« AdopteUnMec » : inversion ne rime pas avec subversion

Cet article est une contribution de Cyril Barde, qui a déjà publié sur ce blog « Christine and the Queens: une pop queer ».

L’association « Osez le féminisme » (OLF), dans un article très informé, a déjà dénoncé la fausse nouveauté, « la contrefaçon de renversement » du site de rencontres « décalé » qui, sous prétexte d’inverser les codes de la séduction et de la rencontre entre hommes et femmes, ne fait qu’inverser, sans les remettre en question, les schémas de la domination et du sexisme. En septembre dernier, « AdopteUnMec » a innové en ouvrant à Paris une boutique éphémère où les hommes candidats à l’adoption étaient exposés derrière des vitrines, rappelant de manière troublante les pratiques de la prostitution d’Amsterdam. Au fond, l’inauguration de cette boutique éphémère, destinée à faire le tour de la France, n’est que l’aboutissement du concept originel du site, qui n’hésite pas à jouer avec le vocabulaire du commerce et de la vente. OLF s’est rendu sur place pour tenter de protester, sans grand succès apparemment.

La boutique éphémère « Adopte un mec »

Adoption

Comme le montrent les analyses d’OLF dans l’article cité plus haut, il faut déjouer la rhétorique de la subversion rose fushia affichée par « AdopteUnMec ». Sur le site, il semble que tout soit fait pour donner le pouvoir aux femmes, tout se passant comme si la lutte contre le sexisme ne pouvait se fonder que sur la dévalorisation des hommes, réduits sur à de simples objets de consommation qu’on livre, qu’on brade, qu’on met au panier ou qu’on laisse en rayon. Drôle de conception du féminisme et du combat pour l’émancipation qui prend ici la forme d’une dérisoire guerre des sexes en supermarché.

Pire encore, le concept du site se retourne contre lui-même et reconduit les stéréotypes qu’il affirme vouloir combattre. Non seulement les femmes sont renvoyées à l’image de la consommatrice avide de bonnes affaires, l’amatrice de shopping et de lèche-vitrine quelque peu futile mais la notion même d’adoption doit être interrogée. Certes, elle compare le potentiel mec adopté à un animal, mais – on n’adopte pas que des animaux – elle assimile surtout la relation de couple à une relation mère-fils (le fameux « j’suis pas ta mère » des disputes conjugales). Les femmes sont une fois de plus assignées au rôle de la mère, aliénation fondamentale qui érige le biologique (ou ce que l’on naturalise en le désignant ainsi) en destin social. En fait, il s’agit de neutraliser l’image de femmes entreprenantes ou aventurières à l’initiative de la séduction, image certainement trop angoissante pour les hommes que le site souhaite attirer, en promouvant une autre image, beaucoup plus traditionnelle : celle de femmes douces et attendries guidées par leur instinct maternel, prêtes à fondre devant le mec le plus mignon. Les adoptés seront évidemment des mâles conquérants dans leur vie professionnelle, mais en quelque sorte autorisés à rester d’éternels petits garçons au sein du foyer, et donc inaptes aux tâches ménagères.

Marchandisation

Si « AdopteUnMec », loin d’être subversif, reproduit les stéréotypes de genre et conforte les normes sociales, c’est aussi parce qu’il s’insère parfaitement dans les codes de la société de consommation. La consommation devient la forme même des relations humaines, en particulier des relations amoureuses et sexuelles. La réification des personnes et des corps commence avec la riche taxinomie, la variété des catégories dans lesquelles sont classés les candidats à l’adoption. Le site-supermarché est divisé en une multitude rayons : « le geek », « l’aventurier », « M. Muscle », « l’ours » … A l’image des femmes des maisons closes du XIXe siècle ou de l’imagerie pornographique, les mecs adoptables constituent les échantillons d’un genre (masculin) naturalisé, essentialisé. Les contre-modèles de masculinité évoqués (« le geek », « le roux »…) ne contestent en rien les hiérarchies constituées au sein des masculinités mais les intègrent, sur le mode ludique, au grand marché du mâle.

La référence à l’univers de la prostitution, renforcée par le dispositif de la boutique éphémère et de la vitrine, ne fait que rendre plus douteuse la démarche d’« AdopteUnMec ». Certes, les hommes ne sont pas payés par les femmes et sont censés être « consentants », mais la marchandisation des corps qui est ainsi mise en scène n’en est pas moins choquante. Ce sont d’ailleurs les hommes qui paient alors que l’inscription sur le site est gratuite pour les femmes : les hommes achètent donc un service qui leur permettra de rencontrer des femmes (d’un renversement l’autre, le patriarcat retombe toujours sur ses pieds). L’inversion n’est pas la subversion, surtout quand elle se coule dans les structures établies sans les remettre en question dans leurs fondements. Comme l’écrit OLF, on est ici plutôt en présence d’un phénomène type carnaval, inversion circonscrite à un moment et à un lieu particuliers, parenthèse sociale destinée à mieux réaffirmer la norme. C’est précisément ce que confirme le communiqué publié par le site pour expliquer l’annulation de la boutique éphémère à Bruxelles : « Partant du principe que ce concept n’était amusant que s’il était éphémère, mettre des hommes en boutique n’est drôle que pour une courte durée ». Effectivement, c’est certainement moins drôle pour les femmes dont c’est le lot quotidien…

Parodie

Mettre des êtres humains en boutique et les proposer à la « vente » est donc devenu pour certains une activité ludique, « amusante » et « drôle », sans conséquence après tout… A force de ne pas se prendre au sérieux, et de ne plus rien prendre au sérieux du tout, « AdopteUnMec » tombe dans les travers d’une idéologie postmoderne cool et sympa qui, sous prétexte d’un détachement affecté, ne sert plus que la cause du marketing.

Judith Butler, dans Trouble dans le genre, a lu la performance transgenre (celle du drag notamment) comme une parodie de l’incorporation des normes de genre capable de perturber et de subvertir ces dernières. Cependant, elle précise par ailleurs que toute parodie n’est pas nécessairement subversive : « en soi, la parodie n’est pas subversive et il faut encore chercher à comprendre comment certaines répétitions parodiques sont vraiment perturbantes, sèment réellement le trouble, et lesquelles finissent par être domestiquées et circuler de nouveau comme des instruments de la domination culturelle ». A coup sûr, « AdopteUnMec », qui aime tant les métaphores animalières, est une parodie creuse entièrement domestiquée par la logique du marché.

