« Théorie du genre »: la belle aubaine

Un nouvel ennemi est apparu dans les radars de la droite. Cela a commencé avec des manuels de SVT, s’est renforcé avec les manifs de la honte et les mouvements anti-« mariage pour tous ». Personne ne savait très bien de quoi il s’agissait, mais on savait que c’était mal. Le mot d’ordre s’est répandu : le lobby gayo-franco-maçonno-gauchiste a trouvé un nouveau truc, ça s’appelle la théorie du genre et c’est mal. Il paraît qu’ils veulent l’enseigner à l’école. Il paraît qu’ils disent que le sexe ça n’existe pas, ou alors qu’on peut choisir son sexe (on ne sait pas trop), qu’ils renient la nature et qu’ils veulent qu’on devienne tous homos. Le Mal, on vous dit.

Le mot d’ordre s’est répandu comme une traînée de poudre. Sur les listes de diffusion paroissiales d’abord, puis grâce aux blogs, aux sites dédiés, aux réseaux sociaux. La « théorie du genre » est une idéologie, un nouveau totalitarisme. Elle n’a aucun fondement scientifique, évidemment, puisqu’elle est issue des sciences humaines. On lui prête vie: elle menace nos enfants, elle s’introduit insidieusement dans les lois, les programmes scolaires. Les gauchos veulent qu’elle soit enseignée dès l’école maternelle (pensez à ces pauvres enfants obligés de lire Butler et Foucault dans le texte).

Alors il faut résister : mieux, il faut combattre.

On avait vu le débat prendre de l’ampleur avec la question du « mariage pour tous » ; depuis quelques semaines, les choses semblent s’emballer. Un indicateur: le mot-clé « théorie du genre » sur Twitter, fournisseur d’éclats de rire et de larmes de rage depuis plusieurs mois. Le combat contre l’égalité des droits a été perdu, mais les homophobes se sont trouvé un nouveau cheval de bataille – ah, pardon, on me signale que c’est dit sans homophobie aucune.

Interrogée sur cette fameuse « théorie du genre » dont tout le monde parle, la ministre des droits des femmes a répondu qu’elle n’existait pas (allélulia). Qu’elle ne savait pas ce que c’était. Que ce qu’elle connaissait, ce sont les études de genre. Elle a bien fait. Seulement, ce n’est pas suffisant : les adversaires des études de genre la traitent maintenant de « menteuse ». Pourquoi ? Parce qu’ils et elles croient dur comme fer qu’une telle « théorie » existe. La formule est devenue mot d’ordre. Elle est impropre, polémique, contestée par les chercheuses et chercheurs en études de genre, mais elle a désormais acquis une réalité, une consistance propre. Nous voilà forcé·e·s de nous situer par rapport à elle – même si ce n’est que pour rappeler qu’elle n’existe pas.

Pourquoi un tel emballement ? Comment cet objet vide, issu du discours du Vatican sur le concept de genre, est-il devenu un enjeu de société ? La réponse est très complexe et il faudra sans doute plus de recul pour en percevoir tous les enjeux. On peut cependant d’ores et déjà constater que cette « théorie du genre » est une belle aubaine pour les conservatismes de tous poils. On connaissait déjà le discours homophobe sur l’homosexualité « contre-nature », qui avait déjà été mobilisé lors du débat sur le PaCS et est réapparu à l’occasion de celui sur le « mariage pour tous » – avec une variante cependant : les conservateurs se sont trouvé un ennemi. Un ennemi avouable, car il ne s’agit pas des homosexuel·le·s, mais de la « théorie du genre ».

Certes, on la présente comme une invention du « lobby gay » destinée à justifier l’homosexualité ; mais tout cela est dit sous couvert de débat d’idées [rires enregistrés], de contestation de ce qui n’est qu’une simple théorie (ou bien est-ce un dogme ? ou une idéologie ? ou tout cela en même temps ?). On n’attaque pas les homosexuel·le·s, non : on attaque le « lobby gay », l’idéologie gay. On est gayphobe, pas homophobe. Dernière offensive en date, on prétend faire la lumière sur les sombres origines de la « théorie du genre » : elle aurait été inventée par le docteur John Money, un psychiatre soupçonné de pédophilie(1). Tiens, tiens : pédophilie, genre… La « théorie du genre » ne serait-elle pas un moyen de justifier la bien-connue pédophilie des homos ? – Mais sans homophobie, sans rancune, donc.

https://twitter.com/UnSingeSavant/status/344383494501330945

Money

AC Husson

Notes
(1) Où l’on réalise que le combat contre la « théorie du genre » doit beaucoup à… la théorie du complot. Le psychologue John Money a en effet utilisé le concept de « genre » (gender) pour désigner ce qui, dans l’identité « féminine » et « masculine », ne relève pas du biologique. Ce n’est cependant pas l’inventeur du concept, qu’on doit à une conjonction de travaux, et en particulier à ceux menés dans les années 60 par le psychiatre Robert Stoller sur l’identité sexuelle. On peut aussi remonter aux travaux de l’anthropologue Margaret Mead, mettant en évidence le caractère social de ce qu’on désignait jusqu’alors comme des caractéristiques naturelles sexuées. Il est bien plus utile cependant pour les adversaires des études de genre de se concentrer sur la figure de John Money, qui prônait effectivement la tolérance envers la pédophilie et pensait que les personnes intersexuées devaient être réassignées vers un sexe ou l’autre; son traitement du cas de David Reimer est devenu célèbre. De plus, ce que l’on appelle gender studies (études de genre, études sur le genre) n’a pas été créé par Money ou Stoller mais est issu de la réappropriation par les féministes de la « 2ème vague » du concept de genre. Cette réappropriation conduit rapidement à s’éloigner de l’usage original du concept.
Cf. Eric Fassin, « Le genre aux Etats-Unis et en France », dans Agora débats/jeunesses, 41, 2006. pp. 12-21.

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101 réflexions sur “« Théorie du genre »: la belle aubaine

  1. Je suis… perplexe de voir comment on peut faire preuve d’autant de mauvaise foi. Ce sont les mêmes qui ont hurlé à la lune quand a été ajouté un paragraphe dans un manuel de biologie sur le genre, j’imagine.

    Sur ce, je vais continuer à comploter pour l’avènement d’Androgyna 1ère, la future impératrice du monde genré, une fois que le lobby gay, féministe, breton et franc-maçon aura achevé la domination de la planète.

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  2. Article très intéressant qui me permet d’en apprendre plus sur un sujet qui m’est parfois un peu obscure. merci 🙂

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  3. Pingback: genre | Pearltrees

  4. J’ai trouvé votre article intéressant mais j’aurais aimé avoir plus de références bibliographiques. Par exemple, pour les féministes de la seconde vague qui ont conceptualisé cette idée du « gender » : qui sont-elles ? quel essai dois-je lire, d’une d’entre elles pour enfin comprendre, ou du moins revenir à la matrice de cette pensée sans avoir à passer par les contresens, éventuels, d’intermédiaires ? Je crois que c’est ce manque de références qui me rend l’étude du genre très opaque, et que votre article me laisse un peu sur ma faim. En outre s’il y a un point que je n’ai pas compris c’est le refus que vous exprimer à parler d’une THEORIE du genre. En effet, et là ce ne sera que de la pure spéculation, depuis toutes ces années n’a-t-on pas repris cette étude pour en faire une théorie? Je me souviens de plusieurs interventions de femmes qui se disaient féministes et parler d’une théorie du genre. Donc ceux qui tout azimut se battent contre « la théorie du genre » font peut-être preuve d’absurdité, mais ne leur avons-nous (féministes) pas donné du grain à moudre?

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    • L’article d’Eric Fassin que je cite trace une généalogie très claire du concept qui met notamment à mal le fantasme actuel autour de John Money. J’ai hésité à inclure une bibliographie, mais ce billet en particulier s’y prêtait, je pense, assez peu. Je suis cependant toujours ravie de répondre à des demandes bibliographiques précises, et vous avez raison, la question de la réappropriation du concept par les féministes de la 2ème vague mérite d’être développée (j’y reviendrai peut-être dans un futur billet). L’ouvrage fondateur dans ce mouvement de réappropriation du concept et de fondation des études sur le genre est celui de la sociologue britannique Ann Oakley, Sex, Gender and Society (1975). Il intéresse tout de suite des anthropologues féministes, la plus célèbre pour cette époque étant Gayle Rubin, auteure de « The Traffic in Women: Notes on the Political Economy of Sex » (disponible en ligne). De l’eau a depuis coulé sous les ponts, et la façon dont on utilise aujourd’hui le concept de genre est très éloignée de son sens original. Vous pouvez lire à ce propos le 1er chapitre du manuel Introduction aux études sur le genre, publié aux éditions de Boeck.

      Je signale aussi que la conception de l’intersexualité qui guidait les travaux de John Money a été elle aussi remise en cause par les études de genre. On peut lire à ce propos l’ouvrage classique de la biologiste et historienne des sciences Anne Fausto-Sterling, Sexing the Body, récemment traduit en français (Corps en tous genres : La dualité des sexes à l’épreuve de la science).

      A propos de l' »opacité » des études de genre que vous regrettez: je vois mal à quoi vous vous référez… On ne « cache » rien, contrairement à ce que sous-entendent les partisans de la théorie du complot. Il existe des milliers de travaux relevant des études de genre, produits dans le monde entier par des chercheurs et chercheuses de nombreuses disciplines et facilement accessibles, en ligne ou en bibliothèque. Je vous renvoie à nouveau au manuel cité plus haut, qui présente une bibliographie de plusieurs pages permettant d’aborder le domaine des études de genre. Je ne parlerais donc pas d' »opacité » mais plutôt de large ignorance de ce domaine – ce n’est pas un reproche: je ne connais rien à la physique quantique ou à l’histoire sociale, cela n’en fait pas pour autant des domaines « opaques ». Si je souhaitais en savoir plus, j’irais lire des ouvrages sur ces sujets.

      J’ai argumenté mon « refus » (il ne m’est pas personnel, c’est aussi le cas des spécialistes des études de genre) de parler d’une « théorie » du genre dans ce billet: https://cafaitgenre.org/2013/01/02/la-theorie-du-genre-nexiste-pas/
      Vous écrivez: « depuis toutes ces années n’a-t-on pas repris cette étude pour en faire une théorie? » Il me semble que vous voulez dire qu’on peut parler d’une théorie unifiant toutes les recherches sur le genre. Ce n’est pas le cas. Ces recherches sont extrêmement diverses, elles font l’objet de conflits internes importants et le concept de « genre » fait l’objet d’usages parfois tellement différents qu’ils en deviennent contradictoires. La polémique anti-genre vise, en employant l’expression « théorie du genre », à donner une vision unifiée de ces recherches car cela est plus efficace: mieux vaut s’attaquer à un ennemi à une tête (simplifié, caricaturé, voire complètement méconnaissable) qu’à un champ de recherche complexe et divers.

      Vous signalez aussi que vous avez entendu des féministes parler de « théorie du genre ». C’est un véritable problème: l’expression est devenue tellement visible et omniprésente que son origine polémique s’en trouve occultée. Certaines personnes, percevant l’intérêt des études de genre sans bien connaître le domaine (et cela ne peut guère leur être reproché), se retrouvent donc à le défendre en employant un vocabulaire développé, à l’origine, dans une perspective polémique.

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  5. Ce qui est quand même génial, c’est surtout qu’on met un nom sur un élément de sciences humaines déjà très fréquemment abordé à l’université, mais surtout… dans les programmes scolaires.
    Cet excellent billet (http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2013/06/jenseigne-le-genre-et-je-continuerais.html) parle très bien de la schizophrénie dans laquelle se jettent les gens qui parlent de Théorie du Genre.
    De toutes façons, comme souvent, ils agitent un chiffon rouge derrière lequel il n’y a, en effet que du vide…
    Ce qui me paraît, excusez moi du peu, hautement stupide.

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    • Je ne vois pas d’où vient ce sous-entendu, je suis agrégée de lettres modernes et ne méprise pas ma propre profession. L’intervention de cette prof parle de « l’idéologie du gender », ses prémisses en sont donc pour le moins faussées… Vous pourrez lire l’article ci-dessus à ce sujet et vous renseigner un peu plus avant.

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      • Je l’ai lu et je connais asses bien la théorie du gender. Ce n’est pas ine « invention » c’est réel et c’est maintenant. Lisez Judith Butler « Troubles dans le genre » ou simplement visionner cette conférence pour aller plus loin : http://www.youtube.com/watch?v=mhD1ul-gMRY Pour le reste pardonnez moi mais à se battre pour se faire entendre produit parfois certaines lassitudes. Ne m’en veuillez pas.

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        • Vous parlez de « lassitude » et de « théorie du gender ». La lassitude est mienne. J’ai lu Butler, oui, merci. Vous n’avez visiblement compris ni Butler, ni mon billet, mais vous essayez tout de même de m’éclairer, en bon prosélyte du complot que vous êtes.

