Slogans (1) Le privé est politique

Je commence une nouvelle série de billets. Mon objectif est de revenir sur les bases du féminisme à travers quelques slogans emblématiques. Pourquoi les slogans? Parce qu’ils concentrent et résument en quelques mots des enjeux souvent complexes. Il y a, derrière un slogan, un contenu très riche et loin d’être évident pour qui ne connaît rien au féminisme.

J’ai choisi ces slogans parmi ceux (nombreux) qui m’ont été proposés sur Facebook et Twitter. Ce sont souvent les mêmes qui reviennent, les plus marquants, et je constate qu’ils datent pour beaucoup des années 1970 et de ce qu’on a appelé la « deuxième vague » du féminisme. Il y en a eu beaucoup depuis, mais ils ne semblent pas avoir été aussi marquants. Il faut souligner aussi que beaucoup de gens, même féministes, n’en connaissent que très peu, voire aucun. Cela est dû, à mon avis, à un problème de transmission dans le mouvement féministe: les militant·es actuel·les connaissent souvent mal l’histoire du mouvement. C’est un constat, à peine un regret; mais je trouve important de retrouver quelques filiations pour comprendre comment nous en sommes arriv·ées où nous sommes aujourd’hui.

Conseil de lecture (cliquer sur l'image)

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Je pense aborder, après « le privé est politique », les slogans suivants (la liste est susceptible d’évoluer, n’hésitez pas à en proposer d’autres en commentaire):
– Un homme sur deux est une femme
– Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes?
– Ne me libère pas, je m’en charge!
– Mon corps m’appartient / Mon corps, mon choix / Un enfant si je veux, quand je veux
– Ne me libère pas, je m’en charge
– Une femme sans homme est comme un poisson sans bicyclette
– On ne naît pas femme, on le devient (à l’origine une citation, mais il me semble qu’elle a acquis le statut de slogan)
– My feminism will be intersectional or it will be bullshit (même remarque)

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