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37 réflexions sur “« AdopteUnMec » : inversion ne rime pas avec subversion

  1. merci pour cet article! la raison pour laquelle OLF n’a pas pu protester devant la « boutique », c’est que celle-ci avait déjà disparu le jour prévu pour l’action…

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    • Et c’est pas plus mal. Il faudrait que ces demoiselles d’OLF se rendent compte que personne ne force les gens à signer les conditions générales et payer. Elles ont tout faux, une fois de plus, mais on commence à avoir l’habitude. Belle preuve de sexisme primaire que de monter au créneau sans se mettre à la place de l’homme qui a bien compris le bazar, (mais merci de nous réexpliquer) et qui clique de son plein gré. Evidemment qu’on est conscients du caractère un poil sexiste et « inversif », on est pas demeurés non plus. Personne ne nous met le couteau sous la gorge. Nous ne pensons pas faire partie d’une quelconque révolution, nous ne sommes pas victimes de vol, nous ne pensons pas qu’adopteunmec.com va changer la face du monde et remettre de quelconques pendules à l’heure. Les règles du jeu sont claires et il appartient à l’être humain intelligent de les accepter ou de les refuser. C’est effectivement un coup marketing mais sérieusement… Vous pensez vraiment qu’on ne se rend pas compte ? Evitons de penser trop vite et de faire une fois de plus d’amalgame bidon ou de prendre les gens pour des idiots. On sait pourquoi on paie. Brandir l’étendard froissé du sexisme dans ce cas là est une bêtise. On dirait un flic frustré qui n’a jamais l’occasion de sortir son flingue et qui a un étui un peu trop graissé. Tu vas voir que dans deux ans elles vont se dire « Hey mais les pratiques SM c’est sexiste ! » . « Ben non connasse, c’est juste que, deux adultes qui s’amusent avec des règles du jeu un peu moins chiantes que ta sexualité pourrie de féministe frustrée, ça te rend mortellement jalouse. Et c’est bien fait pour ta gueule. Nous ça va, merci, on baise et on se marre bien. »

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      • L’article répond déjà à tous vos arguments. Mais j’aimerais savoir quelque chose: vous n’avez pas d’autre moyen de vous exprimer que d’insulter? Si vous pensez que les féministes d’OLF sont des « connasses », passez votre chemin, merci. Et les appeler « demoiselles », c’est une tentative évidente de dévaluer leur action en les ramenant à leur statut de femmes, jeunes pour la plupart. C’est sexiste et méprisant, en plus d’être stupide.

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      • 1) Que les utilisateurs du site perçoivent (ou pas d’ailleurs) les limites du concept et de cette stratégie marketing ne change rien à l’affaire. Vous ne parlez d’ailleurs que des motivations et de la perception des hommes qui sont sur le site.

        2) Que des êtres humains (hommes ou femmes) trouvent drôles de se mettre en vitrine pour se vendre (avec les échos que l’on sait) est problématique. C’est peut-être présenté sur le mode du jeu, mais je ne trouve pas que ce jeu soit très drôle.

        3) Vous renvoyez les féministes à la frustartion. Non seulement cet argument est tellement caricatural et stéréotypé qu’il en est galvaudé, mais je vous invite à réfléchir sur votre conception de la liberté/libération sexuelle. Le concept d’ « adopteunmec » n’a rien à voir avec cette liberté, il en est plutôt une perversion, il surfe sur un discours soi-disant décomplexé pour se couler parfaitement (et de manière tout à fait conforme) dans les habits de la société de consommation (qui n’a de cesse d’organiser la frustration d’ailleurs)

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    • Cyril répondra peut-être aussi, mais j’aimerais bien savoir ce que vous entendez par « nous avons voulu l’égalité dont voilà les effets pervers ». L’article explique justement en quoi « Adopte un mec » n’est pas la conséquence d’une soi-disant égalité, ni, en aucun cas, un moyen d’assurer cette égalité. Non seulement l’inversion de rôles sexistes ne règle pas la question du sexisme mais, comme Cyril le montre, ce renversement n’est qu’apparent.

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      • Merci Elisabeth

        Je rejoins ce que dit AC, tout le concept du site joue justement sur les codes de l’inégalité et le (pseudo) renversement de l’inégalité. Et j’ajoute qu’il ne fait pas que renforcer l’inégalités femmes-hommes mais aussi les inégalités et les hiérarchies au sein du genre masculin

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  2. Ce qui est méprisant, sexiste et puérile c’est d’avoir désactivé la possibilité de répondre à votre commentaire succinct, cher « Genre ». J’appelle ça de la censure et non du dialogue. Si vous ne voulez pas être commenté, ne faites pas blog.

    Non, je ne crois pas que l’article réponde à, ni n’évoque tous mes arguments… Qu’en est-il de prendre les hommes inscrits sur ce site pour des débiles sans avis ni pouvoir de décision ? l’insulte est là, vous ne vous en rendez-même pas compte. Je ne fais que répondre. Nous passons pour des hommes débiles sans cervelle, arnaqués, bafoués, bêtes, qu’on se voit dans l’obligation de défendre tellement nous ne savons pas ce que nous faisons. Eh bien au risque de vous décevoir, si, à 30 ans (âge auquel on paie sur ce genre de site) nous le savons très bien.

    « « AdopteUnMec » tombe dans les travers d’une idéologie postmoderne cool et sympa qui, sous prétexte d’un détachement affecté, ne sert plus que la cause du marketing ». Cet avis serait intéressant à donner si c’était un vice caché, une arnaque. Il n’en est rien. Vous ne faites, comme OLF, que crier au loup alors que les brebis sont consentantes et se débrouillent très bien toutes seules. Ces pseudo analyses ne font en aucun cas avancer le débat. Les utilisatrice d’Adopte adorent avoir ce pouvoir et nous le leur laissons volontiers. De cette manière, elles évitent un peu plus les boulets et les relous et quand elles nous répondent, on prend des gants parce qu’à la première incartade, on dégage. Ca réapprend à ces messieurs à faire la cour aux dames et à mesurer les mots, à écrire (le plus) convenablement (possible) pour être crédible, lisible, entendu, montrer nos intentions. Alors, je vous le demande, ou est le problème ? N’est-ce pas bénéfique à tout le monde ? Peut-être que ces DAMES devraient en prendre le chemin pour éviter de faire des fautes sur leur propre site :

    « Osez le féminisme et les Chiennes de gardent »

    Parce que là, niveau crédibilité, ça se pose là. 5ème ligne de leur propre site. http://www.osezlefeminisme.fr/article/lancement-de-la-campagne-mademoiselle-la-case-en-trop

    On en a marre, nous, hommes trentenaires, sensibles, à l’écoute, respectueux des femmes, de nos femmes, des femmes que l’on rencontre pour une nuit ou pour la vie, de la difficulté de leur position sociale, des évolutions à faire et des combats à mener. On en a marre d’entendre ces inepties et amalgames d’un autre temps.