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        • « Qui est responsable du ressenti individuel et l’expression de soi? Et qu’en dit la loi? »

          Voila bien une très bonne question ! On cherche le responsable, le coupable, qui ou quoi est en cause de ce que l’on ressent comme une injustice (et c’en est une). Pardonnez moi l’amalgame mal venu mais si nous prenons les choses dans un sens plus large, on se pose la question : Pourquoi l’injustice, pourquoi l’être humain se conduit-il comme une bête sauvage et le dire ainsi, c’est faire injure à la bête sauvage !
          Pour ce qui est de la loi, ce n’est que la loi des hommes et elle n’est pas gravée dans la chair si je puis dire. Les philosophies qui sont à l’origine de ces lois ne sont pas forcément justes ! Ces lois sont idéologiques car elles ne tiennent pas compte de la totalité du réel communément admit à savoir l’inné et le physiologique. En favorisant totalement l’acquit à l’encontre de l’inné, on se dégage du réel objectif : Nous avons un père et une mère et c’est comme cela que nous sommes venu au monde ! Ce n’est pas un fait de culture mais du réel objectif. Voila le danger pressentit ! Voila en quoi cela touche toutes les familles ! L’être humain cherchera toujours à pousser la logique jusqu’à son extrémité…

          « N’est pas la perception de soi à la fois subjective et objective, du fait qu’un élément de notre identité est représenté par du matériel (bien que notre apparence physique ne soit pas l’élément maître de soit, sinon l’évolution et la modification de l’apparence serait impossible)? »

          Cette question n’est pas nouvelle, c’est le manichéisme et il est très présent dans notre société actuelle. Je vous le résume très rapidement. Pour les manichéens, le Dieu créateur serait un dieu mauvais, raison pour laquelle le Dieu de l’ancien testament serait un démiurge, un faussaire lui-même émané du vrai dieu (c’est d’ailleurs de cette question qu’est né l’antisémitisme). Premier point donc, rompre avec tout ce qui précède dans la matière. Deuxième point, s’en extirper par tous les moyens. C’était par exemple le cas des cathares qui refusaient le mariage et les enfants pour ne pas les enfermer dans cette matière mauvaise.

          Vous voyez, on reconnait très bien le concept appliqué actuellement ! « Arracher aux déterminismes et en faire des citoyens libres ». Sauf que cela présuppose que tout ce qui précède est mauvais ! Raison pour laquelle nous avons beaucoup de difficulté à être raisonnablement « pour » car in-fine, soit on hait la vie et ne la donnons plus, soit on tombe dans « le meilleur des mondes » de A. Huxley.

          Je ne pense pas que nous puissions parler d’évolution ici…

          Notre identité première reste, vous le savez bien, il faut des injections et un soin particulier pour sembler être une femme !
          Je vous réponds d’après la citation de Christine Delphy par la suite.

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      • « Les prémisses sont pour le moins faussées » ne doit pas être une excuse pour ne pas aller au bout de la conférence.. J’ai bien fais l’effort d’aller au bout de votre article. Quand le gender s’invite dans des manuels de biologie, il est normal de s’interroger ! Qu(est-ce que le gender vient faire dans une matière qu’il tend à nier anthropologiquement? Le manuel Belin des premières E/SL est éloquent en matière de « sexualité humaine » vous ne trouvez pas ?

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        • Bel effort en effet que (1) de reconnaître son idiotie, (2) de s’interroger sur le genre; encore faut-il s’interroger correctement. Interroger les études de genre, c’est au moins les lire. Pouvez-vous, Marc, nous donner une liste d’articles universitaires avec lesquels vous ne seriez pas d’accord ?

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        • Ne vous impatientez pas cher Scons, nous y viendrons. 😉 Pour commencer, je ne rejette pas les études de genre en bloc ! Mais je pense que la proposition d’évincer le donné biologique au profit du culturel est une erreur. Parce que bon, quand même : C’est un garçon ou un fille lol. Si nous observons le donné de l’expérience et non pas le présupposé nous sommes forcé de l’admettre.

          Bien à vous.

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        • J’y ai répondu, mais je vous en prie, exposez-moi en quoi ma réponse ne vous satisfait pas ? Nous avons deux approches différente, vous vous référez a des « universitaires », c’est bien… Vous attendez que je fasse de même ? Je le ferai, je ne les ai pas lu mais cela va venir ! Toutefois si vous le désirez, discutons vous et moi ! Vous avec votre philosophie déductive et je choisirais pour ma part l’inductive. Est-ce plus clair pour vous là ? J’espère toutefois que vous ne m’en voudrez pas de vous répondre par un billet de blog si je juge que cela est nécessaire. Donc, première question. Soyons « rationnels » ! Qu’est-ce qui fait un homme ou une femme selon le donné ? Le donné ne précède-t-il pas la culture ?

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        • Le donné précède-t-il la culture ? Je suppose que vs vs référez à une sorte de réalité (la nature?) extérieur qui serait donné intégralement. Admettons. Alors comment accédez-vous au donné ? Le fait observé se soumet-il sagement à notre interrogation ? Il me semble qu’un fait ne s’observe jamais si facilement. Pour observer les galaxies lointaines, il faut des téléscopes puissants, et une théorie de l’optique pour les construire et les utiliser afin de produire le fait « telle galaxie observée ».

          Alors, qu’est ce qui fait la différence entre un homme et une femme selon le donné, lorsque le donné est si difficile à atteindre ?

          Autre approche. Quelle est la première donnée qui permet de distinguer un homme et une femme dans la rue ? L’enfant répond « Monsieur porte un pantalon, et Madame porte une robe. », et bcp répondent de la même manière. Il n’ira pas dire « Monsieur est porteur de spermatozoïde et Madame porteuse d’ovules, d’après mes vérifications » … une donnée assez difficile à récolter dans la rue … Puisque vs optez pour l’induction, essayez donc de collecter des faits « bruts », interrogez les passants, montrer leur des hommes et des femmes, et demandez leur les différences qu’ils observent … (« Une induction sans théorie, c’est un navire sans boussole … » H. Cartmeyer)

          Par ailleurs, lorsque vous dites qu' »evincer le donné biologique au profit du culturel est une erreur », n’est-ce pas là juger sans comprendre ? N’est-ce pas là une façon d’attaquer les études de genre en bloc sans chercher à les comprendre ? J’ai tendance à croire que vous accusez ces études d’une erreur qui est la votre.

          Il vaut peut-être mieux en effet que vous publiiez un billet sur votre blog. Je ne voudrais pas abuser plus longtemps de l’hospitalité de Genre!.

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        • Tout d’abord, je remercie Anne-Charlotte pour son intégrité et sa générosité à bien vouloir conserver ce dialogue. A travers elle, je m’adresse à toutes les féministes : Nous, les hommes que nous sommes, nous défendons la féminité. Une certaine frange des hommes ont conduit les féministes à se radicaliser mais aujourd’hui, ce sont d’autres hommes que vous avez en face de vous. Ce ne sont pas des hommes qui cocufient rabaissent, manquent de respect aux femmes en les renvoyant à des « tâches ménagères »! Ce ne sont pas des hommes qui rechignent à passer l’aspi, faire le repassage, la vaisselle et la cuisine non. Ce sont des maris (des vrais), des pères de famille, des hommes qui consacrent toute leur vie à leur femmes et ce, jusqu’au dernier jour. Ce sera d’ailleurs l’objet de mon prochain billet. Parce que tout de même, il faut aussi parler d’amour non ?
          Bonjour Scons,
          Bon, désolé de le dire mais je ne puis faire autrement. Je me positionne ici en défenseur de la féminité ! Hé oui… Parce qu’étrangement, vous ne la défendez pas…! Nous n’allons pas sortir tout l’arsenal de preuves scientifique et théorique mais juste vous convier dans une instance réelle afin de vous offrir une réalité qui va vous hurler aux oreilles : Une femme, ce n’est pas un homme.
          Une mise au point s’impose pour commencer :
          « Une induction sans théorie, c’est un navire sans boussole … » (H. Cartmeyer)
          C’est ce que l’on appelle une pétition de principe… (en tout cas sans le contexte) Un navire avec une boussole sans connaissance du monde, c’est bien beau mais cela ne fait pas trouver les Indes à Christophe Colomb mais les Caraïbes. Prenons donc également une citation d’universitaire que vous pourriez ajouter à l’attention des « charognards » sic.
          « Ce n’est pas le possible qui devient réel, c’est le réel qui devient possible » (Claude Tresmontant dans « Métaphysiques principales »)
          Mais quel est dont ce réel qui nécessite un microscope ou un télescope pour poser un constat tout simple ? Ah oui, une femme, ce n’est pas un homme.
          Vous me dites que le « donné est difficile à atteindre » ? Je vous convoque donc dans une salle d’accouchement ! Auriez-vous besoin que je vous donne des détails afin que vous puissiez voir ? Soulignons avec une musique de « métaleux hardcore », ça c’est pour l’effet 😉 : « POUSSEZ » ! hé oui, la féminité est en train de hurler son identité bien naturelle, c’est elle qui donne la vie… Et c’est pour cette raison, que le mensonge dissimulé de Christiane Taubira est si mal passé lorsqu’elle a dit « ce n’est pas l’accouchement qui fait la mère » alors que précisément, il prouve la féminité. Que si « on ne nait pas femme on le devient » même si nous ne le « devenons pas » tout à fait, nous n’échappons pas à la fécondité et à la maternité qui en découlerait. Alors vous me direz : « la science oui mais la science nous a donné les contraceptifs » ! Sauf que la nature elle, elle donne la vie et ce par la féminité, même si notre volonté lui barre la route chimiquement (C’est d’ailleurs là que réside de grandes questions). Une femme, c’est égal à un homme en dignité et en droit mais vous aurez beau dire et faire, en nature, c’est complémentaire. Et plus loin, l’indifférenciation, c’est le rejet de la relation et par voie de conséquence, de l’amour.
          Auriez-vous encore besoin d’un microscope ou d’un télescope ? Très bien, je vous renvoie aux travaux de Serge Ginger, je vous rappelle également qu’un bébé sait faire la différence entre sa mère et les autres personnes grâce à l’odeur selon Winnicott (cf. Doudou et objet transitionnel) et que, si un enfant croise une femme enceinte dans la rue, elle pourra être habillé comme vous voulez que son habit ne fera pas le moine.. Pardon, l’homme !
          Pour finir, je vous rappelle avoir précisé que je ne rejetais pas les études de genre en bloc mais seulement que j’étais contre celles qui cherche à « démontrer » que la nature ne compte pas et ce contre toute évidence comme exposé ci-dessus. Les études de genre devient une théorie lors qu’elles ne tiennent pas compte du réel donné.
          Elles sont intéressante à ce qu’elles définissent l’identité de genre sociale et l’orientation sexuelle, bien que la complémentarité homme/femme ne puisse être une alternative à l’homosexualité qui la définie comme « hétérosexualité ». Le fait que de la complémentarité homme femme puisse surgir la vie, valide une complémentarité et non pas une orientation.
          Je n’ai finalement pas jugé nécessaire de publier un billet de blog et n’abuserai pas de la patience d’Anne Charlotte. Je vous laisse donc le dernier mot et vous prie de répondre à cette question : Avez-vous déjà vu un homme accoucher ?

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        • J’ai une question pour vous: je suis une femelle mais je n’ai pas d’enfants. Suis-je une femme? Je ne mérite pas ce nom parce que je n’ai pas réalisé ma vraie nature, peut-être?

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        • Une réponse rapide à Marc, notamment parce que je n’apprécie pas qu’il s’exprime soit disant « au nom des hommes qui respèctent les femmes » puis ramène la féminité à une fonction biologique…
          Vous faites un raccourci femme = femelle.
          De même vous faites le raccourci génitrice = mère.
          Vous faites aussi le raccourci nature/biologie = réél. Le social, la socièté, le culturel font parti du réél aussi.
          Et par pitié, parlez en votre nom, pas au nom des hommes.

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        • Une réponse rapide à Marc, notamment parce que je n’apprécie pas qu’il s’exprime soit disant « au nom des hommes qui respèctent les femmes » puis ramène la féminité à une fonction biologique…
          Vous faites un raccourci femme = femelle.
          De même vous faites le raccourci génitrice = mère.
          Vous faites aussi le raccourci nature/biologie = réél. Le social, la socièté, le culturel font parti du réél aussi.
          Et par pitié, parlez en votre nom, pas au nom des hommes.

          Cher Gyl, Je dirais, lecture rapide ! En effet, nous sommes des hommes en voie de disparition, les nouveaux sont de purs esprits éthérés qui aiment seulement dans cette dimension dans la « détestation des corps » pas asses bien, pas asses mince, avec un nez trop gros, « Ho punaise @#%#& elle est enceinte courrons avorter, fuyions ! » et puis finalement tiens, j’ai envie de changer de bic jetable, heu pardon, de femme ! Oui, ce cela la « nouvelle génération d’homme » dont effectivement, nous ne faisons pas parti nous les être humains !

