On parle de mon livre sur les interwebz

Un mois après la parution du Féminisme en sept slogans et citations, une bande dessinée écrite par moi et dessinée par Thomas Mathieu, je n’en reviens toujours pas de l’accueil formidable réservé à ce livre. Slate le fait même figurer parmi une sélection des meilleurs livres de 2016! Ci-dessous, une sélection de critiques parues en ligne, que je mettrai à jour de temps en temps pour servir de revue de presse. Vous pouvez acheter la BD sur le site de l’éditeur (Le Lombard), lalibrairie.com ou encore Place des libraires.

Le Monde > Petite et grande histoire du féminisme en bande dessinée (Plusieurs chapitres de la BD sont consultables en ligne)

Slate > Nos livres préférés de 2016

C’est un petit exploit qui se cache dans cette BD au format poche: non seulement Mathieu Thomas et Anne-Charlotte Husson réussissent à nous instruire sans douleur en nous invitant dans l’intimité d’un dialogue captivant entre un dessinateur et une chercheuse, mais plus encore: ils parviennent à le faire sur un sujet aussi épidermique que le féminisme.

Libération > Petit guide du féminisme illustré

Jamais rébarbatif, le propos théorique est clair, pédagogique et illustré par l’exemple à travers sept slogans et citations particulièrement parlants.

La Liberté > Le petit guide du féminisme en BD

Ce volume, surprenant par son ton simple mais pédagogique, par son contenu copieux malgré le format limité, révèle l’habileté d’une forme artistique telle que la BD à concentrer une quantité étonnante d’informations en l’espace de quelques lignes et esquisses. Sans être exhaustif ni prosélytique, il présente un aperçu accessible et dynamique du féminisme, se plaçant ainsi à la portée de tous, jeunes adolescents comme adultes, des plus convaincus aux plus réticents.

La Gazette des libraires (librairie du MuCEM) > Le choix des libraires

Anne-Charlotte Husson réalise un véritable travail de fond intelligemment mené et d’une clarté déconcertante. Le dessin de Thomas Mathieu quant à lui colle tout à fait au thème et insuffle un souffle et un dynamisme enivrant à l’ouvrage. On vous le disait : c’est une véritable réussite, à lire et offrir, sans modération.

La Ribambulle > La Petite Bédéthèque des Savoirs #11

Une lecture à mettre entre les mains de tous les misogynes, machos et autres sexistes que compte votre entourage. Mais aussi – bien sûr – entre celles de ceux qui souhaitent mieux comprendre ce qu’est le Féminisme.

Breaking BD > Les femmes prennent le pouvoir

Publicités

Rencontre / dédicaces à la librairie Violette & co (vendredi 4/11)

Si vous vivez en région parisienne, vous connaissez peut-être Violette and Co, THE librairie féministe (métro Charonne). Si vous ne connaissez pas encore, je ne peux pas vous la recommander assez chaudement. Prévoyez simplement de repartir avec beaucoup trop de livres et l’envie d’en lire encore plus.

Après ce préambule destiné à annoncer subtilement que OMAGAD j’adore Violette and Co, je vous informe que j’y serai vendredi 4 novembre à partir de 19h pour une rencontre et une séance de dédicaces, en présence également de Thomas Mathieu, l’illustrateur de la BD, et de Clarence Edgard-Rosa (du blog Poulet Rotique), qui publie de son côté Les Gros mots. Abécédaire joyeusement moderne du féminisme.

J’espère vous y voir, n’hésitez pas à venir papoter!

Le féminisme en 7 slogans et citations (Le Lombard, 10€)

couvJe l’avais annoncé il y a quelques mois, nous y travaillions depuis deux ans: mon premier livre vient de sortir aux éditions du Lombard, dans la collection La petite bédéthèque des savoirs. C’est le résultat de ma collaboration avec Thomas Mathieu, qui a réalisé l’énorme travail de transformer mes textes en bande dessinée, et je dois dire que j’en suis extrêmement fière 🙂

La BD est désormais en vente dans toutes les bonnes librairies, et vous pouvez la commander sur le site du Lombard ou sur leslibraires.fr.

Elle a déjà été chroniquée sur Libération et sur Les Nouvelles News, et Le Monde a choisi d’en faire un de ses « grands formats » (plusieurs chapitres y restent en accès libre). Pour l’anecdote, même Christine Boutin y a appris quelque chose, c’est dire.

