement, je suis pour l’égalité hommes/femmes en tous points (mis à part des considérations impondérables/évidentes : difficile d’imaginer un homme enceinte, ou une femme … ha non, en fait rien d’inimaginable chez la femme, elle peut a priori faire tout ce que fait un homme ^^), et pourtant je ne me considère pas féministe. Pourquoi ? Parce que comme l’a dit l’auteur de l’article à propos du racisme, n’étant pas le premier concerné/à en souffrir, je suis mal placé pour avoir un avis pertinent.

        Ensuite, la société patriarcale … en apparences peut être, mais j’aurais bien aimé qu’un homme aille dire ça en face à ma grand-mère, mon arrière grand-mère … il aurait pris une volée de bois vert et il serait retourné bien vite à son « métier sale et dangereux » au lieu de raconter des carabistouilles s’il voulait manger ce soir et pas coucher dans la paille avec les bêtes :D. La société est matriarcale au fond, dans la mesure où des décennies de « supériorité » ont rendu certains hommes tellement dépendants des femmes qu’ils mourraient de faim dans un coin comme des cons s’ils n’avaient personne pour les nourrir; et pas parce que c’est le rôle de la femme de nourrir « son » homme (je vois venir « ceusses qui » vont m’accuser de ramener la femme aux fourneaux ^^), mais parce que l’homme est devenu un incapable notoire en matière de survie personnelle. Seuls les hommes encore plus stupides que la moyenne (pas bien élevée) peuvent réellement croire en leur supériorité.
        D’ailleurs, au fil du temps (et encore aujourd’hui), de nombreuses sociétés non chrétiennes furent matriarcales, et s’en sont plutôt bien tirées (notamment parce que quand un enfant naissait, avant l’avènement des tests de paternité, il était religieusement impossible de savoir à 100% qui était réellement le père, par contre on a rarement de doutes sur la mère, allez savoir pourquoi; résultat, dans de nombreuses sociétés antiques, le nom et les biens se transmettaient par la mère); et, de façon encore plus étonnantes, ce sont des sociétés où l’homme avait un rôle très « viril » en général, comme aller chasser, faire la guerre (quoi que pas toujours, dans certaines sociétés celtes les femmes faisaient la guerre et les hommes tenaient la maison) et boire des litres de bière avec ses potes pendant que madame faisait tourner la « maison ». Et sans « madame », je crains que ces sociétés n’aient pas pu exister très longtemps.

        Bref, comme promis, je ne parle pas (vraiment) de féminisme.

        PS : @Charlotte_Matou : je serais très intéressé par des articles/références scientifiques qui expliquent que l’instinct maternel n’existe pas et n’est qu’une construction sociale. J’avais toujours cru que, comme chez tous les animaux et a fortiori les mammifères vivipares, ce qu’on appelle l’instinct maternel se construisait chimiquement du fait de porter l’enfant/le petit pendant X mois, et plus particulièrement par la période où les deux « êtres » sont reliés en tout, y compris système circulatoire/respiratoire et en partie nerveux, et que son absence était un dérèglement et pas la norme. Je serai curieux de savoir ce qu’en disent les théories les plus modernes.

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      • @Jonathan:
        Effectivement. Cela dit, dans les sociétés occidentales, leur antiquité a été marquée par le bassin méditerrannéen, qui n’est vraiment pas glorieux, et l’influence globale des celtes dans nos sociétés sont quasiement complètement effacés.
        Les femmes ont toujours eu une influence dans la société, et pas des moindres, cela dit, comme tu le pointes en filigranne dans ton comm, cette influence se limite pour sa plus grande part à la sphère privée.
        Quant à l’incapacité des hommes à se débrouiller tous seuls, à moins de se marier en quittant la maison de ses parents, faut bien passer par là à un moment où un autre de sa vie…
        Le problème, c’est que dans la sphère publique jusqu’au milieu du siècle dernier, extrêmement très peu de femmes ont eu un rôle de premier plan hors de la sphère privée depuis que des gens on commencé à compiler l’histoire dans notre partie du monde (je connais trop peu l’histoire asiatique pour me prononcer, mais franchement j’ai des doutes). C’est la qu’on sens le patriarcat et l’inertie de mode de vie bien ancrés. Ce n’est pas pour rien qu’en français on domestique est un mot à double sens, et qu’il y a tout un tas de petites choses de langage du même type un peu partout Mais pas immuables.

        Si nos sociétés étaient au fond matriarcales, les femmes n’auraient pas du ferrailler aussi longtemps pour obtenir des choses aussi basiques que le droit de vote et le droit de disposer d’un compte bancaire et d’en faire ce qu’elles veulent sans l’accord écrit du mari.
        Si elles étaient matriarcales au fond, une petite crise de succession dans la monarchie française n’aurait pas servi de prétexte pour exclure ad vitam aeternam les femmes de la succession.
        Et ainsi de suite.

        Cela dit… Je suis d’accord avec toi pour le concept valise; j’ai toujours un peu peur de ce genre de concept, parce qu’accuser quelqu’un d’être un vilain quelque chose est toujours le refuge de la mauvaise foi.

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      • @illoult vous avez l’estomac bien fragile… Le principe du Bingo, c’est de faire toute une ligne ou toute une colonne, pas juste de remplir une seule case (sinon à ce compte-là, je pense que moi aussi dans ce genre de discussion j’obtiendrais un « bingo » assez facilement, sans le vouloir). Ensuite, qu’on soit d’accord ou pas avec lui, Jonathan argumente à propos du matriarcat. Il serait plus constructif d’expliquer en quoi, selon vous, il a tort sur ce point.

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  13. J’ajoute ma dose de remerciements mais cette fois-ci, non pas en tant que potentielle « victime » du mansplaining mais en tant que potentiel mansplainer. Il est toujours intéressant et stimulant de découvrir des outils qui nous permettent de gagner en réflexivité, et celui-ci en fait indéniablement partie.

    Il me semble clair qu’il ne doit devenir un procédé rhétorique permettant de discréditer a priori la parole d’un homme. C’est un risque, mais honnêtement, ce risque-là je ne l’ai pas vu à l’œuvre dans ce billet.

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  14. Bonjour bonjour,

    Alors comme le laisse supposer mon nom, je suis un homme. Je précise pour ne pas laisser de sous entendu.

    Mon commentaire ne portera pas sur le cas précis mis en lumière dans ce billet (est ce que l’anonyme qui a répondu en commentaire à fait preuve de mansplaining ou pas) mais plus sur le fond et mon ressenti personnel (ce n’est que mon opinion, je ne vais pas dire qu’elle est juste et la seule).

    Tout d’abord je n’aime pas les anglicismes donc je vais utiliser un terme français à savoir « l’argument d’autorité » qui est une notion connu pour « gagner » dans une discussion (ici ce serait un argument d’autorité de pouvoir). Et ca existe depuis longtemps , ca a été théorisé en 1830 en temps que Argument ad auditores dans La dialiectique éristique.

    Cet argument d’autorité à pour but d’asséner une référence ou un savoir soit parce qu’on se pose soit même en temps qu’autorité, soit parce qu’on cite une autorité réputé.

    C’est un procédé très apprécié des trolleurs pour deux raisons :
    – vous êtes celui qui utilise l’argument d’autorité, avec un peu de chance si vous le faite avec assez d’aplomb vous remporterez la discussion. (D’ailleurs il se peut aussi que vous ayez parfaitement raison d’utiliser cette argument, ce n’est pas forcément juste un argument réthorique)
    – vous pouvez à tout moment vous exclamez ‘tu utilises un argument d’autorité pour tenter de remporter la discussion’ et tenter ainsi de décrédibiliser la personne avec qui vous débattez.

    Ce qui me gêne dans le mansplaining c’est que j’ai l’impression que c’est juste une industrialisation du point que je viens de citer. Peut importe ce que dit l’autre, si c’est un homme on lui fait un faux procès en utilisation d’argument d’autorité en l’attaquant sur une caractéristique sa personne (le fait qu’il soit un homme, l’attaque sur une caractéristique d’une personne étant, une Argumentum ad personam )

    Pourquoi c’est génant ? parce que l’utilisation de l’argument d’autorité est utilisé tout le temps par tout le monde. Cf l’exemple de @cha_matou) ou si je regarde dans les commentaires du billet https://pourquoisecompliquerlavie.wordpress.com/2012/07/15/le-feminisme-ce-quil-est-ce-quil-nest-pas-peut-etre-ou-pas/ dans le commentaire de Genn quand elle dit ‘Vous n’êtes pas une féministe!’ sans étayez aucunement son propos, juste par l’action de sa propre autorité.

    Après, je note (prenez le sans aucun paternalisme ou autre, mais simplement comme une affirmation objective que la tenancière de ce blog, dans les commentaires ne fait pas preuve de ce si facile argument d’autorité et explicite les choses ).

    Je finirais par quelque chose d’un peu HS, mais pas tellement, comme on le verra au bout (en effet c’est une discussion qui a eu lieu sur les commentaires des billets écrits en réaction à cela). Concernant le rapport dominant / dominé entre autre à l’école. Tout d’abord posons qu’il est bien clair que dans sa globalité le rapport est homme dominant et femme dominée. Quiconque tenterait de prétendre le contraire perdrait toute crédibilité.