          Pour ce qui est du « social », on est dans l’expectative et l’arbitraire ! Pas de quoi en faire un dogme nominaliste sans les bons outils pour comprendre ce qu’est : La mort, la souffrance, le meurtre et tout ce qui va avec. Mais nous dérivons du sujet. 😉

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        • Cher Gyl, Je dirais, lecture rapide ! En effet, nous sommes des hommes en voie de disparition, les nouveaux sont de purs esprits éthérés qui aiment seulement dans cette dimension dans la « détestation des corps » pas asses bien, pas asses mince, avec un nez trop gros, « Ho punaise @#%#& elle est enceinte courrons avorter, fuyions ! » et puis finalement tiens, j’ai envie de changer de bic jetable, heu pardon, de femme ! Oui, ce cela la « nouvelle génération d’homme » dont effectivement, nous ne faisons pas parti nous les être humains !

          Pour ce qui est du « social », on est dans l’expectative et l’arbitraire ! Pas de quoi en faire un dogme nominaliste sans les bons outils pour comprendre ce qu’est : La mort, la souffrance, le meurtre et tout ce qui va avec. Mais nous dérivons du sujet. 😉

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        • Vous savez, même avec des termes soignés (ok, le terme correct est « pédant »), quand vous dites « les jeunes sont tous superficiels, c’est même pas des êtres humains » ou « oui mais la nature c’est comme ça, on peut rien y changer » ça n’enrichit pas votre propos.

          Il y a une marge entre la pensée grec de séparation de corps et de l’esprit et un déterminisme comportemental et social basé sur la biologie.
          Mais je vous le concède, un mâle n’est pas une femelle.
          Quand on mène une grossesse à terme on est une génitrice (être parent c’est plus que cela).
          Les sciences servent(entre autre) à décrire le réel, pas à le dicter. Si vous préférez, l’idée ici est que le mâle et la femelle homo sapiens sapiens peuvent adopter des comportements et rôles similaires dans la société sans renier leur sexe biologique.
          Personne ne nie que ce sont des mâles et des femelles de cette espèce. Une espèce suffisamment complexe, sociabilisée et éloignée de beaucoup de contraintes dites naturelles pour ne pas avoir/devoir à s’imposer des rôles liés à son sexe.

          Je manque de temps pour argumenter mon propos qui est essentiellement :
          naturel/biologique différent de bien/vrai/c’est comme ça qu’il faut faire
          Pas forcement contraire, mais différent.

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        • Vous pouvez y aller, les attaques personnelles nous, en avons l’habitude mais je reconnais dans la suite de vos propos un discours intéressant. Si j’insiste sur le côté « incarné » de l’être humain, ce n’est pas pour paraitre « pédant » mais parce qu’au fond, si nous y réfléchissons bien, cela a du sens. Pour le social par exemple, on peut très souvent constater le conflit entre le psychisme qui refuse son corps : qui complexe ! Ayant travaillé auprès d’un public de personne déficientes vivant dans un milieu protégé, j’ai pu observer que cette attitude n’était pas présente chez eux. Ils s’acceptent tels qu’ils sont et le complexe ne vient pas s’interposer entre les corps dans le relationnel. Mais aussi, plus particulièrement en ce qui concerne les premières amours. Ici, les blessures sont courantes et déterminent très souvent toute la vie amoureuse qui en découlera. Une mauvaise « première expérience » qui touche le corps touche le psychisme et c’est précisément ce qui est encouragé par la société de consommation qui pousse à l’individualisme ! Nous sommes dans la génération « jetable », « adopte un mec », où des publicités comme celle de « illico.com » n’hésitent pas à plaisanter avec des slogans comme « s’envoyer en l’air avec sa belle mère ». Il y a bien ici une banalisation des choses qui peut être grave lorsque la fille, le mec, ou la belle mère, s’identifient, projettent et font des transferts devant un « passage à l’acte » banalisé. Si je vous parais « pédant » de dénoncer cela, sachez que ce ne sont pas des personnes que je dénonce mais bien une idéologie véhiculée.

          Tout cela n’est que la résultante qu’il me serait bien difficile de résumer ici, ce n’est que la circonférence des choses mais non pas la source. J’ai ouvert mon blog pour – peu à peu – remonter à la source qui est métaphysique. Une métaphysique platonicienne manichéenne qui est bien présente dans les loges maçonniques. Je puis vous trouver des références textuelles sérieuses si vous le désirez ! Le gender, n’est rien d’autre qu’une idée qui s’inscrit dans ce courent. Courent que nous connaissons fort bien depuis des siècles voire 1800 ans avec St Irénée de Lyon. Aujourd’hui, ces courent philosophiques sont si virulents qu’on s’entend même dire d’un de ces philosophe « Aujourd’hui, la philosophie tourne le dos à la science » (entendu hier soir mais je n’ai pas saisi le nom de son auteur), parce qu’en effet, la philosophie des sciences apporte des réponses qui ne vont pas dans le sens attendu par le matérialisme, l’athéisme etc… Nous parlons aujourd’hui de nominalisme et non plus de rationalisme !

          Il y a bien séparation des corps et des esprits puisque comme vous le soulignez, nous parlons de génitrice et non plus de mère, nous parlons de parentalité et non plus de parenté, nous parlons de GPA et non plus d’amour, nous parlons d’avortement, les corps soumis aux pires violence tout simplement parce qu’ils ne correspondent pas à l’idée que notre esprit se fait de lui.

          Il y a des déterminismes pour tous, qu’ils soient biologique ou non, nous quittons un maître pour un autre et l’autonomie n’est rien d’autre que la gestion de nos nombreuses dépendances sauf qu’aujourd’hui ses dépendances ne sont plus prise en charge par ce que nous aimons, ceux de qui nous devrions attendre le secours, non, elle sont prise en charge par l’état. C’est juste qu’il convient de nous laisser dans l’ignorance de ces choses jusqu’à notre cruelle lucidité qui surgit lorsque c’est trop tard.

          Je manque également de temps et d’espace ici, j’ai du prendre des raccourcis qui mériteraient et je pense que nous avons très largement dépassé le cadre offert par le sujet d’Anne Charlotte.

          Bien à vous.

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        • En fait c’est sur le fait de ne pas classer les « nouveaux hommes » de cette génération du jetable dont vous parlez comme humain que j’ai trouvé pédant, pas vraiment le reste du propos.
          Je suis d’accord avec le début de votre propos. Sur l’aspect incarné de l’humain, la non dissociation du corps et de l’esprit. A mon sens c’est bien un tout. Tout comme je suis d’accord sur cette espèce de relationnel de consommation que vous décrivez.

          Là où nous ne nous rejoignons pas c’est sur les conclusions liées au genre.
          Chez une créature aussi « construite » que l’être humain, avec des goûts des envies et des projets, sa fonction biologique sexuelle, qui est un de ses traits parmi tant d’autres, doit-elle vraiment ici être le facteur déterminant de son « rôle social »?
          Le genre laisse le choix (plus ou moins, on ne se construit pas consciemment après tout) ou au moins l’opportunité de rôle que l’on veut adopter avec ses traits.

          Bref. Je m’excuse pour l’accusation de pédanterie.
          Votre propos, bien que je le partage pas, est intéressant et m’a donné à réfléchir.

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        • Excuses acceptés cher Gyl, il est vrai que parfois je « pousse » un peu, je m’en excuse également. Revenons donc au genre 🙂

          Et bien je vais vous étonner, nous sommes tout à fait d’accord ! (Pas certain que vous aillez saisi la deuxième partie qu’il m’est impossible de détailler ici) Mais je vais également vous surprendre aussi. Les études de genre sont même conforme à la philosophie thomiste (Saint Thomas d’Aquin) et j’ai également dit que je n’étais pas « contre » elles. Les études de genre qui reconnaissent un sexe biologique, un autre social et une orientation, ça me va. Ces trois là forment une partie de l’identité sexuelle sans vouloir entrer dans des détails et ouvrir des postes inutiles.

          Là où je ne suis pas d’accord c’est lorsque nous éliminons de l’identité le sexe biologique originel au profit du culturel (Et non aux autre qui pensent qu’une femme pour moi cela se réduit à la biologie, lol quoi !). Par exemple, il est né homme, a subie une opération, et parce qu’il la choisit : C’est une femme. Non, c’est un homme qui a subie une opération et qui voudrait être une femme mais qui ne l’est pas tout à fait ! Ici, non seulement nous ne sommes plus dans une « étude » mais en plus, nous sommes CONTRE le genre ! Grand paradoxe des pro-genres qui sont en réalité contre ! Et contre toute évidence scientifique. C’est une homophobie sournoise… Mais n’ouvrons pas cette porte non plus.

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        • Vous « ouvrez » beaucoup de portes pour les refermer aussitôt derrière vous. Ce que vous dites relève de la transphobie, peur et haine des personnes transsexuelles (en l’occurrence, et non transgenres), ce qui est inacceptable (et je ne l’accepterai pas longtemps). C’est donc cela qui vous fait parler de « théorie du genre »? Votre rejet de la transsexualité? Je ne connaissais pas cette définition, je l’ajoute à ma collection.
          Au passage, vous pouvez garder votre fausse courtoisie mielleuse ainsi que votre philosphie thomiste qui enrobent mal votre haine. Vous pouvez aussi cesser d’utiliser mon prénom à tout va comme si nous avions gardé les chèvres ensemble. Merci.

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        • Genre à écrit : « J’ai une question pour vous: je suis une femelle mais je n’ai pas d’enfants. Suis-je une femme? Je ne mérite pas ce nom parce que je n’ai pas réalisé ma vraie nature, peut-être? »

          Oui, vous êtes une femme, en principe et jusqu’à la fin de vos jours. Même si vous êtes stérile, vous êtes une femme, d’ailleurs, même si vous ne voulez pas d’enfants, même si vous « changez de sexe », vous restez une femme, dans le principe.

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        • Oh, et j’oubliais: à propos de l’homophobie, je suis sûre que vous pouvez faire mieux que « c’est c’lui qui dit qui y’est ». Auriez-vous perdu votre verve pseudo-philosophique?

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        • Même si je suis stérile? Sans rien pour « prouver ma féminité » et réaliser ma nature? Monsieur est trop bon, vraiment.

          Mais si j’adopte, je crée une filiation non naturelle et ça, c’est mal. On l’a assez entendu beugler ces derniers mois. Le fait que je suis hétéro y changerait-il quelque chose? (Sans homophobie, bien sûr)

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        • Cher Madame, je n’ai aucune peur haine des personnes transsexuelles ! Je suis un homme aimant de ma femme, je ne me sens pas en « péril » ni en danger. Pardonnez-moi d’être courtois ! En effet nous arrivons ici au fond des choses, ai-je exprimé une quelconque haine envers qui que ce soit ! Vous qui êtes agrégé de lettres moderne n’avez-vous finalement à m’opposer que ces arguments qui –en fait – ne sont que des accusations gratuite? Combattez les idées que j’avance, démontrer mon erreur mais ne vous en prenez pas à me personne, le débat n’en sera que plus enrichissant.

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        • Vous qui êtes tellement attaché à l’adéquation entre sexe et genre, vous conviendrez que je suis « agrégée », non pas « agrégé ». Quant au « cher Madame » [sic], vous pouvez, encore une fois, vous en dispenser.

          Je suis absolument ravie pour votre femme, mais je ne vois pas bien ce que cela vient faire ici. Pas la peine de vous sentir attaqué dans votre personne et de me donner des preuves de votre hétérosexualité, nous avons tou·e·s compris que la norme était votre credo. Vos propos relèvent de la transphobie, oui, car vous refusez la possibilité que l’identité de genre d’une personne puisse ne pas correspondre à son sexe biologique. Vous prétendez devoir vérifier ce qu’il y a entre les jambes de cette personne avant de l’appeler « Monsieur » ou « Madame ». Vous niez l’expérience des personnes transgenres et transsexuelles au nom de votre privilège de représentant de la « normalité » et vous prétendez les assigner à un genre malgré eux et elles. L’existence des personnes transgenres et transsexuelles serait une menace à l’ordre « naturel » que vous défendez – encore une fois, toute conception de la nature et de l' »ordre naturel » est culturelle. Vos propos, que vous en soyez conscient ou non, sont d’une grande violence: que faites-vous de ces personnes? Prétendez-vous détenir la vérité de leur identité, et donc les remettre dans le droit chemin de l’adéquation sexe-genre? Prétendez-vous vous faire l’interprète de la nature? Prétendez-vous que ce que vous identifiez comme « naturel » est bon, et cela seul?

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        • Genre : Vous qui êtes tellement attaché à l’adéquation entre sexe et genre.

          Vous conviendrez qu’un bébé y est attaché lui aussi, la vie de ce bébé témoigne du réalisme de l’adéquation entre sexe et genre ! Un homme et une femme, ça donne la vie, je comprends, cela est homophobe pour vous !

          Genre : Je suis absolument ravie pour votre femme, mais je ne vois pas bien ce que cela vient faire ici.