    Pour finir, j’utilise le terme « demoiselle » non pas pour rabaisser les femmes d’OLF, mais bien pour désigner des jeunes et moins jeunes filles, respectueusement, comme nous le faisons tous. Une dame est une dame, une demoiselle est une demoiselle. Vouloir changer ça n’occupe et n’amuse que les féministes. 100% des demoiselles que j’ai interrogé à ce sujet veulent à tout prix rester des demoiselles et ne pas se faire vieillir avant l’âge par une poignée de réformistes pseudo-socialistes qui s’ennuient et voudraient être reconnues comme étant des dames avant l’heure. Chaque choses en son temps.

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    • Vos accusations de censure, ici et par mail, sont complètement ridicules: la fonction est désactivée parce que le thème ne permet pas de multiplier les commentaires. Point.

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      • Difficile de s’y retrouver. On se parle ici, on se répond là. Bref. C’est là tout ce que vous avez à dire ? Moi je n’ai pas terminé.

        Vous dites :
        2) Que des êtres humains (hommes ou femmes) trouvent drôles de se mettre en vitrine pour se vendre (avec les échos que l’on sait) est problématique. C’est peut-être présenté sur le mode du jeu, mais je ne trouve pas que ce jeu soit très drôle.

        Trois cas de figure :
        – Vous n’êtes pas quelqu’un de drôle.
        – Vous êtes un utilisateur chevronné de ce site mais vous n’avez pas de succès. Ou vous ne comprenez pas comment ça marche.
        – Vous n’êtes pas un utilisateur de ce site donc vous ne savez pas de quoi vous parlez. (J’opte pour ça, les deux premiers sont un poil fantaisistes)

        Vous dites aussi:
        3) Vous renvoyez les féministes à la frustartion… Non seulement cet argument est tellement caricatural et stéréotypé qu’il en est galvaudé, mais je vous invite à réfléchir sur votre conception de la liberté/libération sexuelle. Le concept d’ « adopteunmec » n’a rien à voir avec cette liberté, il en est plutôt une perversion, il surfe sur un discours soi-disant décomplexé pour se couler parfaitement (et de manière tout à fait conforme) dans les habits de la société de consommation (qui n’a de cesse d’organiser la frustration d’ailleurs).

        -Je vous invite donc à vraiment revoir VOS conceptions de la liberté/libération sexuelle car les moeurs sexuels actuels ne ne permettent pas vraiment de s’extirper de ce que vous citez, et même, ils évoluent le plus positivement du monde dans cette couveuse rose. Je m’explique :

        (Je n’aurais jamais pensé dire ça mais) Il est clair que les hommes paient pour réapprendre à respecter les femmes.

        Mon anonymat me confortera dans le fait que je n’affiche pas là un tableau de chasse mais bien une statistique : Je ne suis pas à l’aise en couple et je ne veux pas d’enfants, j’ai donc l’occasion, le privilège et le plaisir de partager le lit d’environ 4 à 5 femmes par mois et comme j’aime les demoiselles cultivées, jeunes et jolies, elles ont en général de 20 à 25 ou 26 ans et font des études. Les intéressées présentent toutes (oui, toutes) des envies et fantasmes de soumission, de violence, de liens complexes, de plaisirs durs et sauvages, de jeux intelligents avec des hommes plus vieux, respectueux hors du lit, expérimentés, sachant faire des noeuds, sécurisants, doux après l’acte, rassurants. Croyez vous donc qu’il soit simple pour une femme, sans l’appui d’un site rose, charmant, apaisant, ludique, d’aller voir un homme de 30 ans dans un bar et de lui présenter les choses comme je viens de le dire ? Car par écrit, c’est le cas. Ces dames/demoiselles posent des questions crues, avouent des choses inavouables normalement, sécurisent leurs rendez-vous, tiennent les rennes. Et croyez moi, c’est beau de voir ça. Et même carrément excitant. Un engouement pour le plaisir, un contexte sécurisant pour en parler. Une présentation des gouts et des envies. Une complicité mise en place sur le site avant la rencontre. Moi face à ça, je souris, la séduction devient intéressante, complexe, très stimulante et des fois passionnante. En résumé : Excitante.

        Le problème de votre analyse et de celle de vos copines d’OLF, c’est qu’elles ne traitent que du site en lui même mais pas de son fonctionnement interne. Car nous ne sommes pas tenus de suivre toutes les voies qu’on nous impose, d’une part, et que chacun en fait bien ce qu’il veut. C’est ça qui est amusant. Le jeu de pouvoir. Ce moyen de communication et de séduction, s’il est bien employé, permet de partager différemment, d’avoir accès à une découverte de la sexualité peu envisageable autrement tant les filles seraient mal vues (autant par les femmes que par les hommes) de faire ça avec des garçons de leur entourage. C’est là que la frustration et la jalousie des observateurs impertinents entrent en jeu. Il n’est pas question de stéréotype ou de caricature. Ces deux composantes entrainent bien la haine. Galvaudé ? … Sérieusement… Sortez de vos blogs et rencontrez les jeunes filles de ce monde. A part une poignée un peu catho de gauche, ou de dignes familles de droite, toutes les autres vous diront que « oui, merde, enfin on prend du plaisir sans avoir peur du regard de notre entourage sur nos pratiques, nos rencontres, nos jeux et nos fantasmes. On jouit et c’est bien ».

        C’est pas ça le but ? A moins qu’on ne parle pas du même clito…

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    • Si les femmes ne trouvent, comme seul moyen de ne pas être harcelées par des bitards en rut, que la pitoyable échappatoire que propose ce site complètement crétin et mensonger, c’est signe du profond sexisme de notre société en matière d’amour et/ou de sexualité.

      «  » » » »nous, hommes trentenaires, sensibles, à l’écoute, respectueux des femmes, de nos femmes, des femmes que l’on rencontre pour une nuit ou pour la vie » » » » »

      Oui mais respect très très sélectif, hein ?

      «  » » » »Ben non connasse, c’est juste que, deux adultes qui s’amusent avec des règles du jeu un peu moins chiantes que ta sexualité pourrie de féministe frustrée, ça te rend mortellement jalouse. Et c’est bien fait pour ta gueule » » » » »

      Donc voilà, tu respectes les serpillères qui ne s’avisent pas de contrarier ta sexualité tout-puissante de mâle dominant, en fait.