    Mais à cela il faut aussi savoir apporté de la nuance. Les travaux de Catherine Marry (la c’est un argument d’autorité mais que du coup j’estime valide) qui montre qu’à l’école les rapport dominant / dominé sont autant des problèmes de genre que de classe sociale (avec des exemples de filles dominantes sur des populations masculines défavorisés) et les études de Fabio Lorenzi-Cioldi sur les rapports dominants/dominés dans les sous groupes composants les sociétés et les liens entre ceux-ci. A la lumière de ces travaux (et d’autres mais je ne vais pas abuser de la citation de source, ça va finir par faire pédant et ça finirait par nuire à mon propos), il me semble que l’utilisation du mansplaining est du coup encore plus dangereux. Parce qu’elle réduit tout rapport dominant/dominé à l’intérieur d’un sous-groupe (le groupe de personnes qui discutent qui peut être réduit à sa plus simple expression, soit 2 personnes) au rapport global qui existe dans la société, cette réduction n’étant pas forcément de bon aloi, voir totalement fausse.

    merci de l’avoir lu.

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  15. Après relecture de mon commentaire, que j’ai tapé sur 30 minutes au boulot (ni sale ni dangereux) et donc sans être à fond dedans, je m’aperçois que j’ai peut être été assez peu clair sur mon explication sur le matriarcat « moderne », dans la mesure où je ne le prends pas comme un exercice du pouvoir (au sens large) par les femmes stricto sensus (ça se saurait) ainsi que l’acception courante du terme l’entend, mais par une forme de pouvoir (limité à une sphère : le couple/ménage) potentiel induit par des facteurs sociaux qui par ailleurs visaient autre chose, voire l’exact contraire.

    Je préfère préciser parce que mon petit doigt me dit que la réponse promise par notre hôte risque prendre la forme d’un coup de règle en règle (justement …) sur les doigts parce que je nie la réalité si je ne précise pas que ce que je « décris » n’est pas une généralité, ou plutôt si, c’est une généralité (au sens « je généralise ») mais pas une norme.

    PS : merci pour l’article, je lirai ça ce soir.

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    • Je précise juste, au cas où certain.es liraient courageusement tous les commentaires, que cette discussion sur le « matriarcat » s’est poursuivie par mail. Je peux publier dans les commentaires le contenu de ces mails si cela empêche quelqu’un de dormir 😉

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  16. Pingback: De l’inconvénient d’appartenir à une classe dominante

  17. Merci Genre. Je trouve ce billet excellentissime et je suis sidérée par les réactions lues ici !
    Il se trouve que par le plus grand des hasards, les mêmes (j’ai reconnu la fausse-féministe en chef qui souhaitent te clouer au pilori) sont par ailleurs des militantes anti-abolitionnistes acharnées. Or être partisane de l’abolition de la prostitution est l’évidence du féminisme.
    Mais dans la jungle patriarcale, les fausses-soeurs/vraies kapos qui veillent à ce que le patriarcat se maintienne et qui pour ce faire se déguisent en féministes, sont loin d’être rares apparemment. C’est le principe du loup qui s’enfarine pour faire croire qu’il est la maman des chevreaux.

    Tiens bon.

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    • Merci à toi.
      En revanche, je ne sais pas exactement à qui tu fais référence en parti d’anti-abolitionnistes mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le sujet et surtout, je refuse de délivrer des brevets de féminisme en fonction du positionnement de chacun.e sur la question de la prostitution. Il n’y a pas d' »évidence du féminisme », pour moi, en-dehors de son postulat de base, à savoir l’inégalité entre les genres.

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  18. Cet article est juste excellent. Récemment, j’ai eu un énorme afflux de mansplainers / mecsplicateurs sur mon blog…

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      • Ouais plein, ça a commencé sur mon article sur le couple. Citation:
        « Je pense que mademoiselle devrait vraiment arrêter de faire la maligne à déconstruire pour déconstruire. Le sujet manque cruellement du « pourquoi déconstruire » et surtout du « comment reconstruire ». Qu’est ce que la destruction du couple apporterait à l’individu et à la société ? Comment refonder le pacte sociale sur cette structure nouvelle ? Oui ça peut être pensé, on peut sortir de la doxa mais c’est à faire proprement, par pour flatter son petit ego de différence.

        Mademoiselle, n’essayez pas de faire le monde à votre image, vous n’êtes pas fait pour cette société (vous êtes « socialement malade »). La solution la plus raisonnable serait je pense de la quitter ou d’accepter ses pilliers et combattre ses dérives (le combat végan est socialement compatible avec la société heleno-judeo-latino-berbero-européenne par exemple). »

        Ensuite y a eu l’article « toutes des salopes ou le mythe du mec trop gentil » et là ils se sont déchainés. (http://lesquestionscomposent.fr/toutes-des-salopes-ou-le-mythe-du-mec-trop-gentil/)

        Exemple d’un gentil player qui vient rassurer la pauvre femelle hystérique que je suis:
        « « Les players ne voient toujours pas les filles comme des humains normaux dotés d’un libre-arbitre et d’une personnalité. » <- non l'attirance sexuelle n'est pas une affaire de libre-arbitre ni de personnalité. C'est même la seule chose que n'a pas comprise Poire. En lisant les guides de séduction, il arriverait à devenir attirant sexuellement tout en restant gentil.

        L'auteure a l'air traumatisée par des mauvaises expériences avec des players extrêmistes. Dommage de mettre tout dans le même panier, c'est pourtant la seule porte de sortie de Poire pour être moins dépressif, changer son comportement.

        Pour rassurer l'auteure qui assimile les manuels de séductions à de la manipulation mysogine, les techniques des filles sont tout autant décevantes (les décolletés et le maquillage sont exactement le même type de manipulation). Au final, même si ces comportements ne sont pas ceux que l'on idéalise chez l'être humain, bien utilisés dans la peau de personnes agréables, elles font de la vie un plaisir. N'y renonçons pas parce que certains en abusent."

        (inutile de dire qu'il n'a rien compris au propos).

        Un autre neuneu qui m'explique le sens de la vie, à moi pauvre lafâme idiote (lui non plus n'a rien compris à l'article !) un certain David. Extraits de sa prose:
        "Ce que tu dis au début est mot pour mot ce qu’on retrouve dans « attraction is not a choice » (très bon titre et livre soit dit en passant). Faut croire que les maîtres en séduction et les féministes s’échangent leurs textes. Macho refoulé ou Poire qui en fait est un macho……. bon on va pas jouer sur les mots. Quelles sont les conneries que je te fais dire et que tu ne penses pas ? (…) Je viens commenter dans l’espoir que tu te rendes comptes que tu as écris n’importe quoi et qu’en plus c’est bête et méchant. Si moi je ne peux pas te convaincre, soumets donc ton texte à un ou deux sociologues traitant de ce genre de questions et tu verras bien ce qu’il te répondront.
        Ce qui me gêne vraiment c’est que tu dis que Poire est, consciemment, gentil avec les femmes pour attirer leur attention, comme si la gentillesse était une monnaie d’échange pour Poire. C’est tellement faux et archi-faux, c’est très très simpliste et super caricatural….
        M’enfin tout le monde a le droit de faire des erreurs.Tu sais moi je fais des conneries tout le temps, je me trompe, je dis des choses incorrectes, comme tout le monde. Mais ce n’est pas grave de se planter, ça fait parti de la vie."

        Merci, ô grand détenteur du savoir, de me pardonner mes erreurs.
        Toujours le même David:
        "C’est triste de partir d’une déception personnelle (ou plusieurs) pour en tirer une analyse générale sur la société.
        Poire c’est le résultat du féminisme, la castration de plusieurs générations d’hommes (ils auraient du être Melon mais ils sont devenus Poire). Et maintenant il y a une féministe qui vient faire un procès très malhonnête à charge contre le sous-produit du féminisme, Poire. La victime du féminisme attaquée par une féministe. La quintescence du féminisme radical, du délire !!!
        Pendant ce temps-là des millions de femmes tueraient père et mère pour être belles, cosmétiques, vêtements, régimes, sport, chirurgie, etc….. tout ça pour être belles, tout ça pour plaire aux hommes. Totalement dépendantes de cette recherche de beautée afin de l’échanger contre des rapports sexuels. Difficille d’être plus superficiel. Si Poire est un macho refoulé alors ces dizaines de millions de femmes asservies par la nécessité suprême de « plaire aux hommes » sont quoi, Elfe ? Je dirais des esclaves, c’est peut-être mieux que d’être une Poire."

        Y en a plein d'autres dans ce genre-là…

        Sur "faites un blog" (article-réponse aux trolls), j'ai un certain "l'enracineur" qui vient m'expliquer longuement le sens de la vie et ce que je devrais faire ou ne pas, sans que je lui ai rien demandé.
        Et encore, j'ai supprimé les derniers commentaires dans ce genre-là, mais y en avait des pas mal.

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  19. Quant aux hommes qui se disent solidaire des féminismes mais font preuve de mansplaining il y en a des sortes tout à fait inattendues. Certains par exemple commencent par se montrer d’une humilité hors du commun avant de vous reprocher de les empêcher de parler à la place des femmes eux qui ont toujours été stigmatisés pour s’être désolidariser des phallocrates !
    A lire dans les commentaires ici : http://lesaventuresdeuterpe.blogspot.de/2012/01/la-malinche-interprete-mexicaine.html

    en particulier la phrase : « vous avez totalement tors de croire que je ne peux pas comprendre grand chose à votre démarche du fait que je ne suis pas né avec votre déterminant génétique… là c’est énorme d’essentialisme se légitimant par le culturel »

    traduction : je n’ai pas le droit de lui dire qu’il ne peut pas se mettre à la place d’une femme car dire cela est injuste.