          Je vous renvoie à la définition de la phobie ! C’est une peur projeté pour la contourner. Je suis au clair non pas avec mon « hétérosexualité » mais avec la vie qui découle de la complémentarité homme/femme. Il y a en effet des hétérosexuels « sympathique » et des hommes/femmes aimants « empathiques ». L’hétérosexualité est un terme qui a été inventé par une personne homosexuelle dans l’objectif de la définir comme une orientation sexuelle équivalente à l’homosexualité. Ce qui est à moitié juste, car il est des couples homme/femmes aimants qui se donnent dans toutes les dimensions de leur êtres et cela : donne la vie ! Je comprends, c’est douloureux, je n’ai pas toute les réponses non plus mais croyez moi, je suis à l’écoute et mon écoute est bienveillante !

          Genre : Vous niez l’expérience des personnes transgenres et transsexuelles au nom de votre privilège de représentant de la « normalité » et vous prétendez les assigner à un genre malgré eux et elles.

          Je ne la nie pas, elle est bien réelle, je la reconnais, mais je reste réaliste !

          Genre : L’existence des personnes transgenres et transsexuelles serait une menace à l’ordre « naturel » que vous défendez – encore une fois, toute conception de la nature et de l’ »ordre naturel » est culturelle.

          Pardonnez du peu, mais pour préciser, toute conception de l’ordre de la nature est précisément de la philosophie des sciences et de la philosophie réaliste. Le rationalisme est de notre côté !

          Genre : Vos propos, que vous en soyez conscient ou non, sont d’une grande violence: que faites-vous de ces personnes? Prétendez-vous détenir la vérité de leur identité, et donc les remettre dans le droit chemin de l’adéquation sexe-genre? Prétendez-vous vous faire l’interprète de la nature? Prétendez-vous que ce que vous identifiez comme « naturel » est bon, et cela seul?

          Je vous renvois donc la balle, prétendez vous que la nature est violente, que le réel est homophobe, n’y a-t-il pas ici de toute évidence : Une haine de la nature (ce n’est pas une dénonciation outrée mais un constat). Vous dites que je prétends me faire interprète de la nature, mais n’est-ce pas justement l’interpréter que de lui faire dire ce qu’elle ne dit pas ? La nature pose une limite ici, je comprends que l’on soit tenté de passer à l’acte lorsqu’elle ne correspond pas à notre désir, oui, je comprends qu’il y a une souffrance, je la reconnais et je l’accompagne même en tant que travailleur social. Bon, je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Mais si je n’encourage pas ce passage à l’acte, je ne l’interdit pas !

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        • Votre façon d’éviter de répondre est insupportable. « Vous dites que je prétends me faire interprète de la nature, mais n’est-ce pas justement l’interpréter que de lui faire dire ce qu’elle ne dit pas ? » Donc vous savez ce que la nature « dit », et vous prétendez que de ce savoir découle une légitimité que vous appelez « réalisme ».

          De même, quand je rappelle que votre conception de la nature, comme toute conception de la nature, est culturelle, vous bottez en touche de manière pédante: « Pardonnez du peu, mais pour préciser, toute conception de l’ordre de la nature est précisément de la philosophie des sciences et de la philosophie réaliste. Le rationalisme est de notre côté ! » Non seulement vous ne répondez pas, mais vous mélangez tout: nature, culture, philosophie, sciences, réalisme, rationalisme. Commencez par appliquer à vous-même votre impératif de précision.

          Quand vous arrêterez ce petit jeu et commencerez à vraiment répondre, peut-être qu’on pourra discuter. Mais pour cela, bien sûr, il faudrait que vous cessiez de jeter des mots en l’air et réfléchissiez à leur sens. En attendant, je perds mon temps.

          Ah, une dernière chose: donc selon vous, les bébés sont attachés à l’adéquation entre sexe et genre. Ah. Encore faudrait-il qu’ils sachent ce que « sexe » et « genre » veulent dire. Vous projetez vos fantasmes (auxquels vous attachez les étiquettes de « réalisme » et « rationalisme », comme si elles étaient équivalentes et en les utilisant comme arguments d’autorité) sur les bébés: ce n’est pas seulement idiot, c’est malhonnête.

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        • Genre<= : Votre façon d’éviter de répondre est insupportable. "Vous dites que je prétends me faire interprète de la nature, mais n’est-ce pas justement l’interpréter que de lui faire dire ce qu’elle ne dit pas ?" Donc vous savez ce que la nature "dit", et vous prétendez que de ce savoir découle une légitimité que vous appelez "réalisme".

          Je comprends que cela soit insupportable, nous aurions pu nous opposer contre/contre si je ne reconnaissais pas l’identité de genre et l’orientation comme réelle aussi et cela eut été plus aisé pour vous. Le réalisme a un ordre : la matière, la vie, la pensée. Nous ne détenons pas la vie, c’est elle qui nous détient et s’enfuie sans notre bon vouloir. Nous sommes déterminés à mourir ! Tous les discours philosophiques ne pourront jamais nous extirper de cette cruelle réalité. Cette réalité nous convoque à un constat : La nature a le dernier mot et le premier.

          Genre : Quand vous arrêterez ce petit jeu et commencerez à vraiment répondre, peut-être qu’on pourra discuter. Mais pour cela, bien sûr, il faudrait que vous cessiez de jeter des mots en l’air et réfléchissiez à leur sens. En attendant, je perds mon temps.
          Ah, une dernière chose: donc selon vous, les bébés sont attachés à l’adéquation entre sexe et genre. Ah. Encore faudrait-il qu’ils sachent ce que "sexe" et "genre" veulent dire.

          En effet, il nous est difficile de nous comprendre, les bébés, la vie ! Est attaché à l’adéquation entre sexe et genre car elle en découle et la produit. C’est ce que je voulais dire.

          Vous allez passer par des détours des contours tout ce que vous voulez, mais est-ce interpréter que d'affirmer ce qui précède ou bien sommes nous bien dans les clous ?

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        • Définition du réalisme selon le Trésor de la langue française:
          1) Philosophie:
          – Doctrine platonicienne selon laquelle existent des idées, des essences indépendantes, dont les êtres individuels et les choses sensibles ne sont que le reflet, l’image
          – Doctrine qui affirme qu’il existe une réalité extérieure indépendante, distincte de la pensée.
          – Attitude épistémologique affirmant, par delà la description phénoménale d’un processus, l’existence d’une réalité physique, matérielle.
          2)
          – Vieilli. État d’esprit caractérisé par l’absence d’idéal. Synon. matérialisme
          – Vieilli. Sens des réalités
          3) Histoire des idées esthétiques [hors-sujet j’imagine?]

          J’aimerais donc savoir ce que vous entendez par « Le réalisme a un ordre : la matière, la vie, la pensée. » Cela ne correspond à aucune définition existante du réalisme, et c’est en plus une contradiction dans les termes, puisque vous mettez ensemble matière et pensée.

          « les bébés, la vie ! Est attaché à l’adéquation entre sexe et genre car elle en découle et la produit » [sic]: cessez donc deux minutes de prêter des intentions à la « vie » et revenez au sujet, si vous le voulez bien. Mon article portait sur l’absurdité de l’expression « théorie du genre ».

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        • En effet, j’adapte mon vocabulaire pour être compris de tous, ce qui est malvenu je vous le concède. Si nous commençons à parler métaphysique, j’ai bien peur que nous finissions par devenir illisibles.

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        • « Adapter son vocabulaire » n’implique pas d’utiliser les concepts à tort et à travers et dire n’importe quoi

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        • Je ne dis pas n’importe quoi ! je parle de :

          Philosophie des sciences (cf. Définition)
          Philosophie Réaliste (cf. Définition et ce à quoi elles s’opposent) et non pas du réalisme littéraire ou artistique…
          Le rationalisme (cf. Définition et ce à quoi ils s’opposent)

          Et j’évite les termes d’essence, d’existence, de substance, d’accidents, d’ontologie etc.

          Qui viendront plus tard sur mon blog.

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        • « Quand le gender s’invite dans des manuels de biologie, il est normal de s’interroger ! Qu(est-ce que le gender vient faire dans une matière qu’il tend à nier anthropologiquement? Le manuel Belin des premières E/SL est éloquent en matière de « sexualité humaine » vous ne trouvez pas ? »

          Oui, c’est bien la question!

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        • Marc,

          Je vous invite venir discuter avec des personnes sans votre idéologie ségrégationniste, et voir comment ils réagissent au fait que vous non seuelment pathologisez, mais en plus niez leur existence…
          http://transsexuell.es/forum/
          Et si personnes qui niennet l’existence des autres au point de les considérer malades ou une aberration mettaient en question le « bien fondé » de leur théorie que le sexe se trouverait dans la tête, la doctrine de l’apartheid des genres.

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        • J’ai tout lu Marc…
          Si tu argumentais ton commentaire plutôt que de crier pitié sans argumentation ce serait préférable pour toute le monde qui passe ici 🙂

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        • Si vous avez tout lu Emma, vous avez du également lire que j’accompagne des personnes en souffrance et notamment des personnes homosexuelles. Je ne nie pas leur situation ni les difficultés qu’elles rencontrent. On va dire les choses comme ça : Mon cœur est avec elles mais ma raison reste le plus possible en adéquation avec le réel. Je ne prétend aucunement avoir tout compris et je pense ne pas être le seul. Je crois d’ailleurs que le « genre » n’explique pas non plus ce qu’est l’homosexualité ! D’autant plus qu’en faisant d’elle une indifférenciation ontologique on ne la reconnait pas. Je préfère ne pas discuter de cela avec elles sur le net, non pas que je me défile mais parce que le discours est douloureux pour elles qui croient que le genre sera la réponse qu’elles attendait. On ne soulage personne avec un mensonge on la soulage en l’écoutant et en l’accompagnant et ne rien dire est souvent préférable !

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        • @ Marc

          « Si vous avez tout lu Emma, vous avez du également lire que j’accompagne des personnes en souffrance et notamment des personnes homosexuelles. Je ne nie pas leur situation ni les difficultés qu’elles rencontrent ».

          Reconnais-tu qu’elles subissent de la discrimination?

          « On va dire les choses comme ça : Mon cœur est avec elles mais ma raison reste le plus possible en adéquation avec le réel ».

          Avec quel réel, le réel selon les critères à qui?

          « Je crois d’ailleurs que le « genre » n’explique pas non plus ce qu’est l’homosexualité ! »

          Qu’entends tu par le « genre »?

          « On ne soulage personne avec un mensonge on la soulage en l’écoutant et en l’accompagnant et ne rien dire est souvent préférable ! »

          Oui, mais habituellement on soulage mieux un effet en adressant sa cause. Dans le cas précis, que serait « un mensonge » d’après toi?

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        • Chère Emma (je souligne que le « chère » est congruent et poli, tout simplement bien élevé..)

          Je ne puis répondre à toutes vos questions car certaines seront prochainement traitées dans mes articles, notamment la discrimination vs liberté d’expression et oui… c’est choquant mais c’est comme ça ! Nous aussi nous subissons des discriminations ! Ce sera l’objet d’un article sur l’égalité.

          « Avec quel réel, le réel selon les critères à qui?»

          Voila une question importante !
          Le réel ne vient il a la réalité que subjectivement lorsque nous prenons conscience de son existence ?
          N’est-il qu’une perception sensible singulière à chacun ?
          Est-il illusoire ?
          Existe-t-il un réel objectif ?
          Je ne développerais pas, je vous réponds par une question qui répond à l’ensemble de celle-ci :

          Qu’est que c’est ?

          Il est question de l’Être, de la transcendance objective du Réel. Nous en reparlerons.

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        • @ Marc

          « Le réel ne vient il a la réalité que subjectivement lorsque nous prenons conscience de son existence ?
          N’est-il qu’une perception sensible singulière à chacun ?
          Est-il illusoire ?
          Existe-t-il un réel objectif ? »

          Oui, ces questions sont fondamentales.

          Qui est responsable du ressenti individuel et l’expression de soi? Et qu’en dit la loi?
          N’est pas la perception de soi à la fois subjective et objective, du fait qu’ un élément de notre identité est représenté par du matériel (bien que notre apparence physique ne soit pas l’élément maître de soit, sinon l’évolution et la modification de l’apparence serait impossible)?