      Bref toi homme trentenaire, tu es surtout à l’écoute de ton zizi, que tu respectes beaucoup et auquel tu es très sensible.
      Tu veux un scoop ? Cette attitude n’est pas propre aux trentenaires, mais à tous les individus dans ton genre. Le temps ne fait rien à l’affaire.

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      • J’ai juste une petite question pour toi (je te tutoies, étant donné que tu t’es permise de commencer, preuve de respect mutuel) : Comment tu expliques que toutes les filles, jeunes et moins jeunes, viennent nous chercher pour ça sans qu’on leur demande quoi que ce soit ? Parce que tu parles de moi, de mes envies, de mon zizi (un peu direct quand même, toi et lui ne vous connaissez même pas), mais à aucun moment je n’ai dit que c’était MA sexualité. Qui te dit que j’aime les filles soumises ? Je parle de ce qu’on me demande, de ce que les filles demandent et semblent aimer essayer. Et crois moi quand je te dis qu’elles sont très nombreuses.
        Pour finir à propos du temps, tu devrait en prendre un peu plus pour lire, et moins pour écrire, ça permettrait de faire en sorte que tu ne sois pas hors sujet…

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      • 1) oui en effet, je ne risque pas de respecter un type qui associe dans la même phrase « féministe », « connasse » « frustrée » « jalouse ». (qui a commencé, au fait ?)

        2) de la même façon, le premier à parler de ton zizi de trentenaire, c’est toi, c’est même clairement le centre de la question pour toi. Ce qui est symptomatique de ton état tragique, c’est que tu ne t’en rendes même pas compte.

        3) en effet, nous sommes d’accord sur un point : malheureusement, il y a beaucoup de filles qui aiment les types qui les méprisent. Pour info, quand en plus elles s’en prennent à celles qui cherchent à les défendre, on les appelle des collabos.

        4) je lis ce que je veux, j’écris ce que je veux, et j’emmerde le mansplaining. mensplainers.

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  3. Merci pour cette article!

    En fait, j’ai l’impression que le patriarcat de nos jours, non content de traiter les femmes comme des objets, commence à le faire avec les hommes aussi, fait passer ça pour de la « libération sexuelle des femmes », qui deviennent « libres » en essayant de dominer à leur tour.

    Et la chosification des hommes commencent aussi dans la pub. Tu en avait parlé dans un de tes articles précédents, et j’ai l’impression que c’est de plus en plus courant.
    Avec AdopteUnMec.com ou avec cet affiche-ci par exemple:

    Je crois qu’on a grimpé au niveau au-dessus: on ne se contente plus de dire aux mecs d’être parfaitement « beaux » ou ridicules, il y a clairement la comparaison Hommes (ou plutôt son torse musclé « sexy ») / Fleur à acheter…

    A quand l’augmentation du nombre de viols d’hommes par des femmes?!! A l’heure actuelle c’est relativement rare (enfin je suppose qu’il doit y avoir une loi du silence très fortes, donc peut-être que les statistiques sont faussées), mais je crains une augmentation à l’avenir si ça continue comme ça…

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  4. Merci pour cet excellent article.
    Je me suis trouvée à court de mots tant je trouvais ces pratiques nauséabondes, quand un furieux macho s’est mis à les attaquer (à raison) pour défendre… son propre sexisme aggravé. (garsp).

    Voilà qui fera de l’eau à mon moulin pour la prochaine fois.

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  5. @ Virgile GROSROYAT : « Il faut ensuite prendre en compte le côté ultra concurrentiel du segment économique des sites de rencontre. Cet aspect n’ayant pas été traité, ce genre de stratégie marketing et commerciale était à prévoir compte tenu de la difficulté à donner une visibilité à son produit parmi les autres. »

    Oui, là vous avez mis le doigt sur quelque chose d’essentiel. Le capitalisme ne fonctionne qu’en manipulant les pulsions sexuelles humaines pour vendre et on observe avec le temps un durcissement, un « hard »issement plus exactement des méthodes pour capter ces pulsions étant donné que les recette précédentes finissent toujours par lasser.
    Comme une injection de drogue, la drogue perd très vite son effet, il faut augmenter les doses puis prendre des drogues de plus en plus fortes. La publicité est de plus en plus sexiste et agressive d’autant qu’il y a concurrence (féroce) et maintenant ce sont les sites de rencontre qui se mettent à chercher comment accrocher « autrement ».
    Ce « autrement » ne peut être que grossier, pervers et « autrement » sexiste à l’image de toute addiction sexuel.
    À l’instar de la pornographie qui a commencé par être soft puis est devenue de plus en plus une représentation indéterminée entre le sexe, la torture et le meurtre où le sadisme règne en maître. C’est le principe des doses qui doivent se « hard »ifier jusqu’à l’overdose mortelle.

    Faire du sexisme sous une forme apparemment féministe ce n’est pas nouveau. Le premier exemple du genre, nous l’avons eu avec le strip-tease soi-disant « volontaire » de Myriam nous interpellant en direct dans l’espace public : « demain j’enlève le haut ». Il s’agissait là aussi de jouer sur une prétendue libération sexuelle comme si la liberté en matière de sexe c’était se livrer nue au tout-venant.
    Le capitalisme n’a pas fini de chercher à pervertir le féminisme. Cela ne s’arrêtera qu’avec ce système éminemment mortifère.

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  6. MOMO est l’antipub vivante du site adopte un mec… Je trouve qu’on atteint dans les sites de rencontre le fond du sordide. Je suis désolée (en fait non), mais il est tout à fait possible de rencontrer des gens et de nouer des relations avec eux dans la vraie vie sans avoir à s’inscrire sur internet. Il est assez comique de voir un type qui se vante d’être un assidu des sites de rencontre renvoyer les « féministes frustées » à la vraie vie… Il a tout du mythomane qui s’invente une vie sexuelle fantasmée dans le fil des commentaires.
    4 à 5 femmes par mois toutes des soumises hahaha, je me marre.
    Et moi je me tape Johnny Depp dès que mon officiel part au boulot. Il vient me chercher en Jet privé, j’enfile alors ma combi en latex et je le fouette jusqu’au sang parce qu’il aime que je le domine… Et le mois dernier c’était Brad Pitt (il s’était un peu lassé d’Angelina). Mais je commence un truc avec Georges Clooney, je vous raconterai…