Le projet

Je m’étais rendu compte qu’il n’existait pas vraiment de livre simple et accessible à tou·tes sur le féminisme qui puisse être utilisé comme outil pédagogique. J’avais donc commencé à travailler de mon côté sur un projet nourri par le travail fait sur ce blog, avec l’idée de viser en priorité un public qui ne connaîtrait rien ou pas grand-chose du féminisme. A peu près à la même époque, Thomas Mathieu, qui venait de publier Les Crocodiles et m’avait demandé d’écrire une postface, m’a parlé d’un projet de collection aux éditions du Lombard. L’idée était de créer une sorte de collection « Que sais-je » en bandes dessinées, qui allierait des chercheur·es en sciences humaines et sociales et des dessinateurs/trices. Il devait s’agir de livres courts et accessibles à un public très large (à partir de 14 ans). Je lui ai parlé de mon propre projet, qui reposait sur une série de billets que j’étais en train de publier sur mon blog, où j’expliquais des slogans féministes phares. L’idée a plu au Lombard, et c’est de là qu’est née notre collaboration.

Le principe du livre

Aborder un sujet aussi vaste que le(s) féminisme(s) dans un format aussi court relevait évidemment du défi. Mon domaine de recherche étant la linguistique, il m’a paru à la fois évident et fructueux de partir des discours des féministes. Or rien de tel que des citations phares et des slogans (qui condensent dans des formes frappantes des idées fondamentale) pour servir à la fois de points d’entrée dans les discours des féministes et de points de départ pour expliquer ce qu’on peut entendre par « féminisme ». C’est pourquoi le livre est divisé en sept chapitres, qui correspondent à autant de slogans ou citations. Cette approche m’a aussi permis d’aborder un certain nombre de figures du féminisme, de notions-clés et d’évènements fondateurs. A la fin de chaque chapitre se trouvent un gros plan sur un sujet liés au thème du chapitre en question: une chronologie de l’obtention du droit de vote pour les femmes dans le monde, une autre retraçant l’histoire de l’avortement en Belgique, des portraits…

Des difficultés et des limites

J’ai l’habitude d’écrire des textes relativement longs, fouillés, avec des références, des liens extérieurs, des ouvertures sur d’autres sujets… Impossible, évidemment, d’écrire le texte d’une bande dessinée comme j’écris pour ce blog ou (encore moins!) dans le cadre de mes recherches. Non seulement le nombre de pages était limité, mais pour exploiter réellement le potentiel de la bande dessinée, il était nécessaire de ne pas écrire de textes trop denses ni trop longs. Je tiens une nouvelle fois à saluer le travail effectué par Thomas, qui a eu la lourde tâche de rendre mes textes BD-friendly… Il y a toujours pas mal de texte pour une bande dessinée, mais je trouve que Thomas a réussi à créer un bel équilibre entre le texte et le dessin, de sorte que l’un se trouve au service de l’autre — mais bon, je le reconnais, je ne suis pas très objective.

Autre difficulté majeure: il était essentiel que mon travail soit aussi rigoureux et couvre autant d’aspects du féminisme que possible, tout en restant dans le cadre dont je viens de parler. Cette introduction au(x) féminisme(s) se fait donc forcément à grands traits. Elle couvre, je l’espère, pas mal d’époques, de notions et d’idées, mais elle ne peut évidemment pas parler de tout. J’ai essayé de montrer la variété des sujets abordés par les féministes et des façons d’être féministe. Mais, comme je l’explique dans l’introduction, il faut bien garder à l’esprit qu’il existe aussi toute une variété de féminismeS. Si vous êtes un tant soi peu familier·es du sujet, je ne vous apprendrai rien en disant qu’il existe beaucoup de points de divergence au sein du mouvement (<– euphémisme de l’année). Il est donc essentiel de ne pas réduire « le féminisme » à une seule voix ou une seule pensée. Pour autant, se concentrer sur les divergences pour ce genre de livre me paraissait tout aussi contre-productif. J’espère donc qu’en refermant le livre, il sera clair pour tout le monde que l’idée apparemment simple d’une « cause des femmes » recouvre un domaine vaste, divers et complexe. J’espère  surtout que ce livre donnera à ses lectrices et lecteurs l’envie d’en savoir davantage — et plus si affinités.

 

Publication: Le féminisme, éditions du Lombard

J’en ai déjà parlé sur Facebook et Twitter mais jamais ici. Il était donc grand temps de vous annoncer qu’en octobre 2016 paraîtra, aux éditions du Lombard, une bande dessinée d’introduction au féminisme, dont je suis la scénariste. Thomas Mathieu (du « Projet Crocodiles ») en est le dessinateur. La BD figurera dans la collection « La petite Bédéthèque des savoirs« , qui rassemble des introductions à des sujets très variés: l’intelligence artificielle, l’univers, le Nouvel Hollywood, les tatouages… Je suis très intimidée et très fière de figurer dans cette collection, qui associe des spécialistes de leur domaine (Hubert Reeves, mamma mia!) et des dessinateurs/trices.

En guise d’avant-goût, je vous livre ci-dessous la couverture et une planche de la BD, qui a été exposée au dernier salon du livre de Paris (il s’agit d’une citation d’Olympe de Gouges). A très vite pour la suite!

couv

Olympe