          Dans son oeuvre « Penser le Genre », Christine Delphy souligne le danger de résumer l’identité humaine en tant que simple objet dont l’apparence physique serait seul élément déterminant:

          « Ces différences ne sont pas seulement des différences, mais aussi des hiérarchies. La société s’en sert pour justifier son traitement « différent » – en réalité inégal, hiérarchique – des groupes et des individus. Le mot est donc un euphémisme.
          En effet, une « vraie » différence est d’une part une réciproque -un chou est aussi différent d’une carotte qu’une carotte l’est d’un chou – et, d’autre part n’implique pas de comparaison au détriment de l’un des termes. Or la différence invoquée sans arrêt à propos des femmes, mais aussi des homosexuel-le-s, des « Arabes », des Noirs, n’est pas réciproque bien au contraire. Ce sont elles et eux qui sont différents; les hommes, les hétérosexuels, les Blancs, quant à eux, ne sont différents de personne, ils sont « comme tout le monde »

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        • « Qui est responsable du ressenti individuel et l’expression de soi? Et qu’en dit la loi? »

          Voila bien une très bonne question ! On cherche le responsable, le coupable, qui ou quoi est en cause de ce que l’on ressent comme une injustice (et c’en est une). Pardonnez moi l’amalgame mal venu mais si nous prenons les choses dans un sens plus large, on se pose la question : Pourquoi l’injustice, pourquoi l’être humain se conduit-il comme une bête sauvage et le dire ainsi, c’est faire injure à la bête sauvage !
          Pour ce qui est de la loi, ce n’est que la loi des hommes et elle n’est pas gravée dans la chair si je puis dire. Les philosophies qui sont à l’origine de ces lois ne sont pas forcément justes ! Ces lois sont idéologiques car elles ne tiennent pas compte de la totalité du réel communément admit à savoir l’inné et le physiologique. En favorisant totalement l’acquit à l’encontre de l’inné, on se dégage du réel objectif : Nous avons un père et une mère et c’est comme cela que nous sommes venu au monde ! Ce n’est pas un fait de culture mais du réel objectif. Voila le danger pressentit ! Voila en quoi cela touche toutes les familles ! L’être humain cherchera toujours à pousser la logique jusqu’à son extrémité…

          « N’est pas la perception de soi à la fois subjective et objective, du fait qu’un élément de notre identité est représenté par du matériel (bien que notre apparence physique ne soit pas l’élément maître de soit, sinon l’évolution et la modification de l’apparence serait impossible)? »

          Cette question n’est pas nouvelle, c’est le manichéisme et il est très présent dans notre société actuelle. Je vous le résume très rapidement. Pour les manichéens, le Dieu créateur serait un dieu mauvais, raison pour laquelle le Dieu de l’ancien testament serait un démiurge, un faussaire lui-même émané du vrai dieu (c’est d’ailleurs de cette question qu’est né l’antisémitisme). Premier point donc, rompre avec tout ce qui précède dans la matière. Deuxième point, s’en extirper par tous les moyens. C’était par exemple le cas des cathares qui refusaient le mariage et les enfants pour ne pas les enfermer dans cette matière mauvaise.

          Vous voyez, on reconnait très bien le concept appliqué actuellement ! « Arracher aux déterminismes et en faire des citoyens libres ». Sauf que cela présuppose que tout ce qui précède est mauvais ! Raison pour laquelle nous avons beaucoup de difficulté à être raisonnablement « pour » car in-fine, soit on hait la vie et ne la donnons plus, soit on tombe dans « le meilleur des mondes » de A. Huxley.

          Je ne pense pas que nous puissions parler d’évolution ici…

          Notre identité première reste, vous le savez bien, il faut des injections et un soin particulier pour sembler être une femme !
          Dans son oeuvre « Penser le Genre », Christine Delphy souligne le danger de résumer l’identité humaine en tant que simple objet dont l’apparence physique serait seul élément déterminant: (Citation de Christine Delphy)

          Bon, il y a ici plusieurs choses, le féminisme est justifié, parfaitement ! D’autre part –je l’ai bien précisé – il n’est pas question de faire de l’élément physique – le SEUL déterminant ! Nous ne sommes ni des choux ni des carottes mais des être humains appartenant à la même espèce, quoi que ! Dans une proportion différentielle génétique, l’homme est plus proche du chimpanzé que de la femme, il n’y a pas qu’une histoire de chromosomes !
          Il est également des données sociales qui sont éludées. L’hétérosexualité n’est pas une alternative, ce n’est une orientation équivalente à l’homosexualité que lorsqu’elle reste « sympathique/antipathique », fini par décevoir, nous fait entrer dans un quotidien pesant par le constat conscient ou inconscient de l’incomplétude et de l’impossibilité d’épouser l’autre psychiquement et/ou physiologiquement dans sa globalité. Mais lorsqu’elle devient « empathique » dans la réciprocité, elle sort du cadre des études de genre. On appelle cela : l’Amour. Amour tout à fait absent des études de genre. Ici, nous nous dépassons nous même pour être tout à l’autre et si vous parvenez à faire la paix en vous, vous constaterez que c’est lumineux.

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        • @ Marc

          « On cherche le responsable, le coupable, qui ou quoi est en cause de ce que l’on ressent comme une injustice (et c’en est une) »

          Chercher le responsable peut tout autant être chercher qui est responsable pour une justice, c’est à dire un équilibre, que de chercher l’aspect négatif de l’injustice…

          « Pour ce qui est de la loi, ce n’est que la loi des hommes et elle n’est pas gravée dans la chair si je puis dire »

          Tout à fait. La loi peut évoluer, ainsi la justice, mais les principes de base de la justice sont celles de la responsabilité d’un individu de ses actes.

           » En favorisant totalement l’acquit à l’encontre de l’inné, on se dégage du réel objectif »

          N’est ce pas ton avis basé sur ton acquis où le savais-tu déjà?

          « Nous avons un père et une mère et c’est comme cela que nous sommes venu au monde ! Ce n’est pas un fait de culture mais du réel objectif.  »

          N’est ce pas encore un avis idéologique basé sur de l’acquis?

          « Voila le danger pressentit ! Voila en quoi cela touche toutes les familles ! L’être humain cherchera toujours à pousser la logique jusqu’à son extrémité… »

          Peut-être mais dans le cas précis quelle logique, la logique à qui – et qu’est ce l’extrémité?

           » « Arracher aux déterminismes et en faire des citoyens libres ». Sauf que cela présuppose que tout ce qui précède est mauvais !(…)

          Je ne pense pas que nous puissions parler d’évolution ici… »

          Pourquoi pas? Tu ne crois pas être concerné par l’évolution?

          « Notre identité première reste, vous le savez bien, il faut des injections et un soin particulier pour sembler être une femme ! »

          Si notre identité restait figée, l’évolution n’existerait pas. En ce qui concerne « les injections et un soin particulier » sans doute cela dépend de ta définition de « femme »..

           » l’homme est plus proche du chimpanzé que de la femme »

          C’est ton avis 😉

          « L’hétérosexualité n’est pas une alternative, ce n’est une orientation équivalente à l’homosexualité que lorsqu’elle reste « sympathique/antipathique » »

          Oui c’est un approche binaire basé sur l’idéologie que le sexe serait orienté selon une de deux possibilités…

          « Amour tout à fait absent des études de genre. »

          Ah bon? Même si c’était le cas (et je demande la preuve), si on veut, l’amour peut être présent partout.

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        • « Chercher le responsable peut tout autant être chercher qui est responsable pour une justice, c’est à dire un équilibre, que de chercher l’aspect négatif de l’injustice… »

          Sauf que l’injustice est ontologique et que « L’égalité peut être un droit, mais aucune puissance humaine ne saurait la convertir en fait. » Comme le disait Honoré de Balzac.

          « Tout à fait. La loi peut évoluer, ainsi la justice, mais les principes de base de la justice sont celles de la responsabilité d’un individu de ses actes. »

          C’est une idée très sartrienne mais il reste que le degré de culpabilité et de responsabilité est in-évaluable entre le préjudice et le degré de « conscience de l’acte », ce qui rend la justice approximative ! La liberté est une chimère qui n’éclaire que des aveugles s’ils sont asservit par l’égalité. Il reste la « fraternité » pour les réconcilier mais est-elle vraiment présente aujourd’hui ?

          Nous posons des actes auxquels nous répondons ou pas, on peut filouter, passer au travers des mailles mais la responsabilité ce n’est pas une explication, ce qu’il convient d’expliquer, c’est l’acte et sa raison d’être ! Pourquoi finalement « payer pour un acte » s’il est bien naturel ? L’injustice est vissée en nous tous, et il nous faut la regarder. Une des lois qui sont gravées dans la chair est celle que grave la culpabilité. A nous de nous « convertir » ensuite.

          «  » En favorisant totalement l’acquit à l’encontre de l’inné, on se dégage du réel objectif »
          N’est ce pas ton avis basé sur ton acquis où le savais-tu déjà? »

          C’est en effet basé sur un acquit communément admit issu du réel observable (scientifiquement), de l’expérience : Il faut un père et une mère pour faire un enfant ! Comme je l’ai précisé ensuite… Pourquoi avoir coupé en deux ce commentaire ?
          Par la suite vous dites à propos de cela « N’est ce pas encore un avis idéologique basé sur de l’acquis? » En quoi est il idéologique de poser un constat donné par une expérience, ce n’est pas une idée, c’est un fait observable : C’est une réalité objective ! Allez-vous me démontrer que l’homme et la femme ne sont en rien la cause d’un enfant ?

          «  »Voila le danger pressentit ! Voila en quoi cela touche toutes les familles ! L’être humain cherchera toujours à pousser la logique jusqu’à son extrémité… »
          Peut-être mais dans le cas précis quelle logique, la logique à qui – et qu’est ce l’extrémité? »

          Le déracinement, l’enfermement dans la dénaturation.

           » « Arracher aux déterminismes et en faire des citoyens libres ». Sauf que cela présuppose que tout ce qui précède est mauvais !(…)
          Je ne pense pas que nous puissions parler d’évolution ici… »
          Pourquoi pas? Tu ne crois pas être concerné par l’évolution?

          Pour l’évolution, je suis évidement concerné mais peut on parler d’une évolution de soi même si nous changeons de sexe ? Non…La fonction crée l’organe sauf que l’organe en question n’est pas pleinement fonctionnel, ce n’est donc pas une évolution. On ne décide pas d’évoluer on ne change pas la nature ! L’évolution n’est pas un principe d’explication, c’est ce qu’il convient d’expliquer et là, il se trouve que c’est une décision.

          « « Notre identité première reste, vous le savez bien, il faut des injections et un soin particulier pour sembler être une femme ! »
          Si notre identité restait figée, l’évolution n’existerait pas. En ce qui concerne « les injections et un soin particulier » sans doute cela dépend de ta définition de « femme » »

          L’être humain est naturel et culturel.

          «  » l’homme est plus proche du chimpanzé que de la femme »
          C’est ton avis »

          C’est l’avis des généticiens.

          « « L’hétérosexualité n’est pas une alternative, ce n’est une orientation équivalente à l’homosexualité que lorsqu’elle reste « sympathique/antipathique » »
          Oui c’est un approche binaire basé sur l’idéologie que le sexe serait orienté selon une de deux possibilités… »

          C’est une réalité que la réalité prouve ne pas être une idéologie : Elle est procréative même si elle n’est pas accomplie (dans le contexte de la citation). Le propre d’une idéologie, c’est de n’avoir de fondement dans le réel.

          « « Amour tout à fait absent des études de genre. »
          Ah bon? Même si c’était le cas (et je demande la preuve), si on veut, l’amour peut être présent partout. »

          Mais je vous en prie, donnez-moi une définition de l’amour tirée des études de genre ?

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        • @Marc

          « Sauf que l’injustice est ontologique et que « L’égalité peut être un droit, mais aucune puissance humaine ne saurait la convertir en fait. » Comme le disait Honoré de Balzac »

          N’est pas une telle affirmation une négation de la possibilité que l’égalité et la justice puissent être faites?

          « C’est une idée très sartrienne mais il reste que le degré de culpabilité et de responsabilité est in-évaluable entre le préjudice et le degré de « conscience de l’acte », ce qui rend la justice approximative ! »

          Mais une auto-évaluation de la justice de son sujet n’est elle pas toujours parfaite?
          On est toujours parfaitement soi…

          « La liberté est une chimère qui n’éclaire que des aveugles s’ils sont asservit par l’égalité. »

          La liberté est ce que l’on en fait…
          Quelle est ta position sur le principe d’égalité de droit, la liberté de pensée et d’expression? Ou penses tu que nous devrions dire aux opprimés de ces libertés de ne pas s’inquiéter, parce que ce ne sont que des chimères?

          « Nous posons des actes auxquels nous répondons ou pas, on peut filouter, passer au travers des mailles mais la responsabilité ce n’est pas une explication, ce qu’il convient d’expliquer, c’est l’acte et sa raison d’être ! »

          En ce qui concerne l’individu, n’est-ce pas l’acte, sa raison d’être et qui en est responsable?

          « Pourquoi finalement « payer pour un acte » s’il est bien naturel ? »

          Que serait « un acte naturel »?

          « L’injustice est vissée en nous tous, et il nous faut la regarder. Une des lois qui sont gravées dans la chair est celle que grave la culpabilité. A nous de nous « convertir » ensuite ».

          Et cela est une grande affirmation essentialiste 😉

          « C’est en effet basé sur un acquit communément admit issu du réel observable (scientifiquement), de l’expérience : Il faut un père et une mère pour faire un enfant ! »

          Cela est de la science appliquée sur la base d’une idéologie binaire, donc cela peut paraître réel pour des personnes qui adhèrent à cette idéologue, ce qui n’implique nullement que c’est LA réalité.

          « En quoi est il idéologique de poser un constat donné par une expérience, ce n’est pas une idée, c’est un fait observable : C’est une réalité objective ! Allez-vous me démontrer que l’homme et la femme ne sont en rien la cause d’un enfant ? »

          La cause d’un enfant est ses causes, non? En quoi serait-il une réalité objective de dire que l’homme et la femme soient sa cause?