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    • T’as pas compris grand chose à ce que j’ai dit ! 🙂 mais tu feras certainement comme tes petits amis, envoyer un commentaire en vrac et ne jamais débattre dès que les arguments deviennent concrets… J’ai une question, la dernière, apres je me casse d’ici: Si tu as un « officiel », pourquoi venir « blogger » à propos d’un site de rencontre dont tu te fiches et parler d’un sujet que tu ne maîtrises pas du tout ? T’as vraiment du temps à perdre et tu te fais passer toute seule pour une idiote… Mais pour les plus courageux d’entre vous, qui osez parler ici sans mesure, féministes radicales ou penseurs en herbe, je vous propose une rencontre. Je m’appelle Olivier Morales, j’habite à lyon et je vous invite ! Vous me trouverez sur Facebook facilement à cette adresse : facebook.com/oliviermorales et je vous écouterai avec plaisir autour d’un bon verre. Mais je doute que le courage, au delà de tout le sexisme que vous verrez à tort dans mes propos, une fois encore, fasse partie de vos prerogatives… À bon entendeur…

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      • Je viens sur ce blog parce que je l’apprécie car il traite de sujets qui m’intéressent. Je ne viens pas pour draguer (contrairement à toi mon pauvre ami) et je ne vois pas pourquoi mon avis serai moins légitime que le tien je connais quelques hommes qui se sont inscrits sur des sites de rencontres et je suis désolée d’être aussi brutale, mais ce sont soit des cas sociaux (navrées) soit des queutards complètement incapable d’une relation normale et contraint de collectionner les aventures (quand c’est possible…) Les mecs normaux n’y restent pas longtemps et n’en parlent pas de manière très tendre. Le voilà mon avis, basé sur une observation empirique 😉
        Sinon, vous appelez votre bouillie verbale des arguments?
        Ils m’ont échappés, je n’ai vu qu’un étalage de vos fantasmes sexuels entrecoupé par des injures destinées aux « féministes »…
        Si je ne rends pas mon pseudo publique c’est pour éviter de devoir côtoyer des gens dans votre genre dans la vraie vie, appelez cela de la lâcheté si ça vous chante, en ce qui me concerne, j’appelle cela une preuve d’intelligence…
        Bien à vous MOMO (ça vous va mieux qu’Olivier)

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    • Momo va enfin pouvoir crier à la censure de manière justifiée: j’ai laissé passer ses insultes une fois mais pas question de recommencer. Ooouh la vilaine féministe sectaire et castratrice. Par ailleurs, Momo: vos exploits sexuels 1) ne constituent en rien un argument et 2) n’intéressent que vous-même et leurs (multiples) bénéficiaires.

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    • Cette phrase :

      « Je suis désolée (en fait non), mais il est tout à fait possible de rencontrer des gens et de nouer des relations avec eux dans la vraie vie sans avoir à s’inscrire sur internet.  »

      en dit long sur votre méconnaissance des relations hommes/femmes et des sites de rencontres. Il se trouve qu’en tant qu’anti-féministe, je regarde certains sujets avec attention dont celui des sites de rencontres. Il ressort que les femmes n’utilisent pas ces servies sérieusement (voir leurs profils et leurs photos) et sont moins présentent quand il s’agit d’utiliser sa carte bancaire pour y accéder. La raison est qu ‘une femme dans la réalité n’a pas de problème à ce faire accoster. (comme je suis sur un site féministe et que vous êtes une femme, j’imagine que je n’ai pas besoin de vous le prouver…)

      Ce qui explique aussi pourquoi ce sont toujours des femmes qui viennent nous expliquer qu’elles ne comprennent pas pourquoi les hommes utilisent ces services.

      Le profil des hommes qui vont sur ces sites sont des gens qui n’arrivent justement pas à nouer des liens avec des femmes dans la réalité, par timidité, à cause d’un boulot qui empêche de voir des femmes, manque d’amis etc. Et en tant qu’homme et pour avoir pris en considération l’avis d’autres hommes, il ressort qu’aujourd’hui il est très difficile de trouver/draguer une fille, que ce soit pour une relation amoureuse ou tout simplement pour une relation d’une nuit. (le second encore pire je pense)

      Les sites de rencontres ne fonctionnent que si il existe une part de gratuité pour les femmes, auquel cas elles ne viennent pas (raison citée plus haut) et les hommes ne trouvant pas de femmes, ne viennent pas non plus => fermeture du site. Ayant contacté deux sites de rencontres (dont meetic et adopteunmec justement) ils m’ont confirmés que cette gratuité jouait évidemment sur le nombre de femme disponible.

      Le cas d’adopteunmec, qui est un site que je n’aime pas pour une seule raison qui est que c’est bien la première fois que je vois un commerçant, vendre un service qui ne soit utilisable que si une autre personne lui autorise. En gros, c’est comme si j’allais en boite, que je payais l’entrée au guichet mais que le vigile me laissait entrer que si une fille me faisait coucou de la main…

      Ceci étant dit, il ne faut pas s’arrêter à ça car si l’offre a trouvée une clientèle c’est bien pour une raison. Ce système restrictif permet justement de réduire le nombre d’hommes sur le site en réduisant le nombre de requête possible. Du coup, pour un homme, il peut être intéressant de savoir qu’il y a moins de concurrence sur ce site qu’ailleurs (surtout vu le prix de l’abonnement et les nombres de charmes restreint). Donc non l’homme n’accepte pas de se faire prendre pour être un objet ou une marchandise, l’homme ne s’encombre même pas de ces futilités, lui ce qui l’intéresse c’est la finalité, il est là pour trouver une femme, le système semble aller dans son sens et semble être plus rentable qu’ailleurs et il est donc prêt à payer son accès en prenant en compte ce système débile.

      Pour les femmes, l’avantage est de ne pas avoir un tableau de flipper en face qui clignoterait comme sur d’autres sites.

      Tout ça pour dire que ceux qui utilisent ce système le font pour plusieurs raisons et que c’est typiquement féminin de nous dire que « les gens peuvent nouer des liens dans la vraie vie » alors que précisément non, vu l’époque individualiste dans laquelle on vit, les gens doivent avoir recours à des services de ce type pour pouvoir exister amoureusement/sexuellement et ce sont les hommes qui sont le plus obligés d’avoir recours à ces services qui marchandent ce qui devrait être gratuit.

      Par contre chose certaine, les hommes sont clairement désavantagés sur internet, que ce soit par le nombre de femmes disponible ou le nombre de réponses qu’on peux obtenir de la part d’une femme sur internet. Un homme a plus de chance d’obtenir un rdv en allant draguer à l’arrache une dizaine de filles dans la rue qu’en essayant de contacter 1000 personnes sur un site de rencontres…

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  7. « Que le courage fasse partie de vos prérogatives… »
    Bon bref je ne dis rien, c’est pas beau de se moquer des sous-exposés (comme on dit en allemand pour désigner celleux qui n’ont pas compris le sens des mots de leur propre langue et qui ont des ratés dans la capacité de penser mais que cela n’empêche pas de crâner à tout va).
    C’est sûr qu’on va se précipiter, Momo. Tu nous as conquises.