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  20. Il y a des pistes de réflexions très intéressantes dans cet article, mais il y a une impression (peut-être éprouvée à tort) qu’il y aurait une échelle du féminisme, avec tout en haut, ceux (enfin plutôt celles, vu le refus « qu’un homme [m’] explique comment, quand et pourquoi être féministe ») qui font autorité, et a priori Mme Gourion que je ne connais pas (donc ne vais ni louer ni critiquer), et ainsi en descendant, celles (ou peut-être ceux) qui peuvent éventuellement se réclamer féministes, mais sont priés de respecter avant tout la vision de celles qui font autorité.
    Pourquoi je ressens cela ? Parce que la phrase jugée paternaliste ou condescendante de Mr Marlange, je pourrais l’avoir dite moi-même. Le marketing est effectivement genré, mais pas que… il segmente partout où il le peut, par âge, par genre, par classe sociale, par région etc etc… vous avez trouvé ridicule le stylo pour femmes ? et que pensez-vous du PQ pour enfant (si, si, ça existe) ?
    Bref. En tant que femme, aurais-je été autorisée à concevoir les choses différemment ? sans que l’on voie en moi une attitude de donneuse de leçon ? M’aurait-on fait remarquer que je devais être blonde pour être femme et pas suffisamment dans la lumière du vrai féminisme ?
    Pourtant, je me documente (un peu), je lis scrupuleusement les articles de Valérie – Crêpe Georgette, dont j’aime beaucoup la façon d’ouvrir (avec fracas, certes) sur les causes culturelles d’un bon nombre de réflexes acquis de notre société… Mais tout cela ne me parait pas méga prioritaire… je veux dire, je reconnais les arguments par exemple en faveur de la suppression du mademoiselle, j’apprécie la perspective de cette évolution, mais à mes yeux, c’est un combat plus que secondaire après tout ce que je vais moi, femme et mère, mettre en œuvre pour élever mes 2 filles et mes 2 garçons pour que chacun d’eux construise demain une société où hommes et femmes auront les mêmes droits et les mêmes choix.
    Et j’ai l’impression que c’est un peu cette vision que Doudette dont le blog est cité a voulu défendre. Et que toutes et tous ensemble, finalement, on œuvre, à notre niveau, pour la même cause.
    Cela me vaudra-t-il un méprisant « tu n’as rien compris au féminisme » ? Peut-être…

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    • Je suis très embêtée que mon article ait pu vous donner cette impression. Il n’est pas question de hiérarchie parmi les féministes: ce que je conteste, c’est qu’on m’explique ce qu’est le féminisme. Surtout, je considère ne pas avoir de leçons à recevoir de la part d’un homme sur ce que sont le sexisme et les discriminations liées au genre; par extension, je considère ne pas avoir de leçons à recevoir sur le féminisme et la manière dont je devrais concevoir et mener ce combat, même si cela peut être sujet à débat (ce qui n’est pas la même chose). Il n’est donc pas question de visions du féminisme supérieures ou inférieures, mais d’attitudes.

      Je ne suis pas d’accord avec la vision du féminisme que donne l’article de Doudette dont vous parlez; pour autant, je ne me vois pas lui répliquer: « le vrai combat du féminisme, c’est… ». Et quant à la discussion que j’ai eue avec M. Marlange, ce que je conteste aussi vigoureusement, ce n’est pas tant sa vision du féminisme que sa façon de venir nous expliquer, à nous, féministes, ce qu’est « le vrai combat du féminisme ». Une telle attitude à propos du féminisme, comme je l’explique dans l’article, n’est pas propre aux hommes. C’est un grand classique. J’entends tout à fait vos arguments sur la priorité des combats dans le féminisme; seulement c’est un discours que nous entendons en permanence, sur le moindre sujet. Si on parle de la féminisation de la langue, il y aura des gens pour répondre que c’est totalement secondaire par rapport, mettons, aux violences faites aux femmes; si on parle du harcèlement sexuel, on nous dira qu’il vaudrait mieux se préoccuper du sort des femmes en Afghanistan, où il reste tant de chemin à parcourir, comme si lutter dans un domaine empêchait de se préoccuper des autres, et comme si tous ces éléments ne faisaient pas partie d’un seul et même combat. Beaucoup de monde, et en particulier les non-féministes, prétendent expliquer aux féministes comment le combat pour l’égalité devrait être mené (ce qui me fait dire que tous ces gens-là devraient être féministes…). C’est pour cela que j’évoque le bingo féministe. La réponse de M. Marlange relève de ce genre de discours, bien qu’il se dise féministe lui-même (et je ne juge pas sa légitimité à ce niveau, ce n’est pas la question). Mais comme je l’expliquais dans un autre commentaire (je ne sais plus en réponse à qui, désolée), je persiste à penser qu’il faut resituer cette phrase dans son contexte: elle a été écrite par un homme, en réponse à une femme qui s’y connaît extrêmement bien en matière de féminisme. Un homme qui venait aussi d’affirmer qu’elle avait tort de penser que quelque chose était sexiste. J’estime donc que sa déclaration péremptoire et son attitude paternaliste doivent être reliées au fait que nous vivons dans un système patriarcal, où les hommes sont dans une situation de domination. L’attitude que je décris (celle des « mecspliqueurs ») est très répandue et repose sur ce postulat. Elle n’est pas forcément délibérée, mais elle est fondée sur une hiérarchie dans la prise de parole bien ancrée dans notre société.

      En résumé: que M. Marlange ou vous voyiez les choses différemment, ce n’est évidemment pas le problème et je suis prête à en débattre quand vous voulez. Je crois avoir suffisamment prouvé que j’étais ouverte à la discussion. En revanche, je considère qu’il est très important de prendre conscience que ce type de comportement n’est pas anodin, qu’il repose sur des rôles genrés et une hiérarchie implicite. Vous n’avez donc aucune raison de vous montrer aussi méfiante et de considérer par avance que je vous répondrai de manière méprisante. J’espère ne pas l’avoir fait.

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      • Je vous remercie beaucoup pour votre réponse, longue et explicative (et pas du tout méprisante 😉 ).
        Je comprends finalement dans ce que vous évoquez la différence entre le fond et la forme, qui n’est pas forcément lié qu’à la personne (homme ou femme) qu’à la façon péremptoire d’affirmer – ce que vous vous interdisez vous-même en montrant donc plus de respect (cf « Je ne suis pas d’accord avec la vision du féminisme que donne l’article de Doudette dont vous parlez; pour autant, je ne me vois pas lui répliquer: “le vrai combat du féminisme, c’est…” « ) pour des visions diverses du féminisme qui, étant donné l’étendue du combat, pourraient se révéler plus complémentaires qu’ennemies (enfin je l’espère).
        J’ai aussi lu avec intérêt l’article que vous citez. Je dois avouer que j’ai un comportement ‘d’homme’ dans le cadre professionnel, et tout à fait ‘de femme’ (selon les termes de l’étude) en dehors. Cela peut laisser songeur sur le besoin / réflexe de se calquer sur le modèle masculin (dominateur) pour réussir professionnellement…

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  21. @Lola: en lisant l’article pointé sur le blog de cette Doudette, j’ai plutôt eu l’impression d’une vision en « moi j’ai pas eu de problèmes, donc y’a pas de problème, arrêtez de chougner et au boulot! ». Même si elle a raison, l’évolution repose pour large part sur l’éducation.
    J’ai eu l’impression de lire un déni des problèmes qu’ont (pu) rencontrer(é) d’autres femmes parce qu’elle n’a pas expérimenté ces problèmes en premier plan, et parce que son schéma mental élevé dans l’égalité lui a permis de vivre à peu près dégagée de ce carcan.

    Quant au sieur Marlange, sa réaction sur ce blog montre, je crois, de façon plus nette ce qu’il pense de ton article. Le mansplaining est anti-républicain, d’après lui. Je sais pas où est-ce qu’il a été pêcher ça, mais soit il n’a lu aucun des comm postés à ton article, soit il y est complètement fermé.

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    • effectivement, je pense que le concept de mansplaining est anti-républicain. Pourtant, je ne suis pas fermé, au contraire, je suis tout à fait disposé à donner mon point de vue si on m’en donne l’occasion, et je lis avec beaucoup d’attention les commentaires de cet article (il y en a que j’approuve, d’autre avec lesquels je ne suis pas du tout d’accord) ^^ Et je ne suis pas du tout désireux d’empêcher quiconque affirmer le contraire s’il le souhaite. Je défends la liberté d’expression aussi 🙂 Selon moi, le féminisme est avant tout une question de responsabilité individuelle (qui est un principe républicain), mais pas une question de responsabilité collective ni de classe. En cela, un citoyen quel que soit son sexe, homme ou femme, peut s’exprimer librement sur tout sujet de société. Par exemple sur la place de la femme dans la société. Il se trouve qu’en France, en droit, l’égalite est parfaite. Dans les faits, c’est parfois le cas, parfois (et sans
      doute plus souvent) pas du tout. Lorsque ce n’est pas le cas, il faut le dénoncer et combattre pour rétablir l’égalité de droit. Toute personne est en droit de dénoncer
      et de combattre, de même que toute personne qui par ses actes brise cette égalité doit répondre de ses actes. C’est le principe de responsabilité individuelle 🙂
      Je pense et continue à penser (mais cela n’oblige personne!), que le combat du féminisme doit porter sur cette égalité de droit dans les faits. Et pas sur une uniformisation des produits, des services et des communications lorsque ceux-ci ne violent pas la loi en terme d’égalité en droits, de dénigrement, de discrimination, etc.
      Les citoyens français qui nous ont précédés, femmes et hommes, et qui se sont battus pour que nos lois s’améliorent peuvent être fiers de voir certains citoyens d’aujourd’hui, femmes et hommes, continuer le combat du féminisme. Tout ce que je souhaite, et ce que je peux faire à mon modeste niveau, est de contribuer dans ce sens ^^

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      • Vous avez le droit de penser ce que vous voulez du féminisme, votre vision est tout à fait défendable d’ailleurs. Vous avez parfaitement le droit de venir en débattre avec d’autres féministes qu’ils soient hommes ou femmes.