          «  »Peut-être mais dans le cas précis quelle logique, la logique à qui – et qu’est ce l’extrémité? » »

          « Le déracinement, l’enfermement dans la dénaturation. »

          Parce qu’il y aurait des racines pures et naturelles? Lequelles?

          « Pour l’évolution, je suis évidement concerné mais peut on parler d’une évolution de soi même si nous changeons de sexe ? »
          Change-t-on réellement de sexe, ou ne fait-on pas tout simplement évoluer son corps par conséquent de l’évolution du ressenti, pour éviter des discriminations?

          « Non…La fonction crée l’organe sauf que l’organe en question n’est pas pleinement fonctionnel, ce n’est donc pas une évolution. On ne décide pas d’évoluer on ne change pas la nature ! »

          Que serait « la nature » dans le cas précis? Tu affirmes que c’est le sexe qui crée le sexe, mais n’est ce pas plutôt l’être humain et son activité? J’ai du mal à croire que le sexe fait le sexe tout seul 😉

          « L’évolution n’est pas un principe d’explication, c’est ce qu’il convient d’expliquer et là, il se trouve que c’est une décision. »

          N’est ce pas un choix imposé conséquent à de l’idéologie imposée, qui ne laisse pas place à l’évolution sans discrimination?

          « L’être humain est naturel et culturel. »

          Encore cette idée de « naturel ». Mais de quoi il s’agit pour toi et en quoi l’être humain est il naturel?

          « «  » l’homme est plus proche du chimpanzé que de la femme »
          C’est ton avis » »
          « C’est l’avis des généticiens ».

          C’est sans doute l’avis de quelques chimpanzé, mais loin d’être l’avis de tout généticien. Tu pars de quelle définitions génétiques?

          « C’est une réalité que la réalité prouve ne pas être une idéologie : Elle est procréative même si elle n’est pas accomplie (dans le contexte de la citation). Le propre d’une idéologie, c’est de n’avoir de fondement dans le réel.

          En quoi les idées d’hétérosexualité et homosexualité ne serait-ils pas idéologiques? Ils sont certainement réels pour ceux qui adhérent à ces idéologies, ce qui n’implique nullement qu’ils sont réels pour tous…

          « Mais je vous en prie, donnez-moi une définition de l’amour tirée des études de genre ? »

          Donne-moi une raison pourquoi des études de genre et l’amour devraient être mutuellement exclusifs…

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        • @Emma, je vous réponds une dernière fois, j’ai bien peur que nous finissions par être redondants 🙂

          « N’est pas une telle affirmation une négation de la possibilité que l’égalité et la justice puissent être faites? »

          Oui, il n’y aura jamais de justice sur terre, s’il y en avait eu une nous le saurions. De même que changer de sexe par exemple, n’apportera qu’un bonheur passager mais rassurez vous, nous sommes tous logés à la même enseigne^^ Sauf que l’Espérance (et non pas l’espoir) est une chose qui nous fait tenir, c’est ainsi et cela, ça fonctionne.

          « Mais une auto-évaluation de la justice de son sujet n’est elle pas toujours parfaite?
          On est toujours parfaitement soi… »

          Elle n’est pas toujours parfaite, notre connaissance de nous même est partielle, il en est même qui n’éprouvent absolument aucun remords comme les psychopathes et les sociopathes. Je crois que nous nous abusons à penser que l’on est « parfaitement soi » justement, les études de genre le démontrent il me semble !

          « La liberté est ce que l’on en fait…
          Quelle est ta position sur le principe d’égalité de droit, la liberté de pensée et d’expression? Ou penses tu que nous devrions dire aux opprimés de ces libertés de ne pas s’inquiéter, parce que ce ne sont que des chimères? »

          Mais qu’est-ce que la liberté ? Robinson sur son île est il libre ? N’a-t-il aucun « besoins », aucune dépendance ? N’a-t-il pas besoin d’eau, de nourriture, de sommeil, de compagnie (cf. Pyramide de Maslow). La liberté, c’est gérer ses dépendances, il n’y a pas de véritable liberté. Pour ce qui est de « l’égalité de droits » je ne puis te répondre ici, je suis en train de préparer un billet qui la concerne et ça risque d’être un peu long. Tu fais bien de parler des opprimés, en France, il sont légion, dans la rue, dans les maisons de retraite, là l’égalité est vraiment bafouée par le système mais cela ne fait pas de bruit.. Il n’y a pas d’égalité au dehors de celle des droits et même là « les hommes naissent et demeurent libre et égaux en droits, mais après ils se démerdent », c’est dire que les dispositions tant naturelles que culturelles et sociales ont leur importance. Certains naissent plus beau, d’autre plus intelligent parfois les deux en même temps. Cela ne veut pas dire que les idéaux de la république sont faux mais juste que l’humanité n’est pas en mesure de les accomplir « ça ne marche pas » d’après Vincent Peillon qui se propose de faire de la laïcité une « religion » lol un suicide en somme, une religion parfaitement consubstantielle à l’Etat. Mais bon, ce type est Franc Mac’ il essaye de faire ce qu’il peut mais tout ce qu’il peut, c’est dire que ça ne marche pas. Et ça ne marchera pas… Ils ont déjà perdu, enfin, vous verrez bien.

          « En ce qui concerne l’individu, n’est-ce pas l’acte, sa raison d’être et qui en est responsable? »

          « L’injustice est vissée en nous tous, et il nous faut la regarder. Une des lois qui sont gravées dans la chair est celle que grave la culpabilité. A nous de nous « convertir » ensuite ».
          « Et cela est une grande affirmation essentialiste »

          J’ai un peu étudié le mot essentialiste que vous utilisez mais je ne suis pas encore certains que nous y entendons la même chose. On va prendre la citation de Sartre « l’existence précède l’essence », elle est très intéressante car elle prouve l’existence de Dieu, par l’absurde d’après Claude Tresmontant. Je compte faire également un autre billet pour exposer la réfutation de Sartre qui n’arrive pas à échapper à Dieu dans son raisonnement. Mais je salue toutefois ce grand philosophe qui a vraiment voulu traiter la question de Dieu alors que Nietzsche et Marx l’ont totalement ignoré.
          Toutefois pour vous répondre avec la grille de lecture qui semble être la votre, oui, c’est essentialiste et même tout à fait chrétien, freudien etc…

          « Cela est de la science appliquée sur la base d’une idéologie binaire, donc cela peut paraître réel pour des personnes qui adhèrent à cette idéologue, ce qui n’implique nullement que c’est LA réalité. »

          Bon, c’est ce que je reproche à un très grand nombre de philosophe qui cherchent à démontrer l’existence mais enfermé en eux même. On ne démontre pas l’existence à partir de soi seul, dans une petite chambre avec un poêle et s’entendre dire « je pense donc je suis » en doutant de tout ce qui est réel. Enfermé en soi même on ne s’y découvre qu’être sans juger de l’existence de ce qui n’est pas soi : Qu’est-ce que c’est ? Parce que c’est et que cela peut être rappelé très violemment ! Pour en revenir à votre assertion, il vous faudra prouver en quoi ce n’est pas la réalité et excusez-moi du peu mais là c’est mal parti pour vous !

          « La cause d’un enfant est ses causes, non? En quoi serait-il une réalité objective de dire que l’homme et la femme soient sa cause? »

          Parce que jusqu’à preuve du contraire, un enfant né d’un homme et d’une femme ! Je n’en reviens pas que nous ayons cette conversation, c’est « déni du réel » !

          « Parce qu’il y aurait des racines pures et naturelles? Lequelles? »

          Encore Nature, Culture, la famille quoi !

          « Que serait « la nature » dans le cas précis? Tu affirmes que c’est le sexe qui crée le sexe, mais n’est ce pas plutôt l’être humain et son activité? J’ai du mal à croire que le sexe fait le sexe tout seul »

          Lol 😉

          « N’est ce pas un choix imposé conséquent à de l’idéologie imposée, qui ne laisse pas place à l’évolution sans discrimination? »

          Il n’y a pas d’idéologie ! Mais prouvez moi qu’un enfant ce n’est pas d’abord issu d’un homme et d’une femme !

          « Encore cette idée de « naturel ». Mais de quoi il s’agit pour toi et en quoi l’être humain est il naturel? »

          C’est une grande question, l’être humain est issu de la nature et la nature commence avec la création de l’univers. Il a un commencement absolu et une fin absolue sans aucun retour possible (cf. Deuxième loi de la thermodynamique et principe d’entropie)
          Des chromosomes et de leurs mutations, là encore il y a trop de choses à dire et là encore cela fera l’objet d’un autre billet plus lointain celui-là.

          Pour le reste, nous commençons vraiment à être redondants comme je le précisais au début. Si vous pensez que la fécondité homme/femme est une idéologie, nous sommes mal barrés 😉

          En tout cas, merci pour votre échange, j’ai beaucoup apprécié mais je ne puis passer trop de temps à répondre, d’autre topic m’attendent et ils s’accumulent.
          Je souhaiterai finir par ceci : Oui, l’amour est partout, oui, il est avec vous, oui, il sera toujours là !

          Bien à vous. 🙂

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  6. Est-ce qu’il n’y a que moi que ça choque qu’en plus d’y ajouter la « théorie du genre », on mette le nazisme et le communisme dans le même panier ?

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    • Cela n’a rien de chiquant. la théorie du genre est un avatar du communisme et du marxisme – voir les théories de Lyssenko adorées des communistes et directement transposées aux humains par la théorie du genre (=> « tout est culturel, la biologie ne compte pas »).
      Vous êtes des fascistes à la petite semaine, on n’a pas peur de vous le dire..
      Derrière votre péroraisons et votre verbiage, votre enfumage, votre pseudo culture, vous êtes aux antipodes de l’humain.
      Croyez bien que votre bêtise crasse sera combattue jusqu’au bout.

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      • Vous semblez faire une citation (« tout est culturel, la biologie ne compte pas »). Peut-on en connaître la référence? Cela permettrait d’apporter un début d’argumentation et de fondement à vos propos.

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      • Vous allez au fond des choses Lola. On peut facilement dénoncer cette imposture. Les féministes sont pour l’égalité et la dignité des femmes ce qui est normal. Mais si nous allons au fond des choses, elle seront aussi commercialisé par la GPA de la circulaire Taubira. C’est dire que nous avons là un château de carte qui s’écroule.

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      • Ouahh! C’est à moi que vous causez Lola? Eh, ben, vous ne vous prenez pas pour du caca de chien!!! Je ne péroraise point, je ne verbiage point, je n’enfume point…mais je vous admire de savoir où est « l’antipode de l’humain »!!! C’est rigolo, ça! Combattez-donc ce qui est pour vous la « bêtise crasse », moi je ne sais pas ce que c’est et Lyssenko ne me l’a pas dit… Mais la c……e , oui, je connais!

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    • On met d’ailleurs plus souvent le communisme avec, en essayant de faire croire que tout cela relève de l’horreur absolue… Si concernant le nazisme ça ne fait aucun doute, je trouve affreusement léger de condamner le communisme et les études sur le genre de la sorte…

      Les amalgames vont vite aujourd’hui…

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  7. Pingback: IndigHomo | Pearltrees

  8. Bonjour, sans rentrer dans la polémique et pourtant ….

    Lien tiré de l’éducation nationale, bulletin officiel, enseignement primaire et secondaire
    http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=67018

    Je cite :

    « que l’École porte à tous niveaux le message de l’Égalité entre les filles et les garçons et participe à modifier la division sexuée des rôles dans la société. Cela nécessite que :

    – L’éducation à la sexualité, dans toutes ses dimensions, soit assurée pour les filles et les garçons. Les savoirs scientifiques issus des recherches sur le genre, les inégalités et les stéréotypes doivent nourrir les politiques publiques mises en place pour assurer l’égalité effective entre filles et garçons, femmes et hommes. »

    AVez vous lu Butler ? Quel savoir peut on tirer d’elle ou d’autres pour enseigner la sexualité à des enfants de 6 ans ?

    J’ai lu certaines choses et j’ai surtout lu qu’elle voulait déconstruire les identités de genre dans la société pour qu’elle puisse ne plus se sentir décallé. Rappelons qu’elle est homosexuelle et à la limite de la transexualité. ce qui en soit ne pose aucun problème pour moi, ce qui me dérange c’est quel sens cela va prendre appliqué à des enfants de 6 ans.

    Répondez, les questions sont simples pourquoi refusez vus de répondre ? Il n’y a rien dans ces écrits qui ressemblent à une science applicable. Nous sommes pour l’instant que dans de l’idéologie extrêmement dangereuse menée par un état qui n’a plus aucune légitimité et qui s’apprête à s’attaquer à la sexualité de nos enfants et insultant ceux qui trouvent que la sexualité des enfants est un domaine qui demande des explications …

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    • Pourquoi cette focalisation sur Butler? Ses travaux sont extrêmement importants mais quand vous lisez, dans les directives gouvernementales: « Les savoirs scientifiques issus des recherches sur le genre, les inégalités et les stéréotypes », pourquoi pensez-vous à la philosophie de Butler? Vous pourriez aussi bien pensez aux travaux de sociologie, d’histoire, de géographie menés depuis des années dans le domaine des études de genre.

