Compagnon persiste et signe… Ca tombe bien, nous aussi

Cet article a été rédigé par Denis Colombi, du blog Une heure de peine, et Anne-Charlotte Husson.

Dans une première interview, donnée au Figaro et publiée sur leur site internet le 7 janvier, Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, explique la « déconsidération » dont pâtirait la profession d’enseignant.e de la manière suivante :

Les métiers de l’enseignement étaient des métiers de promotion sociale. Ils ont cessé de jouer ce rôle. La féminisation massive de ce métier a achevé de le déclasser, c’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer pour la magistrature. C’est inéluctable. Un métier féminin reste encore souvent un emploi d’appoint dans un couple. L’enseignement est choisi par les femmes en raison de la souplesse de l’emploi du temps et des nombreuses vacances qui leur permettent de bien s’occuper de leurs enfants.

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Féminisation = déclassement : Cher M. Compagnon

Cher M. Compagnon,

Je voudrais vous faire part de ma perplexité. Peut-être pourriez-vous m’aider, d’ailleurs. Voyez-vous, j’ai toujours voulu être prof en collège ou lycée. J’ai réussi les concours, mais ai finalement décidé de passer mon tour pour faire une thèse et enseigner à l’université. Il n’empêche que l’enseignement reste ma vocation. J’aurais été fière et heureuse d’enseigner dans le secondaire. Oh, bien sûr, cette perspective me faisait aussi peur. Ce n’est pas un métier facile, il suffit d’écouter les profs pour s’en rendre compte.

Et puis hier, voilà que je découvre une interview de vous intitulée « Professeur, un métier sans évolution ». Les connaissances qui l’ont déjà lue ont l’air très en colère. Alors je clique. Et je vois que vous êtes vous aussi, M. Compagnon, préoccupé par l’avenir du métier. Mais pas pour les mêmes raisons.

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