        Ce qui fait que l’on parle de mansplaining ou non, c’est la FAÇON de le dire — elle-même découlant du respect plus ou moins que l’on a pour son interlocuteur.
        Ce n’est pas très explicite dans la définition proposée (écrite par un « féministe lambda » et pas par un linguiste ou un sociologue) mais ça me semble assez clair entre les lignes. Cf la définition dans sa langue originale (http://karenhealey.livejournal.com/781085.html )

        Il y a une grosse nuance entre « tell somebody how to do sth » et « explain one’s position ». Surtout à quelqu’un qui est a priori (pas forcément de fait) spécialiste ou directement concerné par la question.

        Je n’ai pas suivi votre discussion avec l’auteur, donc je ne sais pas quelle a été votre attitude, mais c’est elle qui a été relise en cause, et pas le fait qu’un homme s’exprime.

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      • A Aymeric Marlange : « Le féminisme est avant tout une question de responsabilité individuelle » : ramener tout à l’individu et à sa responsabilité est un peu facile sans parler du fait que cela rend coupable chaque personne victime de sexisme (elle n’a pas fait ce qu’il fallait pour l’empêcher), cela divise en plus tout le monde comme ca il n’y a pas de risque de venir à bout d’un phénomène mondial et très pernicieux.
        Le sexisme est collectif et un phénomème directement lié à l’inégalité. Plus il y a d’inégalité, plus il y a de sexisme.
        Un bon exemple : la RDA. Je ne vais pas débattre de sa structure dictatoriale qui pour moi est évidente mais hormis cela qui est évitable, dans cette société régnait une grande égalité, les femmes étant représentées dans toutes les secteurs professionnels ainsi que les hommes. Le sexisme y était pratiquement inexistant.
        Dans un groupe humain paritaire le sexisme est bien moins important que dans un groupe déséquilibré en faveur des hommes. Il n’est pas difficile de l’observer autour de soi.
        Ensuite il y a l’Histoire (his story) dont on efface les femmes pour n’en garder que les hommes (un thème sur lequel je travaille) et quand les médias magnifient le foot masculin où est la responsabilité individuelle ?
        Pareil pour la publicité qui martèle que seules les femmes sont compétentes pour effectuer les travaux ménagers (travaux qui ne sont pas rémunérés comme par hasard). Des associations ont beau lutter contre ce qui s’apparente complètement à de la propagande, rien n’y fait. Pour l’origine historique de ce phénomène lire ici http://lesaventuresdeuterpe.blogspot.de/2010/08/imbecillitas-sexus-amen.html

        Etc.

        Alors la responsabilité individuelle, elle a bon dos.

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      • C’est étrange: comment pouvez-vous reconnaître, comme vous me l’avez dit sur twitter, que l’inégalité est un fait de système, et tout rapporter à la responsabilité individuelle? L’inégalité entre les genres est liée à ce que Bourdieu appelle la domination masculine, que d’autres appellent le patriarcat. Notre société repose sur le système du genre, producteur d’une bipartition hiérarchisée entre hommes et femmes. Comment donc peut-on lutter contre les inégalités engendrées par ce système, si on ne remet pas en cause le système lui-même?

        Le marketing sexiste est l’une des innombrables manifestations de ce système du genre. Vous voyez l’inégalité, mais vous refusez de voir que cette inégalité n’est pas abstraite, qu’elle se manifeste dans la vie de tous les jours: un hommes qui interpelle une femme dans la rue parce qu’il la trouve bonne, une femme qui, à travail égal, gagnera moins que ses collègues, une publicité sur les produits ménagers adressés exclusivement aux femmes et perpétuant une vision archaïque des rôles genrés… Je n’y vois pas des faits hiérarchisés, plus ou moins graves, mais autant de manifestations d’un système qui ne peut produire que de l’inégalité. Chacun.e peut, à son niveau, lutter contre le sexisme et les discriminations, mais seule une action collective peut mettre en évidence le caractère systématique et aliénant du système du genre tel qu’il fonctionne dans notre société.

        Quand vous parlez de l’égalité des droits dans les textes, vous voulez sûrement parler de l’égalité entre femmes et hommes? Parce qu’il existe beaucoup de domaines où cette égalité théorique n’est pas atteinte, sinon les personnes LGBT, par exemple, auraient les mêmes droits que les autres.

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  22. Au fait, un excellent exemple de mecsplicateur compulsif, c’est Odieux Connard, qui porte bien son nom, et qui a écrit de très très longs articles juste pour expliquer aux féministes qu’elles sont trop idiotes, ces cruches, et qu’elles s’intéressent à des choses futiles au lieu de combattre les vraies inégalités.

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    • @ l’elfe : bien vu. J’aimais bien certains commentaires d’Odieux Connard sur certains films mais ayant fait des remarques sur leur aspect sexiste je me suis bien fait incendiée. Il a une clique de suiveurs très agressifs (sous couvert d’humour).

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  24. C’est fou une féministe doit montrer patte blanche, être absolument parfaite, ne pas s’énerver, ne pas avoir tort, ne pas être trop extrémiste, ne pas être un être humain normal.

    Quand on est-ce qu’on a désavoué totalement une manifestation de grévistes parce qu’il y a des casseurs qui se sont mêlés à la foule?
    Quand est-ce qu’on a évoqué les « poves afghans » pour répondre à des travailleurs qui manifestaient parce qu’ils n’ont pas gagné en pouvoir d’achat alors qu’on est en pleine crise et qu’il y a des millions de chômeurs?
    Quand est-ce qu’on a traité un homme de fou furieux (terme approchant en violence le terme harpie) parce qu’il n’était pas du même avis qu’une autre personne, qu’il l’exprimait sans insulte, sans crier?
    Quand est-ce qu’on a reproché à un homme de prendre un mégaphone, hurler à la foule, de suer, d’être rouge de colère pour s’exprimer?
    Quand est-ce qu’on va arrêter d’interviewer ou d’inviter Jean-Marie Le pen à des émissions alors que le risque qu’il dise des choses illégales est élevé?
    Quand est-ce qu’on a trouvé illégitime une dispute dans une réunion familiale au sujet d’un match de foot?

    La révolution a eu lieu en 1789, le droit de vote des femmes a été donné en 1945 en France, on ne peut guère trouver de manifestations violentes de féministes dans lesquelles des personnes ou des biens publics ont été blessés (en dehors des manifestantes) ou détruits, les féministes « publiques » ne sont quasiment jamais invitées et sont tout de suite narguées et réduites au silence alors qu’elles savent qu’elles ne peuvent pas se permettre d’user du même genre de communication que leurs détracteurs qui eux tout de suite les targueraient d' »harpies ».

    Quand vous trouvez illégitime un sujet féministe, transposez-le sur un autre sujet pour voir si votre sensation de violence perçue est si élevée que ça, imaginez que la personne en face de vous parle de l’OM pour estimer que c’est une harpie ou non. Et remettez-vous en question.

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  26. L’erreur serait d’amalgamer trop vite les hommes à des « mansplainers ». Ça arrive aussi que les gens parlent trop vite, n’aient pas le même sens de ce qui est important et ce qui est futile, soient juste des abrutis prétentieux (pas qu’envers les femmes). ll arrive souvent que des gens de toute sorte me balancent des débilités pleines de certitudes sur des sujets où ils sont ignares (d’autant plus quand ce sont des sujets que je connais bien). C’est un comportement lambda qui n’a pas à être sexualisé, en fait. des femmes peuvent vous faire du girlsplaining.

    Par contre, je suis d’accord avec Sophie Gourion : la publicité, la sexualisation des produits, la catégorisation et le matraquage sont des vecteurs de notions comme « la femme fait la bouffe et le ménage », « la femme est un objet sexuel », « c’est monsieur qui décide », etc… L’inégalité, elle se loge aussi dans ces détails pas si anodins.

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    • Je m’en suis déjà largement expliquée dans les commentaires de cet article: il n’est effectivement pas question de faire taire qui que ce soit ni de condamner à la va-vite un comportement sous prétexte qu’il émane d’un homme. Je ne suis pas d’accord avec vous: il ne s’agit pas d’un « comportement lambda qui n’a pas à être sexualisé ». La « sexualisation » n’est pas une opération a posteriori: nos comportements, nos discours sont sexualisés malgré nous (je préfère employer le terme de « genrés »). On parle ici d’un contexte spécifique, où un homme profite de sa situation de domination sociale pour adopter une attitude condescendante et paternaliste envers une femme. Comme je l’ai déjà dit, les donneurs de leçons, c’est effectivement universel, mais il s’agit ici de s’interroger sur le contexte de la discussion et sur l’identité sociale des interlocuteurs.