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    • Ben ne dis rien ouais…

      Là c’est moi qui suit convaincu. De tous les arguments précités pour me faire comprendre à quel point vous ne servez à rien aux femmes actuelles, tu remportes la palme. Ce qui aurait été chouette, au lieu d’attaquer bêtement sur des trucs dont tout le monde se fout, c’est d’avancer des arguments, des vrais. T’as ça dans ta besace ? Moi j’aimerais vraiment être convaincu que je suis sexiste, si c’est le cas, mais personne ne s’y colle. Au lieu de jouer sur le mots (bien employés) est ce qu’on peut parler du sujet ? Non ? Parce que tu es l’exemple typique du mec trouillard qui met un baffe et qui se tire en courant. ARGUMENTEZ.

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  8. En même temps Momo a pas fondamentalement tord même si ses propos auraient pu se départir des insultes qu’il a proféré et qui ne joue pas en sa faveur, loin de là. Mais l’accuser de mansplaining c’est un peu facile, à ce moment là je pourrais tout aussi bien accuser vos réponses de womansplaining. En effet les gens qui vont sur ce site aom sont conscient de ce qu’il représente, au moins un minimum, et que les gens nous prennent pour des gros teubé, est insultant pour le moins. Après tout, aller à l’encontre du libre arbitre des gens est un prémicce vers le fascisme et la dictature. Et réfuter le capitalisme pour promouvoir le communisme à la place ? ne me semble pas plus intelligent, bien au contraire.

    Momo a raison sur le fait que sur ce blog on s’autocongratule entre partisan du même propos, mais à ce moment là, ne créez pas un blog cher madame, érigez plutôt une secte. Si tous propos un tant soit peu mesurés et intelligents qui s’oppose à votre pensée est moqué, voire insulté. ET si quand on vous montre que vos articles sont des brûlots politisés et pas des articles qui s’interroge, on est accusé de mansplaning, voire on obtient aucune réponse (cf mon précédent commentaire sur le jeu vidéo sexiste qui apportait pas mal de « relativisme » dans le propos de la grossière Mar_Lard et qui n’a curieusement obtenu aucune réponse, gêné aux entournures que j’ai objectivé le pamphlet de base ?).

    d’ailleurs, je prépare une réponse argumentée et étayée sur le sujet car j’ai une sainte horreur de la simplification élémentaire, surtout quand le sujet est aussi complexe que le jeu vidéo. Et pourtant mes conclusions seront je pense guère loin de celles de Mar_Lard mais n’étant d’aucune niche (ni féministe, ni machiste), j’essaierais d’être le plus objectif possible.

    Et cela n’a rien à voir avec le fait que Mar_Lard soit une femme, ce n’est pas écrit sur ses phrases d’ailleurs, et la preuve étant que le dénommé cyril dit lui aussi de belle stupidité, malgré son statut d’homme ultra pensant (ironie inside)

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    • J’imagine que c’est à moi que s’adresse ce commentaire… Alors comme ça vous n’avez pas digéré le fait que Mar_Lard ne vous ait pas répondu? Son article a reçu presque 1000 commentaires, le vôtre n’apportait absolument rien de nouveau. J’ai aussi un scoop pour vous: elle n’est pas obligée de vous répondre. Va falloir faire avec. Et pourtant merci, oh mille fois merci d’apporter du « relativisme » et de l' »objectivisation » à ce blog – quoique cela veuille dire. Ca va, les chevilles?

      J’aimerais bien que vous prouviez en quoi mon blog est sectaire. Je ne censure personne, à part dans les fantasmes de ce cher Momo. Oh, et aussi, en quoi mes articles sont-ils « des brûlots politisés et pas des articles qui s’interrogent »? Mes articles sont politisés, oui, parce que ceci est un blog féministe et – 2ème scoop! – que le féminisme est politique. Les accusations de « fascisme », de « dictature », de sexisme inversé, ce sont des classiques anti-féministes, doublés ici d’une argumentation pour le moins obscure et paranoïaque: « réfuter le capitalisme pour promouvoir le communisme à la place ne me semble pas plus intelligent, bien au contraire » <- euh… LOL?

      Le jour où vous aurez des arguments, faites-moi signe et on pourra peut-être discuter. En attendant, évitez de condamner Momo parce qu'il tient des propos insultants: vous faites exactement la même chose, du haut de votre "objectivité".

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      •  » le vôtre n’apportait absolument rien de nouveau. J’ai aussi un scoop pour vous: elle n’est pas obligée de vous répondre. Va falloir faire avec »

        ah bon, première nouvelle, il se contentait juste (chose que peu de commentaire ont fait) de dresser une liste des jeux dans laquelle les femmes étaient mises à l’honneur comme personnage pensant et agissant pour elle et non pas pour leurs attributs physiques et ceux quels qu’il soit. ET accessoirement de montrer en quoi MArd_LArd amalgamait les jeux qui était au second degré (type Brutal Legend) et ceux qui ne l’était pas dans un gloubiboulga positivement fumeux.

        je n’attendais pas particulièrement de réponse en soi, mais étant moi-même détenteur d’un blog quand quelqu’un me pose un propos avec force argument, j’essaie de lui répondre dans la mesure du possible. Et merci mes chevilles vont bien, d’ailleurs en tant que créatrice d’un blog vous en savez quelque chose (vous n’allez quand même pas oser nier que l’édification d’un blog ne relève pas quelque peu d’une certaine manière d’un chouia de narcissime.

        J’ai jamais parlé de communisme, apprenez à lire les réponses avant d’aboyer, quand on écrit « le communisme ? » c’est une question, pas une affirmation.Sinon j’aurais écrit pour « le communisme » sans le point d’interrogation.

        Sur le politique du féminisme je m’entends, le féminisme ne devrait pas à avoir une coloration politique (que j’imagine de gauche, voire d’extrême gauche quand on bache à ce point le capitalisme qui est certes pas sans défaut mais qui n’est pas non plus le pire système existant), meme si il est bien un acte politique (au sens polis, poleos en grec la cité).

        Les arguments il y en a, mon propos peut sans doute paraitre un peu agressif car j’ai répondu un peu vite, mais si perception d’agressivité il ya eu, je vous prie d’accepter mes excuses les plus sincère madame. Et non, ma réponse ne s’adressait pas qu’à vous, mais également à certains propos de Euterpe.