      Votre commentaire apporte sans doute un début de réponse: visiblement, ce qui vous dérange (malgré vos dénégations pour le moins maladroites), c’est son orientation sexuelle. Mais c’est dit sans homophobie, j’imagine. Vous n’avez visiblement soit pas lu, soit pas compris ses écrits. « J’ai lu certaines choses et j’ai surtout lu qu’elle voulait déconstruire les identités de genre dans la société pour qu’elle puisse ne plus se sentir décallé »: où avez-vous lu cela, exactement? Votre vision de la philosophie est pour le moins réductrice. (J’ai décidé de rester polie.)

      Qui refuse de répondre, ici? Encore faudrait-il poser les bonnes questions. « Les questions sont simples »: VOS questions sont simplificatrices et malhonnêtes. Vous résumez le débat à nature VS culture, hétérosexualité VS homosexualité.

      Il ne s’agit donc pas d' »appliquer » quelque philosophie que ce soit « à des enfants de 6 ans » mais de tirer profit de ce que nous apprennent les « recherches sur le genre, les inégalités et les stéréotypes ». Prenons un exemple: les sociologues étudient depuis plusieurs décennies le concept de « socialisation », que Muriel Darmon définit comme

        « l’ensemble des processus par lesquels l’individu est construit – on dira aussi « formé », « modelé », « façonné », « fabriqué », « conditionné » – par la société globale et locale dans laquelle il vit, processus au cours duquel l’individu acquiert – « apprend », « intériorise », « incorpore », « intègre » – des façons de faire, de penser et d’être qui sont situées socialement ». (La socialisation, Paris, Armand Colin, 2006, p. 6)

      La socialisation de genre est une forme parmi d’autres de socialisation, par laquelle les individus apprennent à se comporter et à penser selon des critères attribués socialement à leur sexe. C’est un processus largement inconscient et imbriqué dans d’autres processus. Les individus apprennent aussi à se situer au sein d’une hiérarchie sociale qui consacre la domination des hommes sur les femmes. Ce processus est situé dans un contexte sociohistorique: le genre qu’apprennent aujourd’hui les enfants n’est pas le même que celui qu’ont appris leurs parents ou leurs grands-parents. Ainsi, on considère aujourd’hui largement que l’idée d’égalité entre femmes et hommes doit être inculquée dès l’enfance, ce qui est évidemment une évolution récente (et toujours en cours).

      Ceci est une présentation très générale d’un concept de sociologie. S’agit-il d’enseigner cela à l’école? Bien sûr que non. Il s’agit d’en tirer des éléments permettant de lutter contre les stéréotypes liés au genre et contre les inégalités. Par exemple, ces recherches ont montré qu’on décourage, par différents procédés, les petites filles à s’investir dans des disciplines scientifiques. On leur inculque l’idée que ce n’est pas pour elles. Les filles ont ainsi tendance, à abilités comparables, à s’auto-limiter dans leurs possibilités et leurs choix de carrière beaucoup plus que les garçons, pour choisir des domaines plus « acceptables » du point de vue de la société (matières littéraires, métiers liés au soin, etc.). Grâce aux recherches historiques et sociologiques sur cette question, on peut mettre en évidence le fait que cette exclusion est largement due à des stéréotypes liés au genre, lutter contre ces stéréotypes et montrer aux filles qu’elles sont tout aussi capables que les garçons de s’engager dans des voies scientifiques.

      En quoi cela menace-t-il « la sexualité de nos enfants », exactement?

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      •  » . Par exemple, ces recherches ont montré qu’on décourage, par différents procédés, les petites filles à s’investir dans des disciplines scientifiques. On leur inculque l’idée que ce n’est pas pour elles. Les filles ont ainsi tendance, à abilités comparables, à s’auto-limiter dans leurs possibilités et leurs choix de carrière beaucoup plus que les garçons, pour choisir des domaines plus « acceptables » du point de vue de la société (matières littéraires, métiers liés au soin, etc.). Grâce aux recherches historiques et sociologiques sur cette question,…  »

        Tiens j’ai lu ça il y a une bonne vingtaine d’années! On n’avance guère!

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      • « En quoi cela menace-t-il « la sexualité de nos enfants », exactement? »
        Parce que les enfants actuels ont aussi le droit à l’innocence, à la pudeur, à la découverte intime de leur sexualité, à leur choix propre, en un mot au respect! Ils ne sont pas là pour servir une cause, si juste soit-elle, et associer sexualité et lutte me parait le pire qu’on puisse leur faire ( à part les emmener à des manifs du dimanche débiles…)

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  9. Pingback: "Théorie du genre": la belle a...

  10. Ho mais les masculinistes qui « défendent la féminité »…. Hé chouchou, on t’a dit que les personnes qui font des études de genre ne sont pas là pour empêcher des personnes d’être enceintes et d’accoucher si elles le désirent ? Mais de là à dire que femme = accouchement… Ça pue un peu trop le Moyen-âge tout ça.

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    • Ah, »ça pue le Moyen-Age »? Je me disais aussi que ça me disait quelque chose!!! L’esprit maternel au Moyen-Age, c’est comme le mariage, tout le monde s’en balançait! Arrêtez de dire n’importe quoi…c’est complètement ridicule !

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      • Bah en fait les seuls que ça intéressaient, ce sont ceux qui avaient un patrimoine.(et encore). Sinon on s’en balançait effectivement des multiples gosses et de mariage qui ne protégeait en rien, et la seule raison pour que ça ait un peu changé à partir du 19 siècle, c’était pour encourager la production et la viabilité de la chair à canon devant servir aux guerres nationalistes (et les discours ne s’en cachaient pas, c’était le but avoué de Pétain). (et on rit jaune quand on voit les chiffres de la mortalité infantile rien qu’en 1900 et des discours prônant la fin de l’économie si on interdisait le travail des enfants de 5 ans au siècle précédent)

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  11. Je redite mais ce que les anti-théorie du genre veulent dire c’est qu’ils sont contre l’une des études du genre qui estiment que les genres féminins et masculins tels que nous l’entendons en occident (exemple: les femmes n’ont pas le sens de l’orientation) sont une construction sociale mais qu’ils sont naturels (et en fait les femmes des autres pays qui doivent faire bergère, vivent dans la savane ou jungle ou sont nomades ou chercher l’eau à 5 km sans se perdre ne font pas partie de l’espèce humaine)
    Leur répondre que la théorie du genre n’existe pas ne fait pas avancer le schmiblick. Tout le monde comprend de quelle étude du genre parmi le champ des études du genre parle tout le monde sous le vocable « théorie du genre »

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  12. Voila qui répond à votre article : Il n’y a pas de théorie du genre. C’est du moins, depuis peu de temps, ce que les esprits très en phase avec les problématiques soulevées par le « gender », ou le « genre », ne cessent de proclamer. Il n’y a pas de théorie du genre, il n’y aurait que les « études sur le genre » – « gender studies » en anglais. Le message se veut clair : aucune idéologie théorique, que des hypothèses de travail scientifique qui concernent au premier chef, l’Université et tout ce que l’on peut compter de Hautes Ecoles. Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas de théorie sur le genre, vous ne trouverez que des écrits, incompréhensibles, avec force notes en bas de pages ; autrement rien de rien, rien qui puisse troubler la fameuse ménagère de moins de cinquante ans – que devient-elle celle-là ?

    Partant ainsi avec ce propos -« il n’y a pas », « il n’y a que » – nous pouvons dire que nous sommes mal engagés dans la problématique générale sur le genre. Il s’agit là d’une véritable pétition de principe : on nie l’existence d’une théorie alors qu’il s’agirait précisément de nous prouver qu’elle n’existe pas. Car – la logique est simple – s’il y a des études sur le genre, autrement dit si des hypothèses « scientifiques » sont élaborées – et personne ne nie qu’ils s’en trouvent – c’est donc bien qu’il existe une théorie – au moins inchoative – qui sous-tend les hypothèses de travail. Sans cette théorie, si embryonnaire soit telle, il n’y aurait pas d’études, pas de problématique, aucune attention portée au « genre » ( ce « genre » est équivoque et a l’équivocité entretenue. En français, nous savons tous que la grammaire lie le genre et le sexe. Ainsi le mâle est du genre masculin et la femelle du genre féminin. En posant le « genre » du côté du rôle social, la théorie opère une coupure du lien genre/sexe, elle rompt le rapport de constat visuel et de rôle social.) Car qu’est-ce qu’une théorie ? Il s’agit avant toute chose d’un ensemble de notions, d’idées, de concepts abstraits appliqués à un domaine particulier. Or, force est de constater, que le « genre » possède bien un ensemble de notions connexes, d’idées apparentées, et utilise des concepts abstraits. Et que sont des études ? Quelles soient conduites sur le genre ou sur les pois ? Ce sont un ensemble hypothèses, de modèles, de notions, d’outils conceptuels ; toutes choses qui contribuent à l’élaboration d’une théorie. Il y a donc bien une théorie du genre et sans elle il n’y aurait tout simplement pas d’études. Ceux qui disent qu’elle n’existe pas, sont soit dans le déni, soit dans l’illusion ou dans le mensonge. Pourquoi en seraient-ils là? Parce que ça les arrangent tout simplement. Cela irait dans le sens de la confusion fondamentale qui règne dans cette affaire du « genre ». Et la confusion ici profite aux théoriciens radicaux de ces idées. Un des visages de la théorie du genre est d’être, précisément, l’éminence grise des toutes les études sur le genre. Elle est le fil conducteur de plusieurs recherches et de plusieurs thèses. Un des autres visages de la même théorie est d’être la vulgarisation en vue d’une application pratique de ce que les études sont censées mettre en lumière. Il s’agit, pour cette théorie, d’être désormais le Janus de tout ce qui est concerné, de près ou de loin, par la différentiation sexuelle, par les pratiques sexuelles, par la sexuation, la sexualité, les questions touchant au rôle spécifique de la femme, ou à celui de l’homme, mais aussi par le vêtement, l’art, la façon de faire l’histoire, la philosophie et la politique. La théorie du genre est universelle, rien n’échappe, ou n’est censé échapper, à son emprise, dès lors que nous pouvons tout lire ou interpréter sous l’angle du rapport de sexe ou de leur(s) rôle(s) soci -al (aux). En définitive, s’il n’existe qu’une chose c’est bien la théorie du genre, les études ne devenant, quant à elles, que la justification scientifique ou pseudo-scientifique de postulats a priori.

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    • Je crois, Marc, que vous souffrez du syndrome de l’autodidacte, la pire espèce qui soit. Vous lisez beaucoup de choses, et pensez être en mesure de jongler avec des concepts trop lourds (réalité, vérité, science, liberté, genre, théorie, …). Et vous venez ici dispenser un cours à un public que vous supposez ignorant. C’est épuisant, et révoltant.

      En tout cas, vous avez beaucoup parlé, et vous n’avez toujours pas cité une seule étude de genre, un seul véritable travail de ce domaine que vous auriez analysé afin de faire voir les prétendues distortions qu’il contiendrait. En attendant un tel argument, je continuerai de penser que vous parlez à des arbres morts.

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        • Les arbres morts vous répondent: « si vous n’avez pas le temps d’étudier quelque chose de près, ne venez pas en professeur agiter votre ignorance sous nos branches. »

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        • Et je trouve que vous avez beaucoup de courage d’avoir répondu à des commentaires aussi prétentieux et méprisants! Je me revendique comme un « arbre mort » , « ignorant » qui, sans être d’accord avec tout, a compris ce que vous exprimiez, mais sans doute, je manque d’entraînement pour le « jonglage avec des concepts lourds »!!! Triste, j’ai autant envie d’en pleurer que d’en rire…

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        • Non mais bon Scons, faut pas trop pousser non plus… savez vous au moins en quoi consiste le « travail social » ? C’est le gens comme moi qui récupèrent les pots cassés après, les suicides, les overdoses, l’accompagnement des familles dans les deuils et la violence.. Je crois que vous manquez cruellement de cette « connaissance » du réel ! Nous sommes formés continuellement au « sciences sociales » aux « philosophies » etc…

          Bon, cette fois-ci j’arrête vraiment là.

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      • Quel mépris de l’autre! Quel amour de soi-même! De quelle « théorie » s’agit-il dans ce cas? (J’espère simplement que vous n’êtes pas enseignant…) Grâce à des commentaires comme le vôtre je comprends que je me suis fourvoyée sur ce blog, mais comme je suis curieuse et entêtée j’ai voulu voir jusqu’où vous pouviez aller! J’ai vu, j’ai compris, sans intérêt, bon, amusez-vous bien! La seule chose qui me tarabuste c’est de savoir qui et pourquoi on vous a tellement médiatisé avec cette soi-disant théorie qui n’en est pas une… Le mystère reste entier mais quelqu’un doit bien y trouver son compte!