      Evidemment que les femmes peuvent avoir une attitude de donneuses de leçons. En revanche, remarque annexe: pourquoi proposez-vous d’appeler cela du « girlsplaining », et non du « womansplaining »? On ne parle pas de « boysplaining », que je sache. Inconsciemment ou non, le fait d’utiliser « fille » à la place de « femme » et « girl » à la place de « woman » infantilise les personnes dont il est question, ce qui est une façon de les rabaisser. Je ne vous fais pas de procès d’intention, mais il est intéressant et important d’avoir conscience de ces nuances, il me semble.

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      • « Girlsplaining » pour l’équivalence syllabique. « Womansplaining » est plus laborieux à l’oreille… Du coup, je rebondis sur votre défense : Est-il facile de reconnaître un mansplainer d’un mec prétentieux ? A part s’il appelle un femme « mon petit »…
        Je ne connais pas le contexte mais les deux propos rapportés en incipit ne donnent pas d’indices clairs (même si je suis prompt à admettre que les mansplainers existent).
        Au passage : très sympa votre blog. Je découvre. 🙂

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  27. Ce qui me gêne avec cette notion de mansplaining, c’est qu’elle occulte le fait qu’un homme peut très bien prétendre donner sa vision du féminisme vu que ce concept recouvre des réalités très diverses.

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    • Je sais bien que je ne peux pas vous demander de lire les presque 80 commentaires ci-dessus, mais votre question a déjà été posée sous diverses formes et j’y ai déjà répondu avec moult reformulations, éclaircissements et développements. Vous pouvez lire, par exemple, mes réponses à M. Marlange. Je préciserai juste, comme je l’ai déjà fait à de multiples reprises, que le « mansplaining » ne concerne pas seulement les discussions sur le féminisme.

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  30. « je refuse qu’un homme m’explique comment, quand et pourquoi être féministe. De même, je me considère comme anti-raciste mais en tant que blanche, il est hors de question que je me substitue aux premier.es intéressé.es dans ce combat. »

    Réponse typique de quelqu’un qui n’a RIEN compris aux « combats » de la société.
    En pensant ainsi, tu ne te bats pas pour une égalité quelconque, mais pour l’inversement de la situation : les uns deviennent à leur tour supérieur aux autres.

    Je n’ai pas beaucoup aimé ton article : il est bourré de généralité et de préjugés. Je veux bien comprendre qu’il s’agisse d’une critique qu’en tant que féministe tu te dois de présenter, mais je connais des féministes qui voient bien plus loin que toi dans l’égalité des sexes et ne s’offusquent pas des mecsplications, et les prennent simplement avec le sourire en répondant avec classe au bonhomme de se mêler de ses affaires.

    Ton article n’est pas pour l’égalité des sexes. Il est pour les femmes. Il est clairement orienté, et particulièrement dégradant.
    Combattre un mal pour un autre, belle idée… Mais les pires horreurs ont été faites au nom de précieux idéaux.

    Bref, mon commentaire sera forcément taxé de mecsplication, bien que j’y vois plus simplement l’expression d’un avis, et que je n’entends pas t’apprendre penser : tu es tout à fait assez grande et indépendante pour ça.
    A toi d’y voir une ouverture à la conversation plus qu’une agression.

    Bonne journée !

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    • « mon commentaire sera forcément taxé de mecsplication »
      Pourquoi partir du principe que ma réponse sera agressive? Vous êtes-vous donné la peine de lire quelques-unes de mes réponses ci-dessus? Si oui, qu’est-ce qui justifie une phrase pareille? A part une montagne de préjugés sur les féministes, bien sûr.

      Je ne comprends sincèrement pas comment vous déduisez, à partir de la citation de mon article, que je veux que les femmes soient « supérieures » aux hommes (on est en plein dans le bingo féministe, au passage). Et surtout, j’aimerais bien qu’au lieu d’asséner que je ne comprends rien à rien, vous proposiez une argumentation. Là, je n’en vois aucune, seulement de l’agression et des préjugés. Bonne journée à vous.

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  31. Se battre pour l’égalité en défendant une minorité ne permet pas d’arriver à l’égalité. C’est en se battant pour faire disparaitre toute distinction qu’on arrive à l’égalité.
    Ton article, en ce qu’il dit, ne fait qu’entretenir les « disparités » homme/femme au lieu de démonter leur absurdité.
    De la même manière que les associations anti-racistes se positionne d’un coté de la barrière sous prétexte d’équilibrer les choses, elles ne font qu’attiser la haine déjà trop existante.
    C’est énervant, hypocrite, et ça ne fait pas du tout avancer les choses.
    Les premières générations de féministes l’avaient compris. Les secondes, dont hélas tu fais partie, s’insurgent sur tout ce qui les offusque par simple volonté d’appartenance à un groupe dont elles partages mais ne comprennent pas les valeurs. Les troisièmes, dont JE fais partie (oui, un mec féministe, ça existe, incroyable !) retournent aux valeurs d’égalité que prônaient les premières sans tomber dans le piège de la sur-féminisation à outrance que les seconde scandent.

    Les hommes ont besoin des femmes, les femmes ont besoin des hommes. C’est CLAIR. Chercher des disparité comme tu le fais dans cet article est absurde et entretien les différences. C’est totalement anti-productif.
    Quoi, tu pensais que la révolution sociale qu’ont provoqué tes ainées allait s’appliquer en 20 ans ? Change une façon de penser prend des années. Oui, les hommes changent. Oui, les hommes apprennent à respecter la femme. Oui, les hommes comprennent l’égalité des sexes. Et OUI, il y en a qui ont encore un peu de mal avec ce concept.
    On y arrive, petit à petit, à cette égalité, et je suis le premier à m’en réjouir. Mais je t’en supplie, ne tombons pas dans la démagogie et dans la recherche du conflit constant. C’est fatiguant, ça n’apporte rien.

    Oh, et si : je suis un mec, et effectivement, il me semble que tu n’as pas compris le principe d’égalité des sexes. Non pas parce que tu es une femme (certains de tes arguments sont tout à fait fondés et je ne peux qu’aller dans leur sens), simplement parce que je suis en désaccord avec ce que tu dis, avec tes idées.

    Je ne te juge pas par ton sexe mais par ce que tu dis. Voilà le résultat de la non-mecsplication. Effectivement, tu as raison : ça fonctionne, ça permet d’échanger sans condescendance aucune, parce que sans jugement. J’avais seulement peur que tu vois le mal partout.

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    • Votre commentaire est incroyablement condescendant et insultant. Vous me jugez, vous me catégorisez à partir de vos propres fantasmes et préjugés. Je ne sais pas si vous le faites exprès, mais vous adoptez exactement l’attitude que je dénonce dans mon article. Je résume: vous avez tout compris au féminisme, et moi, rien. Le fait que je sois une militante féministe, que je lise, réfléchisse et écrive beaucoup sur la question n’y change apparemment rien, j’ai tout à apprendre de vous.

      « Se battre pour l’égalité en défendant une minorité »: on parle de quoi, là, exactement? Le féminisme, pour vous, c’est défendre une minorité? Rappel: un homme sur deux est une femme. Coucou, on représente 50% de l’humanité, vous appelez ça une minorité?

      Je comprends encore moins votre comparaison avec les associations anti-racistes. Si je traduis, ça donne: les anti-racistes se placent du côté des dominé.es, ce qui ne fait qu’attiser la haine déjà existante. Et vous entendez combattre comment le racisme, exactement? En vous donnant le rôle d’arbitre, au-dessus de ces affrontements puérils? De plus, je n’attise absolument pas les antagonismes; au contraire, j’essaie d’expliquer, dans tous mes articles, que le genre ne se comprend pas si l’on ne se place que d’un point de vue, féminin ou masculin. Il s’agit de relations sociales et de rapports de pouvoir.

      Plus je relis votre commentaire, moins j’ai envie d’y répondre. Abandonnez ce ton condescendant (lettres capitales, « je t’en supplie », sans parler du tutoiement) et je répondrai à vos soi-disant arguments. J’ai TELLEMENT hâte que vous m’expliquiez ce qu’est vraiment l’égalité des sexes.

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  32. Alors je débarque hein, j’ai pas lu l’article précédent, ni les commentaires, mais quand j’ai lu les citations tout ce que je me suis dit c’est « euh ouai et alors ? ». Pendant un moment je me suis dit que j’avais mal lu l’introduction des dites citations, censée me diriger sur le sentiment que devait m’inspirer le commentaire. Rien à faire, j’ai pas compris le rapport avec le mansplaining.
    J’ai vu des mecs s’adresser à d’autres mecs de la même façon, j’ai vu des femmes s’adresser à d’autres femmes de la même façon sur les forum.
    C’est pas paternaliste, c’est juste passionné. Et je trouve triste qu’un type passant sur ce blog doive forcément fermer sa gueule s’il est pas d’accord, quand bien même une femme aurait exactement les mêmes arguments que lui.