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      • « Son article a reçu presque 1000 commentaires, le vôtre n’apportait absolument rien de nouveau. »

        ah oui, juste pour info, c’est pas beau de mentir. Vous ne pouvez pas parler de mon commentaire pour la bonne et simple raison que vous ne l’avez absolument pas lu. L’article dont je parle a reçu 105 commentaires à ce jour, donc à moins qu’il y ait eu 895 commentaires modérés ou supprimés, on ne parle certes pas du même.

        nouvelle preuve que vous n’avez pas lu mon propos avant de parler, je n’ai pas participer à l’article qui a reçu complaisamment (vu le titre) plus de 900 commentaires.

        le « relativisme », quoique ça veuille dire ? hé bien le relativisme, puisque vous prenez ça pour un mot inventé ou je ne sais quoi, c’est ça : Le relativisme est un « mouvement de pensée qui traverse les siècles depuis l’Antiquité gréco-romaine », pour désigner un ensemble de doctrines variées qui ont pour point commun de défendre la thèse selon laquelle le sens et la valeur des croyances et des comportements humains n’ont pas de références absolues qui seraient transcendantes. (soit en gros à peu près l’inverse de la plupart des papiers que j’ai pu lire ici). Le relativisme c’est ne pas partir d’une idée et éliminer tous les éléments qui pourraient empêcher cette idée d’être valable à 100%, c’est ça le relativisme.

        Et accessoirement, c’est aussi trouvable dans cet excellent lien, écrit par une femme, grande amatrice de jeu vidéo et qui sait de quoi elle parle complètement, pour une fois, une femme hein comme ça on me reprochera pas de faire du mansplaining…

        http://la-bonne-fee.blogspot.fr/2012/08/mise-au-point-tomb-raider-viol-dans-un.html

        ce que j’ai lu de plus objectif sur le sujet, et qui objectivise et relativise justement beaucoup de l’article de Mar_Lard (d’ailleurs vous devriez demander à cette blogueuse d’écrire des articles dans Genre, parce qu’elle sait bien de quoi elle parle au moins.

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  9. @Euterpe: Je partage votre vision de l’excès de l’expérimentation. Toutefois, ma vision diverge de la votre concernant l’analogie à la drogue et votre conclusion qui semble à mon sens trop personnifier ce que vous appelez le capitalisme.
    Ce qui est une confusion car le capitalisme est par essence amoral c’est bien le libéralisme que vous remettez en cause car c’est ce principe économique qui détermine le rapport à la réglementation et à la morale dans l’économie.
    Le capitalisme lui n’étant que le principe fondamental du droit à la propriété.

    Concernant le cœur notre sujet, il y a équilibre à considérer et qui se caractérise par la volonté transition rapide que nous avons vécu entre un monde de tradition rurale religieuse et celui du libéralisme citadin, économique et social que nous connaissons.

    Cette transition c’est accompagné d’une lutte des femmes de disposer de leur corps qui ne devait être plus considéré comme la propriété morale ni de l’État ni de l’Église, ni de la sphère familiale et de son autorité patriarcale.

    La conséquence positive en a été une libération des mœurs avec le droit au divorce, la reconnaissance de la femme dans sa sexualité, son droit de vote et de disposer de son corps.

    Liste qui, je préfère le préciser, n’est pas ici considérée comme exhaustive, mais comme ayant été les gains immédiats de la lutte féministe et de la déréglementation des entités sociales, publiques et religieuses qui autrefois s’y opposait.

    Le problème est que cette libération c’est transformée en libéralisation dont l’absence de règle qu’elle représente a transformé le fruit d’une lutte en un dévoiement progressif. Dévoiement d’autant plus pernicieux qu’il ne revêt aucun visage spécifique, mais se noie dans la masse conjuguée des intérêts privés.

    Le problème se pose donc dans la réglementation de la société qui ne peut laisser l’image de la femme, ni sa condition être un centre de profit immoralement exploité. Mais dans le même temps se pose la question de la règlementation dans son fond, sa forme et dans l’expression de sa légitimité. Faut-il légiférer ? Réglementer ? A qui de décider de ce qu’il est moral ou non ?

    Car dans la nécessité de poser des limites, les porteurs de morale religieuse sont de retour en force et rêvent de s’engouffrer dans cette nécessité pour imposer le retour de leur vision des choses au nom d’une légitimité autoproclamée. Mais même sans aller jusqu’à leurs extrêmes, définir la morale est un exercice toujours périlleux pour les libertés individuelles. A considérer également le volet de prévention qui se doit d’accompagner toute répression, qui serait en charge de délivrer quel message ?

    Êtes-vous bien sûres que les sites de rencontre soient en dehors du champ de la morale ? Êtes-vous bien sûres que la volonté de certain-e-s de poursuivre leur droit à la légèreté, quand bien même promues par des initiatives médiocres, soit une réelle menace à la cause féministe ?

    A titre personnel, j’ai un réel doute et si je ne cautionne pas les sites de rencontre car cela me semble être un des pires moyens d’y faire des rencontres, je ne vois pas en quoi s’y opposer positionnerait le curseur de la moral au bon endroit.

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    • Je commencerais par la fin de votre commentaire en remontant vers le début. Je ne m’oppose pas aux sites de rencontre, en ce qui me concerne, mais à leur manière douteuse de raccoler la clientèle. C’est la raison pour laquelle j’approuve la dénonciation du procédé « AdopteunMec » qui est faite sur ce blog.
      Je trouve même que ce « Adopte » conforte de nouveau les « Mecs » dans leur infantilisme chéri. Nous serions des mères qui « adoptons » des grands (?) garcons incapables de laver leurs chaussettes ou bien, veulent-ils jouer les toutous qu’il faut sortir le matin pour qu’ils fassent leur crotte ? Bref s’il y a un problème moral c’est l’aspect dégradant pour tout le monde d’une telle accroche publicitaire.
      Néanmoins dans une société qui n’isolerait pas cruellement les gens, ces sites seraient superflus.

      Quant à l’image de la femme (et celle de l’homme, par effet de miroir) elle est, en effet, dévoyée, exploitée pour servir le profit.
      « Faut-il légiférer? » : oui. Il faut édicter une loi antisexiste qui interdirait, par exemple, l’utilisation du corps de la femme (l’image de ce corps) aux fins de vendre des produits de consommation.
      Mais cela voudrait logiquement dire la fin du capitalisme car vendre toujours plus des produits dont nous n’avons pas besoin nécessite de manipuler les pulsions sexuelles du public pour que ces actes de vente aussi compulsifs qu’inutiles aient lieu.

      En fait, nous sommes violés psychologiquement pour être amené à acheter.