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      • Bon, alors, c’est qui « les arbres morts »? Vous ne pouvez pas être juge et partie, Scons Dut! Laissez les dits arbres s’exprimer par eux-mêmes, vous, vous êtes « celui qui sait », on a compris!

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    • J’ai déjà expliqué dans plusieurs articles cités ci-dessus pourquoi l’expression « théorie du genre » posait problème. Je vais donc re-re-reformuler.

      Il faut distinguer deux choses:
      – l’expression « théorie du genre »
      – la question de la théorie, qui ne me pose évidemment aucun problème. J’en lis tous les jours. Il n’y aurait pas de recherches sans théorisation.

      Sur l’expression « théorie du genre », d’abord. J’ai résumé dans un billet publié en janvier les problèmes qu’elle posait. Il ne s’agit pas d’une expression issue des études sur le genre; on ne l’y rencontre quasiment pas, et jamais dans le sens que lui donnent ses adversaires auto-proclamés.
      « Théorie du genre » est une expression issue du discours du Vatican sur le concept de genre, discours qui émerge dans les années 90, en réaction surtout à des conférences de l’ONU sur les droits des femmes où le concept était employé. La littérature catholique / vaticanaise anti-féministe n’est pas une nouveauté, mais elle se renouvelle en même temps qu’évolue le discours féministe. Le Vatican dénonce ainsi un « féminisme du genre », qui s’appuierait sur ce qu’il appelle « la théorie du genre ». Ce n’est qu’en 2011 que l’expression se fraie un chemin dans le débat public en France, à l’initiative de réseaux catholiques opposés à l’introduction de questions liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre dans des manuels de SVT. Elle a connu récemment le succès que l’on sait.

      Pourquoi pose-t-elle problème? Fondamentalement, à cause de sa visée polémique.

      1) Elle participe de la stratégie de l’ennemi unique, procédé bien connu de la littérature polémique: il est plus facile de s’attaquer à un ennemi à une tête qu’à des ennemis multiples. On parle donc de « théorie du genre », au singulier, ce qui permet d’unifier et d’uniformiser un champ de recherches extrêmement varié. Le point commun de ces recherches est l’utilisation du concept de genre, bien sûr – mais c’est là finalement une ressemblance assez superficielle, tant les usages du concept diffèrent.

      2) Le sens donné au terme « théorie » pose lui aussi problème. Le terme est ambigu en français. Le parallèle avec la « théorie de l’évolution » est à ce titre intéressant. On peut lire à ce propos une définition du terme dans un texte sur l’enseignement de l’évolution à l’école:

        « Dans la langue française, le mot théorie a deux sens :
        1. « Ensemble d’idées, de concepts abstraits, plus ou moins organisés, appliqué à un domaine particulier »
        2. « Construction intellectuelle méthodique et organisée, de caractère hypothétique (au moins en certaines de ses parties) et synthétique. Éléments de connaissance organisés en système ».

        Le premier sens appartient au langage courant et correspond souvent à des faits imparfaitement ou peu étayés, alors que le second appartient au langage des sciences ; de ce décalage naissent beaucoup d’incompréhensions. La théorie de l’évolution est une théorie scientifique. Comme pour toute théorie scientifique, certains points font l’objet de discussions entre les chercheurs, mais cela n’implique pas que la théorie elle-même soit à rejeter. »

      Il y a donc une ambiguïté fondamentale dans l’utilisation du terme en français: il peut connoter la scientificité mais aussi l’imprécision, l’inexactitude, le caractère hypothétique. C’est cette dernière acceptation que mobilise, dans sa grande majorité, le discours anti-genre quand il parle de « théorie du genre ». J’en ai déjà donné de multiples preuves; on peut par exemple se reporter à la lettre adressée par Christine Boutin en mai 2011 à Luc Chatel à propos de la polémique naissante sur les manuels de SVT et demandant comment « ce qui n’est qu’une théorie » pouvait être enseigné à l’école. Dirait-elle la même chose de la théorie de l’évolution? Le parallèle est important pour comprendre les implications du débat.

      3) L’expression pose enfin problème car il s’agit d’une traduction impropre de l’anglais « Gender theory », où « theory » a plutôt le sens de « théorisation », par opposition à la pratique. « Computer theory » ne se traduit pas par « théorie de l’ordinateur », que je sache. Cette traduction impropre et, à mon avis, délibérée et sert des objectifs polémiques.

      Tous ces éléments contribuent à un but unique: la dévalorisation et la disqualification des études de genre comme non-scientifiques et militantes.

      A propos de la dimension théorique des études de genre, maintenant. Les discours polémiques sur le genre sont souvent empreints d’anti-intellectualisme (il me semble que ce n’est pas tout à fait votre cas): c’est un truc de chercheurs, d’intellectuels coupés de la réalité. C’est de la théorie, seulement de la théorie; cela n’est pas applicable – et on retrouve là vos commentaires et ceux d’autres lecteurs, demandant comment « appliquer la théorie du genre à des enfants de 6 ans » (sic). Au-delà de l’anti-intellectualisme, c’est un contresens fondamental sur ce que signifie la recherche, quelle que soit la discipline. Toute recherche scientifique (en sciences humaines, sociales, exactes) s’appuie sur de la théorie, la discréditer pour cette raison est tout simplement stupide.
      Il ne s’agit donc pas de nier l’aspect théorique des études sur le genre, cela n’aurait aucun sens. Il s’agit de bien comprendre de quoi il retourne quand on parle de « théorie du genre ». Or c’est aujourd’hui très peu le cas, tant l’expression est devenue courante et utile pour rejeter tout questionnement sur les rapports entre femmes et hommes, c’est-à-dire sur un aspect fondamental de l’ordre social.

      Ceci est mon dernier commentaire sur cet article.

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      • Merci, j’en prends note mais cela ne signifie pas que nous puissions être d’accord. Ceci sera également mon dernier commentaire toutefois je tiens préciser certains points. Le premier d’entre eux – qui n’est pas des moindre – est la négligence volontaire de l’Etat à ne pas faire figurer dans l’enseignement les grands philosophies chrétiens comme St Augustin ou St Thomas d’Aquin, Blondel, Theillard de Chardin, Tresmontant etc…. Ce simple fait induit de la confusion dans nos approches respectives de la philosophie. Pour moi, c’est très net ! J’ai même tenté de le dénoncer ici et là. Il y a de grandes réfutations méconnues des autres philosophes dits « classiques » en ce qui concerne la métaphysique. Donc, je me pencherai – en tout cas – sur les questions de performativité et d’hyper-structuralisme propres à J.Butler dès que j’aurai fini mes trois pavés en cours.. D’un autre côté, je ne crois pas que vous ayez réellement été voir ce que disent l’entièreté des textes du Vatican sur la question de la relation homme/femme. Je pense notamment aux encyclique de Jean Paul II ! Mais également au textes des métaphysiciens catholiques. Si je n’en avait qu’un seul à vous conseiller, ce serait Tresmontant. Parce que j’ai bien peur que J.Butler se soit appuyé sur un prémisse qui est clairement réfuté : « On ne nait pas femme, on le devient ». Se faisant, le discours y gagnerait en clarté et serait un peu moins dans « la confusion des langues ».

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        • Je prend le train en route, mais je me contenterais de signaler que votre conclusion situe clairement la façon dont vous raisonnez. J’ai du mal à comprendre votre utilisation de la citation de S De Beauvoir… Comme approche biologique, c’est sans intérêt (je ne ressens pas un besoin irrépressible de contempler les parties génitales de mes interlocuteurs pour els poser « H » ou « F »).

          Et si vous vous référez à une approche sociologique, c’est votre présupposé qui est crétin (et si, on le devient, ce que montre clairement la sociologie).

          En gros, de gros traits mélant des registres très différents, en collant aux uns la crédibilité des autres, jetant de ce fait le bébé et l’eau du bain. D’ailleurs, je ne sais pas même pourquoi je réponds à ce type de propos…

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        • Il n’y a aucune négligence volontaire de l’Etat à ne pas faire figurer de grands philosophes chrétiens dans l’enseignement. Il suffit de lire le programme de philosophie pour s’en rendre compte. Le programme propose une liste d’auteurs, qui n’est pas exhaustive, qui peuvent être étudiés en classe. Et qui trouve-t-on au milieu de Platon, Aristote et compagnie ? Augustin, Thomas d’Aquin, Anselme, Pascal, Kierkegaard. On fait pire comme volonté délibérée d’écarter la pensée chrétienne de l’enseignement.

          Sinon mon intervention va paraître très naïve, mais il ne me viendrait jamais à l’esprit de prétendre critiquer l’état actuel d’une discipline scientifique alors que je ne suis pas chercheur. Ce n’est pas parce qu’on a eu des cours de sciences sociales pendant ses études, et qu’on continue à s’y intéresser (ce qui est déjà très noble), qu’on est qualifié pour prétendre juger d’un champ d’études. Il n’y a pas de prétention ni de mépris à dire que celui qui a fait un doctorat dans un domaine précis, qui travaille chaque jour sur le sujet, qui suit l’actualité de sa discipline est un peu plus à même d’émettre un avis sur ce sujet que celui qui exerce un autre métier. La prétention et le mépris se trouve plutôt du côté de ceux qui sans avoir lu aucun ouvrage sur les études de genre, sans prendre la peine de citer le moindre travail d’un chercheur précis, prétendent assener des « vérités » que les spécialistes ne cessent pas de remettre en cause.

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        • Nous ne devons pas connaitre les mêmes chercheurs, ceux dont je respecte le travail se gardent bien d’émettre un « avis » sur le sujet de leurs recherches! Ils sont beaucoup plus modestes, beaucoup plus prudents…(le mot même de « recherche » les y incite!) De plus, il n’a jamais été question pour moi de « juger un champ d’études », ce serait parfaitement inadapté et stupide mais de souhaiter que l’on n’en fasse pas une « théorie », presque un dogme et il m’appartient, comme à chacun de m’interroger sur la médiatisation bien rapide d’un tel sujet et plus grave encore de faire, sans réflexion suffisante, d’un « objet de recherche » « un objet d’étude » inscrit dans les programmes scolaires (là, voyez-vous, c’est mon métier…) et confié bien rapidement et légèrement aux éditeurs de manuels.

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        •  » Parce que j’ai bien peur que J.Butler se soit appuyé sur un prémisse qui est clairement réfuté : « On ne nait pas femme, on le devient ».  »

          Réfuté ? Où ça ? Comment ça ? Par qui donc ?
          Les études de genre au contraire confirment parfaitement cette affirmation. Seulement vous ne comprenez pas la distinction femme/femelle.

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        • Pour répondre à tous, J. Butler s’inscrit dans la filiation de Hegel alors que ce système comme prémisse est anéantit par Jean Daujat dans « Y a-t-il une vérité ».

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      • Il faudrait savoir, la prémisse c’est la phrase de Simone de Beauvoir, ou alors c’est le système de Hegel ?
        Par ailleurs, quels sont les travaux qui montrent de manière irréfutable que J. Butler s’inscrit tellement dans la filiation de Hegel qu’il suffit de réfuter Hegel pour réfuter Butler ? Jean Daujat a-t-il réfuté l’intégralité du système de Hegel (dans ce cas pourquoi continue-t-on à l’étudier dans les facultés de philosophie ?).

        Je crois que ça a déjà été dit mais il n’y a pas de signe d’équivalence entre études de genre et Judith Butler. Les chercheurs de ce champ d’études ne sont pas des fanatiques qui révèrent « Gender trouble » chaque matin avant de prendre leur café comme on pratique la lectio divina. Le fait que vous rameniez systématiquement le débat à cette philosophe alors que tout le monde vous dit que les études de genre constituent une pluralité de travaux et de savoirs montre assez que vous n’êtes pas motivé par une volonté de connaissance mais plutôt pas une visée polémique. Le coup de l’ennemi unique.

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        • Et pourtant, il est bien question du système de Hegel, non pas tout ce que dit Hegel mais son idéalisme égalitaire où il est question de faire abstraction de toutes les différences entre les êtres, donc de toute détermination propre à chacun et qui conclut que l’être est indéterminé. Sauf que l’être n’est pas indéterminée, ce qui l’est ce le néant. D’où « l’anéantissement ». Il y a actuellement une nouvelle génération d’universitaires qui bientôt fera parler d’elle.

          Pour le reste, oui, Butler utilise une pluralité d’outils empruntés mais se saisissant de ces outils indépendamment de leur contexte et leur finalité, elle en fait « autre chose ». Il y a « un trouble » ici qui est effectif.

          Pour finir, il n’y a que trois formes et uniquement trois, de métaphysiques. Butler, n’y échappe pas même si elle cherche à s’enfermer. Bon, ce n’est ici que la retranscriptions de critiques que j’ai lu ici et là. Toutefois, connaissant les mécanismes des trois formes de métaphysiques, je puis dire qu’elle se situe dans l’idéalisme de Hegel tout comme l’assertion de Simone de Beauvoir « On ne né pas » (tronqué volontairement) enfermée dans la négation.

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