    Pour le reste, j’ai finalement lu l’article où les personnages masculins sont décrits comme excessivement virils. En même temps, il faut qu’ils soient endurants et puissants ; un War qui se trimballe une épée gigantesque est plus crédible qu’un Cloud.
    D’ailleurs ce n’est pas la virilité qui est réduite à quelque chose de stéréotypé : c’est le jeu vidéo qui veut ça, parce qu’il est constitué pour une grosse majorité de jeux où tu passes ton temps à défoncer la gueule de l’ennemi dans un cadre souvent réaliste, ou au moins à te trouver en zone dangereuse, où seul quelqu’un de fort peut survivre : l’homme des cavernes quoi..

    – Pis parler de Mario, Kid Icarus, et Link comme s’il s’agissait du même type de jeu que les autres (Darksiders et compagnie) j’ai envie de dire wtf. Tout autre héros de J-RPG aurait été un bien meilleur choix.
    En plus le Castlevania a été fait par des Espagnols et non des Japonais…

    – « Voici d’ailleurs comment la fameuse série Street Fighter représente un personnage de soldat américain : »
    Euh ouai et Ryu il est anorexique ? Et Chun-Li elle a pas des cuisses façon Serena Williams ?
    Sinon, croyez-le ou pas, mais l’homme a naturellement plus de testostérone qu’une femme, donc les apparences des femelles dans WoW me choque pas (et elles sont déjà pas mal baraquées).

    – « Il aura suffi d’un an pour transformer le jeune prince aux traits fins, plutôt sensible et timide avec la gent féminine »
    Timide dans les Sables du temps ? Oo
    Il est carrément macho avec Farah au début ! Et rien à voir avec le design. Quant au « bitch » je crois pas ne jamais avoir entendu un personnage féminin lâcher un « asshole ».

    – Au fait, le même Bioware qui est critiqué a sorti Dragon Age…

    – Concernant God of War, un nom « Aphrodite ». Rappelle-moi de quoi elle est la déesse ? Ah oui, l’amour charnel…

    – Et y a bel et bien des nanas qui fantasment sur un Snake ou Dante, tout comme je trouve pas attirants voire ridicule la plupart des héros de J-RPG (des « minets » quoi, ça allait quand j’avais 14 ans mais j’en ai 10 de plus ajd’hui…) – quand bien même c’est le seul style de jeu auquel je joue.

    – Globalement, si les hommes correspondent à un idéal d’une vision masculine, ça n’est pas pour autant qu’ils sont faits pour que les joueurs aient envie de les sauter, ce que la bd laisse entendre (il faudrait qu’ils fassent fantasmer les filles). Pour les femmes je trouve que les 2 visions homme/femme de l’idéal féminin peuvent très bien se combiner. Je veux dire c’est quoi un idéal féminin pour une femme ? Ben perso je dirais une femme bien gaulée au joli visage, ce qui n’est pas vraiment différent de ce qu’on voit.
    D’ailleurs, il y a bel et bien un déséquilibre inné que tous les féministes au monde ne sauraient compenser : une femme est plus facilement attirante qu’un homme. Joli visage, belles courbes, tu l’habilles n’importe comment, c’est plié : les critères de beauté de la femme sont nettement plus faciles à percevoir que ceux pour un homme. Chez un homme c’est le charme qui prévaudra, mais difficilement le physique pur et dur.
    Un stripteaseuse fait fantasmer n’importe qui ; à l’inverse, j’ai les chippendales en horreur.
    Bref, c’est plus facile de correspondre aux critères de beauté d’un homme que d’une femme.

    Tout ça pour dire : là, je me suis surtout faite l’avocat du diable, parce que oui le changement de design de Nier m’a bien fait chier et j’ai désespérément attendu un patch éventuel (c’est surtout son doublage que je trouve merdique, et je préfère la thématique de l’amour fraternel que celui de l’amour paternel qui tombe un peu trop sous le sens).
    Pour autant, oui il est possible d’être en désaccord avec ton article et être un homme ou une femme ne devrait pas entrer dans l’équation.

    Voilà, pavé.

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  33. Euh, je suis le seul à trouver terriblement sexiste de crée un mot avec le terme man dedans pour parler juste de personne qui pense avoir toujours raison ?
    Je parle même pas du reste de l’article.
    D’ailleurs se crée un vocabulaire à part entre feministe ne crée pas une fome d’exclusion et de séparation des genres contraire à votre objectif ?
    Je n’ai pas lut tout les commentaires, pas le temps. Mais je suis curieux d’avoir vos réponses.

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  35. Je reste « con » après la lecture de cette article ; pourquoi ? Tout d’abord, parce que l’idée de base explique quand même avec aplomb, que dès lors qu’un homme reprend une femme, c’est parce qu’il est un homme (et pas parce qu’il a – potentiellement – raison). Ensuite, j’aimerai attirer l’attention de l’auteur sur le fait que l’article fait exactement la même chose que ce qu’il dénonce ?

    Que les femmes aient été bafouées dans leur droit pendant la majorité de l’histoire de l’humanité, c’est une chose horrible, et qu’elles aient le droit à l’égalité avec les hommes est complètement légitime ; néanmoins, être féministe, ne veut pas normalement pas dire que l’on va « tirer la couverture à soi, encore plus que le camp d’en face »…

    A bon entendeur, salut.

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  36. A la décharge d’Aymeric Marlange, faut dire que c’est relou d’être un homme blanc hétéro aujourd’hui, on doit porter le poids du machisme, de la domination blanche (que les femmes blanches ne portent pas), du colonialisme néo ou ancien (que les femmes blanches ne portent pas non plus).

    En fait dans tous les discours antiracistes, antimachistes, anticolonialisme, bref, dans tous les discours « anti-ce-qui-est-mal », l’homme blanc est plus ou moins le coupable.

    Et même si ces discours ne visent pas à agresser les hommes blancs, vu qu’ils convergent tous contre l’homme blanc, au bout d’un moment on se sent agressé, mais on peut difficilement le dire sinon on fait du white-heterosexual-male-splaining et on est contraint d’écouter du black/woman/gay/ splaining.

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  39. Je prends un peu le train en retard, mais j’éprouve le besoin de donner mon avis sur le terrain de la légitimité.

    J’avoue que, d’un coté, je comprends votre point de vue. Personne n’est mieux placé qu’une femme pour comprendre les mille et une petites vexations qu’on se prend chaque jours en pleine figure, même quand on reste chez soi, pour peu qu’on regarde un peu Internet, la télé ou qu’on lise…

    Celà dit, le mansplaining, Ca me parait surtout un des nombreux avatar de la trop grande confiance en soi ( usage du mot paraitre = erreur possible de ma part). Une des manifestations les plus horripilantes d’un ego trop gonflé. Comme les gens qui, vont se mettre à me parler de ce que devrait être l’art et de ce que devrait être un artiste (souvent d’ailleurs pour invalider mon jugement en la matière) alors qu’il n’ont jamais seulement étudié la question et que c’est mon métier à moi.

    Par ailleurs, si tout le monde ne subi pas de sexisme proprement dit, je crains qu’une large part de la population, sinon sa plus grande part a souffert au moins d’une sorte de discrimination. Parce qu’entre les femmes, les gens de couleurs, les juifs, les roms, les handicapés, les gros ou les pauvres, faut quand même admettre que les personnes susceptibles d’être discriminées parce qu’appartenant à une catégorie sociale jugée comme inférieures sont majoritaires dans notre pays… et même dans les autres.

    Diviser pour mieux régner étant la base en matière de politique, je constate qu’aujourd’huis, il ya dix mille associations différentes, dix mille mots (sexisme, racisme, antisémitisme, antigros etc…) contre quelque chose qui, à la base, procède de la même mécanique excluante, qui provient d’une classe dirigeante qui est, très majoritairement, masculine, blanche, mature, de vieille culture catholique et riche.
    Si l’ensemble de ceux qui subissent une forme de discrimnation s’unissaient pour réclamer d’être mieux représentés et défendus, la dite classe aurait du souci à se faire.

    Donc du coup, peut être que je me plante totalement, car je suis loin d’être une pointure sur le sujet, mais il me parait difficilement défendable que la légitimité d’une parole féministe, ce soit uniquement une parole de femme. Est ce qu’un homme qui en a lui même subie une ne saurait pas reconnaitre la discrimination lorsqu’il la rencontre ? Je parle d’une personne intelligente, bien sur, et ayant la volonté de s’ouvrir à la question.
    Est ce qu’on ne voit pas des femmes subissant le machisme mais fermant les yeux dessus et démontrant que même très concernée, on peut être totalement crétine sur le sujet ?

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  40. Bonjour.

    Je suis un homme. Je ne le cacherai aucunement dans ce commentaire, j’espère simplement ne pas être jugé en fonction de cela.
    Mon commentaire sera un peu long, je m’en excuse en vous disant que s’il est si long, c’est parce que je mets mon cœur à l’ouvrage, tout en restant le plus calme possible car cela est mon état d’esprit. Je vous prierai de ne pas sortir ces phrases de leur contexte, je vous remercie par avance.

    Je voudrais, avec votre accord, présenter mon ressenti après la lecture de votre article et des commentaires se trouvant en bas de page.

    Tout d’abord, j’ai trouvé votre article bien écrit, je comprends tout à fait que vous soyez agacée par certaines personnes et que vous souhaitiez que cela cesse.
    Lorsque ce genre de choses arrive il est tout à fait normal de vouloir en parler, et pourquoi pas en faire un article comme le votre.