      La « libération » du corps de la femme dont vous parlez, comme étant une victoire acquise ne l’est pas, et si elle l’a été un jour, elle ne l’est plus puisque le capitalisme se l’ait réapproprié, remplacant ainsi l’Église, etc…Notre corps est actuellement aux mains des hommes d’affaires qui sont les nouveaux religieux.

      Nous sommes donc toujours en lutte pour la réappropriation de notre corps. Elle n’a pas cessé.

      Pour ce qui est du terme « capitalisme », je l’utilise parce que c’est bien ce que l’on veut mettre à bas quand on veut en finir avec le système de l’accumulation des richesses générateur d’inégalités abyssales et de la croissance à tout prix qui n’est possible qu’avec la mise en coupe réglée de la planète, son air, son eau, sa lumière et ses atomes (et pas seulement ceux d’uranium).

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  10. Cher Le Veilleur permettez-moi de « bacher » le capitalisme si ça me chante, merci.
    J’espère que la liberté d’expression n’est pas, pour vous, un vain mot !
    Je ne sais pas ce que vous vouliez dire non plus avec votre communisme mais pour élargir votre horizon qui semble se cantonner à l’opposition binaire capitalisme/communisme, sachez qu’il existe encore (avant chasse aux sorcières possible) des (éco-)féminismes anarcho-décroissancistes anti-spécistes et par dessus le marché vegans, qui estiment le féminisme indissociable de bien des choses, politique compris.

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    • bâcher ce que vous voulez, chère Euterpe, de toute façon on ne peut pas éditer son message donc j’allais pas écrire un complément pour un accent oublié, surtout que ça ne sera pas ma seule faute de frappe. De toute façon, le terme vient de l’anglais to bash, donc je ne sais que écrire en lieu et place, « basher » ? ^^

      « J’espère que la liberté d’expression n’est pas, pour vous, un vain mot ! »

      pour moi non, certes pas, tant que les gens ne disent pas des choses fausses et avérées fausse (genre le soleil tourne autour de la terre), toute liberté d’expression leur est acquise, mais pour vous en revanche, rien n’est moins sur :

      « « Faut-il légiférer? » : oui. Il faut édicter une loi antisexiste qui interdirait, par exemple, l’utilisation du corps de la femme (l’image de ce corps) aux fins de vendre des produits de consommation. »

      Et la détentrice du blog qui se demande ce que j’entends par « fascisme » ? ^^ Que la femme et l’image de la femme soit respectée, c’est une affaire entendue, qu’on légifère quand des violeur en série et en groupe s’en sortent avec acquittement ou presque, c’est d’autant plus pressant pour la bonne marche de la justice et du pays.

      Mais que les gens suffisamment intelligent pour jouer sur des notions d’utilisation du corps de la femme (jamais à son insu hein, il faut bien qu’il en existe des modèles pour approuver et mettre en image ces campagnes non ? Il y en a même parmi les décideurs souvent, ou les créateurs, sisi) le fassent en s’adressant à d’autres gens suffisamment intelligent (autres femmes y compris) pour ne pas voir dans une expression artistico-commerciale l’antéchrist de l’image de la femme, ne me parait pas relever de l’impossible, bien sûr, il faut savoir à qui on adresse ce genre de second degré, et qui est capable de ne pas en faire une simplification de pensée ou une généralisation aux vus du ou des spots en question.

      Nul besoin d’élargir mon horizon, sachant que je ne suis ni altermondialiste, ni vegan, encore moins décroissanciste. Anar et féministe ça oui, en revanche je le suis. Anar par dépit, Féministe et écologiste par conviction.

      Je ne sais si mon opinion se cantonne (je ris ^^) à l’opposition binaire capitalisme/communisme, mais il semble que de votre côté, ça soit le capitalisme (responsable de tous les maux) against le Bien, votre définition qui suit (éco-fémin…vegan).

      Juste pour info et tant pis si vous prenez ça pour du mansplaining là où ça n’est que de l’économie-splaining ;), il semble que vous amalgamiez les terme capitalisme, libéralisme et ultra libéralisme… Ce qui tue le monde aujourd’hui, c’est l’ultra libéralisme néfaste pour l’économie (sauf d’un petit nombre) et l’humanité, mais il faut quand même reconnaitre qu’un capitalisme bien encadré produit pas mal de social quand il le veut bien (cf le projet Giving Pledge par ex) et je crois dans un système dont les bénéfices colossaux lui permettraient de pouvoir gérer les inégalités qu’il a pour une part également généré.

      Je pense que nous ne nous entendrons jamais complètement, à moins de discuter de tout ça autour d’un verre et c’est une pensée réthorique, non un rencard ^^ (car contrairement à certain, ce n’est pas dans une notion de drague que je dis ça, je ne sais pas à quoi vous ressemblez, quel âge vous avez etc…mais bien parce que je ne crois que moyennement à l’efficacité des discours sur le net et que j’ai une foi indéfectible en l’humain).

      En espérant que vous ne vous méprendrez ni sur mes intentions, ni sur les propos que j’ai développé ici, je vous souhaite une bonne soirée et une bonne continuation dans vos idées quelles quelles soit, idées que je ne partage pas, loin s’en faut, mais dont je vous accorde tout à fait le droit de les avoir. Appelez ça de la lâcheté ou que sais-je, mais j’ai toujours beaucoup cru dans le libre-arbitre des gens (fusse t-il accompli pour de mauvaises raisons).

      pour finir, il semble qu’il y ait eu maldonne, j’estime le féminisme indissociable de bien des choses notamment de l’acte politique (mais pas qu’il soit récupéré par une seule couleur et quel couleur !!!!)

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  11. Bon…

    * L’article : mettre sur le même plan le marketing potache d’AdopteUnMec et les filières de prostitution, heu… qu’AdopteUnMec le fasse (mecs en vitrine, comme les putes en vitrine dans le Quartier Rouge), je leur pardonne (ils pêchent par ignorance / inconscience), mais que des féministes ou anti-sexistes le fassent (« lutter contre AdopteUnMec et contre la prostitution, même combat ! » o_O) je trouve ça grave.

    * Les commentaires :

    « En fait, nous sommes violés psychologiquement pour être amené à acheter. »
    Violés psychologiquement ??! « Viol psychologique »… je connaissais pas, mais que les auteurs de ce genre de concepts sont victimes d’une grève illimitée des neurones, c’est manifeste.

    « il existe encore (avant chasse aux sorcières possible) des (éco-)féminismes anarcho-décroissancistes anti-spécistes et par dessus le marché vegans »
    J’ai dressé mon chien à les bouffer s’il en voit. J’ai bien fait.

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