    Il se trouve que dans cet article, il est dit explicitement que _les hommes_ vous disent ce que le féminisme doit être et que ce n’est pas leur commentaire mais bel et bien le fait que ce soit un _homme_ qui vous dise ça qui vous énerve.
    Je ne juge pas. Contrairement à certains commentaires, je pense que si vous êtes énervée, agacée par un type de personne qui vous rabâche sans cesse la même chose, vous avez le droit de le dire, n’ayons pas peur des mots.
    Vous semblez même vouloir en rire (une chose importante à mes yeux) en créant un « jeu » avec cela : votre bingo.

    Je me bats activement pour la neutralité du net (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralité_du_réseau) en tant que président d’un Fournisseur d’Accès à Internet Associatif, et cette notion implique (entre autres) la liberté d’expression, sans censure.

    Je suis tout de suite moins d’accord pour dire que puisque c’est un _homme_ qui vous parle, *même si l’avis est mal formulé*, alors son avis est moins important car _il_ est moins impliqué que vous dans la lutte pour l’égalité.
    Je tiens à souligner cependant que vous avez très bien répondu dans vos commentaires, ils me rassurent, en partie. Vous affirmez par la suite (et à mon plus grand soulagement) que son avis compte tout de même.
    En substance, vous dites que puisque _l’homme_ n’est pas le principal intéressé dans la recherche d’égalité, alors _l’homme_ ne peut pas porter votre parole et vos convictions à votre place.
    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cela, et cet avis est partagé par plusieurs femmes et (au moins) un homosexuel, ayant posté des commentaires avant moi. Est-ce que ma phrase précédente vous a choquée ? Elle devrait.
    En voulant parler de mon point de vue, je dois passer par celui de *personnes* dont l’avis est parfois bafoué, par peur de ne pas être écouté.

    De même, je pense, que la création de nouveaux mots clairement discriminatoires ne ressemble pas vraiment à une envie d’arriver à une égalité sociale. Ou alors cela vient de moi qui ne comprends pas bien, dans ce cas alors je demanderais bien quelques explications.
    En attendant d’y voir plus clair, j’aime à penser que ceci est un mot pour exprimer un ressenti, pour se mettre d’accord sur un phénomène qui se produit de temps à autres, l’emploi de ce mot étant une manière totalement non agressive et plutôt comique, amusante, de réagir.
    Cette idée rejoindrait celle du « bingo », éventuellement, pour situer le degré de misogynie qu’il y aurait dans un message, un commentaire, et aucunement vis-à-vis d’une *personne*, et encore moins _d’un homme_.
    J’espère sincèrement que vous prenez le temps de répondre à des commentaires que vous considérez comme machistes pour tenter, même si le combat peut paraître vain dans les premiers temps, de faire changer les esprits.

    Maintenant, puis je me permettre avec votre accord de discuter d’une histoire récente qui m’est arrivée ?

    Cette histoire commencera par un autre aveu, après celui d’être un homme, je suis également débutant dans le mouvement du féminisme. Sans dire que j’y adhère, sans dire que je suis contre.

    J’ai posté récemment une série de commentaires, tous au moins aussi travaillés que celui que j’essaie de vous fournir en ce moment, sur un blog féministe.
    Il semblerait que l’auteur du blog ainsi que ses ami(e)s vous aime bien. Je dirais même que ces *personnes* vous prennent en exemple.
    Après avoir reçu un certain nombre d’insultes sans explications, puis avec des explications sans grand fondement, un lien vers votre article (cet article même) a été posté.
    À ce moment, j’ai été ignoré, mes commentaires écrits avec un gant de velours, structurés, recherchés du mieux que je pouvais et étant un appel à plus d’explications ont été « modérés » (à savoir censurés par l’auteur).
    Je n’ai donc pu répondre à des commentaires m’étant pourtant destinés.

    J’ai vu que l’auteur postait sur un compte Twitter, je me suis dit que mon compte personnel sur ce site allait enfin m’être utile et que je pourrais entrer en contact avec la personne en charge du site en question.
    Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer qu’au même moment où je m’efforçais d’étayer mes arguments pour montrer que je m’impliquais dans cette démarche féministe, pour qui sait, apporter un jour ma pierre à l’édifice, la personne responsable du site et ses ami(e)s ou du moins ses « followers », m’insultaient. J’étais « le boulet », « le cas ». « Il a encore posté dans la nuit ».
    J’ai émis le souhait à l’auteur, de pouvoir à défaut de ne pas être censuré, indiquer à ceux qui me parlent que je ne peux leur répondre.
    Grossière erreur. Après m’avoir dit sans explications d’aucune sorte que ce soit que j’étais misogyne et orgueilleux, une de ces personnes m’a même rétorqué que je venais de créer mon compte pour l’occasion et que c’était assez pathétique (je suppose) : « à en venir à créer un compte Twitter pour venir pleurer sur lui même, une bien belle personne. » .

    Donc « mon comportement de gamin capricieux » m’amène à me poser des questions.

    Je ne souhaite pas « dénoncer », je souhaite rester poli et courtois, je suis toujours aussi calme qu’au début de mon commentaire et j’espère que mon style d’écriture ne vous pousse pas à penser le contraire.
    Je m’interroge. Est-ce que le message que vous souhaitez véhiculer au travers de votre article est assez clair ?
    Vous dites assez explicitement que vous êtes contre la censure, mais pourtant on me donne un lien vers votre article juste avant de commettre cet acte contre-productif, rabaissant, qui porte tout simplement atteinte à tout ce que vous défendez, en me traitant de « troll ».
    Je pense, qu’une *personne* énonçant des arguments ne doit pas être considérée comme un « troll », surtout dans mon cas où j’ai montré par tous les moyens possibles et imaginables que j’étais de *bonne foi*.

    Je ne vous le demande pas explicitement, mais ça me ferait plaisir, d’avoir un retour éclairé, de toute personne lisant ce commentaire et plus particulièrement de l’auteur de cet article, sur mes commentaires faits sur cet article (ceux n’ayant pas été supprimés) :
    https://antisexisme.wordpress.com/2012/08/25/catharsis/
    D’après une *personne* qui m’en voulait de poster mes commentaires, on m’a dit que c’était l’un des meilleurs blogs féministes. Peut-être le connaissez vous déjà ?

    Peut-être que j’ai été simplement victime d’un malentendu malheureux et que je pourrais entretenir de futures conversations amicales avec les mêmes personnes qui m’ont censuré. C’est tout ce que je souhaite.
    Peut-être qu’on a pensé de moi que j’étais un certain type de *personnes* que je ne suis pas.

    Oui, j’ai passé plus de 3h30 à écrire ce commentaire (je suis assez lent à l’écriture). Et nous n’avons que tout juste effleuré un début de discussion à propos du féminisme en lui-même. Ce commentaire n’est cependant pas « vide ». Comme je l’ai dit, je l’ai écrit avec mon cœur. Vous comprendrez tout mon malaise avec la plateforme Twitter et sa limite à 140 caractères ! 😀

    Après avoir lu mon commentaire (voir _mes_, pour les plus courageux), que pouvez-vous en dire ? Je suis ouvert à toute réponse, même négative, et j’espère vous l’avoir prouvé tout au long de ce commentaire.

    PS: quand j’écris [ *personne* ], ceci est pour montrer que je ne parle pas du sexe de la personne, homme ou femme. En revanche, [ _homme_ ] signifie qu’en lisant un bout de votre article, (ou un commentaire) j’ai eu l’impression que vous parliez effectivement d’un homme et non d’une personne. Peut-être pouvez-vous plus nuancer vos propos ?
    PPS: j’ai très peur de votre réaction à mon égard. Vous l’aurez compris, la première fois que je me suis exprimé ça s’est assez mal passé.

    Je remercie les quelques pauvres âmes qui ont eu le courage de me lire. 😀

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  41. Bonjour.

    Je suis un homme. Je ne le cacherai aucunement dans ce commentaire, j’espère simplement ne pas être jugé en fonction de cela.
    Mon commentaire sera un peu long, je m’en excuse en vous disant que s’il est si long, c’est parce que je mets mon cœur à l’ouvrage, tout en restant le plus calme possible car cela est mon état d’esprit.
    Je vous prierai de ne pas sortir ces phrases de leur contexte, je vous remercie par avance.

    Je voudrais, avec votre accord, présenter mon ressenti après la lecture de votre article et des commentaires se trouvant en bas de page.

    Tout d’abord, j’ai trouvé votre article bien écrit, je comprends tout à fait que vous soyez agacée par certaines personnes et que vous souhaitiez que cela cesse.
    Lorsque ce genre de choses arrive il est tout à fait normal de vouloir en parler, et pourquoi pas en faire un article comme le votre.

    Il se trouve que dans cet article, il est dit explicitement que _les hommes_ vous disent ce que le féminisme doit être et que ce n’est pas leur commentaire mais bel et bien le fait que ce soit un _homme_ qui vous dise ça qui vous énerve.
    Je ne juge pas. Contrairement à certains commentaires, je pense que si vous êtes énervée, agacée par un type de personne qui vous rabâche sans cesse la même chose, vous avez le droit de le dire, n’ayons pas peur des mots.
    Vous semblez même vouloir en rire (une chose importante à mes yeux) en créant un « jeu » avec cela : votre bingo.

    Je me bats activement pour la neutralité du net (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralité_du_réseau) en tant que président d’un Fournisseur d’Accès à Internet Associatif, et cette notion implique (entre autres) la liberté d’expression, sans censure.

    Je suis tout de suite moins d’accord pour dire que puisque c’est un _homme_ qui vous parle, *même si l’avis est mal formulé*, alors son avis est moins important car _il_ est moins impliqué que vous dans la lutte pour l’égalité.
    Je tiens à souligner cependant que vous avez très bien répondu dans vos commentaires, ils me rassurent, en partie. Vous affirmez par la suite (et à mon plus grand soulagement) que son avis compte tout de même.
    En substance, vous dites que puisque _l’homme_ n’est pas le principal intéressé dans la recherche d’égalité, alors _l’homme_ ne peut pas porter votre parole et vos convictions à votre place.
    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cela, et cet avis est partagé par plusieurs femmes et (au moins) un homosexuel, ayant posté des commentaires avant moi. Est-ce que ma phrase précédente vous a choquée ? Elle devrait.
    En voulant parler de mon point de vue, je dois passer par celui de *personnes* dont l’avis est parfois bafoué, par peur de ne pas être écouté.

    De même, je pense, que la création de nouveaux mots clairement discriminatoires ne ressemble pas vraiment à une envie d’arriver à une égalité sociale. Ou alors cela vient de moi qui ne comprends pas bien, dans ce cas alors je demanderais bien quelques explications.
    En attendant d’y voir plus clair, j’aime à penser que ceci est un mot pour exprimer un ressenti, pour se mettre d’accord sur un phénomène qui se produit de temps à autres, l’emploi de ce mot étant une manière totalement non agressive et plutôt comique, amusante, de réagir.
    Cette idée rejoindrait celle du « bingo », éventuellement, pour situer le degré de misogynie qu’il y aurait dans un message, un commentaire, et aucunement vis-à-vis d’une *personne*, et encore moins _d’un homme_.
    J’espère sincèrement que vous prenez le temps de répondre à des commentaires que vous considérez comme machistes pour tenter, même si le combat peut paraître vain dans les premiers temps, de faire changer les esprits.

    Maintenant, puis je me permettre avec votre accord de discuter d’une histoire récente qui m’est arrivée ?

    Cette histoire commencera par un autre aveu, après celui d’être un homme, je suis également débutant dans le mouvement du féminisme. Sans dire que j’y adhère, sans dire que je suis contre.

    J’ai posté récemment une série de commentaires, tous au moins aussi travaillés que celui que j’essaie de vous fournir en ce moment, sur un blog féministe.
    Il semblerait que l’auteur du blog ainsi que ses ami(e)s vous aime bien. Je dirais même que ces *personnes* vous prennent en exemple.
    Après avoir reçu un certain nombre d’insultes sans explications, puis avec des explications sans grand fondement, un lien vers votre article (cet article même) a été posté.
    À ce moment, j’ai été ignoré, mes commentaires écrits avec un gant de velours, structurés, recherchés du mieux que je pouvais et étant un appel à plus d’explications ont été « modérés » (à savoir censurés par l’auteur).
    Je n’ai donc pu répondre à des commentaires m’étant pourtant destinés.

    J’ai vu que l’auteur postait sur un compte Twitter, je me suis dit que mon compte personnel sur ce site allait enfin m’être utile et que je pourrais entrer en contact avec la personne en charge du site en question.
    Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer qu’au même moment où je m’efforçais d’étayer mes arguments pour montrer que je m’impliquais dans cette démarche féministe, pour qui sait, apporter un jour ma pierre à l’édifice, la personne responsable du site et ses ami(e)s ou du moins ses « followers », m’insultaient. J’étais « le boulet », « le cas ». « Il a encore posté dans la nuit ».
    J’ai émis le souhait à l’auteur, de pouvoir à défaut de ne pas être censuré, indiquer à ceux qui me parlent que je ne peux leur répondre.
    Grossière erreur. Après m’avoir dit sans explications d’aucune sorte que ce soit que j’étais misogyne et orgueilleux, une de ces personnes m’a même rétorqué que je venais de créer mon compte pour l’occasion et que c’était assez pathétique (je suppose) : « à en venir à créer un compte Twitter pour venir pleurer sur lui même, une bien belle personne. » .

    Donc « mon comportement de gamin capricieux » m’amène à me poser des questions.

    Je ne souhaite pas « dénoncer », je souhaite rester poli et courtois, je suis toujours aussi calme qu’au début de mon commentaire et j’espère que mon style d’écriture ne vous pousse pas à penser le contraire.
    Je m’interroge. Est-ce que le message que vous souhaitez véhiculer au travers de votre article est assez clair ?
    Vous dites assez explicitement que vous êtes contre la censure, mais pourtant on me donne un lien vers votre article juste avant de commettre cet acte contre-productif, rabaissant, qui porte tout simplement atteinte à tout ce que vous défendez, en me traitant de « troll ».
    Je pense, qu’une *personne* énonçant des arguments ne doit pas être considérée comme un « troll », surtout dans mon cas où j’ai montré par tous les moyens possibles et imaginables que j’étais de *bonne foi*.

    Je ne vous le demande pas explicitement, mais ça me ferait plaisir, d’avoir un retour éclairé, de toute personne lisant ce commentaire et plus particulièrement de l’auteur de cet article, sur mes commentaires faits sur cet article (ceux n’ayant pas été supprimés) :
    https://antisexisme.wordpress.com/2012/08/25/catharsis/
    D’après une *personne* qui m’en voulait de poster mes commentaires, on m’a dit que c’était l’un des meilleurs blogs féministes. Peut-être le connaissez vous déjà ?

    Peut-être que j’ai été simplement victime d’un malentendu malheureux et que je pourrais entretenir de futures conversations amicales avec les mêmes personnes qui m’ont censuré. C’est tout ce que je souhaite.
    Peut-être qu’on a pensé de moi que j’étais un certain type de *personnes* que je ne suis pas.

    Oui, j’ai passé plus de 3h30 à écrire ce commentaire (je suis assez lent à l’écriture). Et nous n’avons que tout juste effleuré un début de discussion à propos du féminisme en lui-même. Ce commentaire n’est cependant pas « vide ».
    Comme je l’ai dit, je l’ai écrit avec mon cœur. Vous comprendrez tout mon malaise avec la plateforme Twitter et sa limite à 140 caractères ! 😀

    Après avoir lu mon commentaire (voir _mes_, pour les plus courageux), que pouvez-vous en dire ? Je suis ouvert à toute réponse, même négative, et j’espère vous l’avoir prouvé tout au long de ce commentaire.

    PS: quand j’écris [ *personne* ], ceci est pour montrer que je ne parle pas du sexe de la personne, homme ou femme. En revanche, [ _homme_ ] signifie qu’en lisant un bout de votre article, (ou un commentaire) j’ai eu l’impression que vous parliez effectivement d’un homme et non d’une personne. Peut-être pouvez-vous plus nuancer vos propos ?
    PPS: j’ai très peur de votre réaction à mon égard. Vous l’aurez compris, la première fois que je me suis exprimé ça s’est assez mal passé.

    Je remercie les quelques pauvres âmes qui ont eu le courage de me lire. 😀

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  42. Pingback: Rencontre ave Le Mauvais Genre « Digital Wanderer

  43. C’est fou toute cette mauvaise foi intellectuelle, on croirait Caroline Fourest à la fête de l’Huma. Triste.
    Comment pouvez-vous vous croire à ce point intouchable que vous envoyez aux pilori tous ceux qui ne sont pas tout à fait d’accord avec vous ?
    « Il me dit que j’ai tort, c’est un sale con » « elle me dit que je suis un peu trop haineuse (maybe ?) C’est vraiment une grosse conne » (je caricature un peu je sais).
    Bon le mansplaining c’est pas mal, mais c’est un peu facile de transformer ca en machiste. Ca a l’air d’etre un défaut assez masculin, mais qui s’exerce aussi sur les autres hommes alors …

    J'aime

  44. Bonsoir !
    Très bon article, qui m’a fait soulever pleins de questions !
    Pourriez-vous m’éclairer en m’aidant à y répondre ?

    1- Suis-je dans le mansplaining si j’explique à une femme le féminisme si elle a une vision éronnée du féminisme ? (je veux dire, véritablement érronée.)

    2- Existe-t-il un « mansplaining » version féminine ? Si oui, dans quel cas, et si non, pourquoi ? ^^

    3- Deux hommes qui discutent peuvent-ils pratiquer le mansplaining ?

    4- Suffit-il de contredire une femme sur le féminisme pour être dans le mansplaining ? Si oui, si ce même message est transmis par une femme, sera-t-elle écoutée contrairement à l’homme qu’on accusera de mansplaining ?

    J’espère juste qu’à travers mon questionnement, je n’ai pas eu d’attitude de mansplaining envers vous.

    Merci encore,

    Sincèrement, Silvers.

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  45. Pingback: Simone de Bougeoir » Une chose qui m’énerve beaucoup en ce moment | Blog pas mal mais peut mieux faire.

  46. Pingback: Revue de Web n°152 : Girl Powa! | Besnob

  47. C’est un nouveau nom pour le paternalisme, et la condescendance, mais l’auteur aime bien aussi les arguments d’autorités, c’est pratique, cela évite d’argumenter.

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